Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en janvier 2017

Retour le mois précédent, en décembre 2016


Dimanche 1er

Lundi 2

Retour de week-end prolongé.
Je joue la feignasse car le courage n’est pas rendez-vous. Il fait un temps à rester près du feu de cheminée !
Pour voir ce que je pourrai bien faire les jours prochains (prudence… mais je marche de mieux en mieux), je vais tout de même faire un petit tour de jardin. Deux observations. Une positive : les fleurs d’hellébore sont de plus en plus visibles. Une négative : les boules de buis semblent moins belles et je me demande si les pyrales n’en seraient pas responsables (j’ai eu la confirmation qu’elles étaient arrivées en Bretagne) ? Le produit pour traiter ne manque pas au sous-sol… : le pulvérisateur va reprendre du service.
Je suis allé faire un tour dans la serre pour allumer des bougies mais aussi pour arroser les plantes (boutures et plantes en pot mises à l’abri). Avec le chauffage (bougies plus radiateur), l’air est assez sec et certaines plantes (1 sur 10 maximum) donnent des signes de fatigue.

Mardi 3

Le 3 janvier 2007 fut un jour historique. N’ayons pas peur des mots. Mais que s’est il donc passé ? L’élection d’un nouveau Président ? La fin d’une guerre ? Si ce n’était que ça ! Vous n’y êtes pas du tout ! Ce jour-là je commençais la rubrique « le jardin au fil des jours ». Mais oui… La preuve.

C’était le temps ou je recouvrais toutes les plates-bandes de fumier de cheval : 16 petites remorques… Je ne suis jamais retourné car il faut bien dire que c’est un peu pénible à faire et un peu longuet. Et j’étais jeune ! C’est l’année où j’étiquetais chaque clématite avec son nom écrit sur un petit carré d’ardoise. Toutes ces étiquettes ont peu à peu disparu ou ont été jetées !
Quand j’ai commencé cette rubrique, j’étais bien loin de penser que 10 ans après je continuerais à rédiger pratiquement tous les jours un petit article sur mon travail dans la journée au jardin.
Je vous parle d’un temps où je pouvais escalader avec ma fourche un tas de fumier. Aujourd’hui, avec ma canne, j’essaie de mettre un pas devant l’autre ! Le naufrage !!!
Petit calcul mathématique : sachant que dans une année, j’écris au moins 250 jours par an, que je mets au moins 15 minutes pour rédiger et mettre en ligne l’article plus les photos, depuis 10 ans, combien de temps ai-je consacré à cette rubrique ? Réponse : 250 x10 x 15 = 37 500 minutes = 625 heures = 26 jours donc presqu’un mois, sinon plus ! Oups !!!

Les poulettes ont fait la fête pour les réveillons de Noël et du Nouvel an les papattes dans la m… (pire que lors de certaines rave-party). Il fallait faire quelque chose. Le poulailler et la petite courette ont été nettoyés et de la paille toute fraîche a été mise. Pour ce nettoyage on s’y est mis à deux en essayant pour moi de ne pas faire des gestes inconsidérés. Quand j’étais jeune, je ne savais pas que les poules volaient ! Il y a donc une quinzaine d’années, lors de la construction du poulailler je n’ai pas recouvert la courette d’un grillage. Après l’installation des deux premières poules, les deux premiers soirs elles brillaient par leur absence mais le matin elles étaient à nouveau dans la courette. On a mis un certain temps à comprendre le mystère de leur disparition : elles passaient la nuit chez le voisin perchées dans un arbre. La courette a donc été recouverte d’un grillage mais c’était une époque où j’étais encore jeune et sans doute plus petit ! Depuis, j’ai grandi et je m’en suis aperçu aujourd’hui car je suis ressorti, après environ une demi-heure courbé pour enlever la bouillie verdâtre, complètement cassé du dos. Mais oui, ça devient fragile à cet âge !
Mais voila une bonne corvée de terminée. Et moi je peux vous dire : le jardinage à deux… c’est bien mieux !
Bilan : une belle brouette qui déborde de fumier de poule. « De l’or Monsignor »… Bien entendu ce fumier a tout de suite été répandu sur certains coins de plates-bandes.

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Cela méritait bien une photo !
Mais je l’ai prise trop tard car je l’avais déjà à moitié vidée.


