Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en janvier 2012

Dimanche 1er

Ainsi commence, sous le signe des hellébores, cette 6ème année de chronique du jardin. Le temps passe décidément trop vite.

Lundi 2

C’est reparti…
Puisqu’il n’est plus possible d’avancer les travaux de la « cabane », c’est l’occasion de commencer à vider le compost.
La « cabane », comme vous avez pu le voir sur les photos, est complètement intégrée dans une large plate-bande de plus de 5 ou 6 m. A l’arrière et sur les côtés des arbres et arbustes sont plantés depuis une quinzaine d’années. Mais au pied de ces végétaux, pousse un tapis de lierre. Je vais le garder mais je nettoie l’endroit et dégage presqu’un mètre autour de la « cabane ». Le lierre enlevé passe au broyeur. Le broyat recouvre le coin nettoyé et est ensuite recouvert de plusieurs brouettes de compost. Mais je ne suis pas au bout de mes peines !

Mardi 3

Il y a exactement un an, pour la nouvelle année, j’avais pris des résolutions qu’évidemment j’ai pris bien soin d’oublier et donc de ne pas tenir. Notamment je m’engageais à ne pas râler à cause du temps. Je n’ai pas tenu parole en 2011, donc inutile de dire que je ne vais pas me priver cette année et pas plus tard qu’aujourd’hui.
C’est la deuxième tempête (nettement moins forte que « Joachim ») mais tout de même. Je ne supporte pas les rafales qui courbent les arbres, abîment les fleurs, hachent menu les feuilles, les bruits de volets qui tapent contre la maison. Je suis alors d’une humeur massacrante. Et ne me contredisez pas sur le forum car je pourrais être très désagréable (je blague ! quoique…). Et dire que je suis ¾ Normand, ¼ Breton… des régions où on ne sait même pas que le vent existe ! (je fais de l’humour pour me détendre !).
Heureusement qu’une légère surcharge pondérale (j’ai dit légère) me permet de garder les pieds sur terre les jours de grand vent. C’est ainsi que j’ai pu continuer à vider le compost. C’est pratiquement terminé. Au passage, j’y vais à nouveau de mon petit couplet, au risque de paraître un peu lourd : c’est un compost commencé en été. Voyez ce que je veux dire ? Une quinzaine de brouettes en si peu de temps, ça vaut le coup non ? Bien sûr, ce n’est pas à l’état de terreau mais ça le deviendra très vite.
Deux semis spontanés d’hellébores de 2 ou 3 ans ont eu la bonne idée de fleurir. Evidemment dans des endroits totalement fantaisistes, notamment dans une bande de terre de 10 cm de large coincée entre une bordure d’allée en ciment et la pelouse ! Ils sont transplantés en pleine floraison, sans problème. Il suffit de prendre une motte de terre assez conséquente.

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Elle n’a vraiment rien d’extraordinaire, mais tout de même...


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De quelle couleur sera-elle ?
ça c’est sûr, ni noire, ni rose !

A l’entrée de la « cabane », poussent 3 belles touffes de Sternbergia lutea. Inutile de dire que ce n’est pas l’endroit idéal. Il y a une bonne trentaine de bulbes… à replanter demain.
Dans le milieu de l’après-midi, on a droit en plus du vent, à un petit crachin fort peu sympathique et vers 16 h à la pluie ! L’apothéose. Basta… Je rentre.

Mercredi 4

Les 4 dernières brouettes de compost sont étalées. Ouf.
Un coin d’hellébores a été oublié. Il est nettoyé et comme à chaque fois, c’est la découverte de boutons prometteurs. Une petite remarque à propos de la transplantation des hellébores : on écrit parfois que les hellébores se transplantent mal. Je l’ai lu, c’est faux. D’autant plus faux qu’on peut le faire pendant la floraison, à condition, c’est évident, de prendre une belle motte. Le seul problème, c’est que parfois le plant ne refleurit pas avant 2 ans. Les hellébores du coin nettoyé aujourd’hui viennent de notre « helléborophile »*** finistérienne. Ils avaient été transplantés il y a 2 ou 3 ans en pleine floraison lors d’une visite de son jardin. Ils n’avaient eu aucune fleur depuis. Mais ça y est, c’est bon pour cette année.
(*** ne cherchez pas dans le dico, c’est un mot qui vient de sortir !)

