Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en novembre 2013

Vendredi 1er


Un vrai temps de Toussaint : de la pluie toute la journée. Impossible de sortir… Le jardin attendra.
Premier feu de cheminée… L’hiver peut être long : le bois à brûler ne manque pas (et il y aura encore des tailles à faire).

Samedi 2

Un vrai temps de lendemain de Toussaint : après le copieux arrosage d’hier, on a eu droit aujourd’hui au vent. Et comme je déteste le vent, j’ai eu la bonne idée de travailler sur le trottoir devant la maison… plein vent. C’est sûr, ce soir je ne sens pas le renfermé ! J’ai donc une nouvelle fois nettoyé le trottoir à l’avant : désherbage, taille des valérianes et plus légèrement des érigerons karvinskianus (toujours en fleurs). J’en ai profité pour tailler les arbustes qui débordent sur le trottoir. Avec le problème du broyeur qui a rendu l’âme, je suis assez souvent parti à la déchèterie. Très gros problème : la déchèterie ferme aujourd’hui  : elle va être refaite et ouvrira dans 7 mois !!! On fait comment d’ici là ? Pas de souci : il y aura une déchèterie ouverte à 15 kilomètres !!! Pas de commentaires. Je vais donc stocker les déchets dans un coin du champ derrière et dès que le nouveau broyeur sera là, je passerai les tailles dedans pour le rôder.

Dimanche 3

Fête des plantes à une dizaine de kilomètres d’ici. C’est la première fois que l’on y allait… pas de regrets. L’intention n’était pas de faire de grosses dépenses (ras le bol des pâtes matin, midi et soir !) mais on a trouvé notamment une Restionacée (Baloskion tetraphyllum. C’est la 3ème dans le jardin. Bizarre que ce genre de plantes ne soit pas plus connu) et un Bowkeria cymosa (petit arbuste persistant qui fleurit à l’automne. Sur internet je n’ai trouvé aucun autre renseignement intéressant).
Il fallait bien se faire un petit plaisir avec une vivace : on a déniché chez l’excellent "Clos d’Armoise" un Geum coccineum ’Eos’ (une benoîte au feuillage presque jaune... comment résister ?) et une graminée (Mulhenbergia capillaris... il n’y a jamais assez de graminées !).
On a bien fait d’y aller le matin car la pluie est à nouveau revenue. J’ai réussi à m’échapper 10 minutes pour continuer l’inventaire des plantes à mettre en place. Et il reste à répertorier celles qui sont dans la serre ! J’embauche pour les plantations !!!
Ce soir, on a en prime du vent. On se faisait aujourd’hui la réflexion que cette année les feuillages d’automne sont plutôt timides. C’est sûr qu’avec quelques bonnes tempêtes, non seulement il n’y aura pas de feuillages d’automne, mais il n’y aura pas de feuillages du tout. Décidément 2013 a été une année pourrie : pas de printemps, un été qui a grillé le jardin, pas d’automne… Vivement 2014 !

Mardi 5

Pendant deux mois, le mardi, sera réservé au « Shone’s Biawala » (vous vous souvenez ?) donc le jardinage sera plus que limité. Ma sieste étant plus courte que la sienne, je peux m’échapper un petit peu. J’en ai profité pour planter des bulbes de :
- Fritillaires uva-vulpis. Les petites fritillaires sont des vrais bijoux, mais d’une part on trouve très peu d’espèces sur le marché et d’autre part la culture n’est pas toujours évidente. Il y a quelques années, j’avais fait une potée avec ces fritillaires uva-vulpis. J’avais réussi mais ensuite les bulbes ont disparu. Nouvel essai cette fois en pleine terre. Une soixantaine de bulbes sont plantés en 5 endroits différents. On verra.
- Tulipes ‘Queen of the Night’. Si vous êtes aussi bon que moi dans la langue de Shakespeare, vous avez compris que ces tulipes noires (ou plutôt pourpre foncé) ont été plantées dans le jardin noir.
- Crocosmia ‘Lucifer’. Je ne suis pas fan du rouge mais j’aime bien ces grands crocosmias.

