Arrosoirs & sécateurs

Un jardin breton en mars 2012

Jeudi 1er


Dernière plate-bande importante nettoyée. Le Melianthus major est rabattu pratiquement au niveau du sol et, divine surprise, on voit sur les troncs qui sortent de terre de minuscules petites pousses qui pointent le nez. Attention aux dernières gelées qui pourraient être fatales. Le voile d’hivernage est remis sur la souche.
Les Verbena bonariensis sont rasées à moins de 10 cm.
C’est dans cette plate-bande que l’Aralia elata de moins en moins ‘Variegata’ a été supprimé. A l’automne, un nouvel arbre devrait être planté. Après beaucoup d’hésitation, le choix se précise.
Il reste le « potager » (insistons bien sur les guillemets !) et quelques m² à nettoyer. En une semaine, le jardin a repris un peu d’allure.
Je n’ai pas touché au carré de graminées. Il va falloir les raser bientôt. C’est du foin !
Au programme des semaines à venir :
- Réparer la fontaine (devant la serre) une bonne fois pour toutes. Elle fuit et je sais pourquoi.
- Transplanter les vivaces mal placées et planter les végétaux en attente. Le plus gros boulot sera de supprimer le lilas blanc pour y mettre à la place l’Aralia microphylla ‘Variegata’
- Faire le jardin « noir ».
La vie de jardinier n’est vraiment pas un long fleuve tranquille !

Vendredi 2

Nettoyage d’un dernier petit carré. Il ne reste donc plus que le potager-fruitier qui tient autant du potager que moi de la danseuse étoile ! Mais cette année, je ne manque pas d’ambitions, j’ai même mis la barre assez haute. Des petits oignons, 3 salades, 2 radis et quelques Physalis. Je sais c’est peut-être un peu présomptueux. Quant au fruitier, je n’ose dire quel est mon objectif au risque de paraître vraiment déraisonnable. Soyons fou… j’envisage une assiette de fraises, 100 g de framboise, 10 groseilles à maquereaux. J’aurais bien ajouté 2 grappes de groseille mais là on frise l’inconscience !

Samedi 3

Et c’est reparti… je parle de la tonte du gazon. C’est la première de l’année. En fait il s’agissait plutôt d’égaliser les hauteurs. Au printemps il faudra ressemer du gazon à 2 ou 3 endroits après la scarification.
Atelier de taille de rosiers dans le jardin pour une dizaine de personnes. Et comme tous les ans ce fut un bon moment de convivialité. Un petit café ou un thé chaud, quelques gâteaux et quelques douceurs pour terminer l’après-midi, ça fait du bien. D’autant plus que les « élèves » ont, comme toujours, été particulièrement sérieux… et un peu gelés en fin de séance !

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Même la poulette est intéressée par les cours de taille !

Dimanche 4

Pas de temps aujourd’hui pour jardiner sous un beau soleil et… un vent glacial.
Un bon coup de griffe autour des rosiers taillés hier et une taille à moins d’un mètre d’une clématite d’hiver persistante (C. cirrhosa ‘Winter Parasol’) devenue trop importante et surtout dégarnie du pied… faute d’avoir été peu taillée ces dernières années. C’est l’occasion de préparer des rameaux à bouturer. J’aurais pu en faire au moins une centaine, mais le reste passera… dans le broyeur ! Broyer de la clématite ? Un sacrilège ! Pour éviter le massacre, venez vous servir, mais avant demain soir !!! (Hier, certain(e)s après la taille des rosiers, ont pu se servir à volonté).
Du BRF de clématite : le luxe !

