Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en octobre 2012

Lundi 1er

Terminé (pour 3 ans... ou 4)…
Les deux dernières barrières sont finies. Je vais ces jours-ci (dès que le beau temps va revenir) toutes les badigeonner d’un produit qui protège le bois et qui pue la chimie à plein nez. C’est celui qui avait été mis sur le plancher de la cabane. On verra si elles dureront plus longtemps.
Broyage des déchets et tailles de ces derniers jours. Encore deux brouettes de mulch à répandre.

Mardi 2

Il flotte dans le jardin comme un léger fumet de produit dérivé du pétrole : toutes les barrières ont été enduites de ce produit qui accroche bien les narines et les mains si on oublie de mettre des gants. Quant aux anciennes barrières, elles vont retourner ces jours-ci au jardin… mais sous forme de cendre car elles sont passées ce soir dans la cheminée. Une belle flambée !
Depuis plus d’un mois, la porte grillagée de l’enclos des poules ne tient plus ou plutôt tient par l’opération du St Esprit. Mais oui, il est encore là celui-là. Quand je vous dis qu’il est partout dans le jardin… même dans le poulailler ! Y’a que les poules qui y sont insensibles parce que question esprit, pour les nunuches c’est pas trop ça ! Il y a quelques temps la nègre-soie refusait de sortir, maintenant c’est la grise. Elles vont me faire tourner chèvre !
Je disais donc que la porte de la luxueuse propriété de ces deux cocottes de luxe était en piteux état. La réparation est commencée.

Mercredi 3

Mais pourquoi faut-il, quand je bricole, et que je prévois une heure de travail, en réalité 3 heures après je n’ai pas terminé ? J’étais parti réparer la porte de l’enclos des poules pour un petit moment… je suis revenu en fin d’après-midi juste avant le déluge (ça c’est bon pour le gazon). Il reste à re-lasurer le poulailler. Il a été fabriqué avec des palettes il y a 11 ans (quoi ? 11 ans ? sans commentaire…) et il vieillit bien (qui a dit « mieux que moi ? »).

Jeudi 4


Une petite heure est consacrée au poulailler : quelques réparations car à certains endroits des planches donnent des signes de fatigue et le poulailler est recouvert du produit qui embaume. Pour la lasure, on verra la semaine prochaine.
Pour travailler tranquillement, j’ai mis les poules dehors (pas contentes les demoiselles !) et en plus j’ai fermé l’entrée du poulailler pour les obliger à rester dans le jardin. Bien sûr au bout de 10 minutes elles reviennent dare-dare en caquetant à qui mieux-mieux. Mais l’ambiance a vite été plombée en découvrant la porte fermée. Et une poule qui ne s’attend pas à découvrir la porte d’entrée de son logement fermée ça vaut son pesant de cacahuètes ! C’est sûr ce n’est pas une poule qui a inventé l’eau chaude mais j’aime ces bestioles : elles me donnent l’impression d’être intelligent !

Lundi 8

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Rabdosia longituba ’Noshoku’

Après un week-end humide, retour dans le jardin très-très humide… car il pleut !
Peu d’achats cette année lors d’une manifestation horticole. :
- 2 graminées : une Molinia caerulea ‘Karl Foerster’, une austrostipa ramosissima
- un Rabdosia longituba ’Noshoku’.
Il y a exactement 2 ans aux « Plantes en fête » (plus humides encore que cette année !!!), on avait acheté cette merveille qui n’a jamais voulu réapparaître au printemps 2011. Depuis je la cherchais désespérément. Oui, j’étais bien au bord du découragement et même, on peut le dire, du désespoir, quand soudain sur un des stands une Rabsoda était à mes pieds et me tendait ses petites branchouillettes et ses feuilles frémissantes de bonheur de m’avoir trouvé. C’est une vivace pour l’ombre à floraison bleue à l’automne.
- un Iris noir ‘Before The storm’ et une Salvia aurea ‘Kirstenboch’ (je suis allé voir chez mon pote Google et cette sauge a l’air très belle, mais est-elle vraiment rustique ?).
Aujourd‘hui je me contente de
- bouturer le Physocarpus ‘Diable d’Or’ (des rameaux apportés par une personne pendant le week-end. Elle savait que je souhaitais avoir cet arbuste)
- replanter dans le jardin « noir » le Phormium tenax ‘Platt’s Black’, les deux dahlias ‘Candy Eyes’ et ’Twynings After Eight’ et Saxifraga fortunei ‘Black Ruby’.