Mercredi 6

C’est reparti pour un tour ! Je redémarre par le coin de jardin devant la maison. Mais cette fois, en plus du nettoyage, je vais rationnellement apporter des modifications et des ré-aménagements et, en particulier, augmenter le nombre de petits arbustes car les vivaces, c’est bien mais ça demande un travail incessant et je commence à en avoir un peu marre. La fée du logis (ou plutôt du jardin), c’est bien, mais à plus petite dose.
Il y a une quinzaine d’années, j’avais entouré un bambou par une barrière parpaing-pierres. Or, à ma grande surprise, depuis 4 ou 5 ans les bambous apparaissent dans les 2 plates-bandes voisines. Je n’arrête pas de couper des tiges qui sortent de terre au milieu d’un arbuste ou d’un rosier. A priori, un bambou ne traverse pas un parpaing ou une pierre de 20 cm d’épaisseur. Donc la raison me semblait évidente : des rhizomes sont passés par-dessus la barrière. N’importe qui serait allé voir dès la première apparition de cannes. Moi, il m’aura fallu plusieurs années avant d’aller voir de plus près. Bingo, c’est bien ça. Les rhizomes cavaleurs ont été tranchés sur un côté. Il faut maintenant agir de l’autre côté.

Jeudi 7

En ce moment l’emploi du temps est vraiment chargé (pour faire jeune j’ai envie de dire overbooké).
Un petit quart d’heure par ci, une petite demi-heure par là et j’ai recouvert 3 pots d’un produit de ragréage (voir technique) : un gros pot (basique) en terre cuite pour planter un Acer et deux pots décoratifs venant d’Alsace (poterie de Soufflenheim) en fin de course. Complètement écaillés, ils n’avaient pour avenir que le fond d’une benne à la déchèterie.

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Ca sent la fin de vie !
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Et c’est du costaud !

Samedi 9

Encore peu de temps à consacrer au jardin aujourd’hui. Cela devrait se calmer, et un emploi du temps un peu moins chargé devrait me permettre de retrouver le jardin.
A propos de se calmer, j’aimerais bien une petite pause question pluie et surtout question vent. Je regardais le Liquidambar, qui est quand même un beau monument au centre du jardin : pas besoin de beaucoup de temps pour comprendre où se trouve la mer ! Une moitié côté Ouest est pour le moins chahutée avec des feuilles à moitié grillées.
Un nouveau pot fatigué (écaillé et fêlé !) subit le même sort : une nouvelle jeunesse. C’est mon côté chirurgien esthétique du jardin ! Dommage que l’on ne puisse pas en faire autant pour nous, car normalement ils repartent pour au moins 20 ans !

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Ca sent le vécu...


3 potées de plantes peu rustiques sont rentrées dans la serre (un Fuchsia, une Euphorbe ‘Diamnod Frost’ et un Calocephalus brownii)

Dimanche 10

Retour devant la maison. Il faut absolument que j’aille voir de plus près le bambou cavaleur. J’ai la confirmation : il a trouvé de l’autre côté de la fosse la porte de sortie. Pour être exact, il a même trouvé plusieurs portes de sortie. Les cannes extérieures à la fosse sont coupées à une bonne dizaine de centimètres du sol. Pourquoi si haut ? Parce que je vais mettre dans le trou de la canne un désherbant (un reste de produit bien connu dont je ne citerai pas le nom, je tiens à ma peau !). On verra si c’est efficace pour faire crever les rhizomes qui courent dans les deux plates-bandes. J’en profite pour supprimer les cannes sèches.

Dans l’après-midi, la pluie revient – juste après la sieste réparatrice – et je dois me contenter de terminer de bétonner le pot commencé hier et de planter un Muelhenbeckia dans un des pots terminé.
Du fait du temps pourri, un tas impressionnant de cannes de bambou recouvre la petite pelouse devant la maison.

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Du nettoyage pour les jours à venir...
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La clématite cirrhosa ’Winter Parasol’
forme une guirlande de fleurs sur l’arche. Noël approche !

