Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en mars 2016

Mardi 1er

Evidemment, vous l’avez deviné : après une journée printanière il ne pouvait s’ensuivre qu’une journée pourrie avec du crachin du matin au soir… avec en prime un vent particulièrement désagréable.
On a tout de même réussi à poser le 3ème panneau. Le temps n’a pas facilité les choses mais en plus j’ai eu plus de mal à le positionner (dernier poteau mal placé). Bref, tout s’est bien terminé. Il ne reste plus qu’à finir la lasure : directement sur place c’est plus facile. Encore faut-il qu’il ne pleuve pas !

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Il va falloir l’habiller avec des grimpantes. Mais lesquelles ?

Mercredi 2

Du vent… alternance de soleil et d’averses… et en plus, aucune envie de traîner dehors. Bilan de la journée : ½ h de lasure, c’est-à-dire vraiment pas grand-chose ! De toute façon, on est mercredi et j’avais plus envie de raconter des histoires ou regarder des vidéos de « Robocar Poli » ou des « 3 petits cochons » !

Jeudi 3

TERMINE ! Dernier petit coup de lasure et ensuite remise en état de la plate-bande qui longe le mur car le moins que l’on puisse dire c’est qu’elle a été piétinée !!!

Une vue de l’intérieur. En ce moment c’est plutôt nu !!! Mais je ne m’attendais pas à ça car derrière le mur il y avait une haie d’arbustes (3 m donc 2 m au dessus du mur). Alors forcément on se sent un peu... à poil !
Il y a deux arbustes encore jeunes (une Spirée media ‘Darsnorm’ et un Pseudopanax lessonii ‘Rangatira’ au feuillage pourpre, un Acer Seiryu qui va détester le vent et des vivaces. Vous comprenez pourquoi je voudrais des grimpantes ? et sans doute une graminée persistante à port très érigé qui ne devienne pas trop volumineuse (au fait laquelle ?).
Fin d’après-midi : fin des travaux pour cause de crachin !

Vendredi 4

On a connu Math et Matique. Je crains fort que maintenant ce soit Math sans Matique…
Hier, j’ai ouvert le poulailler comme je le fais couramment (quand je laisse fermer, je les entends « brailler » à l’autre bout du jardin). Mais il m’arrive de temps en temps d’oublier le soir de refermer le poulailler. Elles vont donc gentiment se coucher (ce sont des couche tard, si bien que je dois ressortir de nuit pour fermer) et tôt le matin on (pas moi !) les voit gambader gaiement dans le jardin. Mais ce matin il n’y en avait qu’une (la marron c’est à dire Math). J’ai eu beau chercher, impossible de trouver Matique (la plus claire donc la plus facile à repérer). Gros problème : il fallait partir pour le week-end et on ne doit rentrer que dimanche soir. Après avoir rentré, non sans mal, Math dans le poulailler, celui-ci a été fermé. Deux solutions : ou bien Matique est passée dans la gueule d’un renard ou autre bestiole, ou bien elle est quelque part dans le jardin ou ailleurs et devra passer deux nuits à la belle étoile. Bref, inquiétant et je ne donne pas cher de sa peau.

