Arrosoirs & sécateurs

Août 08

Mardi 26

Alain le retour...

Bien-sûr, la première chose à faire en descendant de voiture est de donner un coup d’oeil au jardin pour voir l’étendue des dégâts car plus de 3 semaines c’est long... trop long.
Et des dégâts, apparemment il n’y en a pas... à première vue.
Il semblerait que de l’eau il en soit tombé car la pelouse est pratiquement verte partout. Les plantes n’ont pas l’air souffreteuses. Au potager les salades sont très belles (mais oui !) et le plant d’artichaut est beaucoup plus beau. A croire que le potager ne tourne bien que lorsqu’il ne me voit pas. Bien entendu, je ne vais pas manquer de travail, ne serait-ce que le nettoyage mais c’est mieux que de retrouver le jardin grillé.
On verra tout çà de plus près demain. Et comme tous les ans au retour de vacances, la 1ère chose à faire est de tondre la pelouse (à noter que celle-ci a été tondue par Claude... mais si, vous connaissez : il surveille le jardin pendant notre absence et me donne de temps en temps un coup de main. Une perle rare...)

Je ne voudrais pas reprendre mes activités au jardin sans avoir une petite pensée pour tous ces jardiniers de ce petit coin superbe des Alpes de Haute-Provence près de Digne-les-Bains qui s’esquintent à cultiver sous un soleil de plomb et une chaleur qui me fait dégouliner dès que je bouge un petit doigt, une terre argilo quelque chose et de surcroît calcaire que l’on devine dès que l’on a écarté quelques tonnes de cailloux. Je les admire, car moi, à leur place, j’aurais abandonné depuis longtemps et pour le coup je me serais mis à la pétanque et au pastis ! Mais il est vrai aussi que l’on y trouve des clématites sauvages un peu dans tous les fossés ou grimpant dans les taillis, du thym (j’en ai ramené), de la sarriette sur les talus et même des hellébores !
Une frustration : les champs de lavande uniformément gris. Quel dommage. Si un jour je reviens dans cette région, peut-être profiterai-je alors du spectacle des champs de lavande en fleurs...

Fini le bronzage de mon corps d’athlète près de la piscine. Il va falloir maintenant qu’il se contorsionne dans tous les sens pour biner, ratisser, couper, tailler, tondre etc. Quelle vie !
On a quitté un ciel uniformément bleu. On arrive ici pour trouver un ciel uniformément... gris. Bof, même pas grave.

Une des clématites sauvages au bord d’un chemin des Alpes de Haute-Provence. Sa floraison est terminée mais elle forme ses fruits et ses petits plumets. Son nom ? Je ne sais pas. Peut-être une recta quelque chose. Mais j’ai pu observer plusieurs espèces. Si quelques sudistes connaissent leurs noms, je suis preneur.

Mercredi 27

C’est reparti...
- 20ème tonte du gazon.
- Il y a plus d’une dizaine d’années, j’avais flashé sur un des jardins du festival des jardins de Chaumont sur loire : il était recouvert de parapluies noirs. Cet été, en visitant pour la Nème fois (et toujours avec le même plaisir) le potager du parc de Wesserling en Alsace, j’ai revu des parapluies transparents placés au dessus des pieds de tomates (intéressant aussi pour éviter des maladies etc). Je me suis donc décidé à en faire autant.


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Un parapluie gris au dessus du plant de tomate-cerise...
planté dans une lessiveuse en zinc. Gris et gris...
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Un parapluie noir...
au dessus d’un bout de plate-bande.

Mais attention aux coups de vent (çà arrive parfois en Bretagne !). Si j’oublie de les refermer, il pourrait bien y avoir des vols de parapluie en perspective !


- Une autre idée d’objets détournés de leur fonction d’origine :
2 chaussures (achetées 1 euro, tout de même) servent de contenants pour 2 plants de graminées (les graminées sont un peu fatiguées car elles n’ont pas apprécié la chaleur du sud). Les godasses sont probablement des chaussures de l’armée.