Jeudi 5

Notre gendre bricoleur qui ne manque pas de neurones, il y a quelques jours entre le foie gras et le plateau de fruits de mer, m’a donné une idée (lumineuse !) pour le sol de la « cabane » : faire un plancher avec des palettes de bois.
A moins de 10 minutes d’ici, on peut se servir tous les jours de palettes usagées. En 2001, le poulailler a été fait avec (quoi ? 10 ans déjà ?). Je suis donc allé faire un tour et j’ai largement ce qu’il faut puisque le plancher doit faire 1,72m sur 2,03 m. Il faut simplement récupérer des lattes pour combler les vides entre les lattes de la palette. « Fastoche » mais guère passionnant et ça n’avance pas vite. Le temps étant encore pourri aujourd’hui, j’ai eu le temps de préparer une palette. Mais je suis loin du compte !
On a découvert un autre plant d’hellébore fleuri qui pousse n’importe où au milieu de la plate-bande devant la maison… plein Sud. Comment est-il arrivé là ? Le Saint-Esprit, je ne vois pas d’autres explications ! La fleur est simple mais très belle. Demain : transplantation.

Vendredi 6

Temps superbe (pas de vent, pas de pluie, du soleil…), un vrai temps pour jardiner.
Nettoyage du jardin situé devant la maison (faut bien alimenter le compost !). Il y a quelques trous à boucher : on verra dimanche.

Transplantation de 2 plants d’hellébores : celui dont je parlais hier (voir photo) et un autre découvert dans l’endroit le plus sec et le plus chaud du jardin ! Ce n’est évidemment pas moi qui l’ai planté là. Demain matin je fais une conférence sur les hellébores et je vais dire que ce sont des plantes de terrain frais et de mi-ombre. J’ai l’air malin !

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un semis spontané...
Merci les oiseaux


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Les premiers crocus botaniques

Dimanche 8

Je croisillonne*** la « cabane »… et comme c’est un peu longuet, l’après-midi se termine par un peu de nettoyage au Nord, derrière la maison.
*** du verbe croisillonner. Nouveau verbe de la langue française. Cela consiste à poser des croisillons. Activité qui se résume à scier, visser, pointer, re-scier, re-visser, re-pointer, re-re-scier etc. etc. Passionnant et varié... (!)

Lundi 9

Un copier-coller de la journée d’hier.
Le toit est terminé et la face de droite. Il reste la face du fond, le côté gauche, l’entrée et bien sûr le plancher.
Je continue à nettoyer les plates-bandes au Nord. Il y a à cet endroit beaucoup d’hellébores. Toutes les feuilles sont coupées : on découvre alors tous les boutons prometteurs de floraisons.
Et comment vont les fifilles ?

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La Glu roupille sur le compost devant l’entrée du poulailler
et les deux trouillardes commencent à s’enhardir...

Rosalie était agressive avec la chatte qui n’avait pas intérêt à s’approcher. Avec les deux poulettes de luxe, je sens que l’on pourrait un jour arriver à une coexistence étroite et pacifique. J’observe !

Mardi 10

Les jours se suivent et se ressemblent…
Petite visite d’une jardinière que je bénis car elle m’a débarrassé d’une peste invasive : l’Aspérule odorante. Pas sûr que dans quelques temps, elle me bénisse ! Il y a parfois des cadeaux empoisonnés… En revanche, elle peut revenir au printemps prochain car bien entendu le peu de racines restantes fera que, sous peu, ce sera encore l’invasion. C’est ce qui s’est produit l’an dernier.