Lundi 5

Petite annonce : échangerait pinceaux, rouleaux et peinture mur et plafond contre sécateur, binette et tondeuse. Le temps d’une semaine ! Les jardiniers ne connaissent pas leur bonheur, au moins ils ne font pas de coulures…
J’ai juste le temps de m’évader pour faire 8 pots de boutures de la clématite taillée hier (4 ou 5 boutures par pot). Ces jours-ci, j’avais récupéré 5 belles marcottes de Stephanandra incisa. Donc 5 pots de plus…
- Mais il est fou ! Il n’a pas assez de plantes dans le jardin, il n’a plus de place !
Ne le niez pas, je vous ai entendu(e) !!! Mais non, pas si fou que ça. J’ai une petite idée derrière la tête. Mystère, mystère… Vous en saurez plus… plus tard ! Bien plus tard ! Mais je suis trop bavard alors, même sous la torture je ne dirai rien…

Mardi 6

Après 3 heures en haut d’un escabeau, la tête en l’air, fallait bien retrouver le plancher des vaches ou plutôt la terre du potager. Un peu de nettoyage pour s’aérer les bronches…
Plantation de 2 thyms dans le coin des aromatiques : un thym citron et un thymus vulgaris… basique mais parfumé.

Jeudi 8

Le potager-fruitier est presque beau. Groseilliers et framboisiers ont été taillés et ont eu, ainsi que les fraisiers, une bonne dose de Litobiosol (un amendement organique). Autant donner de la confiture aux cochons car la récolte sera encore bien maigrichonne cette année. Pas de raison que ça change !
J’ai perdu beaucoup de temps à réparer le grillage qui soutient la brande de bruyère en limite de propriété. Y’avait comme un coup de mou : faut dire que les fils qui tiennent le grillage étaient coupés.
Divine surprise : des cyclamen coum sont en fleurs. Bon, on est loin du tapis de cyclamen mais ils se multiplient car de nouveaux petits plants apparaissent. Yessssss !!!!

Vendredi 9

La « cage » en bambou qui entoure la plate-bande de framboisiers est réparée et renforcée. Obtenir des cannes de bambou ne pose pas de problème car ce n’est pas ça qui manque ici. Vous avez compris que l’intérêt est d’éviter que, sous le poids des tonnes de fruits, les tiges de framboisiers ne plient. La place est limitée, il faut bien en laisser pour les légumes !!!
Des tonnes ? Il vaudrait mieux parler de kilos, je veux dire de grammes en fait !


Nettoyage du dernier coin du jardin. C’est le coin qui deviendra le « jardin noir » d’ici quelques semaines. Un énorme pied de graminée - Stipa arundinacea – est supprimé. Elle a le tort d’avoir un port arqué donc elle prend trop de place à cet endroit (le jardin noir sera plus grand). De plus elle a, en cette fin d’hiver, un feuillage sec. Aucun regret car cette graminée ne manque pas dans le jardin, elle se ressème abondamment (mais vieillit mal, il faut la renouveler).
Suppression d’un plant d’Acanthe mollis. Aucun intérêt dans ce coin.
Avant de créer le jardin noir, il va d’abord faire le vide... j’ai commencé aujourd’hui.

Lundi 12


3 piquets de châtaignier et quelques branches du lilas qui sera bientôt supprimé et voila un support vite fait pour soutenir la clématite cirrhosa ‘Winter Parasol’ taillée il y a quelques jours.

Il y a des plantes que je ne réussis pas. Pas forcément des plantes capricieuses. Je connais leurs exigences. Je sais où elles doivent se plaire ici… et elles ne se plaisent pas ! Mais connaissez-vous plus têtu qu’un Normand métissé Breton ? Donc, je retente le « Cœur de Marie » (Dicentra spectabilis). Il faut dire que lorsque j’oublie d’en replanter, « on » rachète deux plants discrètement… il faut impérativement que je réussisse car « on » va croire que j’en fais exprès. Un plant à fleurs blanches et un à fleurs roses ont été plantés dans un coin d’hellébores pas très loin de la « cabane » à mi-ombre à la belle saison.

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Dicentra spectabilis
"Coeur de Marie" ou "Coeur de Jeannette"

Il est temps maintenant de réparer la fontaine car il y a un problème de fuite d’eau. Le niveau baisse lentement mais il m’arrive parfois de trouver le bac complètement vide du jour au lendemain. Pourquoi ? Mystère…
Aujourd’hui je me contente d’enlever les vivaces plantées sur le dessus, notamment une fougère (Phyllitis scolopendrium) qui est replantée près de la « cabane ». Une autre fougère (achetée il y a 3 semaines) la remplacera quand la fontaine sera remontée.