Lundi 11

Aujourd’hui on a droit à un crachin carabiné !
Sacré bambou : il m’aura bien occupé. Une partie des cannes ira un de ces jours dans la cheminée, une autre passera peut-être un jour dans le futur broyeur.

mardi 12

Ouf, le soleil est enfin revenu. Pas de pluie… pas de vent… Un miracle !
Une petite plate-bande au pied de la maison (plein Sud) est en grande partie à refaire. Avant de passer aux futures plantations, un bon nettoyage s’imposait. Dans un deuxième temps, il faudra déplacer une Salvia licioides (en fait il y a au moins une quinzaine de plants car elle se ressème partout, mais elle est très jolie et je pense faire quelques heureux plus tard), des bulbes de Crinum powellii, un beau plant d’Agapanthe et quelques Iris d’Algérie. Quand le vide sera fait (plus tard), 3 plants de Pittosporum tenuifolium ‘Golf Ball’ seront installés. A suivre…

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Les pots bétonnés sont mis en place
Dans l’un, une Hebe ’Green Globe’ Dans l’autre, le Rubus couvre-sol à feuillage jaune (Rubus parvifolius ’Ogon’)

Mercredi 13

Le Polygonum scoparius est une plante que j’aime décidément beaucoup. J’ai du mal à la bouturer mais on m’a dit il y a peu de temps que les rameaux émettent facilement des racines si on les trempait dans l’eau. Je confirme. Il va maintenant falloir très vite les planter dans du terreau de bouturage car il n’est pas bon de laisser les racines s’allonger.

J’ai passé presque toute ma journée de jardinage dans 3 m² ! Je voulais planter l’Acer palmatum ‘Emerald Lace’ dans le gros pot bétonné dans un coin devant la maison, le long du mur de clôture. Encore fallait-il bien nettoyer, recouvrir de compost. Mais avant, il fallait surtout tailler les arbustes qui sont dans l’espace vert de la résidence et qui sont juste derrière le mur. Entre parenthèses, ces arbustes protègent du vent cette partie du jardin. Ce soir, le pot avec l’érable est en place. Il restera à finir d’aménager ce petit coin. Ce qui ne saurait tarder car il suffit de prendre dans mes listes de végétaux à planter, ceux qui conviennent. Il faut absolument maintenant que j’aménage au fur et à mesure que je nettoie.

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A. ’Emerald Lace dans son pot.

Jeudi 14

Le jardin devant la maison n’est pas encore complètement nettoyé mais on arrive au bout. Et ensuite au programme : prise de tête pour trouver les arbustes et vivaces à planter pour aménager ce coin Sud du jardin.

Vendredi 15

22ème tonte du gazon. Il se refait doucement mais c’est au printemps qu’il faudra agir pour qu’il se refasse une santé.
Encore un tout petit bout nettoyé devant. Le jardinage, c’est comme le bricolage (en tout cas pour moi), là où je pense passer une heure, j’en passe trois !

Samedi 16

Le jardin devant la maison est enfin terminé. Il reste maintenant, avant de continuer, à y faire quelques plantations et réaménagements. Euh... ce qui veut dire qu’il n’est pas terminé !!! Dans la toute petite plate-bande bordant un petit escalier, une graminée à port vertical (Calamagrostis x acutiflora ‘Karl Foerster’) remplace une graminée trop retombante qui étouffait un petit rosier buisson (‘Irène Watts’ ou ‘Gruss An Aachen’ ?). En bas de la plate-bande est ajouté un Pittosporum ‘Golf Ball’. Association d’une boule et d’une plante érigée… on verra.
Une petite partie des tiges de Polygonum scoparius est mise en godet dans du terreau de bouturage. Pour les autres tiges, il faut encore attendre.