Mardi 9

3 jours de pluie consécutifs… on en ajoutera un quatrième aujourd’hui avec un beau déluge en début d’après-midi. A tel point que la gouttière au Nord déborde sur toute sa longueur. C’était déjà le cas lors des dernières pluies. Vous pensez bien sûr qu’elle a été nettoyée depuis ? Et bien non !!! Et donc, comme d’habitude, c’est sous le déluge que je me décide à agir. Mais si j’avais été raisonnable, que vous aurais-je raconté aujourd’hui ? Que j’ai profité du petit père Gaspard (pas l’Epimédium… le vrai, la merveille en chair et en os) dans son parc près de moi ? Vous vous en fichez et vous avez raison mais quand on jardinera ensemble, il m’aidera même peut-être à rédiger cette chronique !

Mercredi 10

Ma femme est heureuse !!! Comment pourrait-il en être autrement puisque le Corydalis flexuosa vient de sortir de terre en faisant un nouveau feuillage. Oui, c’est une plante curieuse qui disparaît à la belle saison et réapparaît à la mauvaise. Je n’aime pas le bleu pisseux de ses fleurs (ça se dit bleu pisseux ?). Le Corydalis a toujours été source de conflit entre nous deux. J’ai déjà eu la chance de rater cette plante 2 ou 3 fois, mais là ça prend une mauvaise tournure pour moi et je crains le pire !
Quelques plantations :
- Une pivoine rose simple
qui m’a été donnée par une adhérente lors des « Plantes en fête ». Sympa non ? Ici les pivoines végètent et je sais pourquoi ( !), mais cette fois elle est plantée dans un endroit dégagé où elle devrait se plaire. Quand on nous fait un cadeau, j’ai toujours un peu l’angoisse de ne pas réussir la plante et qu’en plus la personne me demande des nouvelles.
- le Muehlenbeckia panaché acheté il y a un mois. Il semblerait que ce soit un M. axillaris ‘Versicolor’ ou un M. complexa ‘Versicolor’. Ce qui n’est pas la même chose car le premier reste tout petit et l’autre fait plusieurs mètres ! Il est planté au pied du Camellia ‘Cinnamon Cindy’ pour habiller le pied dégarni. Surprise… surprise.
- le Rabdosia longituba ‘Noshoku’ est planté à un autre endroit qu’il y a 2 ans, au Nord à la sortie du bureau. Je peux mieux le surveiller et en plus à cet endroit il ne peut pas ne pas se plaire.


- Dans le jardin noir : les 2 sedums ‘Linda et Rodney’ et ‘Black Beauty’ qui avaient servi pour le stand, l’Iris noir ‘Before The Storm’ et… la bonne quinzaine de plants d’Ajuga reptans ‘Black Scallop’ pour faire un tapis noir sous le fusain (Euonymus alatus ‘Compactus’).
J’en profite pour nettoyer entièrement le jardin « noir » qui, en particulier, était recouvert (et le sera encore) par les feuilles jaunes tombées du Gleditsia ‘Sunburst’.
A propos d’Euonymus alatus ‘Compactus’, il m’inquiète : la moitié des branches ont des feuilles grillées mais les tiges semblent saines. Un coup de chaud en août ?
Il est recouvert par une clématite absolument superbe (et même plus que superbe). Ce sont des petites urnes de moins de 2 cm de long. Elle est d’une vigueur extraordinaire alors que l’on pourrait penser que cette petite merveille fasse un peu sa chochotte. Je vous ai déjà parlé d’elle mais elle mérite que j’en remette une couche.

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La clématite lasiandra


Jeudi 11

Des araignées de jardin il y en a partout et j’ai dû me fracasser aujourd’hui dans 5 ou 6 toiles avec ou sans bestiole (plutôt souvent avec et un de ces jours, c’est sûr, je vais en avaler une !).

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Qu’est-ce qu’elle a ma gueule ?