Mardi 13


La fontaine est démontée partiellement.

La façade est restée en place mais il fallait bien récupérer le tuyau pour le remplacer. Donc le dessus et un côté sont enlevés, ce qui a été facile à faire car il y a très peu de ciment entre les pierres. De plus, le bac (réservoir d’eau) est sorti. Je vais en mettre un autre. J’espère en remonter demain une bonne partie. Mais pas entièrement car je veux être certain que cette fois il n’y a plus de fuite. Car ce n’est pas la première fois que j’essaie de résoudre le problème et la plaisanterie a assez duré.

Mercredi 14

C’est sûr, je vais jeter un froid… mais il fait trop chaud. On est en hiver et on se croirait en mai. Pour un peu, on pourrait jardiner en bras de chemise. Quant à la pluie, n’en parlons pas ! A tous ceux qui s’extasient béatement devant cette débauche de soleil et de chaleur, je leur donne rendez-vous dans quelques temps quand on réalisera qu’il faudra économiser l’eau voire fermer les robinets.
Je n’ai pas eu à supporter la chaleur ambiante car j’ai eu très peu de temps pour aller au jardin (je hais la peinture !). Le circuit d’eau de la fontaine est remis en marche.

Jeudi 15

La fontaine est remontée. Quelle galère !

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Le jardin a viré au jaune.
il y a des narcisses partout... presque partout !

Vendredi 16

J’étais parti la fleur au fusil avec le sécateur en poche pour faire un massacre dans les graminées. La boule à zéro… le broyeur était déjà dans les starting-blocks.
Et puis je me suis retrouvé devant le lilas blanc et c’est avec un plaisir sadique que je coupe, scie et tronçonne avec une frénésie qui frise l’hystérie. Mais toujours avec respect pour cet arbuste qui fut obtenu par bouture et qui fut l’un des tous premiers arbustes du jardin. Et c’est vrai qu’il force le respect car il donnait tout de même 4 ou 5 fleurs par an !!! (les bonnes années bien sûr). Il n’avait qu’un seul intérêt : servir de tuteur pour une clématite viticella très très vigoureuse à tel point qu’il disparaissait complètement sous la clématite en fin d’été. Tout près est planté un Viburnum carlesii qui va apprécier l’espace nouveau et le fait d’avoir un peu d’air. Donc je me bats avec ce fichu lilas et cette fichue clématite qui pousse au pied du tronc. Je ne sais pas trop comment je vais faire car si j’essaie de supprimer la souche du lilas, l’autre foldingue risque de ne pas aimer. Entre parenthèses, elle n’avait pas été taillée à l’automne si bien qu’elle mesure 3 mètres de haut (avec 50 tiges au pied !) et elle commence à faire des pousses un peu partout sur les branches. Rasée à moins d’un mètre, ça va la calmer. De toute façon, plus de lilas… plus de tuteur donc momentanément elle va surtout se répandre au sol, sur le mur de clôture et sur le Viburnum. Il va falloir être vigilant pour ne pas qu’elle étouffe l’Azara microphylla ‘Variegata’ qui va être planté à la place du lilas.