Lundi 7

Chronique d’un week-end chargé.
Nous sommes donc partis vendredi de la maison verts de rage à cause de la perte de Matique, perte dont je suis le responsable.
A propos de vert, c’est de cette couleur que je suis allé parler à la Société d’Horticulture d’Ille et Vilaine à Rennes : « le vert au jardin et les jardins verts ». Ce n’est pas la première fois que je vais faire un tour dans la capitale bretonne pour parler de jardinage dans cette association importante et… conviviale. J’espère que les personnes présentes n’ont pas fait trop de cauchemar avec des petits hommes verts, car du vert, ils en ont eu !
Samedi en fin de matinée, arrivée à Coutances dans la Manche (donc 300 km d’ici, c’est-à-dire du Sud-Morbihan) pour retrouver dans une crêperie Didier Willery et les organisateurs de la conférence de l’association « Fleurs et jardins du Coutançais ».
Je ne suis pas ici en terre inconnue car avec tous les jardins que l’on a visités dans le département, je commence à connaître un nombre non négligeable de jardiniers et jardinières. Cette conférence de Didier Willery m’aura donc permis de revoir et bavarder avec certain(e)s. J’ai même fait la connaissance d’une jardinière qui me "traque" sur Facebook et dont je compte bien visiter le jardin un jour avec le groupe A&S.
Et donc Didier a fait sa conférence « Dingue de plantes » devant une salle comble de « dingues de plantes ». Depuis environ 30 ans, je connais Didier Willery par ses articles (par exemple dans l’Ami des jardins) et ses bouquins. Il y a exactement 2 ans, j’avais pris contact avec lui et un groupe a pu visiter le Vastérival et son jardin personnel. En tout 7 heures de visite… donc un cours de jardinage de 7 h ! Difficile d’oublier !!! Autant dire que Didier est un peu mon maître en jardinage (Ni Dieu, ni maître… mais là je fais volontiers une exception !). Bref, impossible de rater cette conférence !

Et alors cette conférence ? Comment résumer en quelques mots plus de 2 h de conférence ? La solution ? Lire son livre "Dingue de plantes" et l’écouter sur Sud-Radio le dimanche matin ou en replay à partir de son site internet !
Ce que je peux vous dire c’est que « mon maître » considère à juste titre que le jardinage doit rester un plaisir qui demande le moins de travail possible. Sage résolution ! Ce qui veut dire que le désherbage doit être réduit au maximum (j’ai tout faux !), qu’il faut laisser faire la nature (encore faux… moi je suis plutôt du style psycho-rigide qui ne supporte pas que les plantes décident de tout ! Qui c’est le patron ?) et laisser les plantes se ressemer à volonté. Il aime les plantes envahissantes (moi je les appelle des pestes !). Autre point intéressant à noter : il aime les rosiers et n’aime pas les roses (moi, c’est le contraire ! Encore un point : pas de roseraie (ouf, d’accord), ni coin fruitier et jardin d’aromatiques (plutôt d’accord). En fait, le jardin est un joyeux mélange de fleurs, de fruits, d’aromatiques et même de légumes. A méditer.
Bon, j’arrête là. La suite est dans son livre que je n’ai encore pas lu. Mais cela ne saurait tarder !
Après la conférence, direction un jardin que je connais bien et avec quelques ami(e)s jardinier(e)s, un petit apéro dinatoire a clôturé une journée passionnante. On en redemande !
Retour dans la nuit sur Rennes et retour ici dimanche soir.
Aujourd’hui, reprise des activités au jardin. En fait, je l’ai trouvé très acceptable. Il est en tout cas en train de se réveiller… le printemps approche…
Après la lasure, c’est maintenant au tour de la peinture sur les éléments de déco en fer. J’avais commencé à l’automne mais il faut maintenant terminer. J’y vais doucement car tenir un pinceau trop longtemps me saôule vite. Je me donne quelques jours pour arriver au bout.
Plantation de 2 hellébores orientalis achetés ce week-end.
Tout le reste de la journée est consacré à des tailles (les dernières graminées…) et du nettoyage (Didier, je suis désolé mais je n’ai pas pu résister à l’envie d’arracher quelques touffes de ficaire !!! J’ai encore des progrès à faire !). J’avais étendu un peu grossièrement à l’automne du compost sur des plates-bandes. Celui-ci est griffé pour faire plus net.
Bien entendu, vous vous en doutez : Matique n’est pas là. On a eu beau lâcher sa copine dans le jardin, elle est restée toute seule toute la journée. Ce soir le poulailler est refermé !!!