A la télévision, on appelle ça des séries : Dexter saison 1, saison 2, saison 3… Ici ça s’appelle des feuilletons. Il y a « la fontaine qui fuit » saison 1, saison 2… « le chauffage de la serre » saison 1… on entame la saison 4 avec la grande question qui tient le monde du jardinage en haleine : faut-il acheter avant ce nouvel hiver un radiateur avec thermostat électronique ? à bain d’huile ou pas ? Cet après-midi, je suis allé voir dans un magasin s’il y avait encore un modèle avec thermostat électronique encore en vente. Stock épuisé… Le suspense est à son comble. Rendez-vous dans une semaine avec une nouvelle offre apparemment intéressante pour la suite de ce feuilleton palpitant.
Reprise du nettoyage du jardin en commençant comme d’habitude par le coin devant la maison. Mon but est en même temps de planter, transplanter… bref de préparer le jardin pour le printemps prochain. L’Hebe microphylla est taillée. Elle forme une belle boule d’environ 80 cm de diamètre. La taille a été faite au sécateur puis à la cisaille à buis. Dans cette boule pousse deux branches de Bignone. Cette Bignone a été supprimée il y a environ 10 ans quand le revêtement de la maison a été refait. Régulièrement des rejets sortent de terre. Je rase mais elle ne veut pas mourir. Alors, peut-être qu’un jour sera-t-elle autorisée à reprendre sa place. Elle était superbe…

Vendredi 12

Juste le temps de faire un peu de broyage.

Samedi 13

Aucun jardinage pour cause de bourse d’échanges. Pour la première fois depuis presque 20 ans je suis arrivé les mains dans les poches et reparti… les mains dans les poches !
Mais non, ne vous inquiétez pas pour moi, tout va bien !

Dimanche 14

Pas peu fier le gars. Pour un peu il aurait fêté ça avec fanfare et majorettes, mais il sait rester simple… (je n’ai pas dit simplet !). Mais quel est donc cet évènement si extraordinaire qui mérite tout cet émoi ? La plantation d’une fougère !!! Mais pas n’importe quelle fougère… Un Polystichum setiferum ‘Plumoso-multilobum’ obtenu par bouturage de feuille. La bouture a été faite le 18 mai de l’an dernier. Elle provient du jardin d’une amie d’une amie ! Deux boutures ont pris. C’était la première fois que je réalisais une bouture de feuille, bien persuadé de n’avoir aucune chance de réussite. C’est bien ça mon problème : je doute trop de mes talents !
Pour redevenir un peu sérieux (mais pas trop), la plus belle des deux boutures a été plantée dans le jardin devant la maison entre un Fuchsia magellanica ‘Alba’, une Grisellina littoralis et un Cotoneaster.

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Pas cocotte la petiote ?

Nettoyage (suite) du jardin devant la maison. Une grosse touffe d’œillet mignardise trop à l’ombre est supprimée et remplacée par 3 Alchemille mollis récupérées dans un coin du potager.
Bouturage de l’œillet mais aussi de la Salvia ianthina. J’aimerais bien planter dans un coin plus ensoleillé du jardin une autre touffe de S. ianthina. Sera-t-elle encore plus florifère ? C’est vraiment une superbe sauge à la floraison d’un bleu… comme j’aime le bleu.
Ce matin, une personne nous a donné des feuilles de Streptocarpus pour faire des boutures. Fort de ma réussite pour les fougères, je vais tenter le coup pour cette plante d’appartement. Il paraît que c’est très facile. Pas bon signe car c’est là que je rate en général. C’est un peu comme pour les plantes inratables… que je rate !

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Boutures de feuilles du streptocarpus. Pas sûr de la technique... on verra.