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Dimanche 18

Hier, sous les parapluies, petit tour de jardin avec une « accro » du forum du site. C’est toujours un bonheur de rencontrer des « hortialréens » et « hortialréennes » dont le seul lien avec moi est le clavier de l’ordinateur. C’est peut-être la quinzième personne que je rencontre ici ou ailleurs. J’adore… mais c’est toujours trop court. C’était une petite parenthèse pour vous dire que j’ai hérité de 3 nouvelles plantes que je me suis empressé, aujourd’hui, de replanter dans des pots et je vais les bichonner. Il s’agit de
- Iris unguicularis ssp cretensis
- Heuchera ‘Strawberry Swirl’ : je vais la laisser s’étoffer et la replanter sans doute du côté de la « cabane ». C’est un coin à mi-ombre l’été.
- Senecio rowleyanus : une superbe plante retombante que je ne connaissais pas du tout et d’après ma « Bible » elle va d’abord rester dans la serre pour rejoindre ensuite la maison car elle doit plutôt être cultivée comme plante d’intérieur.
Le lilas est rasé au niveau du sol, mais la souche va rester en place car le pied de la clématite viticella est trop proche et le risque de la déterrer est grand. Il suffira de planter un arbuste de chaque côté car il y a de la place.
A propos de clématite, un petit conseil : les vieilles clématites forment parfois de véritables lianes (notamment les C. montana)… alors méfiance car on se fait de superbes échardes en les manipulant. Je le savais mais c’est ce qui est arrivé aujourd’hui. Je les collectionne !

Lundi 19

Plantation d’un Azara microphylla ‘Variegata’ d’un côté de la souche du lilas. C’est un arbre découvert en Irlande il y a 3 ans (quoi ? 3 ans déjà !). Je le connaissais puisque l’espèce type à feuillage vert existe déjà dans le jardin. Mais cette variété panachée est vraiment superbe.

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Azara microphylla ’Variegata’
photographié en Irlande au jardin de Rowallane il y a 3 ans.

2 Miscanthus sont rasés (il est temps que je m’occupe des graminées).
Broyage des tailles du lilas, de la clématite et des Miscanthus. Un beau paillis sur la souche du lilas et au pied de l’Azara.
Il faut refaire les barrières de châtaigner qui donnent vraiment des signes de fatigue : je vais chercher des branches… Elles avaient été faites en décembre 2008 : plus de 4 ans, c’est pas mal, non ?

Mardi 20

Et de 3 !!! Je parle des échardes. Cette fois c’est Pierrot le coupable, je veux dire ‘Pierre de Ronsard’. J’ai effectivement taillé quelques rosiers, il est temps de m’activer mais c’est toujours à reculons. Bon, je crois que je vais me décider à mettre des gants…
2 barrières sont refaites mais je ne suis pas au bout de mes peines.


Nettoyage de la porte bleue (c’est certainement une vieille porte d’église) et pulvérisation de bouillie bordelaise (bleue « flashy »). A propos de bouillie bordelaise, j’en pulvérise sur les troncs de certains arbustes qui ne me semblent pas très sains (Pittosporum tobira, Choisya…). Cette fois, c’est la non colorée…

Mercredi 21

2ème tonte du gazon
Taille de 2 Leycesteria formosa. Ils sont rabattus à 80 cm environ en ne gardant que les plus grosses tiges. L’un des deux pousse sur le trottoir près de l’entrée. Le cadeau d’un petit zoziau !
La saison au potager commence ! Ne rigolez pas… Plantation de 6 batavia rouges et de petits oignons verts pour accompagner la salade en juin. Et semis d’un petit carré de cresson alénois. Avec ça, j’ai déjà occupé un bon tiers du potager !
Taille de rosiers (avec des gants !). Il faudrait terminer cette semaine car ils démarrent véritablement, mais certains rosiers arbustes demandent plus d’une demi-heure de travail.

Jeudi 22

Quand on se balade dans le jardin, à cette saison ou pendant l’hiver, on a l’impression qu’il n’y a pas beaucoup de rosiers car ils sont au milieu des arbustes et vivaces. Ils jouent la discrétion mais quand il faut les tailler c’est autre chose ! Ca n’en finit pas et pour être franc, c’est la corvée !
Donc aujourd’hui dix ont été taillés. Je compte terminer demain… et passer à autre chose !
A nouveau une bonne heure de broyage. Heureusement que le broyat obtenu est intéressant parce qu’on ne peut pas dire que les séances de broyage soient particulièrement passionnantes. Encore une corvée !
Petite séance de désherbage pour me détendre… Vous ai-je dit que c’était mon occupation préféré au jardin ? Ne criez pas… et ne me demandez pas de venir désherber chez vous car ici il y a de quoi faire et j’ai à peine terminé que je dois à nouveau recommencer !