Mardi 8

La journée a commencé un peu tardivement (je ne dis pas l’heure car j’ai honte) mais à mon âge, après un week-end un peu chargé, faut bien regonfler les batteries et pour ça, moi… je dors !
Je me suis donc contenté de continuer la peinture et terminer le nettoyage du trottoir (les 30 m de Valériane et d’Erigeron karvinskianus sont rabattus sévèrement… pas une feuille qui dépasse !).
Ce soir, Gaspard m’a aidé à rentrer Math dans le poulailler !!! Il a très bien compris qu’il n’y a pas que dans ses livres que le renard croque les poules. Le renard ou le loup ? « Mais non Papy, y’a pas de loups dans les villes !).
J’ai fini hier soir un bouquin. Super : ce soir j’attaque "Dingue de plantes" ! J’ai le livre depuis un bon moment, mais je n’avais pas la dédicace. Maintenant que je l’ai, je peux démarrer : 1,350 kg (d’après ce que m’a dit Didier) au dessus du nez dans le lit... ça craint mais je doute fort que je m’endorme en le lisant car l’intrigue est captivante !

Mercredi 9

Peu de temps et peu de courage pour jardiner. En fait, je me contente de remettre en place certains éléments de déco qui viennent d’être peints.

Jeudi 10

Grosse journée… et lever tôt (pour moi !) pour aller acheter des poulettes.
J’ai bien dit des, en fait 2. Pourquoi ? Il est toujours difficile d’ajouter des poules car celles qui sont déjà en place acceptent difficilement des intruses. On a déjà fait l’expérience : une poulette n’a passé qu’une nuit car la vieille l’a tout simplement tuée à coups de bec, l’autre a été épargnée. Les deux nouvelles ont donc été enfermées dans le poulailler et Math a été priée d’aller faire un tour dehors. Mais cette nuit ? Il est 21 h 30 et je viens d’aller faire un tour : Math est dans le poulailler, mais les petiotes sont dehors dans l’enclos !!! Gonflée la vieille !!! Je me demande si je ne vais pas mettre un abri de fortune pour les nuits prochaines.
L’une est noire et ressemble un peu à feue Rosalie et l’autre est blanche (une Sussex). Zut, j’ai failli oublier de vous donner leurs noms (même pas vrai !). La noire s’appelle « Sinus » et la blanche « Cosinus ». Oui, il y a un rapport avec Math et si vous n’avez pas compris, je ne vous expliquerai pas car il fallait bosser à l’école. Mais peut-être étiez-vous aussi brillant(e) que moi en Anglais ? Je trouve que ces noms s’imposaient vu que Matique a pris la tangente ! (Alain, t’es trop drôle !).

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Cosinus (la blanche) et Sinus (la noire).


A la jardinerie où l’on a acheté les poulettes, on ne pouvait tout de même pas rater le rayon des plantes. On a donc acheté deux barquettes de Viola cornuta bleu-violet, une giroflée vivace (Erysinum linifolium) et une passiflore bleue ‘Purple Haze’ (j’espère qu’elle est suffisamment rustique ! Petit doute…). Celle-ci a été plantée pour grimper sur le claustra.

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Erysinum linifolium
J’aime beaucoup cette vivace qui peut avoir de superbes coloris. Mais sa durée de vie est assez limitée (il faut la bouturer)


Un Muehlenbekia grimpe dans un pommier. Il devient un peu envahissant. Il a donc été taillé sévèrement et j’ai planté au pied du claustra une touffe de tiges. Vont-elles s’enraciner ? Sait-on jamais ! Ca ne coûte pas cher d’essayer.
Et bien sûr un peu de nettoyage… cela va de soi.