J’ai failli oublier de vous dire que j’ai continué à couper puis broyer des feuilles d’hellébore (devant la maison). Il faudrait terminer demain mais quand on pense avoir fini on s’aperçoit qu’il y en a encore !
Mine de rien, petit à petit je redeviens un peu performant au jardin (j’ai bien dit un peu !). Une heure par ci… deux heures par là et on va s’en sortir. Il faut dire que la saison s’y prête bien. Je n’ose imaginer l’état du jardin si je m’étais trouvé dans la même situation en mai ou juin !

Mercredi 4

Opération hellébores terminée. Il m’a fallu une heure pour finir de couper ces fichues feuilles. Quand y’en a plus, y’en a encore ! Il faut dire que le nombre de pieds est assez conséquent. Les fleurs arrivent mais il y a un plant avec des fleurs ouvertes. Quand je l’ai découvert, il était trop tard pour le photographier. Et pourtant, il faudrait prendre des photos pour vous faire baver… de jalousie !! Il reste à broyer les feuilles mais il faut savoir s’arrêter quand on sent que la machine ne suit plus ! En fait, ce qui me pose un problème, c’est de travailler au niveau du sol.
La clématite cirrhosa ‘Winter Parasol’ est superbe et elle a une qualité : elle fleurit autour de décembre. Mais elle a un défaut : elle fleurit autour de décembre ! Je m’explique : sa floraison vers décembre (parfois dès novembre et jusqu’en janvier) est étonnante et ne passe pas inaperçue, surtout à cette époque de l’année. Mais l’inconvénient est que la majorité des fleurs ne s’ouvrent pas car elles sont abîmées par la pluie et évidemment par le gel (même les petites gelées blanches). C’est vraiment bizarre car la clématite cirrhosa ‘Balearica’ qui fleurit en janvier-février n’a pas ce problème. Le reste des fleurs ne donnera rien de bon, donc j’ai commencé à la tailler. J’ai bien dit commencé car elle est assez envahissante. Donc à finir de tailler ces jours-ci. Il faut savoir que son superbe feuillage est persistant et beau toute l’année. Si vous habitez dans une région tempérée, je vous la conseille fortement (placez-la dans un endroit abrité).

Jeudi 5

Sur le côté de la maison a été planté il y a une vingtaine d’années (au moins) un Eleagnus x ebbengei ‘Gilt Edge’. Je ne sais pas si vous connaissez cet arbuste, mais je peux vous dire que c’est du costaud. Il a été planté à cet endroit car il prend de plein fouet le vent qui vient de la mer mais il s’en fiche complètement. Il protège donc le coin du jardin le plus venté. Petit problème (car il y en a toujours un évidemment) : avec le temps c’est devenu un monstre de 7 ou 8 m de haut et 5 ou 6 m de large. Quand j’étais plus jeune, alerte et vaillant, j’ai toujours reculé le moment pour le tailler. Un petit coup de taille-haie de temps en temps quand il gênait le passage mais rien de plus. C’est donc maintenant que je suis plus vieux et handicapé que je m’intéresse à lui. Avec mes sécateurs, ma scie-sabre et un élagueur, monté sur l’escabeau, je coupe sans modération. Bien entendu, je fais très attention. Pas question de faire des imprudences.
Les feuilles d’hellébores et les tailles de l’Eleagnus sont passées au broyeur.

Vendredi 6

La taille de l’Eleagnus continue. Le broyage aussi. Il faut savoir que l’Eleagnus est bourré d’épines redoutables. Il faudrait travailler avec des gants mais je n’aime pas. Bien entendu je n’échappe pas à une superbe écharde sur le bord d’un ongle. Oups, elle était belle !

Samedi 7

Pas le temps de jardiner aujourd’hui. Juste le temps de broyer les tailles d’hier (sans gants bien sûr).
Broyer est vraiment pénible. C’est long… ça fait du bruit… mais quand on voit le résultat, il y a de quoi être content : au moins 4 belles brouettes de broyat. Il va falloir le répartir dans les plates-bandes. Protection contre le froid… enrichissement à long terme de la terre. Pourquoi s’en priver ?

Dimanche 8

Les jours se suivent et se ressemblent. Il fallait terminer la taille de l’Eleagnus sinon ce ne serait jamais fait. Et ce soir… c’est fait. Oui, j’ai encore dû grimper sur un truc qui a des marches et dont je ne donnerai pas le nom de peur de me faire encore allumer sur le forum. Oui, j’ai fait très attention et ma femme était au pied du truc prête à me recevoir dans ses bras en cas de chute fort improbable (c’est l’histoire torride du jardinier et de son aide-soignante). Je ne suis pas totalement inconscient !
Bien entendu, grosse séance de broyage car grosse montagne de branches taillées. Ce n’est pas fini (on rentre difficilement dans le garage et il reste en plus un tas dehors) mais il faut impérativement vider, demain, les 5 grands sacs pleins de broyat. Je ne sais plus où le stocker !