Vendredi 23

Je suis déboussolé, décontenancé, déconcerté, dépité, dégoûté, déprimé, presque désespéré. J’ai le moral dans les chaussettes. C’est sûr, je vais péter un câble. Je vais vous dire ce qui ne va pas mais à une condition : vous ne rigolez pas. J’interdis tout sourire même en coin. D’accord ? Alors je le dis mais j’ai la honte : cet après-midi j’ai découvert le bac de la fontaine vide ! Je remets de l’eau et en début de soirée le bac est à nouveau à moitié vide. Pourquoi ? Il ne peut pas y avoir de fuite ! Aucune possibilité de fuite au niveau du bac… pas possible au niveau du tuyau… Alors d’où ça vient nom d’un chien ? J’ai vérifié : aucun troupeau de vaches venant se désaltérer, aucun voisin malveillant assoiffé à la recherche d’eau pour son jardin ou pour noyer son « Ricard ». Je n’y comprends rien !
Je préfère ne plus y penser et il vaut mieux terminer la taille des rosiers. C’est l’occasion d’entourer deux rosiers arbustes qui ont tendance à s’avachir, notamment ‘Stanwell perpetual’ (méfiez-vous de celui-là : ses milliers de petites épines sont redoutables).
Pulvérisation de bouillie bordelaise sur les pieds de certains vieux rosiers dont le bois semble « fatigué ».
Le Pittosporum tobira ‘Variegata’, depuis un ou deux ans, a perdu de sa superbe. Je vous l’avais déjà dit. Or j’ai découvert de la fumagine et les coupables sont sous les feuilles : des cochenilles ! Il aura fallu attendre plus de 30 ans de jardinage pour avoir des cochenilles et de la fumagine ! Une pulvérisation d’un produit anti-cochenilles s’imposait. L’an dernier j’avais découvert de la fumagine sur les camellias donc ils vont avoir droit à une pulvérisation dans quelques jours.
Semis d’un petit carré de persil pour remplacer celui de l’an dernier qui est un peu clairsemé.

Samedi 24

Devinez ce que j’ai trouvé ce matin ? La fontaine vide ! Comment avez-vous deviné ?

Après un très gros juron (ça libère !), j’ai regardé d’un peu plus près et même de très près… et j’ai trouvé la raison. Celle que je cherchais depuis plusieurs mois car il est fort possible et même quasiment certain que le problème existait avant que je ne la refasse il y a quelques jours. La raison est d’une évidence et je ne comprends pas que je n’y ai pas pensé plus tôt. Encore eut-il fallu que je me mette à genoux et que je mette mon nez sur le « bec verseur » en bambou. Au lieu de pencher vers le bas, il monte si bien qu’un mince filet d’eau revient vers l’arrière ! Si j’avais bossé du temps de Louis XIV à Versailles pour installer les fontaines du patron, je n’aurais pas donné très cher de ma peau. Non, pas la tête !!!
Demain j’avise pour voir ce que je peux faire pour éviter de la démonter…

Nouvelle bourse d’échanges. Pour la première fois, j’arrive les mains dans les poches et je repars… les mains dans les poches. Alors, pourquoi y aller ? D’une part, si l’organisateur (un bien grand mot car c’est la seule activité qui ne me demande aucune préparation) est absent, ça fait désordre. D’autre part, ça fait du bien de papoter avec les copains et copines et ça évite de penser à des problèmes de fontaine pourrie !

Après la bourse d’échanges, je file dans un jardin pour prendre des photos d’un arbuste à floraison verte (conférence sur les fleurs vertes en juin). C’est un Ribes laurifolium ’Amy Doncaster’. Je ne connaissais pas du tout (faut dire que les Ribes...) mais celui-là est étonnant. En plus il n’a pas du tout le feuillage du groseillier à fleurs. Mais quand un jardinier se trouve dans le jardin d’une jardinière, forcément ça papote de jardinage (après avoir bu un coup bien sûr… il fait chaud en ce moment donc faut bien se réhydrater !). J’ai découvert un autre arbuste superbe : Prunus incisa ‘Kojono-Mai’ et un épimédium orangé (nom inconnu mais je vais chercher). Ces deux-là un jour seront dans le jardin, c’est sûr ! Faut-il vous dire que je reviens avec un certain nombre de photos ? On ne se refait pas !