Vendredi 11

Les « filles » s’entendent à merveille. Pendant quelques jours, je ne vais pas ouvrir le poulailler pour 2 raisons : les obliger à cohabiter mais aussi parce que les 2 jeunettes doivent savoir où se trouve leur « appartement ». Et quand on a un QI de poule il faut bien 3 ou 4 jours !
1ère tonte du gazon. Je me pose une question : est-ce que ma tondeuse a tendance à aller de plus en plus vite où est-ce moi qui, avec mon arthrose, aurait tendance à ralentir la marche ?
J’ai enfin trouvé la plante à mettre dans un pot en ferraille acheté cet automne : une graminée jaune mal placée depuis 2 ans (Carex testacea ‘Lime Shine’). Une Hebe pimeleoides ’Quicksilver’, elle aussi mal placée, est transplantée et mise dans un endroit où elle sera plus mise en valeur. Encore faut-il qu’elle se refasse une santé !
Je vous ai dit que l’on veut faire une petite terrasse au Nord à la sortie du bureau. C’est maintenant la priorité. Mais il faut pour cela commencer à enlever les plantes puis la terre. Pour les plantes, je le fais doucement. A part quelques plantes que je garde, en fait, je donne toutes les autres. Aujourd’hui j’ai enlevé et replanté 2 géraniums vivaces, des pulmonaires, un plant d’hellébore et un gros plant de la « plante souris » (Arisarum proboscideum). Demain, il y aura un atelier taille des rosiers dans le jardin : tout doit disparaître (géraniums, Hellébores, Arisarum, Ipheion uniflorum etc). Le reste ira au compost…
Le Melianthus major est rasé car il a tendance à se coucher sur les plantes voisines. De toute façon, le feuillage devient moins beau.
Plantation d’un plant de rhubarbe à tiges rouges (il parait qu’elle est meilleure). Dans la jardinerie où on voulait l’acheter, il n’y en avait plus mais coup de chance le patron est allé chercher un pied mère que l’on a eu à un prix dérisoire.

Samedi 12

Atelier taille des rosiers dans le jardin avec un petit groupe de membres d’arrosoirs et sécateurs. Un après-midi bien sympa. Moi j’aime… j’espère que les « élèves » ont aussi bien aimé. J’ai oublié de prendre des photos !
Ouf, le vide a été fait à l’arrière du bureau. Il va falloir maintenant enlever la terre et ce ne sera pas une mince affaire !
Cet atelier m’a obligé à regarder de plus près ces rosiers. D’une part, ici les rosiers ne sont pas très vigoureux (la terre est trop légère et trop acide) et d’autre part ils vieillissent mal. Les plus vieux ont du vieux bois inquiétants pour l’avenir. J’aime les roses mais je déteste les rosiers en tant qu’arbustes. Si certains meurent, ils risquent bien de ne pas être remplacés.
Il va falloir terminer la taille et ensuite mettre de l’engrais et les passer à la bouillie bordelaise (pour certains c’est indispensable).

Dimanche 13

Et la peinture des ferrailles continue. J’ai l’impression d’arriver au bout mais je trouve toujours d’autres objets à peindre.
Un Berberis thunbergii ‘Clairon rouge’ m’avait été donné et planté l’an dernier. Je me suis aperçu que je l’avais planté un peu n’importe où. Il est replanté ailleurs. Cela ne vous arrive jamais de vous poser la question « Comment ai-je pu avoir l’idée farfelue de mettre cette plante à cet endroit ? ». Moi si…
Ca y est, je commence à m’occuper de l’endroit où sera la future terrasse : un gros plant d’Arisanum a été enlevé et replanté près de la serre. Je commence à enlever de la terre autour du pied de la glycine (que je garde, bien sûr).

Lundi 14

Moins de temps que prévu pour jardiner…
Je continue la peinture et j’espérais terminer de peindre les dernières bricoles. Raté ! Le dernier pot est vide et le magasin est en rupture de stock… Il faut attendre une semaine. Grrr…
Un bambou est rasé. C’est un bambou à feuillage jaune qui ne dépasse pas 1 m. Je l’aime beaucoup. Il faut le raser au niveau du sol en fin d’hiver. On obtient très vite un nouveau feuillage tout neuf et tout beau. C’est le Pleioblastus auricoma

Mardi 15

Quelques brouettées de terre sont enlevées à l’arrière du bureau (il faut la retirer sur une hauteur de 12 cm environ). Elle est mise entre les plantes dans le jardin noir. C’est un endroit trop ensoleillé et où la profondeur de terre n’est pas très importante. Apporter de la terre ne fera pas de mal. 5 ou 6 plants d’Heuchères pourpre sont plantés (notamment ‘Midnight Rose’ et ’Brownie’). Ce sont des plants qui m’avaient été donnés à l’automne par une amie jardinière.