Lundi 9

Un temps d’une tristesse… Autant dire que l’énergie et le courage ne sont pas trop au rendez-vous en ce moment, même si je retrouve peu à peu mes moyens : je peux jardiner sans canne. A vrai dire, si je me laissais un peu aller, je rentrerais bien en hibernation !
Si j’ai vraiment du mal encore à travailler au niveau du sol (désherber par exemple), je peux griffer la terre avec un long croc. C’est ce que j’ai fait dans un coin aujourd’hui puis j’ai répandu du broyat. Mais j’ai encore passé un temps fou à broyer… et ce n’est pas fini ! Bien sûr, si j’allais tout mettre à la déchetterie comme 9 jardiniers sur 10, je gagnerais du temps.

Mardi 10

Dire que je prends beaucoup de plaisir à jardiner serait vraiment exagéré. Je dois me botter violemment les fesses pour aller travailler dehors. Pas uniquement à cause du temps car aujourd’hui il faisait un temps doux plutôt agréable. Clopin-clopant j’ai réussi à nettoyer sur le côté de la maison. Je vais à mon rythme et pour désherber mon petit banc-agenouilloir est impératif car me mettre à 4 pattes ne pose pas trop de problèmes mais pour me relever, c’est la galère. Je ne suis pas mécontent de ce que j’ai pu faire aujourd’hui. Même si ce n’est pas extraordinaire, ce qui est fait est fait. Après le nettoyage, le broyat est répandu.
J’ai enfin terminé le broyage (le sapin de Noël est même passé dans le broyeur !).

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Une des premières fleurs d’hellébore.

Jeudi 12

Hier, une amie-jardinière nous a apporté 6 plants de son jardin. Non pas des boutures mais de vrais beaux plants que l’on va bichonner.
Aujourd’hui il faut passer aux plantations car elles ne peuvent pas attendre.
- Pseudowintera ‘Colorata’. C’est un arbuste au superbe feuillage. Il remplace celui qu’il y avait et qui n’a pas apprécié la sécheresse de cet été.
- Coprosma : Je ne connais pas son nom exact. Il a un superbe feuillage pourpre foncé. Je pensais le mettre dans le jardin noir mais il se retrouve devant la maison près de l’Eleagnus panaché de jaune taillé ces jours derniers. Ai-je bien fait de changer d’avis ? A voir.
- Clématite florida ‘Alba-Plena’ : c’est une merveille découverte dans deux jardins en juin dernier. Et bien entendu, on la cherchait, mais pas besoin de chercher, elle est venue toute seule. Pas belle la vie ? On lui a trouvé une place et si elle se plait, elle devrait faire son petit effet. J’espère bien un jour vous la montrer en fleurs.

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La clématite florida ’Alba-Plena’ vue en juin dernier


Et les plantations se sont arrêtées là car la tempête qui était annoncée est arrivée. Et une tempête en Bretagne ça ne rigole pas ! Sans compter la pluie qui vient avec. Bref, on est rentrés trempés et gelés !

Vendredi 13

La tempête s’est calmée mais un petit vent glacial n’incite guère à rester trop longtemps dehors. La dure vie du jardinier ! Assisté comme hier de mon aide-soignante jardinière, les plantations continuent et, coup de chance, nous n’avons pas eu trop de mal à trouver les emplacements des nouvelles plantes.
- Muhlenbergia capillaris : une graminée superbe avec ses épis roses. Je l’ai achetée en petits plants mais à chaque fois ce fut un échec. Allez savoir pourquoi ! Bref, le plant est adulte et si je le rate c’est la honte. On lui a trouvé une place idéale en remplacement d’une potentille arbustive plantée il y a bien 20 ans et qui n’avait plus grand intérêt.
- Fothergilla ‘Blue Shadow’ : comme le Pseudowintera, il n’a pas apprécié la sécheresse de l’été. Celui-ci est planté dans une plate-bande en bordure du pseudo-potager. Cette plate-bande qui accueillait quelques légumes va faire partie du jardin d’ornement (le potager sera restreint à 1 m² !!!). Je compte y planter quelques petits arbustes et notamment très bientôt un rosier buisson.
- Physocarpus opulifolius ‘Little Devil’ : je le cherchais… il est venu tout seul ! Pour le jardin noir évidemment. A propos du jardin noir, je peux vous dire que ce n’est pas évident à réussir d’autant qu’il n’est certainement pas placé au meilleur endroit mais je suis têtu !!!
J’en profite pour planter dans ce coin le Physocarpus opulifolius ‘Tiny Wine’ rapporté d’Alsace en novembre. Ils doivent se ressembler. On verra bien.
Pour terminer la journée, je nettoie un petit coin mais en utilisant le petit banc-agenouilloir car pour moi, en ce moment, le plus difficile est de désherber. Mais je crois l’avoir dit. Je me répète ? Oui, ce sont les neurones qui sont un peu engourdis… comme la hanche ! Je suis rentré ce soir complètement congelé car j’ai eu la bonne (?) idée de désherber dans le coin le moins protégé du jardin. Et voilà pourquoi les neurones coincent ce soir !!!

