Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en février 2012

Mercredi 1er

Un froid de canard et bien entendu le radiateur de la serre n’a pas chauffé cette nuit, si bien que ce matin (en fait en fin de matinée), il faisait 5°C. Mais surtout, dans la nuit il a fait moins 2°C ! Cochonnerie de radiateur ! Je crois bien que pour la première fois de ma vie j’ai mis un bonnet ! Le schroumpf-jardinier !!!
La 2ème couche sur les croisillons est terminée. Demain j’attaque le plancher. Sauf imprévus, vendredi c’est terminé. Il est vraiment temps car j’aimerais bien me remettre vraiment au jardinage.
‘Palissade Rose’ est re-palissé sur l’arche. J’ai fait une découverte : il y a 3 pieds, ce qui permet de couvrir tout un côté de l’arche. Il faudrait que tous les ans je le taille vraiment sérieusement, juste après sa floraison donc en août, éventuellement septembre. Mais à cette période il y a d’autres priorités.
Une petite devinette : A quoi reconnaît-on un bon jardinier ?
A l’état de sa voiture : il y fait même pousser des plantes sur le pare-choc !

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Culture de mousse sur pare-chocs...
le comble pour un jardinier.

Jeudi 2

Mon corps, certes un peu dodu, ne l’est pas encore assez pour que je reste dehors. De toute façon, la terre est gelée. Donc : chômage technique…
Tiens, j’ai envie de piquer un petit coup de gueule pour libérer l’énergie emmagasinée toute la journée. Quand va-t-on arrêter aux bulletins météos et aux infos de nous rebattre les oreilles avec les caprices du temps ? Oui, il fait froid, oui, il neige à certains endroits. Mais on est en février ! Quand va-t-on arrêter de nous casser les pieds avec des records battus. C’est sans arrêt. Il fait chaud l’été ? (un comble !). On n’avait jamais vu ça depuis… au moins ça ! Il fait froid l’hiver ? (Bigre !). On n’avait jamais vu ça depuis… au moins ça ! La culture du sensationnel et du bla-bla-bla, y’en a vraiment ras le bol. Je me souviens gamin d’hivers rigoureux, d’hivers doux, d’été pourris et d’été caniculaires. On n’en faisait pas tout un pataquès.
Bon, ça va mieux.
Aujourd’hui la première couche de lasure est passée sur le plancher. Demain, c’est la fin…
Broyage des tiges de Lonicera japonica ‘Aureo-reticulata’. Mine de rien, cela fait une brouette de broyat.
Et ensuite : repli au chaud.

Vendredi 3

Aïe…
Ne rigolez pas, je souffre. Je suis depuis hier un handicapé de la main droite, un boudiné de l’index droit, un enflé du seul doigt qui me soit utile pour tapoter le clavier. Y’a ceux qui prennent la grosse tête (j’en connais mais je ne citerai pas de noms !), moi, c’est du côté de la main que ça gonfle.
Aïe…
Quel est l’âne qui, hier, parlait d’imprévus ? Donc je n’ai rien fait dehors. Manquerait plus que je meure amputé et congelé !
Bien sûr, vous vous posez la question de savoir ce qui a bien pu m’arriver. Tout simplement une ‘Palissade Rose’. Mais non, je ne suis pas rentré en voiture de plein fouet dans une palissade peinte en rose. C’est ce fichu rosier ou plutôt une de ses épines qui m’a piqué le dessus de la main. Manque de chance une cochonnerie de microbe trainait dans le coin. Encore heureux que je sois à jour pour ma vaccination antitétanique. Evidemment, vous allez crier (ne mentez pas, je vous entends) : « mais pourquoi ne met-il pas des gants ? ». Si vous m’avez bien lu, vous sauriez que, pour une fois, j’avais mis des gants. Bon d’accord, celui de la main droite était très troué ! Et l’épine a visé le trou !
Si vous n’avez pas de nouvelles dans les jours à venir, c’est que je serai peut-être aux urgences. J’espère que ça n’ira pas jusqu’à l’amputation ! Si c’est le cas, venez me faire un petit coucou et me serrer la pince… l’autre !
Au fait, la pharmacienne m’a prévenu : l’amputation se fait sous anesthésie générale ! Ouf, ça rassure !
Aïe…
Et vous ? Vous êtes à jour côté vaccination ?