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Emplacement de la terrasse
A gauche la limite de propriété. Au fond le bureau. A droite l’arrière de la maison.


Un Hydrangea ne se plait pas là où il a été planté il y a 2 ans. Il végète car il est dans un endroit trop sec l’été (son nom ? Aucune idée et je ne sais même plus quelle est sa couleur car il n’a pas encore fleuri. C’est une bouture). Il est planté à un autre endroit où il devrait mieux se plaire.
Le carré de graminées devient décevant. Il était beau il y a quelques années mais maintenant il y a des trous dûs à des pertes que je ne m’explique pas bien. Il y a 2 ans, un ami jardinier donnait une quantité impressionnante de graminées adultes. J’avais organisé la distribution des plantes et c’est ainsi que notre gendre a bénéficié d’une motte énorme d’un Paspalum glaucifolium (une graminée imposante style Miscanthus mais au feuillage persistant… bref, du costaud). J’ai récupéré et planté une belle petite motte en fond du carré. Mais il faudra en acheter d’autres.
Griffage et nettoyage d’une plate-bande dans le fond du terrain.

Mercredi 16

Ouf, le vide-cave est enlevé. Pendant plus de 2 mois j’ai pompé, pompé et re-pompé l’eau de la rigole à la sortie du garage : au moins 3 à 4 brouettes de flotte pratiquement tous les jours. Bon, ça va, il n’y a pas qu’en Bretagne qu’il a plu !
La plate-bande nettoyée en partie hier est terminée. Il faudra envisager quelques plantations d’arbustes dans les semaines à venir.
Je continue à enlever la terre pour la terrasse. Il y en a pour un bon moment !
Gaspard a eu le privilège d’ouvrir le poulailler pour laisser sortir les poules. Pas trop fier le gamin mais il aime bien les poules… de loin. Ce soir, elles sont rentrées toutes seules. La cohabitation fonctionne à merveille. Elles ne se quittent plus.

J’ai profité de la présence de mon apprenti jardinier (comme tous les mercredis) pour faire un peu de travaux pratiques. Aujourd’hui : semis de persil dans une lessiveuse (elle ira sur la terrasse à la sortie du bureau avec celle où sont plantés des plants de ciboulette qui se trouvaient dans le potager). Ensuite, il a voulu semer des pois de senteur et des graines de cobée. Il a mis ces graines à tremper dans de l’eau et devait les mettre dans la terre après la sieste. Mais après la sieste Môssieur n’avait plus envie de sortir ! Je sais ce qu’il me reste à faire demain.

Jeudi 17

Je me suis décidé à acheter un 2ème broyeur. Pourquoi ? Celui que j’ai, le Bosch AXT 25 TC est intéressant pour des grosses branches mais plus les tiges sont fines et moins il aime : il déchiquète et le broyat est très grossier. Certaines « branchouillettes » ressortent intactes ! J’en ai donc trouvé un à un prix raisonnable (même si c’est toujours trop cher !). Il est assez basique mais j’ai fait des essais. Le plus : le broyat est comme je le souhaite (très fin). Le moins : la goulotte est étroite et peu pratique pour rentrer les branches. En fait, je pense que le broyeur idéal n’existe pas ! Donc maintenant je vais commencer par broyer avec le Bosch puis récupérer les branches mal broyées et les passer dans l’autre broyeur. Laborieux, mais il faut savoir ce que l’on veut.
Dans le coin potager, il y a un petit carré de 2 m² où était plantée une rhubarbe. Elle était épuisée et ce carré avait besoin d’être travaillé car la terre était tassée, peu profonde, peu riche et en plein soleil : tout ce que la rhubarbe déteste ! Elle est supprimée (sans regret car une autre a été plantée à un endroit plus favorable). Des oignons rocambole sont enlevés et replantés au pied d’un groseillier sur tige. Et bien sûr, de la terre est rapportée de l’arrière du bureau.
Grosse journée… Normalement je devrais bien dormir cette nuit !