Mercredi 11

Encore un petit coin d’hellébores nettoyé (ça boutonne, pire qu’un ado en pleine crise de puberté !) et pour la « cabane », le fond est terminé.

Jeudi 12

Je suis devenu expert pour mesurer, scier, clouter, visser, coller mais je suis aussi champion en marche à pied ! La « cabane » est au fond du jardin donc pour chaque tasseau il faut un aller-retour pour mesurer, un aller-retour pour scier, un aller-retour pour rechercher le crayon ou le tournevis oublié etc. Et bien sûr avec le poste de radio à la main pour ne pas rater une ânerie de l’équipe de Ruquier. Oui, en jardinant, j’éclate souvent de rire donc vous savez pourquoi. Faire du sport en bricolant… avec un peu de chance, je vais perdre quelques kilos ! Ouais, faut pas rêver.
Toute la journée sur la « cabane » et la dernière face est presque terminée.

Vendredi 13

Fin des croisillons (pratiquement car il ne reste plus que la porte d’entrée).
Il faut se remettre au jardinage qui a été quelque peu abandonné
- Nettoyage d’un petit coin sur le côté de la maison où le jaune domine (rosier ‘Ghislaine de Féligonde, petites symphorines au feuillage jaune, Rubus rampant jaune). 2 petites Hebe naines à floraison bleue sont plantées (probablement Hebe ‘Youngii’. Ce sont des plants obtenus par bouturage l’an dernier.
- Dans cette petite plate-bande, récupération des racines d’Euphorbe dulcis ‘Chameleon’ au feuillage pourpre. Rien à faire ici, donc mise en pots stockés sous la serre.
- Les longues tiges rampantes du Rubus rampant sont coupées pour faire des boutures. Il semblerait que ce soit du Rubus parvifolius. Il y a au moins 2 ans que je cherche son nom (voir forum).

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Assis, on aura au travers du losange une vue sur le jardin.

Samedi 14

Le jardin n’a jamais été aussi négligé à certains endroits. C’est déprimant, donc la « cabane » attendra un peu.
Il faut absolument planter le Viburnum plicatum ‘Jackii’. Il vient tout droit de chez "Monsieur Viburnum" et il est toujours dans son pot depuis plus de 2 mois. Je sais où le planter mais cet endroit est colonisé par une envahisseuse : la clématite ‘My Angel’ ? Elle drageonne et je trouve des dizaines de petits plants sur plusieurs mètres-carrés. Elle recouvre des rosiers ‘Abraham Darby’ situés à 3 m du plant-mère. Il faut donc tout enlever. Ne criez pas, je vais essayer de récupérer le maximum de plants pour les mettre en pots. Un jour, cela devrait faire le bonheur de quelques jardinier(e)s à la Société d’Horticulture (de futurs lots pour la tombola). Aujourd’hui, je me suis contenté de faire un nettoyage de surface.

Dimanche 15

Retour sur la « cabane » : un bout de plancher est presque terminé. Presque… car voir le jardin abandonné à son triste sort est déprimant.
Mais il faut se forcer car il fait froid (4 – 5 °C). En une petite heure, je bêche l’endroit où sera planté le Viburnum. J’arrive à récupérer une bonne vingtaine de plants de la clématite. Ce n’est pas évident car les racines sont pivotantes et cassent si on tire trop fort. Mais ça vaut le coup de se donner du mal car c’est une clématite superbe et rare. Elle forme des petites clochettes une bonne partie de l’été. Bref c’est une de nos préférées. Je dois enlever plusieurs touffes de Sternbergia lutea et un rosier ‘Lilian Austin’ (une bouture faite en 2001). Demain, il faudra replanter les Sternbergia, le rosier et les plants de clématites dans des pots.

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Clématite ’My Angel’
Une envahisseuse !