Lundi 18

Frigorifié… gelé… congelé. Il ne doit pas faire plus de 8°C !!! Vous vous rendez compte ? Et dire que je connais des jardinières qui, actuellement, attendent la neige. Pas de questions à se poser : elles restent au chaud en attendant le printemps… tandis qu’ici, le jardinage c’est du non-stop.
Dans la petite plate-bande commencée samedi, des plants de Tulbaghia violacea sont ajoutés (un venant d’une bourse d’échanges et trois provenant du jardin mais placés trop à l’ombre). Le Tulbaghia fait partie de ces plantes, comme l’Agapanthe, qui me narguent : elles sont belles et florifères… sauf ici !
4 pots en terre cuite vont subir un lifting au béton coloré. Dans un il y avait une plante exotique qui a rejoint la serre et dans les 3 autres il y avait des toutes petites hostas qui brillent maintenant par leur absence.
On nous a donné la semaine dernière des têtes d’Agapanthe défleuries. Les graines sont récupérées et seront semées au printemps.

Mardi 19

L’informatique et le jardinage passent (le mardi) après le baby-sitting : un match de foot avec des pommes c’est tout de même autre chose !!! 21 mois ce n’est pas trop tôt pour commencer l’entraînement pour une future coupe du monde !
Après un bon match, une bonne sieste, ça fait du bien et pendant ce temps-là je peux m’éclipser pour m’occuper d’un Eleagnus x ebbingei ’Gilt Edge’. C’est un monument qui doit faire au moins 6 mètres de haut comme de large. Il est intéressant car, placé sur le côté de la maison, il protège des vents d’Ouest qui viennent de la mer. Mais il faut de temps en temps le tailler, ce qui n’est pas une mince affaire. J’ai commencé aujourd’hui mais je ne suis pas au bout de mes peines.
A propos de vent, il y a depuis quelques jours un vent du Nord assez glacial pas trop sympathique. Mais ici, le plus souvent, le vent vient de l’Ouest ce qui amène la pluie. Quand ce n’est pas l’un, c’est l’autre. La peste ou le choléra !!!

Mercredi 20

Aujourd’hui, c’est la totale : pluie, vent et en prime une petite fraîcheur bien agressive. Autant dire que mon intervention au jardin a été un peu limitée.
Plantation dans la plate-bande devant la maison de 3 graminées : Muhlenbergia capillaris, Calamagrostis brachitrycha (herbe aux diamants) et Eragrostis trichoides. Un nouveau petit coin de graminées… il en manque une quatrième… à voir.
2 brouettes de compost sont répandues dans deux carrés avant plantations. De quoi ? Aucune idée… on verra ces jours-ci.
Quand on sent l’hiver arriver, c’est le moment de s’occuper des nichoirs et des mangeoires pour les petites bestioles qui volent. Un nid est bon à réparer (y’a des courants d’air !). Tout est imbibé extérieurement d’huile de lin jusqu’à plus soif.
Une chaise en bois dont l’assise est recouverte de succulentes (ou plutôt était recouverte de succulentes) est à restaurer entièrement. Il faudra revoir les plantations… en attendant, le bois est lui aussi imbibé d’huile de lin. Et il avait soif le bougre !
Et bien entendu je continue à m’occuper des 4 pots à bétonner. En fait je me suis trouvé beaucoup d’occupations à l’abri au sous-sol. Pas fou le gars !

Jeudi 21

Du soleil, mais le fond de l’air n’est pas bien chaud et quelques potées de plantes fragiles sont rentrées dans la serre. Il ne reste plus beaucoup de places libres, elle est pleine à craquer.

Sur le côté de la maison, un coin est à réaménager. J’ai bien envie de supprimer un Lonicera syringantha. Il est assez décevant : sa floraison est ridicule, sans doute à cause d’un manque d’ensoleillement. Ses heures sont comptées. Dans 3 m², j’ai plusieurs heures de boulot. J’en ai déjà passé près de deux ! Petit problème : pas de broyeur… pas de déchèterie : le tas dans le champ prend du volume ! Quand j’aurai le nouveau broyeur, je sens qu’il va être vite rôdé !

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’Etoile de Hollande’
Une des dernières roses du jardin. Quel parfum !