Vendredi 18

Encore une grosse journée mais il faut que ça avance…
La terre est toujours enlevée et se retrouve dans le jardin noir. Dans ce coin il y a un arbuste qui est une merveille ou plutôt qui était une merveille, en tout cas une rareté. C’est un Fagus sylvatica ‘Rohan Weeping’ (un hêtre pourpre, nain, à feuilles de chêne). Gros problème : depuis un an, il dépérit, c’est-à-dire que sa partie haute se dessèche et je crains fort que sa mort soit programmée car il est de plus en plus petit. Je ne sais vraiment pas quoi faire. Est-ce une maladie ? Est-ce que l’emplacement ne lui plaît pas ? Le sol ? Bref, je l’ai déplacé car le laisser où il est lui sera fatal. La transplantation risque de l’être aussi !!! S’il meurt, je verserai une petite larme mais ensuite il sera remplacé par un Fagus sylvatica ‘Purpurea’ (un hêtre à feuilles de… hêtre !!!) qui sera taillé sévèrement pour ne pas qu’il dépasse 1,20 m. Un moment je voulais la variété naine. Je l’ai vue dans une pépinière du Cotentin lors de l’achat de ‘Rohan Weeping’, mais depuis impossible de la retrouver.
Quelques plantes ont été enlevées à l’arrière du bureau : des plants d’Hellébores qui semblent intéressants, des bulbes de… je ne sais pas quoi (ils sont donc mis en pots… cela ressemble vaguement à des crocus) et des bulbes qui pourraient bien être des Erythronium (5 ou 6 belles touffes qui sont replantées entre des plants d’Hellébores).
Les pois de senteur (des blancs et des graines en mélange) et des Cobées sont semés dans des pots.
Un Prunus incisa ‘Kojono Mai’ est arraché car il est mort. Il n’a jamais voulu pousser, l’été il perdait ses feuilles. Bizarre.

Samedi 19

Mon gendre (le père de Gaspard) résout en 2 minutes un problème que je n’arrivais pas à résoudre depuis presque un an ! Comment faire pour aiguiser les lames du broyeur Bosch ? Les emmener à aiguiser ? Les aiguiser moi-même ? Mais comment ? Il suffisait de lire la notice (ce que j’avais pourtant fait) et faire ce qui était écrit ! Les lames s’aiguisent en tournant un bouton !!! (on ne rigole pas, merci).
De l’aubépine, il ne reste plus grand-chose sinon le tronc. Il était couché mais toujours en travers de la descente du garage, pas encore complètement déraciné. Avec l’aide du même gendre (je n’en ai que 2), maintenant c’est fait… en 2 minutes. Il ne reste plus qu’à sortir la tronçonneuse.

Dimanche 20

La taille des rosiers continue : mais ce n’est pas une urgence. Quand je rencontre un rosier… je taille. Un de temps en temps, c’est moins pénible car la taille des rosiers fait partie, pour moi, des corvées.
Une fois l’aubépine déracinée, il reste un beau trou qui est comblé avec de la terre venant de… devinez ! Un lierre panaché (Hedera helix ‘Little Diamond’) est planté.
Je suis complètement débordé par le compost. Il faut absolument qu’au plus vite les trous soient vidés. Depuis une semaine les déchets vont dans des grands sacs mais ça ne peut plus durer. J’ai donc attaqué le premier trou et étendu le compost dans une grande plate-bande (celle à dominante grise qui borde le potager). C’était l’occasion de transplanter un Anthyllis barba jovis (arbuste au feuillage persistant gris argenté) qui végète depuis 2 ans. De toute façon, il était mal placé donc il bouge d’environ un mètre… On verra.