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Pas mimi cet épimédium que j’aurai un jour ici ?
Mais il me faut son nom !

Dimanche 25

Cette fois c'est dans le bon sens !
Deux heures pour réparer mes âneries. J’ai limité les dégâts en enlevant 3 ou 4 pierres sur l’avant de la fontaine pour pouvoir incliner le tuyau vers le bas. Autre avantage : l’eau tombe de moins haut donc moins de bruit. Bon, je ne dis plus rien et cette fois-ci, j’espère que c’est bon car j’en ai un peu ras le bol de monter, démonter, remonter, démonter, remonter…. C’est un tantinet fatigant.
Il fait une chaleur anormale pour un mois de mars et dans la serre, même si elle est largement ouverte dans la journée, il fait beaucoup trop chaud car le soleil cogne sur les vitres depuis que la voisine a eu la bonne ( ?) idée de raser ses arbres et arbustes juste derrière la clôture. Les panneaux au plafond, en plastique à bulles pour protéger du froid l’hiver, sont remplacés par les ombrières. Il va falloir en ajouter sur le côté pour protéger une tablette où les boutures souffrent.
Le carré de graminées est enfin nettoyé. Celles qui sont caduques (feuillage jauni tel que Miscanthus) sont rasées. Les persistantes dont une partie du feuillage reste vert (Stipa gigantea…) sont peignées pour enlever le feuillage jaune. Le feuillage enlevé est passé dans le broyeur et le broyat recouvre la terre entre les plants.
Hier, il eut été étonnant de ne pas revenir du jardin visité avec quelques plantes. C’est ainsi que j’ai planté deux Hellébores foetidus (c’est une espèce d’hellébore que je ne réussis pas bien) et des violettes à feuillage pourpre. Elles sont mises dans un pot en attente de plantation dans le « jardin noir ». Pas sûr que ce soit une excellente idée car les violettes, si elles se plaisent, sont de vraies pestes. Il y a plus de 30 ans, j’ai mis des violettes sauvages prises dans un sous-bois proche d’ici. Je continue encore à en arracher aujourd’hui ! Impossible de s’en débarrasser !!

Lundi 26

Pas beaucoup de temps pour jardiner (préparation d’un nouvel atelier à la Société d’Horticulture). Le matin, à peine plus d’une heure pour faire quelques bricoles :
- Récupération de plants de Milium effusum ‘Aureum’ (une graminée jaune pour éclairer un coin ombragé). Ils remplacent une autre graminée dans deux pots bleus. Pas mécontent du résultat car dans quelques semaines, le feuillage devrait mesurer 30 cm environ. Ensuite viendront les épis. Des petits plants semis spontanés) sont mis dans plusieurs godets. Ils feront bien un jour le bonheur de quelques jardiniers !

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Entre les deux pots, une autre graminée jaune :
Luzula sylvatica "Aurea"



- Taille à 2 ou 3 yeux donc à moins de 30 cm de deux cornus alba, l’un à feuillage marginé de blanc, l’autre de jaune. Ce sont des arbustes à tailler très très court au démarrage de la végétation.
Et il fait toujours aussi chaud et le soleil « cogne » toujours sur la serre. J’ai trouvé la solution pour protéger une tablette. A faire demain.

Mardi 27

Un ombrage supplémentaire est ajouté dans la serre. Il est fait pour protéger une tablette qui se trouve du côté Sud. Les boutures auront moins chaud !

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Les flèches indiquent la nouvelle ombrière sur la partie verticale de la serre...
qui protège les boutures sur la tablette.