Samedi 4

Terminé… En fait, c’est vite dit car maintenant il va falloir aménager l’intérieur et elle n’aura vraiment de l’intérêt que lorsqu’elle sera encadrée par la végétation environnante. Il faut donc maintenant planter autour (des plantes d’ombre, notamment des fougères) et attendre que les arbustes qui se trouvent tout près aient repris du volume. A droite, le rosier arbuste ‘Cornélia’. Derrière, le Lonicera fragrantissima. A gauche le Viburnum x burkwoodii.

Dimanche 5

Nettoyage du petit coin de plate-bande entre le rosier de malheur et le compost. 2 m² qui ont demandé plusieurs jours et un accident du travail. La convalescence se poursuit !
L’aménagement intérieur de la « cabane » est commencé. Il y a du provisoire : une table et une chaise qui se trouvaient dans le jardin. On verra plus tard pour trouver mieux. Ces jours-ci, j’ai utilisé deux vieux cadres. Ils ont été bombés de peinture or. L’un sert à encadrer un miroir, l’autre est simplement accroché devant une des ouvertures.
Mon ministre des finances souhaitait savoir le prix de revient de la « cabane ». J’ai fait le total : oups… 15 euros par ci, 30 euros par là et ça monte vite. Encore heureux que notre gendre bricoleur ait suggéré de faire le plancher avec des palettes gratuites.
J’ai commencé à aérer la terre autour de la « cabane ». Plusieurs brouettes de compost à moitié décomposé ont été ajoutées. Une fois que ce sera fini, il faudra songer sérieusement aux plantations.

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Il manque de la végétation...
Patience.

Lundi 6

Rien… Nul… zéro… une journée de petites bricoles et de recherche de jardins à visiter pour le groupe de la Société d’Horticulture (et c’est du boulot !).
Après les quelques jours de gel, il a plu aujourd’hui presque toute la journée. De la pluie : c’est un bien grand mot. Disons qu’il a « crachouillé ». Pas engageant et ça tombait bien car je n’avais pas trop envie de m’engager dehors.
Ah si ! Pour un peu, j’allais oublier : achat d’un nouveau radiateur soufflant… avec, cette fois, position hors-gel. C’est le 3ème : le premier, un peu chochotte, avait un écran digital qui s’est enrhumé avec l’humidité, le 2ème sans position hors-gel était caractériel du genre « je me mets en marche quand je veux et j’arrête si j’ai envie ».

Mardi 7

Pas mécontent car j’ai vidé entièrement le compost, ce qui m’a permis d’étaler plus de 10 cm de compost tout autour de la « cabane », si bien que le sol à l’extérieur arrive au même niveau que le plancher. A noter que c’est un compost commencé il y a moins de trois mois ! Il finira de se décomposer sur place.
Une anecdote : j’étais en train de répandre du compost devant la cabane et je relève la tête. Et là, j’aperçois quelqu’un. Juste au moment où j’allais lui dire bonjour, croyant que c’était un passant qui m’observait de la rue, j’ai réalisé que c’était ma trombine dans le miroir. Ca ne m’a même pas fait rire car je me suis vraiment trouvé idiot !
Je vous jure que c’est vrai ! et je vous jure que je n’enjolive pas, ce que j’aime faire, vous avez pu vous en apercevoir car vous commencez un peu à me connaître !
Petite visite dans une (bonne) pépinière du coin et retour avec 4 plantes :
- Hedera helix ‘Erecta select’ : c’est un lierre arbustif à port très vertical ne dépassant pas un mètre. Prévu pour l’entrée de la « cabane ».
- 2 bruyères d’hiver blanches : Erica x darleyensis ‘White Glow’ et Erica carnea ‘Springwood White’. On n’a jamais assez de bruyères d’hiver !
- Trachelospermum asiaticum ‘Summer Sunset’ : un coup de coeur ! Je me méfie pourtant des coups de cœur achetés uniquement pour la beauté du feuillage (c’est le cas ici) ou de la floraison. Arrivé dans le jardin, c’est souvent le casse-tête pour leur trouver un emplacement car après des recherches on s’aperçoit que ce n’est pas du tout la plante que l’on pensait. C’est un peu le cas avec ce Trachelospermum au feuillage panaché de jaune et d’orange. Il semblerait que ce soit un couvre-sol dont la hauteur varierait entre 50 cm et… 2 m !!!