Vendredi 22

Je suis sûr que, comme moi, vous devez avoir au moins un coin du jardin qui ne vous a jamais satisfait. Moi, c’est plusieurs ! Ce coin, à chaque fois que vous y passez, soit vous fermez les yeux soit vous vous faites une réflexion du genre « C’est vraiment moche » ou bien « décidément faut que je fasse quelque chose ». Et puis le temps passe et vous ne faites rien.
Sur le côté Ouest de la maison, le coin de jardin est situé du côté des vents venant de la mer. Heureusement il y a une protection en raison des plantations faites il y a une trentaine d’années dans l’espace vert de l’autre côté du mur de clôture. Depuis, tout a bien poussé et même un peu trop car l’entretien par le « paysagiste » de la résidence est nul. Nul à tout point de vue car l’une des seules fois où il est intervenu, on a frisé le massacre. Oui, pour être très franc et très direct (mais je vais éviter d’aller jusqu’au fond de ma pensée car je risquerais d’être très désagréable !), je pense que beaucoup de « paysagistes » feraient bien de revoir l’appellation de leur métier. Je pense que « pousseur de tondeuse » ou « manipulateur de taille-haie et tronçonneuse » serait plus approprié !
Comme je veux cet hiver réaménager à fond le jardin, je mettrai le temps qu’il faudra, j’ai décidé de m’attaquer à cet endroit du jardin. Et il fallait commencer par tailler les arbustes sur l’espace vert qui déborde, au dessus du mur, dans le jardin. C’est bien ma veine : c’est un énorme Eleagnus et un Cognassier du Japon qu’il faut tailler. C’est-à-dire deux arbustes redoutables pour leurs épines traîtres car assez discrètes. Bien entendu, était planté dedans un rosier ‘American Pilar’. Il a poussé et fleurit tout au sommet des arbustes. Je devrais dire fleurissait car il a été zigouillé et j’y ai pris un malin petit plaisir sadique à la faire passer de vie à trépas.
Oui, je sais, je suis incorrigible et j’aurais dû continuer à mettre mes gants mais il arrive au bout d’un moment que j’oublie de les mettre et ce soir j’ai les mains avec quelques échardes. Mon infirmière préférée se fera un malin petit plaisir sadique à me charcuter avec une aiguille. Même pas peur… Non, je reste digne et je ne « pigne » pas ! Un mec, un vrai, un dur !!!
Bon, ce soir, j’ai bien avancé mais c’est franchement pénible.

Samedi 23

La taille des arbustes de l’espace vert est terminée. Bilan : un beau tas de branchages sur le parking. Il me faudra plusieurs jours pour tout évacuer.

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A gauche la plate-bande à réaménager
A droite, une toute petite partie du tas de branchages sur le parking.


De l’autre côté du mur, donc côté jardin, trois cadavres sont à déplorer (en fait je ne déplore rien !) : un rosier ‘Gloire de Dijon’ (pourquoi avoir acheté ce rosier ? rien d’extraordinaire et en plus, ne se plaisant pas, il n’a pratiquement jamais fleuri… il a eu tort !), un Leycesteria formosa (il y en a un sur le trottoir près du portail d’entrée. C’est bien suffisant. C’est l’œuvre d’un oiseau paysagiste) et le Lonicera syringantha (j’ai découvert que pratiquement tout son bois était mort !).

dimanche 24

La plate-bande longeant le mur est pratiquement prête à recevoir les nouvelles plantations. Mes neurones tournent à plein régime.

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Les Acer sont encore bien petits


Dans trois pots bétonnés, je plante trois petits Acer : A. ‘Little Princess’, A. atropurpurea et un Acer obtenu par semis et qui m’avait été donné dans un jardin finistérien il y a un an et demi. Ils sont placés ensemble dans le même coin du jardin à l’abri des vents derrière l’Eleagnus x ebbengei ‘Gilt Edge’ taillé mardi dernier.