Mardi 16

Je ne tolèrerai aucun sourire en coin, aucun ricanement ni petit rire sournois… Silence dans les rangs ! C’est-à-dire que ce matin, je suis allé acheter un nouveau radiateur soufflant qui, comme le tout premier, est à écran digital. D’où réglage de la température minimum et température maximum. Actuellement la température la nuit ne descend pas en dessous de 10°C donc il est toujours dans la maison bien au sec (le point faible de l’écran digital est l’humidité). A 19,99 € c’est bon… à 20 € je ne sais pas si je me serais laissé tenter ! Inutile de vous rappeler que c’est le 4ème : le premier est mort et les deux derniers ne m’ont jamais satisfait. Il y a des gens qui collectionnent les timbres, on les appelle des philatélistes… les collectionneurs de radiateurs s’appellent comment ? Des timbrés ! OK, merci…
Journée graminées : La plate-bande que l’on peut considérer comme centrale dans le jardin contient un grand carré de graminées. J’avais envie de l’agrandir en habillant un rosier arbuste ‘Félicia’. Ainsi ont été plantés : Austrostipa ramosissima, Miscanthus purpurescens, Molinia caerulea ‘Karl Foerster’, Uncinia rubra, une graminée inconnue, Carex buchananii.

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Les graminées à planter

Dans un autre coin sont plantés 2 Millium effusum ‘Aureum’ et demain 2 autres seront mis dans le coin de la cabane (ces 4 plants proviennent de semis spontanés).
Broyage et une brouette de mulch est répandue entre les graminées.
Le nez dans les graminées, j’entends le voisin me dire « vous n’auriez pas perdu une petite poule grise ? ». Ben tiens, tu m’étonnes, ça fait une heure qu’on la cherche ! Elle était chez lui dans son jardin de l’autre côté de la rue. Pas besoin d’aller chercher bien loin la raison : un chat tigré qui, la semaine dernière, a déguerpi le jet d’eau au cul… Bref, je vais devoir enseigner à ces nunuches comment se défendre. Mais comment expliquer à une poule un sport de combat ? Pauvre Rosalie, avec son caractère de vieille poule acariâtre mais attachante, aucun chat n’approchait. N’est-ce pas ‘La Glu’ ?
Il y a des gens qui font des kilomètres à pied pour trouver des champignons. Nous, il aura fallu faire un mètre à la sortie du bureau pour ramasser 5 ou 6 coulemelles. Après vérification par le pharmacien, c’est bien une espèce de coulemelle qui, au pire, peut provoquer des troubles gastriques. Mais ayant, d’une part, un estomac à toute épreuve et, d’autre part, un goût immodéré pour les champignons, je n’ai pas hésité bien longtemps ! Un régal… et jusque là ça va merci !

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Des coulemelles séparées par des Cyclamens de Naples... vous voyez ça en forêt ?

Bizarre tout de même qu’après 35 ans des coulemelles apparaissent au pied de la maison. Il faut tout de même savoir qu’il y a 35 ans, là où est actuellement le fond du jardin, il y avait ce champignon en grande quantité. Je me souviens encore de cette ventrée mémorable de coulemelles. Et puis elles ont disparu pour cause de culture de maïs et de labours.

Mercredi 17

Il y a dans un jardin des coins que l’on aime, d’autres moins et puis il y a ceux que l’on ne sait pas aménager. Il y a toujours quelque chose qui ne va pas. Ici c’est le cas et notamment les plates-bandes au fond du jardin et principalement près de la cabane (oui, la cabane au fond du jardin !).
Un bon nettoyage et un ré-aménagement sérieux s’imposent. C’est commencé mais la pluie vient calmer mes ardeurs. Ici, depuis 15 jours, c’est pluie, vent, pluie, vent et re-vent et re-pluie. Lassant.
Repli dans le garage pour refaire les panneaux de plastique à bulles mis au plafond de la serre. Ils étaient à l’intérieur et sont tous dans un piteux état. La raison ? les bougies l’hiver… le plastique ça fond ! Je vais les mettre sur le toit à l’extérieur l’hiver (à mon avis ils devraient mieux protéger du froid) et à l’intérieur l’été (pas de bougies).

Jeudi 18

Toujours dans le même coin près de la cabane. La haie du fond a pris un sacré coup de vieux : les arbustes sont beaucoup trop hauts et les pieds sont dégarnis. Une taille sévère s’impose. Elle s’impose même depuis plusieurs années mais la flemme… J’ai donc commencé à tailler un Elaeagnus pungens ‘Maculata’. Oui, je sais, celui-là est une vraie plaie avec ses épines. J’ai donc passé plus d’une heure à tailler (et je n’ai fait que commencer !) mais plus de deux heures à broyer ! Il me faut encore largement autant de temps pour qu’il soit à peu près tel que je le veux. Et il n’y a pas que lui !

