Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en Décembre 2013

Dimanche 1er

Suite du feuilleton…
Des bulbes de Sternbergia lutea sont récupérés. Ils seront donnés demain matin de même que des bulbes de Crinum x powelli (au moins une quinzaine car je n’en garde que 6). Ce sont des bulbes énormes qui donnent des fleurs roses en trompette en juillet-août.

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Le diamètre du bulbe peut dépasser 10 cm


Et les 3 Pittosporum ’Golf Ball’ sont plantés. Il ne reste plus qu’à penser aux finitions : ajouter deux Iris germanica… bleus (comment avez-vous pu deviner ?) et refaire la jardinière avec des succulentes. Ca tombe bien, je vais dans la grande ville demain !

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La jardinière est à refaire.

Mardi 3

Aucune énergie pour jardiner mais on est mardi : donc ce n’est pas grave… au contraire (vous savez lire entre les lignes ?).
Plantation de l’Erica x darleyensis et de deux Iris germanica bleu foncé (‘Navy Blues’ et l’excellent ‘Mer du Sud’). Les deux Iris sont plantés près des Pittosporum ‘Golf Ball’.
La chaise a été badigeonnée (je devrais dire imbibée) d’huile de lin. Des succulentes y sont plantées. Ce sont des plantes qui se trouvaient, pour la plupart en serre car dans les jardineries, je n’ai rien trouvé d’intéressant.

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Les plantes doivent se refaire une santé.
A revoir dans quelques mois.


D’ailleurs, dans la dernière jardinerie on rentrait pour des succulentes et on est ressorti avec un groseillier à maquereaux ‘Hinnonmäki Gul’. Entre parenthèses, personnellement je trouve ces groseilles fort… succulentes ! (quel à-propos… je pouffe !). D’après ce que j’ai lu sur cette variété verte (je ne voulais pas de rouge), je crois que le choix est bon.

Mercredi 4

Les Crinum ont bien été donnés. J’en ai gardé 6. Mais où les planter ? Il faut du soleil, du chaud, du terrain pas trop humide, du… Bon, c’est trop pour ma petite tête. On verra plus tard quand j’y verrai plus clair dans l’aménagement du jardin. Ils ont donc été mis chacun dans un pot et comme c’est une plante assez frileuse, les pots sont en serre. Le problème est donc repoussé au printemps. L’art de fuir les prises de tête !
Le petit conifère Chamaecyparis obtusa ‘Nana’ planté à l’entrée du potager a un peu souffert (il perd du feuillage). J’ai l’impression que ce sont les conséquences de la sécheresse du mois d’août. Il est enlevé et mis en pot. On verra où le replanter un peu plus tard. Toujours l’art de fuir les prises de tête ! A sa place, je mets le petit bonhomme qui veillait sur les salades cet été.

Plantation du groseillier à maquereaux ‘Hinnonmäki Gul’. Bien entendu il n’est pas du tout planté à l’endroit prévu depuis plusieurs mois ! Prise de tête…

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Pauvre Sigismond, il n’épouvante plus personne.
ses guenilles font pitié...


Sigismond (l’épouvantail), commence à faire un peu SDF. Il est temps d’agir…


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Il est maintenant à poil.
Son corps squelettique imbibé d’huile de lin est exposé à la froidure hivernale et aux regards. Pudique, quelques feuilles de chou perpétuel font l’affaire pour cacher cette nudité provocante.

Jeudi 5

Je déteste tondre la pelouse. Il serait bon pourtant de ne pas trop tarder, mais je me contente de balayer certains endroits recouverts de feuilles, notamment au pied du Liquidambar et de l’Albizia.

La grande plate-bande qui borde le potager est pratiquement nettoyée. Pourquoi nettoyer aujourd’hui cet endroit ? Tout simplement parce que l’on y trouve beaucoup d’arbustes à feuillages gris (Melianthus, Artemise, Helicrysum…) et qu’en pépinière il y a plusieurs plantes à feuillage gris à mettre en place.