Ca y est, les poulettes ont agrandi leur territoire. J’ai même eu droit à leur visite dans le coin où je jardinais. Elles ont aussi compris comment « labourer » une allée recouverte de BRF. A tel point qu’il a fallu mettre des cloches sur les plants de Leptinella qu’elles avaient complètement recouverts. Et ce soir elles n’avaient aucune envie de rentrer ! Un comble ! Pour se faire pardonner, on a droit à un œuf pratiquement par jour. Un, pas deux : elles doivent se relayer !

Lundi 16

Fallait bien s’y attendre un jour : il a bien gelé. L’été semble bien fini !
La Salvia discolor, une lavande des Canaries et peut-être d’autres plantes n’ont pas aimé du tout. Mais elles étaient condamnées car dans la serre il y a des boutures pour les remplacer. Le Melianthus major a pris une petite claque mais la souche est protégée. Bon, je n’ai pas trop regardé… je n’aime pas me faire du mal !


Bien enveloppé dans ma « doudoune », j’ai planté le rosier (on verra bien s’il apprécie le changement d’environnement) et les plants de clématites dans des pots. 8 pots avec 3 ou 4 plants dans chaque pot : peut-être des heureux et heureuses bientôt.

Pour être très franc, j’ai passé une bonne partie de la journée au chaud ( ?) au sous-sol à terminer les finitions du premier morceau de plancher pour la « cabane ». Il est ce soir dehors les pattes en l’air car le dessous a été badigeonné avec un produit pour protection des bois extérieurs. Un produit qui empeste donc le mettre dehors est préférable.

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La fleur de l’hellébore, planté le mardi 3, est ouverte
c’est un semis spontané. Ce n’est pas la beauté du siècle, mais sympa quand même. Non ?

Mardi 17

Nouvelles gelées et le problème du radiateur n’est toujours pas réglé ! C’est à mourir de rire mais vous, ne riez pas trop car c’est agaçant à la longue…
Cet après-midi, dialogue avec moi-même :
- Alain, on peut dire que t’es un bon.
- Oui, je sais, ce n’est pas un scoop.
- Dis donc, hier soir, tu as dis que tu allais replanter quels bulbes ?
- Des Sternbergia lutea. Ben quoi ?
- T’as bien regardé ?
- M…, ce sont des narcisses. Et alors ? feuillage vert, floraison jaune…
- Nul et de mauvaise foi en plus ? Tu connais pas quelqu’un qui a écrit un article sur le Sternbergia et un sur les narcisses sur un site qui s’appelle arrosoirs et secateurs ?
- Ca va… de toute façon si je ne dis rien, ils n’en sauront rien et mon image n’en souffrira pas.
- Frimeur et malhonnête ?
- Ok, ce soir ma carrière de jardinier webmaster s’arrête là dans la honte.
- Tout de suite les grands mots. Mais non, ils te pardonneront. Tout le monde peut faire des erreurs.
- Oui, je suis vraiment un bon… couillon.
Et c’est ainsi qu’aujourd’hui j’ai replanté une cinquantaine de bulbes de narcisses… et non de Sternbergia !
Le Viburnum plicatum ‘Jackii a enfin été planté.
Vu la température ambiante, repli stratégique au sous-sol pour commencer un deuxième plancher (le premier a eu une deuxième couche de produit de protection).

Mercredi 18

2ème plancher terminé. le dessous est recouvert de produit.
Ca prend bonne tournure !

Vendredi 20

Tout le jardin autour de la maison est nettoyé… mais il y a le reste !
Plantation de 2 bruyères d’hiver (Erica x darleyensis ‘Spring Surprise’ et Kammer’s Rote’). En fait, 2 c’est ridicule, il en manque une troisième (il est préférable de planter des nombres impairs de plantes).
Plantation d’une Viola cornuta.