On en a acheté une 2 ème paire mais pour un tout autre usage... à voir cet hiver.



- Plantation de thym sauvage récolté quelque part du côté de Digne les Bains. En fait il y a 2 espèces, une au feuillage gris et une apparemment plus parfumée au feuillage vert.

Souvenir d’un séjour dans le sud... à défaut d’un pied de lavande !


- Nettoyage des rosiers. Ils sont en général malades. Il faut dire que je n’ai traité que 2 fois et que je n’ai pas dû le faire depuis mai...

Bref, je trouve les rosiers parfois bien décevants. Heureusement qu’il y a les roses...

- Achat du kit Vilmorin pour faire germer des graines. On va s’amuser à obtenir des petites pousses de soja, cresson, radis, poireau etc pour agrémenter les plats et salades.
Cela me semble d’une simplicité extrême que j’ai même quelques espoirs de réussir, pour une fois, des germinations de graines !

Jeudi 28


Rien d’exceptionnel : commencement du nettoyage et du désherbage. Ce n’est pas le boulot qui manque ! Il va falloir que je vide assez vite le tas de compost avant que çà ne déborde...
Miracle, le soja germe...

Vendredi 29

Il fait chaud... et comme je désherbe devant la façade sud... Je sue ! (si seulement çà pouvait affiner mon corps d’athlète !!!). Peut-être certain(e)s se demanderont pourquoi travailler plein sud quand il fait chaud ? Bonne question... En fait je cherche les coins à l’ombre quand le soleil cogne et je garde pour la fin de la journée ou le matin (à vrai dire la fin de la matinée car je ne suis pas un lève-tôt !) les endroits ensoleillés.
Quand je dois remettre le jardin en état, je travaille toujours méthodiquement. En général, je commence par la partie sud devant la maison, puis je continue par le côté ouest et je termine par l’arrière de la maison en suivant les plates-bandes pour faire le tour du terrain.
Je suis tellement méthodique que je passe parfois 50 fois près d’une mauvaise herbe qui me dérange mais située dans une plate-bande que je ne suis pas en train de nettoyer. Elle reste et sera enlevée... plus tard... au moment voulu ! Tout çà pour ne pas m’éparpiller.

Samedi 30

Cà y est j’attaque l’arrière de la maison... l’ennui est que ce morceau est 10 fois plus important que tout ce que j’ai fait depuis mon retour ! Mais j’avance...
Petit (?) problème : il fait chaud... trop chaud à mon goût (l’été vient d’arriver !). Dans l’après-midi je bricole (à l’ombre) quelque chose pour le jardin. Encore un objet détourné... Quoi ? Patience, vous verrez bien !

Dimanche 31

Connaissez-vous l’Iris unguicularis ? C’est l’iris d’Algérie qui fleurit ici en décembre ou janvier-février suivant les années. Il n’est pas très facile à trouver et c’est dommage.
Depuis plusieurs années, il y a deux belles touffes devant la maison (plein sud car il aime le soleil et la chaleur - pas étonnant connaissant ses origines).
Malheureusement, depuis 2 ans la floraison est moins abondante et la raison est simple à comprendre : les rhizomes se sont multipliés et s’étouffent. Comme pour les Iris germanica, il faut diviser et refaire de nouvelles touffes. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui. Et je n’ai fait que çà car j’ai passé beaucoup plus de temps que prévu.
Mais il faut replanter. Je ne pensais pas me retrouver avec autant de rhizomes (une petite fortune !). Comme c’est une plante assez rare et recherchée (on m’en a déjà demandé sur le forum), il est impensable de les jeter au compost. Je plante 4 touffes devant la maison (pour le moment car j’essaierai peut-être à d’autres endroits du jardin) et dans le potager, en pépinière, le reste de rhizomes. Je les donnerai aux prochaines réunions de la SHPA (ma prochaine tombola en septembre !). Je pense faire des heureux et des heureuses !

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Août 08

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