Mercredi 8

Un temps humide et glacial à ne pas mettre un jardinier dehors… et pourtant il y en avait un !
On avait repéré la semaine dernière dans une grande surface des pots émaillés résistant au gel, en promo, à des prix plus qu’intéressants. Et on s’est dit que devant la « cabane »… Ils sont installés. Dans l’un, plantation du lierre mais dans l’autre j’hésite… on verra demain… ou après !
C’est tout ce que j’ai fait. Oui, j’ai joué ma feignasse mais le temps n’incitait guère à jouer les braves. En ce moment, en fin d’après-midi, j’allume une bonne quinzaine de bougies dans la serre. Cela permet de gagner au moins 3 ou 4 degrés. Les « chauffe-plats » s’éteignent toutes seules au bout de 4 heures environ. Quant aux autres, je les éteins au dernier moment vers minuit (si je n’oublie pas !).

Vendredi 10

Un léger redoux et des fourmis dans les jambes…
Un petit bout d’après-midi pour l’aménagement devant la « cabane ». Broyage de déchets (plus que de tailles) des jours derniers. Le broyat est répandu sur la terre à l’entrée de la « cabane » puis recouvert de terreau (basique). Pose de 3 pas japonais. Je déterre un plant de Trifolium pratense ‘Susan Smith’. Il est mis dans un des deux gros pots achetés cette semaine. Pas sûr que ce soit très malin par les températures actuelles mais d’une part je l’ai protégé, et d’autre part il y a d’autres plants en réserve dans la serre. J’aurais certainement dû attendre mais c’est mon côté gamin impatient qui veut tout… tout de suite.
Pose d’un « fronton » sur le devant de la « cabane ».
Dans quelques jours, je mettrai une photo. Patience…

Lundi 13

Ca sent le redoux. Encore un peu de patience. Je suis sur les starting-blocks ! (j’en ai ras le bol des hellébores dont les fleurs pendouillent lamentablement).
Aujourd’hui je me suis contenté de faire quelques bricoles de finition sur la « cabane ». J’avais simplement oublié de poser deux tasseaux pour finir les croisillons. Il aura quand même fallu plusieurs jours pour s’en apercevoir ! Une chose est certaine : les oiseaux apprécient l’endroit car ils me laissent des décorations sur le plancher ! Ils ont un sens de l’esthétisme qui n’est pas du tout le nôtre.
Bouturage des rameaux coupés du Trifolium pratense ‘Susan Smith’. Cette plante est vraiment très belle. Pourquoi n’est elle pas plus connue ? Il y a un autre trèfle qu’il faut à nouveau dans le jardin, c’est le Trifolium repens ‘Purpurascens’ au feuillage pourpre… pour le jardin noir ?

Mardi 14

Un temps presqu’idéal pour jardiner… un vrai bonheur de « tripatouiller » la terre. Même les poules avaient du goût !
Donc j’ai beaucoup ‘tripatouillé », nettoyé, désherbé, coupé… mais en fin d’après-midi il a fallu arrêter plus tôt que prévu pour aller chez le médecin. Oui, vous êtes très préoccupés par l’état de l’index de ma main droite victime de l’agression sauvage d’une épine de rosier il y a plus d’une dizaine de jours. Il me fait toujours mal et il est toujours bien enflé. Je vous sens angoissé(e)s mais je tiens à vous rassurer, je vais pouvoir le garder. En fait, il restait un beau petit morceau d’épine. Même pas pleuré, même pas appelé ma mère. Trop fort…
Cochonnerie de rosier…
Ca se confirme : les oiseaux confondent cabane et toilettes publiques (de luxe !). On a passé l’éponge et le jet d’eau ! A souhaiter que ce ne soit pas trop souvent.
Cochonnerie de « piafs »… et dire qu’on les nourrit grassement pour les voir se soulager 20 m plus loin !
Le hellébores relèvent la tête. A ce propos, plusieurs personnes qui possèdent des hellébores dans leur jardin m’ont toutes dit que cette année elles n’étaient pas exceptionnelles. Bizarre...

Mercredi 15

Nettoyage (suite). Ca fait du bien !