Samedi 21

Je ne sais pas comment vous faites quand vous bricolez, mais pour moi il y a toujours le petit truc qui fait que je passe 2 heures au lieu de 5 minutes, le petit détail auquel je n’avais pas pensé qui fait que… cela se termine par une petite poussée d’adrénaline, quelques mots grossiers à ne pas répéter ici (mon répertoire est assez varié ! Si vous êtes à court d’idées dans ces moments-là…). Bref, les planchers principaux terminés étaient impossibles à placer car trop importants pour les glisser sous les montants de la cabane. En mettre un, c’est bon, mais le deuxième coince ! Une solution : le couper en deux. Donc ce soir, ils sont pratiquement en place. Demain, le reste sera ajouté : des bandes sur les côtés. Il suffira, pour finir, de lasurer… j’en vois le bout !

Dimanche 22

Les différents morceaux du plancher sont assemblés… c’est bon. Mais il faut passer du carbonyl sur le dessous des 4 derniers morceaux fabriqués cet après-midi. Demain, le plancher devrait être fixé définitivement.

Plantation d’une troisième Erica x darleyensis (nom inconnu, les fleurs sont plus claires que les 2 autres : blanches teintées de rose)

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Les trois Erica x darleyensis


J’avais dit que je cherchais une Heuchère à feuillage noir pour le futur jardin « noir ». Hier matin, on m’a apporté un beau plant de ‘Frosted Violet’. Sympa non ? Elle est plantée en pépinière. Pour l’instant je collectionne les plantes pour ce coin du jardin. L’aménagement aura lieu plus tard.

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Heuchera ’Frosted Violet’

Lundi 23

Il est temps que la "cabane" soit terminée car le jardin a besoin de moi. Heureusement que je le traverse les yeux fermés, ça évite de voir les coins négligés. Une bonne reprise en main s’annonce indispensable, d’autant que les réaménagements ont été abandonnés…
Aujourd’hui, le plancher est posé, du carbonyl recouvre les endroits les plus susceptibles de s’abîmer à cause de l’humidité. L’entrée est commencée et devrait être terminée demain. Il ne restera alors que la lasure à mettre. Je n’ai jamais été si près de la fin… Si, si.

Mardi 24

TERMINE… à ceci près qu’il reste à passer deux couches de lasure. Et peindre des croisillons, c’est follement drôle ! Moi qui ai horreur de peindre (avant de commencer, en général, j’ai de la peinture plein les mains !)… mais restons positif !
Comme j’ai hâte de me remettre à gratouiller la terre, planter, tailler… bref à jardiner, en somme !
Et les poulettes ? Je vous disais il y a quelques jours qu’elles commençaient à explorer le jardin. Mais depuis trois jours Javotte (la Nègre-soie blanche), préfère rester dans le poulailler bien au chaud… pour couver ! Couver quoi ? Rien !!! vu que depuis 3 jours il n’y a plus d’œuf. Quand bien même, car, je ne vous l’apprendrai pas, j’espère, pour avoir des petits, il faut un Monsieur et une Madame. Et le Monsieur… y’en a pas ! Je me demande donc si je ne vais pas lui donner quelques cours d’éducation sexuelle avec pour première leçon « un coq, à quoi ça sert ? ». Anastasie, elle, a déjà tout compris !

Mercredi 25

Quel est l’idiot qui, hier, écrivait que la « cabane » était terminée… ou presque. Aujourd’hui, j’ai lasuré… Je craignais que ce ne soit pas très enthousiasmant. Je confirme : peindre des kilomètres de croisillons, c’est pénible (il existe d’autres mots plus imagés !) et franchement interminable. Je n’ai fait que ça et j’ai lasuré le plafond et presqu’une face. Et dire qu’il faut mettre deux couches ! La galère !!!

Jeudi 26

Deux petites heures à lasurer, c’est largement suffisant.
Retour au jardinage : broyage de déchets de la semaine dernière et nettoyage d’un petit carré. Quel bonheur de « tripatouiller » la terre à genoux dans les plates-bandes ! J’avais presque oublié…

Vendredi 27

Exactement le même programme qu’hier. Une grande plate-bande est toute propre mais il va falloir y faire quelques plantations de vivaces… J’ai découvert des plants de Geranium phaeum (semis spontanés). C’est un Geranium d’ombre que j’aime bien et qui se ressème abondamment. Ces plants mal placés pourraient se retrouver du côté de la « cabane ». A voir. Il y a aussi des semis spontanés de Geum rivale ‘Leonard’s variety’ (Benoîte) à récupérer.