Dimanche 15

Reprise des bonnes vieilles habitudes, du temps où j’étais jeune et vaillant… du temps où je galopais comme un jeune ado fougueux et plein d’énergie. Bref, j’ai désherbé comme un fou sur le côté de la maison. Ouf, ça fait du bien…

Lundi 16

Tout est OK. Il suffit d’attendre encore un peu et tout rentrera dans l’ordre. Je n’ai pas osé prendre une photo de ma radio pour vous montrer mon squelette de rêve et la prothèse… on ne voit qu’elle !
Pour fêter, cette bonne nouvelle, j’avais envie de Violas cornuta. Un rien me fait plaisir en fait. On a donc acheté une grande barquette de 10 bleues et une de 10 blanches. Et puis, on a craqué devant un plant d’hellébore. Vous en saurez plus demain.

Mardi 17

Peu de temps pour jardiner.
Les Viola cornuta (en tout 20) sont plantées dans des pots. Conclusion : il faudra en racheter pour en planter en pleine terre. C’est une petite fleur sans prétention que j’aime beaucoup (alors que je déteste les grandes pensées). Sa durée de floraison est exceptionnelle : un plant acheté début novembre est toujours en fleurs ! Qui dit mieux ?
Les poules sont intenables. Ces deux là sont la réincarnation d’Attila. J’avais à peine posé un pot de violas blanches sur la terrasse que les deux foldingues se sont empressées de zigouiller les fleurs. Le pot a été recouvert d’une cloche faite avec du grillage… à poules. Coincées les fifilles. Comme quoi j’ai un QI supérieur à celui d’une poule !
Désherbage d’un tout petit coin à l’arrière de la maison. J’en avais marre de voir cet endroit envahi de mouron.
Plantation de l’hellébore. Tout compte fait, elle risque de changer de place car à l’endroit où elle a été mise, le sol semble trop sec.

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On a craqué...
Entre parenthèses, sur l’étiquette on annonçait une fleur blanche !!! Faut-il une fois de plus rappeler qu’il ne faut jamais acheter un plant d’hellébore non fleuri ?

Mercredi 18


Je dois être resté gamin… un gamin un peu attardé : quand je veux quelque chose, il me le faut tout de suite. J’avais décidé qu’il fallait racheter des Violas pour mettre dans des plates-bandes proches de la maison pour que l’on en profite. Mais pas dans 15 jours… même pas demain… c’est aujourd’hui ! J’ai donc perdu plus d’une heure en faisant le tour des possibles points de vente tout proches d’ici : rien… pas une Viola en vue !
Il fallait un peu de courage pour aller jardiner car le froid sévit. D’ailleurs, certains endroits du jardin n’ont pas dégelé de la journée. Bien entendu j’ai travaillé au soleil, c’est-à-dire au Sud devant la maison. Malgré tout, le string et les tongs n’étaient pas la tenue appropriée !
Désherbage devant la maison.
Je m’aperçois que si je n’ai pas encore retrouvé la souplesse du temps de ma jeunesse, je progresse bien. Je tiens le bon bout…