Lundi 25

Le deuxième trou du compost est partiellement vidé sur la plate-bande. C’est du compost en cours de décomposition. Tant pis, il finira de mûrir cet hiver directement sur la terre.
De temps en temps j’emporte des tailles stockées sur un petit bout du parking dans le champ d’à côté (en attendant le broyeur).

Mardi 26

Le poulailler est nettoyé et le fumier de poule (merci les filles !) est répandu sur le compost étalé hier. Terminé : il n’y a plus qu’à procéder aux plantations (normalement 5 arbustes à planter).
Les nichoirs et mangeoires pour les oiseaux sont remis en place, sous le regard amusé du « Shone’s Biawala ». Spectacle assuré pour lui dans quelques jours car il pourra regarder de près les oiseaux derrière la fenêtre de la cuisine.

Il n’a même pas parlé de nous ! OK, il nous a remis de la belle paille toute neuve… il était temps ! On aimerait bien de temps en temps garder les papattes propres ! Mais ce soir on avait décidé de ne pas rentrer. On l’a fait tourner en bourrique. On est bien capables de rentrer toutes seules, alors de quoi il se mêle ? Notre technique quand il nous court après : l’une part dans un sens, l’autre dans l’autre sens. Même avec notre QI de poule on est plus malines que lui !!! Sans doute énervé de nous courir après, il nous a laissées dehors, mais en laissant la porte du poulailler fermée ! Il paraît que c’est nous les nunuches !
Quand on a voulu rentrer à l’heure habituelle, pas moyen de trouver la clé… Et ce n’est qu’à la nuit tombée (et même bien tombée) qu’il est venu voir si on était dans le poulailler. La tronche qu’il a fait quand il a vu que le poulailler était vide. Il avait l’air malin avec sa pile électrique pour chercher où on pouvait être. Et en plus quand il nous cherche, il sifflote… ri-di-cu-le ! On l’a laissé chercher au moins 10 bonnes minutes. On était perchées dans le Liquidambar… mortes de rire !

Mercredi 27

Il aura fallu tout de même quelques heures pour choisir les 5 arbustes à planter le long du mur et les mettre dans le bon ordre dans la bonne position à bonne distance les uns des autres. Prise de tête… Plantés trop près… plantés trop loin… celui-là irait mieux à la place de celui-ci, mais l’autre, en fait, n’est pas assez à l’abri… quoique deux feuillages panachés côte à côte ce ne soit pas très heureux… Bref, ce soir tout est en place. Ainsi ont été plantés dans l’ordre : Myrthus ugni ‘Flambeau’ (myrte au feuillage panaché), Myrthus ugni, Ligustrum ibota musli ‘Muster’ (un troène au feuillage panaché déplacé), Bowkeria cymosa (un arbuste à la floraison blanche à l’automne), Rhodocoma gigantea (un autre arbuste déplacé. C’est une Restionaceae donc une merveille).
A propos des Restionaceae, c’est une famille de plantes à utiliser beaucoup plus souvent dans les jardins tempérés comme par exemple en Bretagne. Certaines peuvent mesurer 1 m, 2 m comme le Rhodocoma gigantea, voire beaucoup plus. L’aspect est celui du jonc tout en ayant un petit air de bambou qui rappelle la prêle. Bref, c’est superbe mais pas évident à trouver dans les pépinières (je connais quelques adresses…).

Jeudi 28

Achat dans une pépinière (Eric Duval à Molac)
- de 3 Pittosporum tenuifolium ‘Golf Ball’. Encore une plante assez peu connue. On connaît les variétés de 3 ou 4 m de haut, mais celle-ci (1 m) remplace avantageusement le buis pour faire de l’art topiaire. Je vous en ai déjà montré un planté il y a quelques années. Pourquoi en avoir acheté 3 ? Bonne question mais je ne répondrai pas ce soir, vous en saurez plus sous peu.
- d’une Erica x darleyensis Winter Belles ‘Lucie’ (je suis un inconditionnel de cette espèce de bruyère spectaculaire dont la floraison d’hiver dure au moins 3 mois).
- d’un Carex x brunnea ‘Jenneke’. Il sera mis en pot demain mais vous verrez pour mettre où… Patience.
- Mais on a craqué pour un petit arbuste persistant qui a vraiment un feuillage superbe. C’est même un des plus beaux feuillages d’arbustes que je connaisse. J’ai fait un premier essai raté il y a quelques années. Il ne semble pas évident à cultiver mais tant pis, il mérite un deuxième essai. Alors, pourquoi continuer à baver à chaque fois que l’on en voit en pépinière ? En tout cas, moi ça me fait du mal… Le nom ? Vous avez raison : j’ai failli oublier de vous le donner : Pseudowintera ‘Colorata’.