Vendredi 6

23ème (et sans doute la dernière) tonte du gazon. Nom d’un chien, en comptant une bonne heure par tonte, j’ai passé l’équivalent d’une journée de 2013 à pousser la tondeuse ! Et moi qui déteste tondre…
Séance bouillie bordelaise : sur le cognassier, les pommiers et sur l’Acer griseum qui m’inquiète un peu car il semble en ce moment avoir des branches sèches. J’ai bien coupé certaines de ces branches mais j’aimerais bien que le mal ne s’étende pas. La bouillie bordelaise est-elle efficace ? J’ai des doutes mais on m’a parlé dernièrement d’une personne qui aurait sauvé des Acer avec ce produit. L’Acer mesure 3 à 4 m… et j’y tiens pour son écorce et son très beau feuillage d’automne. J’utilise de la bouillie non colorée : plus chère mais plus discrète que la bleue !
La grande plate-bande est terminée. Il va falloir maintenant y faire quelques plantations d’arbustes à feuillage gris. Pas de précipitation… de la réflexion. Le pied du Melianthus major est recouvert d’une bonne couche de compost. Peut-être faudrait-il ajouter, comme l’an dernier, un voile d’hivernage.

Samedi 7

Ce matin je suis tombé du lit et à 9 h 33, j’étais dans le jardin pour prendre des photos. Un exploit ! Pourquoi des photos ? Le jardin était recouvert de givre. Certaines feuilles étaient superbes, mais c’était étonnant d’entendre les feuilles de certains arbres tomber. Le Gingko biloba tout jaune a perdu en quelques heures la moitié de son feuillage. Avec les photos j’ai fait un diaporama sur la page d’accueil du site.

Dimanche 8

Ouille, ouille, ouille… ce matin on est en plein cœur de la Sibérie. Le jardin est recouvert d’une belle petite couche de givre.

Quand il y a des oiseaux, il n’y a jamais bien loin quelques chats à l’affût, « La Glu » en tête. On commence à la voir rôder sous les mangeoires et les nichoirs. L’an dernier elle n’a pas hésité à grimper sur la mangeoire et même sur un nid et glisser sa patte dans le trou d’entrée alors qu’il y avait des petits à l’intérieur. Aujourd‘hui j’ai fixé, avec une grosse agrafeuse, une grille sur la mangeoire. On verra l’efficacité, mais moi, je serais chat, je ne m’aventurerais pas.

Lundi 9

Ce n’est même plus la Sibérie… on est au Groënland…

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L’Acer ’Shaina’ est un peu frigorifié !

Mardi 10

Cette semaine ne sera guère consacrée au jardin et aujourd’hui peu de temps pour m’échapper au jardin (on est mardi !).
Balayage des feuilles sur la pelouse (avec le gel elles dégringolent). Les feuilles sont mises en tas sur le compost au pied du Melianthus. Le tout est recouvert d’un voile d’hivernage… vert pour la discrétion.

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Le Melianthus a le pied au chaud.


La vieille porte d’église bleue est badigeonnée de bouillie bordelaise… bleue, ainsi qu’un miroir (plus exactement l’entourage du miroir !).

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Miroir pour jardinier narcissique !

Samedi 14

Semaine chargée = jardinage négligé…
Il est temps de s’y remettre sérieusement. Pendant notre absence, les feuilles se sont laissé aller : elles sont sur la pelouse ou les plates-bandes. A l’approche des fêtes de fin d’année, il ne faut pas trop s’en étonner tout de même.

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Baloskion tetraphyllum
Mi-prêle... mi-bambou... mais ni l’un, ni l’autre. Superbe.


Il y a un bon mois, on avait acheté dans une expo-vente une petite merveille : une Restionacée (appelée communément Restio). C’est un genre de plantes peu connues et c’est dommage. Celle que l’on a rapportée ne devrait pas dépasser 1 m. C’est un Baloskion tetraphyllum. Où la planter ? Aucune idée et pas de précipitation donc elle est en pépinière depuis l’achat. Mercredi dernier Stéphane Marie dans « Silence ça pousse » a parlé des Restio et je vais le copier : plantation en pot. Une excellente idée mais je n’aurais pas osé. Ce qui est un tort car je vais pouvoir la surveiller de plus près car elle aime l’eau. Et puis si un endroit ne lui plait pas, elle ira ailleurs.