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Et dire qu’il faut passer tout ça dans le broyeur ! Les plus grosses branches sont passées ce soir dans la cheminée... et les cendres retourneront au jardin pour faire pousser des arbustes qui passeront dans le broyeur... etc... etc.

Mon Dieu quel bonheur de pousser avec mes petits doigts potelés les branches dans la goulotte du broyeur en faisant attention aux épines ! Bon ça va, je n’avais pas mis de gants. Et alors ? C’est pas raisonnable ? C’est vrai mais le jour où je serai vraiment raisonnable, il y aura de quoi s’inquiéter !

Vendredi 19

Nettoyage tout autour de la cabane. Mais j’ai toujours l’Elaeagnus dans le collimateur. Il ne va pas s’en tirer comme ça mais je m’accorde une petite pause car une journée comme hier n’a rien d’enthousiasmant. Récupération de tubercules d’Iris chrysographes (depuis le temps que je veux les changer d’endroit) et au passage suppression d’une belle touffe de Montbretia (de quoi faire le bonheur de quelques personnes demain à la fin de la conférence sur les lobélias.
Bien entendu, la journée se termine par une séance de broyage et à ce propos j’en ai une bonne à vous raconter…
C’est bien hier que je vous disais que je m’obstinais à broyer sans gants ?
Âmes sensibles, abstenez-vous de lire ce qui suit…
C’est l’histoire d’un mec… qui est jardinier et qui ne met jamais de gants. Et c’est l’histoire d’une canne de bambou qui refuse de mourir broyée par un Viking. Et que fait donc la canne de bambou rebelle ? Elle ressort du broyeur, propulsée par les lames, et rencontre le pouce du mec jardinier … qui explose (presque). Le sang gicle à gros bouillons (ce qui n’est pas mauvais pour le mulch, il suffirait de le dessécher !), un morceau de chair pendouille et le mec jure un bon coup. Non, il n’y aura pas de photo du doigt endommagé car je ne voudrais pas être responsable de malaises, de chutes dans les pommes. Je vous sais si sensibles à mes malheurs (surtout après l’épisode douloureux de l’épine de rosier plantée dans un os de la main). Je tiens à vous rassurer, je devrais sauver mon pouce. Koh-Lanta à côté de la vie du jardinier c’est vraiment du pipi de chat !
Mon infirmière attitrée me dit que j’exagère ! Heu oui, peut-être un peu… mais un peu seulement.

Samedi 20

Y’a des jours comme ça : pas d’énergie. Et en plus le temps gris et triste qui n’a rien de bien revigorant. Le coup de mou… si bien que l’on a plus envie de jouer sa feignasse que de s’acharner sur le sécateur ou la binette.
Deux toutes petites heures dans l’après-midi suffiront donc pour :
- Broyer les tailles et déchets de la veille
- Faire le dernier panneau avec du plastique à bulles pour la serre


- Nettoyer le potager. Je veux dire le vrai potager c’est-à-dire le petit bout de terre d’environ 1 m² ! Là où se trouvent le persil et quelques salades. Il était envahi de mouron. Et moi dans ces cas là, j’me fais du mouron, surtout si j’ai un coup de mou !