Jeudi 16

Et une troisième journée de nettoyage. Attention, pour moi une journée de jardinage ce n’est pas 8 h ! Faut prendre son temps… on n’est pas des bêtes…
Avoir le nez au ras des pâquerettes, ça permet d’observer de plus près la nature. Et en ce moment, c’est le démarrage des clématites. Il y en a une qui fait la course largement en tête, comme tous les ans, c’est ‘Huldine’. Elle a déjà des bourgeons de 3 à 4 cm. Comme elle est d’une vigueur étonnante, je la coupe un peu dans son élan et elle a donc été taillée d’un tiers environ. J’ai préparé des boutures qui sont dans l’eau et demain, elles seront mises en pot. Pas le temps aujourd’hui.
Je n’étais pas seul à farfouiller dans la plate-bande car j’étais aidé par les deux foldingues qui, elles, sont plutôt au stade du labour. Je détestais quand Rosalie labourait les plates-bandes en faisant des trous. Je me disais bêtement que ces deux-là, avec leur air chochotte, allaient être plus respectueuses. C’est raté !

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Pas l’temps d’rigoler...


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Du nouveau :
Les pots, le fronton, les pas japonais.

Vendredi 17

J’ai trouvé une solution pour limiter la quantité de compost : tout passe au broyeur. Je veux dire les mauvaises herbes, les feuillages coupés des vivaces… Et le broyat obtenu est remis directement sur la terre. CQFD.
De voir la « cabane » nue me dérange. Elle a besoin d’un peu de verdure pour l’habiller. Donc :
- transplantation d’un épimédium un peu à l’étroit. C’est probablement E x versicolor ‘Sulphureum’ à la floraison jaune. J’ai bien dit probablement… Avec le nombre de plants obtenus une touffe est plantée de chaque côté de la « cabane » (derrière les pots marron) et 4 godets sont préparés pour donner demain à la tombola lors de la conférence sur… les épimédiums ! (y’en a là-haut !)
- transplantation d’un gros plant de fougère à gauche de l’entrée. C’est un Polystichum setiferum ‘divisilobum’ qui devait être déplacé depuis longtemps car mal mis en valeur.
-  Plantation de petits plants de fougères sauvages rapportés d’Alsace cet été. Il s’agit d’Asplenium trichomanes placés près des pas japonais

Dimanche 19

Une petite gelée ce matin pour rappeler qu’en février on est hiver… une belle journée ensoleillée pour nous rappeler qu’en février on approche doucement du printemps. Mais attention : prudence !
Et bien sûr comme tout jeune jardinier que je ne suis plus depuis une époque où certain(e)s d’entre vous étaient encore en couches-culottes, j’ai eu une frénésie soudaine de nettoyer (mon occupation préférée au jardin, vous l’avez peut-être compris). Une bonne partie des plates-bandes autour de la « cabane » y est passée.
J’ai trouvé une technique pour éviter d’être envahi par le compost : je broie. Mauvaises herbes, feuilles mortes, tiges sèches et feuilles des vivaces etc. Tout y passe et rien n’a encore été mis au compost depuis plus de 15 jours. Ainsi hier, le nettoyage des 3 ou 4 derniers jours, a donné trois belles grosses brouettes de broyat. Il a été remis sur la terre nettoyée. Du mulch qui vaut de l’or. Quand les graminées seront rasées et certains arbustes taillés, le broyat continuera d’aller au compost. Cela fait 30 ans que je composte, je compte bien encore en faire pendant autant de temps ! Quoi ? laissez-moi mes illusions !!!

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De l’or...

Lundi 20

Encore une bonne gelée ce matin.

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Nettoyage (suite) : une séance de broyage s’annonce mais certainement pas demain ! (certain(e)s comprendront !!!).
Le bambou Pleioblastus auricoma est rasé au niveau du sol et la clématite ‘Golden Tiara’ est rabattue à moins d’un mètre (elle arrivait encore au sommet du Cercis canadensis ‘Forest Pansy’. Il faut absolument qu’elle reste en couvre-sol avec quelques branches guidées dans le Cercis. Ah, si j’étais une petite mésange, je pourrais faire cui-cui en admirant ‘Golden Tiara’ en haut du Cercis mais je n’ai rien de la petite mésange !
Comment pourrais-je oublier de vous dire que j’ai acheté des gants rosiers ? Mon doigt est en voie de guérison mais ça doit bien faire 15 jours maintenant que ça dure.