Dans un autre pot, est planté un Acer palmatum ‘Beni Maiko’. Sur l’étiquette, il était écrit qu’il ne dépassait pas 75 cm ! Bizarre... Doute… Méfiance… D’autant plus que toutes les étiquettes indiquaient des Acer de moins de 1,50 m… notamment ‘Seiryu’ !!! A mourir de rire… Mais si je recommence mon couplet sur les étiquettes, je pense qu’au bout de 3 pages, je n’aurai pas terminé. En plus, je vais avoir une forte poussée d’adrénaline et à mon âge avancé, ce n’est pas conseillé. Je disais donc que l’on était revenus avec ‘Beni Maiko’ (qui apparemment pourrait aller jusqu’à 3 m d’après mon bouquin, mais 1,50 m suivant certains sites internet…) : planté en pot il poussera moins vite !
Dans un troisième pot sont plantés 3 lierres retombants à feuillage décoratif.
Plantation d’une graminée aux inflorescences originales. On l’avait vue au festival de Chaumont sur Loire cet été. C’est un Chasmanthium latifolium.
Pour une reprise – en douceur – du boulot, ce n’est pas trop mal…

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Epis aplatis du Chasmanthium latifolium.
On l’appelle aussi "Avoine sauvage". Une graminée qui aime les terrains plutôt humides.

Dimanche 15

Du gris en haut… Du gris en bas…
Le ciel est gris, que c’en est tristounet et je passe ma journée dans la plate-bande grise à planter des arbustes… gris.
Un Ozothamnus selago est déplacé et rejoint la plate-bande. Deux Helichrysum thianschanicum (très ressemblant à l’Helichrysum italicum qui sent le curry) qui vivotaient dans un pot bleu sont récupérés. L’un va en pleine terre, l’autre retourne dans le pot. Un Helichrysum rosmarinifolium est également planté et puis il y a cette petite merveille au feuillage gris argenté achetée il y a plus d’un mois : l’Anthyllis barba-jovis. Elle est plantée devant le Melianthus major. Bien entendu, avant la plantation, je taille des branches un peu trop longues pour faire des boutures. Des boutures en décembre ? Ben oui, pourquoi pas ? Et qu’est-ce que je risque ? A propos de feuillages gris, on en trouve une quantité importante à la pépinière « Criste Marine » située sur l’île de Ré. Normal, car c’est une pépinière spécialisée en plantes du littoral. Et vous avez compris que c’est sur son stand dans une expo-vente que l’on a flashé (sans se concerter) pour l’Anthyllis, une plante qui m’était totalement inconnue.

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Anthyllis barba-jovis


Auparavant, j’ai enlevé un arbuste qui n’avait plus sa place dans la plate-bande. Ce doit être un Deutzia (je ne connais pas son nom car le pépiniériste ne le connaissait pas). Il s’obstine à ne pas vouloir démarrer mais le peu de floraison que j’ai vue me semblait bien sympathique. Je pense que le déplacer lui fera le plus grand bien. En attendant il va faire un petit en pot en attendant de lui trouver une nouvelle place.

lundi 16

Merci les Finistériens pour la bruine. Mais ça pouvait attendre !
Les feuilles du cerisier sur la pelouse sont ratissées. Elles recouvrent la terre de la plate-bande grise aménagée hier. Peut-être pas inutile en cas de gel dans les semaines à venir.

Nettoyage d’une plate-bande d’hellébores à l’arrière de la maison. Les feuilles sont pratiquement toutes coupées… il n’y a plus qu’à attendre la floraison dans un peu plus d’un mois.

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Miroir, mon beau miroir...
Désolé Marie-Claire, j’ai piqué ton idée et je n’ai même pas honte !

Mardi 17

Que du bonheur ! Grâce au jardinage ? Mais non, on est mardi ! Ca y est, vous avez compris ?
Les panneaux de plastique à bulles pour le dessus du toit de la serre sont refaits. Il était temps d’y penser.

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La fuite était là.


Depuis plus d’un mois, je savais que dans le réseau d’eau à l’arrière de la maison il devait y avoir une petite fuite d’eau quelque part. Il m’aura fallu un petit moment pour la trouver. C’était tout simplement au niveau d’une bouche d’arrosage. Problème réglé.

Nettoyage d’une autre plate-bande à l’arrière de la maison. Au fur et à mesure de l’avancement du nettoyage, je note les endroits où il y a possibilité de planter des petits arbustes.

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Les 2 nunuches se sont trouvé un endroit où elles viennent régulièrement se refaire une beauté !!!