Jeudi 19

Je déteste la chaleur : au dessus de 25°C je me liquéfie… Mais depuis quelques jours je m’aperçois que mon petit corps dodu ne supporte plus le froid. Aujourd’hui, je suis sorti dans le jardin travailler en me disant « vivement qu’il soit l’heure de rentrer ! ». Et je suis rentré en fin d’après-midi les pieds congelés, les mains engourdies et tout le corps en hypothermie. J’exagère à peine. Bilan : j’évalue mon écart de survie question températures entre 15 et 25 degrés !!! Que voulez-vous, avec l’âge on devient fragile !
Je me suis donc installé devant la maison au soleil (là où la terre ne gèle pas) pour désherber.
La Briza maxima qui est une graminée annuelle avec des épis spectaculaires que j’aime beaucoup. Elle disparaît complètement à l’automne mais elle se ressème. Et quand je dis se ressème, cela veut dire qu’hier, j’ai dû enlever 1 m² de petits plants. Il faut savoir que ces plants ressemblent étrangement à des mauvaises herbes, éventuellement à du gazon ! La première année, on ne sait pas trop quoi faire… ensuite on comprend très vite qu’il faut être vigilant. J’ai donc laissé quelques touffes, juste de quoi avoir 1 m² à nouveau l’an prochain.

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Iris unguicularis
Beaucoup sont bleu lavande mais quelques-uns sont blancs. Ils sont en fleurs.

Vendredi 20

Aucune envie... mais je n’ai pas pu m’empêcher d’aller une petite heure dans le jardin, juste pour m’aérer les bronches (et faire un peu de nettoyage) !

Dimanche 22

Pas de temps pour jardiner. Je me suis contenté de faire un petit (très petit) tour de jardin. Le froid est nettement moins vif et le soleil fait du bien. Ce qui ne veut pas dire que le jardin soit complètement dégelé. A certains endroits, le gel est toujours bien présent et il y a des plantes qui n’apprécient pas du tout.

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Les Cerinthe s’étalent lamentablement sur le sol
Il y avait beaucoup trop de plants à plusieurs endroits dans le jardin, la sélection sera vite faite !
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Une potée de Centaurea cineraria
Ca pendouille. Désolant !
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Le Melianthus est une plante majestueuse
Le temps de sa splendeur est passé. La souche est protégée par un géotextile.
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L’eau des tonneaux est gelée sur plusieurs centimètres.
Si je n’avais pas mon problème de hanche, j’aurais pu faire du patinage (très) artistique !


J’arrête là !!!

Lundi 23

L’Osmanthus burkwoodii est un arbuste persistant dont la floraison très parfumée est un régal. Comme pour l’Eleagnus ebbengii taillé il y a quelques jours, je n’ai guère été vigilant. Il a poussé tout en hauteur et atteint maintenant les 3 – 4 m. Il ne fleurissait qu’à partir de 3 m, autant dire que la floraison passait inaperçue. Il y a 2 ou 3 ans il a fallu réagir. Fallait-il le rabattre à 1 m pour reformer un petit arbuste ou le laisser pousser ? En fait j’ai pris une solution intermédiaire : il a été taillé en transparence. Il reste donc à 4 m de haut mais le pied est dégagé. Depuis, il se regarnit au pied si bien que la floraison s’étale du bas au haut de l’arbuste et le résultat me plait bien. Mais il y a un petit problème : il pousse dans un tapis de lierre (commun) venu de je ne sais où. En soi, ce n’est pas grave. L’ennui est que ce lierre grimpe dans l’Osmanthus au point de recouvrir les troncs sur 1 m de haut. Je me suis donc amusé (amusé ? le mot est-il bien choisi ?) à enlever ce lierre pour ensuite le broyer.
On frise le chômage technique car le temps ne s’améliore pas et le gel est de plus en plus présent. La terre reste gelée toute la journée sur presque tout le jardin. Ca sent la RTT !

Jeudi 26

Nouvelle séance de fabrication de bougies à partir des restes des bougies fabriquées en décembre et brûlées depuis quelques semaines. C’est le bon moment pour les brûler dans la serre car le froid est toujours bien là avec des températures négatives, ce qui relativement rares ici dans ce coin de bord de mer en Bretagne-Sud. La terre ne dégèle pas mais on nous annonce des températures plus clémentes et le retour de la pluie, ce qui ne sera pas un mal car on est en déficit d’eau. En tout cas, j’ai pu constater que le radiateur de la serre fonctionne parfaitement bien : il se déclenche à 5°C.
Rappelez-vous Noël 2013 ici : chute d’un immense Prunus padus tout près de la cabane à cause d’une superbe tempête comme on sait si bien en faire en Bretagne. Les branches sont passées au broyeur et le tronc et les grosses branches ont été tronçonnés. Mais le tas de bois est resté dehors en dehors du terrain. Il fallait bien un jour se décider à rentrer ce bois dans le sous-sol. On a commencé aujourd’hui mais cela prendra un peu de temps. En tout cas, en 3 ans, il a eu le temps de sécher et il ne va pas tarder à passer dans la cheminée qui fonctionne souvent depuis un mois. Allongé sur un canapé en regardant un bon film à la TV près d’un bon feu de cheminée : l’image du bonheur !
Nettoyage (suite et presque fin) du jardin devant la maison. Encore une ou deux heures et ce coin sera dans un état plus que correct pour un mois de janvier.