C’est l’occasion de faire un peu de nettoyage : il consiste surtout à supprimer les pots de boutures ratées. Par contre, je rajoute de nouvelles boutures : clématite jackmanii ‘Alba’ et Fuchsia procumbens ‘Variegata’ (un Fuchsia rare auquel je tiens tout particulièrement). A souhaiter que ces dernières réussissent car je sais à qui elles sont destinées. Mais je n’en dis pas plus car ce sont deux lectrices assidues de la chronique. Avec un peu de chance, elles oublieront de lire ces lignes ! Des pots sont sortis de la serre, notamment deux grosses potées de ce Fuchsia. Il faut bien faire du vide car les plantes les plus solides peuvent résister hors de la serre et s’endurcir. Cela dit, il y a intérêt à rester vigilant.

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L’intérêt du Fuchsia procumbens ’Variegata’ est essentiellement son feuillage.

Sur le trottoir, dans une grande lessiveuse, il y avait une Centaurée cineraria depuis 3 ans. Mais deux tempêtes plus le gel en sont venus à bout. Bien entendu pour certaines plantes à risque, je fais toujours des boutures. La Centaurée défunte est donc remplacée.
Remise en place de 2 nichoirs. Aurons-nous cette année encore une nichée de mésanges ? Je vais arrêter de donner à manger aux oiseaux car avec le beau temps, cela n’est plus utile.
A propos de ce soi-disant beau temps (pour moi le beau temps serait en ce moment quelques journées de bonne pluie !), outre le fait qu’il transforme la serre en sauna, il grille les fleurs plus vite que prévu. Les narcisses sont en fin de floraison et je déteste cette période où il faut passer dans toutes les plates-bandes pour couper les narcisses fanés pour les mettre au compost.
Il va falloir mettre en place dans les plates-bandes toutes les plantes qui sont en attente devant la serre (sans compter celles qui y sont encore) et continuer à déplacer celles qui ne sont pas là où elles devraient être. J’avais commencé à l’automne mais il faut maintenant terminer sans tarder. Autant dire qu’il faut reprendre chaque plate-bande et voir les modifications à apporter. C’est un gros boulot et souvent une belle prise de tête et cela commence par un nettoyage minutieux. Le problème à cette époque est que certaines vivaces sont encore sous terre donc, même si on connaît bien son jardin, on risque de planter à des endroits où il existe déjà des plantes. Bref, c’est l’objectif des prochaines semaines.

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Une petite partie des plantes à mettre dans les plates-bandes !



Aujourd’hui, j’ai donc commencé par… le début, c’est-à-dire devant la maison. La moitié de ce coin plein Sud est remis en état. Entre parenthèses, jardiner plein Sud en plein soleil fin mars quand il fait un temps du mois de juin, n’est pas forcément ce qu’il y a de mieux. Sans compter qu’il y a aussi ce fichu trottoir qui demande à être désherbé (pas de désherbant ni de désherbeur thermique car les Ipheion sont en fleurs !). A cette époque, désherber réserve bien des surprises car on voit ce que l’on ne voit pas habituellement. Avoir le nez au ras du sol, permet de découvrir les petits trésors qui sortent de terre…

Mercredi 28

Peu de temps pour jardiner.
Juste deux petites heures pour :
- diviser une plante aquatique des tonneaux pour faire une potée mise dans le bac de la fontaine. Une laitue d’eau est ajoutée.
- broyer les déchets d’hier (mine de rien, j’obtiens une belle brouette de broyat mise sur la plate-bande nettoyée).

Jeudi 29

Peu de temps pour jardiner, une fois de plus… Mais le trottoir devant la maison est propre… Pour combien de temps ?