Jeudi 19

Non, je n’ai pas bu… non, je n’ai pas rêvé. Je vous jure qu’il y a deux jours, j’ai vu, une fraction de seconde en passant, un Iris d’Algérie blanc dans le jardin. L’iris avait été acheté dans une expo-vente il y a 3 ou 4 ans. Le plant valait la peau des fesses (et pas n’importe lesquelles !), mais je ne pensais pas le voir un jour en fleurs. Je voulais aujourd’hui faire une photo avec mon tout nouvel appareil mais c’est raté. J’ai beau chercher… rien... Fin de floraison.
Mais puisque je vous dis que je n’ai pas d’hallucinations… n’insistez pas !
Après le vent et la pluie d’hier, aujourd’hui, on a le droit seulement à la pluie. Mais la bonne pluie, l’orage et en gros le déluge.
Dépité, je suis obligé de renoncer au jardinage, ce qui est un moindre mal car j’en profite pour aller enfin acheter le broyeur. Après beaucoup d’hésitations, mon choix se porte sur le Bosch AXT 25TC. Pourquoi celui-là ? En début d’après-midi, une amie-jardinière qui habite tout près d’ici m’a fait une démonstration avec ce modèle acheté récemment et j’ai été convaincu. Un seul petit reproche : le branches donnent un broyat assez gros mais il broie sans problème des branches de 45 mm de diamètre ce que mon ancien broyeur était bien incapable de faire. Il a d’autres avantages : peu bruyant, pas de retour en arrière des branches… Bon, on verra… c’est fait. Il ne reste plus qu’à passer à l’action car un beau tas de branchages m’attend.
Ce matin, j’ai fait un peu joujou avec mon nouvel APN. Noël avant l’heure ! Pas d’Iris d’Algérie mais deux photos au hasard...

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Miscanthus ’Undine’
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Une mésange bleue pendant le casse-croûte.

Vendredi 20

Pour les zoziaux, ici, tout l’hiver, c’est restaurant 5 étoiles : entrée, plat, dessert et buffet à volonté. Deux noix de coco vides sont remplies d’un mélange de margarine et de graines « oiseaux du ciel ».

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Mangeoire avec graines de tournesol
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Boules de graisse... margarine avec graines...


Plantation d’un Hydrangea serrata ‘Shirofuji’ dans un pot (bétonné hier). C’est un petit Hydrangea de moins de 80 cm, acheté cet été au Jardin Annabelle en Franche-Comté.

Une nouvelle plate-bande est presque nettoyée. C’est la plate-bande aux anémones du Japon. Question : J’en fais quoi de ces anémones qui sont de vraies pestes ? J’ai une envie sadique de les broyer…



A propos de broyer, j’ai fait connaissance du nouveau broyeur. Pour l’instant, on s’apprivoise, on se teste, on se jauge, on s’observe… Première séance : j’avais besoin d’entendre le doux ( ?) ronronnement d’un broyeur. Entre parenthèses, il est beaucoup moins bruyant que le précédent. Première constatation : il semble ne pas trop apprécier les végétaux mous (feuillage, petites branches…) mais plutôt préférer les grosses branches (jusqu’à 45 mm de diamètre). Une belle brouette de broyat tout de même. Mais il va falloir maintenant commencer à broyer les branches stockées dans le champ du fond. A suivre.

Samedi 21

Moi si j’avais été glycine ou Pittosporum, je me serais fait discret car avec un nouveau broyeur il faut bien un peu de matière première pour essayer l’engin. Un Pittosporum tenuifolium planté pour dissimuler le poulailler a eu une petite coupe de printemps au taille-haie (oui, je sais, on est en hiver, mais c’est bien connu : y’a plus d’saisons). Quant à la glycine qui passe sous le toit, ses longues tiges fines étaient bonnes à raccourcir avant qu’elles ne refassent du dégât au niveau du toit.
Donc 2ème séance de broyage avec au bout du compte, 2 belles brouettes de broyat. J’ai commencé à broyer les tailles stockées dans le champ. Ce qui est idiot, c’est d’avoir mis les branches à broyer dans le champ pour les ramener maintenant. Je pensais broyer sur place, ce qui était très faisable avec l’ancien, mais celui-ci a l’air beaucoup moins transportable. Alors ? Mes nouvelles impressions ? Je commence à m’habituer à cet engin qui ne s’utilise pas du tout comme le Viking. Le Bosch est du genre pépère : faut pas le bousculer. Trop de feuilles ou de branches à la fois, pépère fait des caprices. Faut pas le bousculer, faut pas l’énerver. Cool… un peu comme moi (on ne rigole pas !). L’amie-jardinière chez qui je suis allé pour la démonstration m’a dit qu’il devait avoir « des origines suisses » !!! (Attention, c’est pas moi qui l’ai dit !).
Le nettoyage de la plate-bande est terminé. Une de plus, mais je suis très loin du compte. On mettra le temps qu’il faudra (un peu à la Suisse !). Bon, je crois que ce soir je suis grillé de l’autre côté des Alpes !!!