Vendredi 24

L’arrivée d’un « petit mec » dans une famille où les filles sont largement majoritaires est forcément un gros évènement qui éloigne des tâches quotidiennes et notamment du jardin.
Il m’a été suggéré pour marquer le coup dans l’immédiat (un arbre suivra à l’automne comme pour ses deux grandes cousines) de planter ces jours-ci un épimédium (c’était le thème de la conférence de samedi dernier). Excellente idée… sauf que dans toutes les jardineries visitées depuis mardi, jour de la naissance, aucun épimédium en vue ! Et quand on me met quelque chose en tête… Bien entendu c’est maintenant que je le veux et pas dans 15 jours. C’était mal parti… mais… une bonne fée a fait un miracle !
Hier, on était du côté de Quimper dans un jardin d’hellébores (toujours le même car on ne s’en lasse pas…). Et Marie-Thérèse nous montre des épimédiums. Parmi ceux-ci, il y en a un qui est un semis provenant de chez Thierry Delabroye (pépinière très connue, notamment pour ses hellébores). Il n’a pas encore de nom… jusqu’à hier. Car Marie-Thérèse a divisé la touffe pour nous donner un plant. Il s’appellera donc Epimedium x ‘Gaspard - MT’. Marie-Thérèse, Gaspard te fait plein de bisous. Le plant a été mis dans un pot en couveuse… je veux dire dans la serre. Il sera mis en pleine terre d’ici un mois ou deux.
Avant d’aller revoir le jardin pour la 5 ou 6ème fois (et me vautrer à plat-ventre pour reprendre de nouvelles photos), on est allés faire un tour dans une pépinière bien connue à la SHPA… histoire de faire le plein de petites merveilles.
Certaines ont été plantées aujourd’hui :
- Buxus elegans : un buis aux feuilles marginées de jaune. C’est exactement ce que je cherchais pour compléter un coin à l’entrée du garage.
- un Polystichum setiferum ‘Proliferum’ mis devant la cabane. En fait, j’ai un doute sur le nom de la fougère car on en a acheté deux étiquetées sous le même nom mais elles ne semblent pas identiques. Est-ce celle-ci qui est la ‘Proliferum’ ?
- un Corydalis flexuosa planté près des fougères à l’entrée de la cabane. Pour la petite histoire, il faut savoir que cette plante a toujours été sujet de discorde entre ma femme et moi. Je n’aime pas ses fleurs d’un bleu « pisseux ». Ma femme adore. C’est la 3ème fois que j’en plante un. Les deux premières fois ont été des échecs mais, juré-craché, je n’ai rien fait pour !

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Le Buxus elegans est au fond à droite de l’ange
au pied du Pittosporum



D’autres seront plantées dans les jours à venir :
- Fargesia nitida ‘Great Wall’ et Fargesia robusta : deux bambous non traçants. On a déjà le Fargesia ‘Rufa’. C’est vraiment une espèce de bambou extraordinaire à recommander pour les jardiniers qui aiment les bambous mais qui hésitent à en planter.
- Azara microphylla ‘Variegata’. Un arbre superbe découvert lors d’un voyage en Irlande. Il remplacera dans la haie un lilas blanc que je ne supporte plus. Mais il faut d’abord l’enlever et ça, c’est pas gagné !
- une clématite heracleifolia ‘Purple Princess’ : une clématite herbacée d’un mètre maximum.
- un deuxième Polystichum setiferum ‘Proliferum’ : si c’est bien son vrai nom !
- un Ophiopogon chingii : adorable petit couvre-sol vert de moins de 10 cm.
- un Erigeron ’Sommerneuschnee’ : une plante superbe découverte au festival de Chaumont-sur-Loire il y a quelques années. Je l’avais repéré mais jamais trouvé en pépinière. C’est fait. Si vous voulez en savoir plus sur cette merveille, regardez cette vidéo www.rtbf.be/video/v_francis-peeters-erigeron-sommerneuschnee ?id=1441493


Dans une mini-serre achetée à un prix dérisoire dans un vide-grenier sont mises une Crassula, un Fittonia et une succulente.

Le Trachelospermum asiaticum ‘Summer sunset’ est enfin planté : devant la cabane pour donner, avec son feuillage vert et jaune, un peu de lumière.
Il en est de même pour les deux bruyères d’hiver à floraison blanche achetées il y a plusieurs jours.