Dimanche 21

Enfin un peu de soleil ! C’est donc l’occasion de passer une couche de lasure sur les raccords et la porte du poulailler. Il faudra bien que je lasure entièrement le poulailler un de ces jours… ensoleillés.
Plantations
- D’une quinzaine d’Iris chrysographes
. Cela fait 10 ans qu’ils étaient dans un endroit un peu trop ombragé. Ils se multipliaient mais la floraison (superbe) était décevante. Cela faisait plusieurs années que je voulais les déplacer. C’est fait. Ils sont au pied de Ghislaine de Feligonde (l’orangé de Ghislaine et le violet foncé des Iris devraient bien se marier). Il manque un couvre-sol mais j’hésite entre plusieurs plantes car à cet endroit l’espace est limité.
- de 5 bulbes de Lis de la Madone (Lilium candidum). C’est toute une histoire ! Au printemps je racontais mon histoire des lis de la Madone à une personne de la SHPA. Vous ne la connaissez pas ? Alors, allez lire cet article « mes plus belles âneries ». Pas glorieux, mais j’assume ! Je disais donc à Jeanine que je suis incapable de faire pousser ces lis depuis mes âneries avec ceux de ma belle-mère. Comme elle est experte dans la culture de cette espèce de lis, elle m’avait promis de m’en apporter. Bien entendu j’avais oublié et samedi matin elle est venue avec un petit sac de bulbes… Bon, j’ai fait tout ce qu’il fallait pour réussir. J’ai même ajouté de la cendre de cheminée car c’est un lis qui aime plutôt les sols calcaires. Or ici la terre est acide. Jeanine, promis, juré craché… je les bichonne !
- 2 plants de Jovellana violacea. Vous ne connaissez pas ? Pas étonnant car c’est un petit arbuste assez peu connu. Je me demande bien pourquoi car il est superbe et apparemment facile à cultiver. C’est dans le jardin de Jérôme Goutier (La Bizerie) dans le Cotentin que je l’ai découvert. Jérôme m’a donné un petit rameau pour faire une bouture. Et j’ai fait une bouture à partir de la bouture. Résultat : deux plants…
En août était apparu un petit mètre-carré de semis spontané. Intrigué et ne comprenant pas ce qui avait pu se ressemer à cet endroit je n’y ai donc pas touché. Il y a peu de temps j’ai enfin reconnu quelle plante s’était ressemé à cet endroit : de la valériane ! Comment a-t-elle pu arriver là ? Par le compost répandu. J’ai coupé les tiges fanées des valérianes du trottoir… vous comprenez la suite ! Maintenant il n’y a plus un seul plant…

Lundi 22

Vous êtes déjà allé(e) jardiner à reculons ? C’était mon cas cet après-midi. Même ambiance que samedi… et même entrain. Mais une fois qu’on est dedans, tout en se disant « vivement ce soir, qu’on se couche ! », on avance quand même et mine de rien une grande plate-bande a été nettoyée. Au passage, j’ai pu constater de près que le Viburnum furcatum ne sera pas encore extraordinaire cet automne. Je me demande s’il se plaît là où il est. Ses feuilles sont grillées sur le bord, ce qui est un progrès car les années précédentes il n’avait plus une feuille à cette période. Il a été acheté pour son feuillage d’automne !!!

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Ce n’est pas pour ce feuillage que le Viburnum furcatum a été acheté

Fin de la journée avec une séance broyage et donc 2 brouettes de mulch. Il faudrait que je compte combien je peux obtenir de brouettes de mulch par mois. En ce moment ça doit bien tourner autour d’une bonne quinzaine.

Mardi 23

J’étais parti avec « mon petit panier sous mon bras » et un plantoir pour mettre en terre 6 bulbes d’Allium ‘Gladiator’ (un peu moins haut que le giganteum). Après mûres réflexions, la place a été assez vite trouvée… dans une plate-bande pas très nette. Comment peut-on planter des bulbes dans un endroit ayant besoin de nettoyage ? Conclusion : retour des bulbes à la maison et nettoyage de la plate-bande. On verra la suite demain.

Mercredi 24

18ème tonte du gazon. A certains endroits la pelouse n’est pas très belle. Elle aurait bien besoin d’un petit coup de fouet…
Le nettoyage de la plate-bande est terminé mais les 6 bulbes d’Allium ‘Gladiator’ sont plantés… ailleurs ! Ben, il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ! (d’où ma technique de changer d’avis de temps en temps pour me donner l’impression d’être intelligent… pas bête non ?)