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Des parapluies noirs neufs sont remis dans le jardin noir

Lundi 21

Aujourd’hui, atelier « Photographie des fleurs et des jardins » avec un petit groupe de 6 personnes.
1ère séance : conseils de base pour prendre des photos et ensuite prises de photos dans le jardin sur des thèmes variés (photo d’une fleur avec un fond flou, photo en contre-jour, etc).
Suite jeudi.
Pour en savoir plus

Mardi 22

Un trou du compost est vide (comme d’habitude il est répandu sur le sol). Il n’est pas très mûr mais tant pis, je ne peux pas faire autrement et de toute façon, une fois étalé sur le sol, il se décompose très vite. Je griffe de temps en temps pour récupérer les brindilles et tout ce qui a besoin de retourner dans le trou.
Bien entendu, ce soir il est à nouveau plein avec le compost de l’autre trou.

Mercredi 23

Mon « jardinier en chef » étant de retour, il plante des batavias, sème des radis ronds et des Ipomées.
Ce soir avant de partir, il veut savoir si les salades ont poussé et si les graines ont germé. Et c’est ainsi que pendant un bon moment, sur le banc en pierre du potager, un petit vieux et un petit jeune ont papoté en mangeant des carambars tout en surveillant la croissance des salades et la levée des graines. Mais ils ont dû se rendre à l’évidence : il faudra patienter !
En soirée, quand le « jardinier en chef » est parti, nettoyage d’un petit bout de plate-bande. En ce moment la guerre est déclarée à une petite véronique. L’an dernier, le même problème s’était posé.

Jeudi 24

Atelier « Photographie des fleurs et des jardins ».
2ème séance : Comment retoucher des photos avec « The Gimp ». Les neurones étaient en surchauffe !!! Une piqûre de rappel est éventuellement prévue en septembre.
C’était tout l’après-midi mais ce matin j’ai eu assez de temps pour jardiner une petite heure : plantation d’un 2ème Dorycnum hirsutum dans la plate-bande grise (c’est un petit arbuste au feuillage gris… superbe. Le plant provient d’un semis spontané).
Depuis un moment, avec le temps sec, ensoleillé mais pas très chaud, le jardin vit au ralenti. C’est la pause, le printemps ne démarre pas et le jardin me désespère !
Et les poulettes ? Ma foi, elles vont fort. Elles ne se quittent pas : si la « vieille » (c’est relatif) va pondre un œuf, les 2 petiotes suivent et la nuit, elles dorment sous l’aile protectrice de Math. Ce sont des couche-tard et tous les soirs, la nuit tombée, je suis obligé de ressortir pour fermer le poulailler. Depuis 10 ans qu’il y a des poules dans le jardin, je n’avais jamais eu des cavaleuses comme ces trois là. Autre observation : ce sont des « furieuses de la gratouille ». Elles fichent un sacré bazar entre les plantes ! Un manque d’éducation à mettre sur le compte de la jeunesse. Bref, tout va bien !!!

Vendredi 25

Hier, un couple qui participait à l’atelier photos m’a apporté des petits plants de laitue ‘Appia’, 2 graminées et un petit Sedum. Les salades sont plantées mais les autres plantes sont mises de côté en pépinière. Elles seront mises en pleine terre plus tard.
J’ai fait l’inventaire des plantes en serre ou en pépinière à mettre en place. Il y en a plus de 25 !!! De quoi s’amuser. Les neurones vont chauffer pour trouver les bonnes places.
Ouf… le 2ème trou du compost est vidé. J’avais répandu il y a un ou deux mois la paille qui était dans le poulailler. Mais à cette époque, la végétation n’est pas très fournie si bien que l’on ne voit que la paille dans une plate-bande. Elle est recouverte avec le compost. C’est plus discret.

Samedi 26

Visite ce matin du « jardin de Lopriac » près de Lorient à quelques kilomètres d’ici. Il ouvre pendant ce week-end pour l’association « Jardin Art et soin ». Désolation : le temps est pourri (ce matin, c’était limite mais cet après-midi on a eu droit à la pluie et au vent). C’est la troisième fois que je visite ce jardin qui a évolué depuis 3 ans : article écrit en mai 2013. Il y a de plus en plus d’éléments japonisants dont une pagode.