Vendredi 30

Entre la cabane et le rosier arbuste ’Cornélia’ qui fleurit rose, une clématite d’été s’imposait (interdit de se moquer !). Mais laquelle ? Pas de coloris trop foncé, pas de blanc, pas de jaune… un coloris convenait : le bleu pâle. Ce matin, ‘Blue Angel’ (qui existe déjà dans le jardin, mais c’est la grâce, la délicatesse…) était en vente à un prix attrayant dans un magasin à deux pas d’ici. Pourquoi résister ? Elle ne demande plus qu’à pousser !
_ Plantation d’une Campanule garganica ‘Dickson’s Gold’ devant la cabane. Elle existe aussi déjà dans le jardin mais son feuillage persistant jaune à mi-ombre est superbe.
Plantation d’une succulente (très certainement une Crassula) dans un pot posé sur une table de salon. Elle remplace une succulente qui n’a pas aimé l’hiver.
A l’automne j’avais, sur des plans du jardin que je vous avais montrés, écrit les noms des plantes à déplacer. Certaines ont bien changé de place mais ce n’est pas terminé. Pour continuer, il fallait que je fasse l’inventaire de toutes les plantes en pots qui se trouvaient (ou pas d’ailleurs) dans la serre et qui sont suffisamment solides pour rejoindre les plates-bandes. La liste est impressionnante. Faire cette liste m’a permis de faire des découvertes : les plants de Silphium perfolatium ont déjà de belles feuilles (c’est une plante que j’ai ratée deux fois, mais là c’est en bonne voie… ça sert d’être têtu !), les boutures de Silène fimbriata, de Fuchsia microphylla, de Jovellana violacea, d’Halogaris erecta ‘Wellington Bronze’ sont superbes. Yesssss… Merci Jérôme…
Le nettoyage du jardin à l’avant de la maison est pour ainsi dire fini. Le coin sur le côté également. La bruyère arbustive avait presque terminé sa floraison. Elle est taillée ou plutôt remise en forme pour qu’elle reste compacte et ne dégarnisse pas. Il y a quelques années, j’avais été obligé de la raser au niveau du sol car, insuffisamment taillée, elle était devenue très laide.

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La bruyère avant...
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... et après.


Samedi 31

Ce matin atelier semis. Comme l’an dernier cet atelier ne comprenait que 10 « apprentis ». Je ne veux pas plus de 10 personnes pour pouvoir travailler dans de bonnes conditions. Chaque personne apporte au moins deux paquets de graines de son choix (j’avais choisi du lin vivace et des ipomées bleues). Bien entendu, on s’échange les graines. J’ai donc fait en plus un semis de petites ancolies bleues. Bref, on a passé encore un bon moment. Merci Henri pour d’avoir encore animé cet atelier. A refaire… En tant qu’instigateur de l’atelier, j’y assiste à chaque fois : c’est sûr, je vais un jour devenir un pro du semis ! A lire : 3 articles écrits il y a 12 ans avec l’aide d’Henri. Quoi ? 12 ans ? Démoralisant !!!

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C’est du sérieux !!!


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Henri, notre maître à tous...
en pleine démonstration.


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Et maintenant, au boulot !


Je suis revenu avec une bouture à enraciner d’Aeonium. Celui-ci est vert. On verra bien…
Semis le matin… mais aussi semis de 4 variétés différentes de Salvia patens. L’année dernière, à mon grand étonnement, j’avais réussi les semis. Il restait des graines… autant les semer. Je ne sais pas si les plants de l’an dernier vont ressortir. Jouons la prudence.
Le jardin devant la maison est vraiment terminé. Il faudra ajouter quelques plantes en réserve devant ou dans la serre pour boucher les trous. Plantation d’un Geranium cinereum ‘Subcaulescens’. C’est un petit géranium que j’aime beaucoup. Je l’ai déjà planté ^plusieurs fois, mais j’ai du mal à le garder. Pas certain de l’avoir planté au bon endroit. A revoir peut-être demain.
Quand je dis que le jardin devant est nettoyé, je veux dire aussi que la bordure de la pelouse a été faite. Il va falloir d’ailleurs toutes les faire !
A propos de pelouse, vu le temps actuel, il est hors de question de scarifier car c’est griller la pelouse à coup sûr. Il faudra attendre sinon le faire seulement à l’automne. Il faut absolument de la pluie après la scarification sinon c’est la catastrophe, j’en sais quelque chose.


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Un jardin breton en mars 2012

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