Jeudi 25

Un peu de nettoyage, sans beaucoup d’entrain (sans commentaire). Le jardinage n’arrive même pas à me vider la tête…

Samedi 27

Hier, visite avec un groupe d’une petite cinquantaine de personnes de 2 jardins et d’une pépinière dans le centre Bretagne (une journée que je ne suis pas prêt d’oublier… mais c’est une autre histoire !). Qui dit pépinière dit quelques achats. On a été raisonnables mais il était difficile de ne pas craquer pour une superbe graminée (Mulhenbergia capillaris) et un sedum. On a déjà en pot le Mulhenbergia dumosa qui est vraiment magnifique. Où mettre la nouvelle graminée ? Un gros pot bleu était disponible car dedans poussait déjà une graminée franchement pas très esthétique (plus proche de l’herbe que d’une plante décorative). Le pot est don vidé et… Ô surprise, dans le substrat il y avait bien au chaud 38 vers blancs, ces bons gros vers répugnants qui font le régal des poulettes ! Ces deux nunuches n’apprécient pas les pâtes au bon beurre breton (Le régal de feue Rosalie) mais les gros vers… elles adorent !

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Ca donne vraiment envie... brochettes ou à la poêle ?


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Pour elles, c’est nature...


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Le Mulhenbergia capillaris. Tiens... un arrosoir, petit cadeau donné hier

Plantation de quelques petits narcisses blancs ‘Thalia’. J’ai découvert ces narcisses l’an dernier et ils sont vraiment très beaux.
Moment solennel : installation du nouveau radiateur (le 4ème) dans la serre car la température dégringole et la nuit on approche des 5°C. Il est réglé actuellement (avec ou sans la télécommande !!! la classe…) pour que la température reste supérieure à 9°C.

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le radiateur

Installation dans la serre d’une patère avec pour décoration des arrosoirs, un cadeau d’amis jardiniers qui sont allés vadrouiller du côté de la Dordogne.

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Sympa non ?

Une petite question que je me pose : comment se fait-il que lorsque des personnes voient des arrosoirs, elles pensent à moi ? Bizarre… J’ai une tête en forme d’arrosoir ?

Dimanche 28

Tous les ans à la même époque, je bouture les plantes moyennement rustiques que j’ai peur de perdre. Aujourd’hui c’est le cas du Plectranthus argentatus et de la Salvia discolor.
Une autre plante gélive est, elle, déterrée et mise dans un pot dans la serre : le Pelargonium sidoides (une beauté fragile…).
Au printemps l’allée de pierres du futur « jardin noir » avait été remplacée par une allée d’ardoises. Les pierres avaient été stockées à la va-vite près du potager là où est rangée la brouette. Elles sont maintenant dans le champ derrière la clôture. Un jour elles pourraient bien resservir. 3 d’entr’elles sont déjà utilisées pour terminer une petite allée.
Ouille, ouille ouille… la température dégringole. En ce moment il fait 4°C (Savoyard, Alsacien… ne rigolez pas) mais dans la serre, le radiateur joue son rôle à la perfection : il fait 9°C.

Lundi 29

Dans le dernier jardin visité vendredi (oui, je ne me trompe pas, c’est bien le dernier…), la propriétaire Mme Defaÿsse m’a donné un plant de Strobilanthes atropurpureus. C’est une grande vivace d’automne pour l’ombre. Pour l’instant elle est mise en pot dans la serre.
Retour près de la cabane pour continuer la taille de l’Elaeagnus et d’un Ligustrum lucidum. Et pour finir, deux heures de broyage. Une journée de m… à tout point de vue !

Mardi 30

Nouveau chapitre du long feuilleton concernant la fontaine…
Il y a le problème des fuites soudaines et incompréhensibles mais le débit baisse de plus en plus car le tuyau doit s’encrasser. Opération débouchage ! Et comment déboucher ? En soufflant comme un malade dans le tuyau 50 fois de suite. Et comme je ne manque pas d’air ( !) ça crachouille beaucoup et le débit est redevenu normal. Il ne rester plus qu’à replacer les 3 pierres enlevées pour dégager le tuyau. Quant aux fuites… Pour un nouvel épisode ? Si vous avez la possibilité de le lire ! Mais c’est une toute autre histoire…

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3 pierres à remettre... et c’est reparti pour un tour :

A nouveau taille des arbustes (Elaeagnus…) dans le coin de la cabane. Il y a encore une montagne de branches à broyer demain. Et je suis loin d’en voir le bout.

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Le nouveau chantier

Mercredi 31

Les pierres sont remises sur le bord du bac de la fontaine. A suivre…
Broyage des tailles d’hier.
Bof, une journée sans grand intérêt et sans enthousiasme.


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