Avec ce temps pourri (on est revenu à l’automne, alors qu’hier on était en été !), pas question de mettre le nez dehors cet après-midi. Je travaille sur le plan de la terrasse et je passe même au magasin de bricolage à 2 minutes d’ici pour revoir les matériaux (une bonne promo nous incite à acheter dès la semaine prochaine avant que la promo ne se termine).

Lundi 28

Quel week-end pourri et dans la région il y a eu de la casse. Ici, elle est limitée. J’avais oublié de fermer les parapluies, ce qui n’est vraiment pas malin. Bilan : 2 sont cassés et le 3ème est peut-être réparable… peut-être ! Dans un gros pot une superbe Centaurea cineraria a été chahutée. Il faudra l’enlever dans les jours à venir mais en attendant je fais des boutures. J’en ai déjà mis dans 2 pots mais je vais en refaire d’autres car c’est une plante que j’adore.
A nouveau peinture des objets de déco en ferraille. En verrai-je le bout un jour ?
Je continue à enlever la terre pour la terrasse…

Mardi 29

Et un petit coup de peinture pour varier les plaisirs…
On a, semble-t-il, enfin trouvé les lambourdes et les lames de terrasse (pas du tout celles que je prévoyais la semaine dernière !). Il suffit de réfléchir encore un tout petit peu, commander et se faire livrer ! En attendant, je continue à préparer le terrain, ce qui n’est pas une mince affaire car il faut enlever assez de terre mais pas trop non plus, car j’aurais l’air malin de ramener la terre au point de départ ! Donc je manie le mètre, le niveau à bulle, la grande règle… pour essayer d’obtenir un minimum d’horizontalité et la bonne profondeur. Ca me ramène quelques bonnes années en arrière au moment des grands travaux… mais avec un peu moins d’énergie !

Mercredi 30

Quelle surprise !!! 3 poules gambadaient de très bonne heure dans le jardin… Je me demande si le préposé à la fermeture du poulailler n’aurait pas négligé son travail ?… Moi, je dis ça…
Re-peinture (je ne dis pas que c’est la fin car il y a toujours d’autres objets à peindre !)
Re-terrasse : la terre est pratiquement entièrement enlevée. Des plantes ont été déplacées. Un problème : je ne sais pas trop ce que c’est !

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Erythronium ?
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Colchique ?
J’ai un gros doute

Jeudi 31

C’est prêt. Les lambourdes et les lames de terrasses sont commandées. Livraison mardi matin.

On a dû s’absenter dans l’après-midi, et comme par hasard une jardinerie se trouvait sur notre route ! Et quand on nous lâche dans une jardinerie ou une pépinière, on se lâche !!! On revient donc avec un Prunus incisa ‘Kojo-no-mai’ (il fallait bien remplacer celui qui est mort. Mort de quoi ?), une primevère double crème, un hellébore niger (prix dérisoire !), un Chasmanthium latifolium (une superbe graminée qui a sa place toute trouvée dans le carré de gaminées) et un Rhodanthemum (une vivace superbe au feuillage gris et dont la fleur blanche fait penser à la marguerite ou au chrysanthème. Je ne connaissais pas du tout et sa place – plein soleil et terrain sec – était toute indiquée en bordure de la plate-bande grise). On a failli craquer pour un Trachelospermum jasminoides ‘Waterwheel’ pour faire grimper sur les claustras. Son feuillage fin est très élégant mais je voulais en savoir plus en consultant internet et mes bouquins. Je n’en sais pas plus et j’ai appelé au secours sur le forum.
Dans une coopérative agricole où je vais régulièrement, on a acheté un engrais rosier, un engrais hortensias et un engrais gazon à libération lente. Tout cela a besoin d’être un peu dopé en ce début de printemps.



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Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en mars 2016

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