Samedi 28

La première couche de lasure est terminée (pour les croisillons, car le plancher sera lasuré en dernier).

Dimanche 29

Le plafond est entièrement terminé.
Entre le compost et une arche qui sert de support à des rosiers grimpants, il y a un bout de plate-bande qu’il reste à nettoyer. 3 m²… j’étais parti pour un petit quart d’heure… sans trop de courage. Un petit coup de mou ? En tout cas un petit coup de froid qui ramollit les « ardeurs jardinières » ! Sur le côté de l’arche qui borde ce coin de plate-bande grimpe un rosier ‘Palissade Rose’. Il recouvre tout le côté de l’arche mais dedans poussent un Lonicera japonica ‘Aureo-reticulata’ et une clématite ‘Victoria’. Ces deux grimpantes sont trop vigoureuses et, n’ayant pas été assez taillées, envahissent le rosier qui n’apprécie pas trop. Il était donc prévu de les raser à moins de 20 cm. C’est ce que j’ai commencé à faire… avec des gants car cette cochonnerie de rosier a des épines et comme c’est un rosier qui pousse dans un fouillis indescriptible, il n’y a pas besoin de vous faire un dessin (une photo suffira pour comprendre !). Bien entendu le Lonicera (c’est un chèvrefeuille) enroule ses branches autour du rosier et comme il n’a pas été assez maîtrisé, j’ai découvert beaucoup de branches de ‘Palissade Rose’ dans un assez mauvais état ou même complètement mortes. Donc, changement de programme : demain je vais continuer à tailler très très court le Lonicera (son rôle est surtout de cacher les armatures de l’arche), mais surtout le satané rosier. Je vous disais que j’étais parti pour un quart d’heure… il faudra au moins deux heures. J’en ai déjà passé une !

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Une vieille photo prise début juillet.
Vous comprenez mieux pourquoi je peste après ce rosier ?

Lundi 30

Les croisillons du fond de la « cabane » sont terminés. Pourvu que demain il ne pleuve pas, comme ce soir, sinon je serai au chômage technique. Or j’ai prévu de la terminer complètement avant la fin de la semaine.

J’ai bien passé près de deux heures sur le fichu rosier ‘Palissage Rose’ mais ce n’est pas fini, loin de là. Tant pis, j’y mettrai le temps qu’il faudra mais il va se retrouver « à poil ». Heureusement qu’ici le temps reste tempéré car dans certaines régions il ne serait pas possible de le tailler. Pour les autres rosiers, beaucoup seront taillés le 3 mars (atelier taille des rosiers comme tous les ans).

Les perce-neige commencent vraiment à fleurir et le premier narcisse est ouvert. Quant aux hellébores, c’est encore timide, mais ça vient doucement.

Mardi 31

Pour varier les plaisirs :
- lasure (suite). En fait, j’en fait beaucoup moins que prévu car la pluie menace et peindre sous la pluie, c’est pas trop conseillé !
- taille de ‘Palissade Rose’ enfin terminée. Miracle : pas d’échardes (mais j’avais mis exceptionnellement des gants… troués !), ni de branches dans la figure ! Ma haine pour les rosiers atteint des sommets que vous ne pouvez même pas imaginer ! En fait, je ne suis pas très malin : le 3 mars, il y aura un atelier taille des rosiers. J’aurais dû garder ‘Palissade Rose’ pour les 10 personnes qui viendront. De quoi les dégoûter de planter des rosiers… à vie ! Et pour les achever, je leur donnais le rosier liane ‘Toby Tristam’. De quoi s’enfuir en courant !

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(les travaux des années précédentes sont aussi instructifs que ceux de cette année.)

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en janvier 2012

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