Samedi 25

Après-midi superbe… un petit air de printemps, mais attention.
Plantation de l’Ophiopogon chingii près des pas japonais devant la « cabane » et de l’Erigeron ’Sommerneuschnee’ (un nom de plus que je ne saurai jamais orthographier !). Sur le plant d’Erigeron, il y avait une petite tige de 10 cm avec des boutons de fleurs. Aucun intérêt mais je tente le coup de la bouture.
Nettoyage d’une grande plate-bande. Il y a du retard à rattraper !

Dimanche 26


Dans le jardin, il y a plusieurs tapis de perce-neige en fleurs actuellement. C’est une plante superbe qui se multiplie à une vitesse… Il n’y en aura jamais assez. 4 touffes ont été prélevées puis divisées et je les ai replantées devant la « cabane ». Un peu de couleur… J’aimerais autour de cette « cabane » quelques floraisons de fin d’hiver (perce-neige, narcisse…) qui laissent la place à des feuillages pour la belle saison (fougères, épimédiums…).
Petite (ou plutôt grosse) inquiétude : depuis plusieurs années, il y avait dans le jardin un hellébore thibetanus. Il est caduc et réapparaît en janvier pour fleurir en février. Et on commence à se poser des questions car on ne voit rien venir !
A nouveau aujourd’hui un beau temps ensoleillé… mais ce qui risque de créer des problèmes plus tard dans la saison, c’est le manque d’eau. Il n’a pas plu beaucoup à l’automne et pour l’instant la bonne grosse pluie n’est pas en vue. Je sais bien que l’on annonce de la pluie comme on annonce une catastrophe, mais on risque de le payer plus tard…
Bref, il faisait beau et les deux Fargesia ont été plantés entre la « cabane » et le mur de clôture. Un peu d’intimité…
J’en profite pour en remettre une petite couche. Je m’adresse à ceux et celles qui poussent des grands cris d’orfraie dès que l’on parle de bambous : plantez des Fargesia !
Fin du nettoyage de la plate-bande commencée hier et nettoyage d’un bout du trottoir (désherbage, les Erigeron karvinskianus et les valérianes ont été rasés). Je termine demain.

Lundi 27

Nettoyage (trottoir et plate-bande) + Broyage = la routine...
Mais en prime une écharde (épine de rosier) dans le pouce ! C’est bien ce que je dis : la routine !

Mardi 28


A nouveau désherbage, cette fois au fond du jardin.

J’ai découvert cet hiver une plante qui envahit certaines plates-bandes. C’est la 1ère année. Je sais qu’il n’est pas de bon ton de parler de mauvaise herbe et qu’il est préférable d’évoquer le doux nom de plante accompagnatrice. Désolé, mais moi, j’appelle ça une cochonnerie et je me passerais de son accompagnement ! Je sens qu’il va falloir être vigilant car c’est le genre de peste qui s’accroche et qui ne vous quitte plus. D’après le forum, et c’est ce que je pensais, ce doit être une veronica quelque chose. J’ai connu des Véronique plus sympa ! (je parle de plantes !).

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Une Véronique à fuir comme la peste !

Qu’est-ce qu’on se sent idiot quand on casse un manche d’outil. Aujourd’hui c’est un croc à 4 dents très pratique dont je ne peux plus me passer. Mais qu’est-ce qu’on se sent encore plus idiot quand on revient avec un manche qui n’est pas adapté à l’outil : trop gros pour rentrer. Je suis bon pour perdre mon temps à réduire son diamètre et je sens que le résultat ne sera pas terrible.

Mercredi 29

La nouvelle plate-bande est terminée.
La totale ! J’ai passé plus d’une demi-heure à désherber sous un rosier couvre-sol pour enlever ma copine Véronique. Et vous vous posez la question « Alors, il a mis ses petits gants tout neuf pour ne pas piquer ses petites « mimines » ? Réponse : non ! Pas pensé… Ou plutôt si… mais après !
Et l’après-midi s’est terminée par… du broyage ! En fait, je désherbe maintenant avec deux grands sacs. Un pour les mauvaises herbes qui iront au compost. Et un pour tout ce qui est plus ligneux ou coriace (feuilles, branches, tiges, graminées fanées…) pour le broyeur avant de retourner recouvrir la terre. Je limite la quantité de compost, mais de toute façon, rien n’est perdu. En deux jours, j’ai tout de même obtenu 3 grands sacs de déchets à broyer ce qui a donné l’équivalent de 2 belles brouettes de mulch.


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(les travaux des années précédentes sont aussi instructifs que ceux de cette année.)
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