Dimanche 22

Le temps est toujours pourri et n’engage guère à aller dehors mais pas question de s’écouter.
En réalité je n’ai vraiment pas fait grand-chose, sinon habiller pour l’hiver Sigismond (l’épouvantail) et déplacer une belle Stipa gigantea qui retrouve le carré des graminées.
Quel courage !

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Sigismond commençait à se geler.
Il a donc des habits tout neufs ce qui lui redonne une certaine dignité. Je lui avais conseillé d’attendre les soldes pour renouveler sa garde-robe mais c’est une tête de mule.

Lundi 23

Pluie et vent. Et quand je dis vent, je devrais dire tempête. Je me replie dans le sous-sol pour faire un peu de broyage. Petit à petit je viendrai à bout du tas de branchages stocké dans le champ.

mardi 24

Pas de doute : ça a bien soufflé ! Une grosse surprise nous attendait ce matin : le Prunus padus qui faisait une dizaine de mètres (l’arbre le plus volumineux du jardin) est par terre. Il est couché sur la clôture et sur une touffe de bambous.

Heureusement, derrière la clôture, c’est un bout du champ. Depuis un bon moment je voulais le tailler en transparence. C’est gagné !
Heureusement que les vents viennent de l’Ouest sinon la cabane qui est juste à côté aurait un petit air fatigué !!!
Mon voisin s’est gentiment proposé de m’aider et on a donc passé deux bonnes heures à le tronçonner. On ne manquera pas de bois pour la cheminé ! Quant au broyeur il ne va pas chômer. Dans les jours à venir, je sens que broyeur et tronçonneuse vont tourner à plein régime… Et dire que je me demandais si je n’allais pas m’ennuyer entre les fêtes !!!

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Y’a encore du boulot !!!


J’allais oublier… Bon Noël !

Jeudi 26

Est-ce un remake de la révolution qui a eu lieu au fond du potager transformé pour une nuit en place des grèves ? Non, c’est un des effets de la tempête. Sigismond 1er , roi des épouvantails, a été décapité et sa tête repose bêtement dans une plate-bande vide. Epouvantable…

Autre découverte : la colonne métallique qui supporte le rosier liane ‘Toby Tristam’ a un air penché, et même très penché. Je pense que ce sera l’occasion de le raser à moins d’un mètre. Un sort qu’il a déjà subi et qu’il a fort bien supporté. Quelques bonnes échardes en vue !
Opération Prunus :
- nettoyage d’un coin au fond du jardin qui a besoin de paillage. J’en profite pour supprimer un rosier ‘Mme Hardy’ et un Toona sinensis : l’arbre qui nous a coûté le plus cher. Il mesurait 3 ou 4 m à la plantation et je suis allé le chercher avec une remorque pour pouvoir mettre la motte ! Une bêtise ! C’était il y a une bonne dizaine d’années. Tous les ans, une bonne gelée ratatinait son jeune feuillage. Tous les ans il perdait quelques dizaines de centimètres. Tous les ans c’était la désolation. Il mesurait aujourd’hui 20 cm… et maintenant il est au jardin des souvenirs…
- Les troncs du Prunus sont tronçonnés de façon à libérer le grillage et une grande partie du bambou écrasé.
- Broyage des petites branches et le paillis est répandu sur une petite partie du coin nettoyé.

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Sur un des troncs du Prunus, grimpait un lierre panaché.
Un morceau sert de support pour un bain d’oiseaux, le temps que le lierre est encore décoratif. Et s’il s’enracinait !!!