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L’étonnant feuillage coloré du Pseudowintera

Vendredi 29

L’échelle est remise dans la plate-bande, mais pas tout à fait au même endroit. Dans un des pots est planté un Carex oshimense ‘Everest’ (vert marginé de blanc) et dans un autre, le Carex x brunnea ‘Jenneke’ au feuillage jaune lumineux.

Plantation d’un Euonymus japonicus ‘Microphyllus’. A l’entrée d’une allée, il formera une boule. De l’autre côté de l’allée, il y a un superbe Pittosporum tenuifolium ‘Golf Ball’ qui forme déjà une boule au diamètre conséquent. J’ai préféré mettre un Euonymus plutôt qu’un deuxième Pittosporum en raison de son emplacement exposé au vent violent venant de la mer.
Les trois Pittosporum ‘Golf Ball’ sont taillés pour leur redonner une forme en boule bien nette. Bien entendu, le bouturage s’imposait (4 ou 5 pots !).

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Les dernières floraisons :
Le rosier ’Irène Watts’ et le Tulbaghia violacea

Samedi 30

Un deuxième coin est à réaménager. Il n’est pas bien grand car il doit faire moins de 2 m² mais je n’ai jamais réussi à faire quelque chose qui nous plaise. C’est un coin qui se trouve plein Sud sur le devant de la maison sous une fenêtre.

A gauche une boule : un Teucrium fruticans. A droite une boule : une Hebe microphylla.
Et entre les deux un rosier à fleurs d’églantine orange ‘Mrs Oakley Fisher’ mais surtout un bazar : des bulbes de Crinum x powelli, de Sternbergia lutea et d’Iris d’Algérie ainsi qu’une Salvia lycioides (un petit doute sur son nom, en tout cas une sacré cavaleuse !). Et puis un jour « Mme Alain » a eu l’idée géniale de penser à mettre 3 boules entre les deux boules (quand une femme réfléchit, parfois ça décoiffe !). « Monsieur Alain », c’est-à-dire moi-même, d’abord vexé de ne pas y avoir pensé le premier, a mis ensuite son neurone encore valide en marche (faut-il en conclure qu’un homme ne réfléchit pas suffisamment ?). Alors quoi mettre ? « Bon sang, mais c’est bien sûr » s’est dit notre homme (toujours moi-même) : 3 Pittosporum tenuifolium ‘Golf Ball’.
Exécution…
Il faut d’abord tout enlever sauf le rosier qui donnera une petite tache de couleur (du orange avec le bleu des volets et du Teucrium : classique mais association réussie à tous les coups). Des plants de la Salvia (bleu foncé) sont mis dans des pots en serre. Ils feront des heureux dans quelques semaines. Une bonne dizaine de touffes d’Iris d’Algérie sont déplacées. On ne peut pas dire que ce soit le meilleur moment, mais je suis bien obligé. Ils sont replantés aussitôt devant la maison mais à l’autre bout de la façade. A l’endroit où dernièrement une glycine a été supprimée. Avant de planter les Iris, il a fallu planter un rosier au coloris étonnant (mi-rose, mi-saumon, mi jaune… c’est une bouture et je ne connais pas son nom). Ici, les plantes jouent souvent au jeu des chaises musicales : une plante A déplacée est mise à la place d’une plante B qui ira accompagner une plante C etc. Surchauffe de neurones assurée…
La suite sera pour le mois prochain, c’est-à-dire demain.



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