Vendredi 27

Un temps pourri d’une tristesse… plus de vent mais de la pluie. Ce n’est pas le déluge mais c’est une petite bruine qui n’en finit pas de tomber.
La gouttière au Nord déborde (les feuilles du bouleau) et, comme toujours, c’est à ce moment-là que je pense, en catastrophe, à la nettoyer.
Pas question de jardiner mais je vais dans le champ récupérer des branches du Prunus et, bien à l’abri dans le garage, je broie inlassablement… Récupération de 2 belles brouettes de broyat. C’est toujours ça de fait !

Samedi 28

Un peu de répit, et même un peu de soleil… c’est bon à prendre.
Nettoyage d’une petite plate-bande et broyage des branches du Prunus (suite). Un jour, je pense en arriver à bout. Une brouette de plus de broyat et ça c’est bon à répandre. Tout compte fait, je ne suis pas mécontent du nouveau broyeur. Pour avaler les branches, il est bien supérieur à l’ancien. Mais c’est "le mou" qui ne lui va pas.

Plantation de bulbes de narcisses bulbocodium (un petit narcisse botanique superbe). Ces bulbes m’ont été donnés lors d’une visite d’un jardin en juin 2012. Ils ont fleuri dans un pot cette année mais il était temps de les mettre en pleine terre, car ils se multiplient à une vitesse impressionnante. Plantation d’une quinzaine de touffes à différents endroits du jardin. Dans chaque touffe, il y a au moins une vingtaine de bulbes. On verra s’ils fleurissent dès février-mars prochain. Pas sûr mais je suis (parfois) patient.

Dimanche 29

Un peu de nettoyage, un peu de broyage : la routine. Mais le jardinage est fait de beaucoup de routine !
Dans la descente du garage, au dessus du muret entre un noisetier tortueux et un pommier ‘Granny Smith’ (le seul pommier qui donne des fruits !), un Miscanthus sinensis (probablement ‘Gracillimus’) n’a jamais voulu pousser. Oui, je sais, c’est étonnant. Est-ce le manque de profondeur de terre ? L’exposition ventée ? Bref, il a été enlevé sans problème (ce qui prouve bien qu’il y en avait un) et sera replanté à un autre endroit. Encore une plante de plus en pot !!! A la place est mis un Hypericum androsaemum ’Albury Purple’. Ce n’est pas un arbuste qui me fait craquer, mais il était en pot et à cet endroit, je n’ai pas envie de prendre le risque de mettre une plante de collection.

Lundi 30

La journée avait bien mal démarré : de la pluie mais surtout un gros coup de vent. Et le vent, je déteste ! Quand on est arrivés ici et que j’ai commencé à jardiner, j’ai appris à aimer la pluie mais impossible de supporter le vent. Trop sensible, je souffrais pour les plantes. Et je ne m’y suis toujours pas fait… Avec les dégâts sur le Prunus il y a une semaine, j’ai maintenant quelques appréhensions pour certains arbres (bouleau, liquidambar…). Jusqu’ici je ne m’étais jamais trop posé de questions mais que le vent puisse déraciner un Prunus d’une telle taille m’angoisse un peu.
Dans l’après-midi : soleil et plus un souffle de vent. Inespéré. Donc direction jardin…
re-nettoyage… re-broyage… et re-routine.
Quand on gratouille la terre entre deux tempêtes et deux averses, on voit des choses : les bulbes s’activent et des boutons d’hellébores pointent le nez. Le printemps n’a jamais été aussi proche !!!

Mardi 31

A la veille de cette nouvelle année, si vous souhaitez savoir comment ça va. Merci, c’est sympa et je vous répondrai : ça baigne ! Je veux dire que je vais bientôt jardiner avec des palmes car ici c’est gorgé d’eau. 2 à 3 bonnes averses par jour et il semblerait que le début 2014 devrait ressembler à la fin 2013. Ca promet !
_ Entre deux averses, j’ai pu terminer le broyage des branches du Prunus. J’ai fini cette année avec le broyeur, je commencerai la prochaine avec la tronçonneuse !
J’arrête là car il serait bon de penser au réveillon… huîtres, langoustines, bulots, crabes… bref, le plateau de fruits de mer traditionnel ! Vivre au bord de la mer, c’est du vent et des fruits de mer !!!

A l’année prochaine… demain commencera ma 7ème année avec vous !



Les travaux des années précédentes sont aussi instructifs que ceux de cette année :
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