Vendredi 27

Une journée superbe : il a plu sans arrêt ! Je ne blague pas car la pluie était attendue avec impatience, en tout cas par beaucoup de jardiniers bretons… et moi en premier. Pourquoi ? Parce que l’on a un déficit d’eau et parce que cela signifie que la période de gel est terminée. Il était temps car je commençais à en avoir ras le bol. Ici certaines plantes ne sont pas faites pour supporter des froids importants. Je ne suis pas le seul à apprécier : une Euphorbe ’Ascot Rainbow’ plantée dans un pot en octobre était toute « raplala » depuis quelques jours. Je pense que le manque d’eau y est pour quelque chose mais comment arroser quand la terre est gelée ? Ce matin elle a été inondée et ce soir elle est resplendissante.
Demain, je vais inspecter le jardin de plus près (s’il ne pleut pas trop !) car je crains quand même quelques dégâts. J’espère que les arbustes plantés juste avant la vague de froid n’auront pas trop souffert, un ou deux arrosoirs pour chacun devrait leur être bénéfique.

Samedi 28

Inspection du jardin : c’est décourageant ! Quand je vois tout ce qu’il y a à faire je me demande si je ne devrais pas me mettre au tricot, au taï-chi ou à la cuisine…
Peut-être le gel a-t-il fait des dégâts mais il est trop tôt pour le savoir (je parle des arbustes et vivaces théoriquement rustiques). Les arbustes plantés peu de temps avant la vague de froid semblent bien se porter : ils ont eu droit à un bon arrosage. J’ai utilisé le nouveau tuyau d’arrosage extensible. C’est super même si ce n’est pas l’équivalent d’un tuyau classique. Le gros avantage est sa facilité de rangement. Il est rangé dans la serre, c’est tout dire.
J’aime beaucoup le Griselinia littoralis. Mais lui ne m’aime pas ! J’en ai planté il y a une bonne dizaine d’année mais ils n’ont pas apprécié le gel. Comme je suis un peu (beaucoup !) tête de mule, j’ai fait des boutures et deux Griselinia ont été plantés en haie devant la maison. Ils mesuraient environ 1,50 m et brusquement en juin-juillet, les feuilles sont devenues marron et ils sont morts durant l’été. Après renseignements pris auprès de pépiniéristes, je me demande s’il ne faudrait pas mettre ça sur le compte d’un quelconque champignon. Aujourd’hui, ils ont été coupés à 20 cm et il reste à arracher les souches. Mais quoi mettre maintenant ? A cet endroit un écran s’impose car je ne veux pas voir ce qu’il y a derrière !!! Il faudra bien planter un autre arbuste mais lequel ? Je me demande s’il ne faut pas enlever une partie de la terre car si c’est bien un champignon qui est le coupable, il y a un risque de retrouver le même problème dans un délai plus ou moins long.

Dimanche 29

L’hellébore planté il y a une dizaine de jours est replanté à un tout autre emplacement du jardin. Pourquoi ? Là où il avait été mis la terre est trop sèche et j’ai remarqué qu’à cet endroit les plants installés depuis plusieurs années ne sont pas très vigoureux. C’est dommage car c’est au-dessus du mur dans la descente du garage et les fleurs sont bien mises en valeur car on est en contrebas. Or le reproche qui est souvent fait aux fleurs d’hellébore, est qu’elles piquent du nez.
A peine les Viola cornuta étaient-elles plantées que les poules les ont repérées, notamment celles mises dans des pots sur la terrasse. Un massacre : plus une fleur et pour certaines, plus une feuille. J’ai trouvé la parade mais trop tard : une cloche en grillage à… poules. J’ai donc enlevé les plants abîmés qui sont en convalescence dans la serre et remis des nouveaux achetés vendredi.

Lundi 30

Un peu de nettoyage sous un fin crachin. Mais il fait doux...

Mardi 31

Pas mécontent de mon travail d’aujourd’hui. Le matin, belle petite pluie (on ne s’en plaindra pas). Mais l’après-midi j’ai mis les bouchées doubles. Actuellement l’important est le nettoyage et pour l’instant je travaille à l’arrière de la maison. J’avance à mon rythme, c’est-à-dire lentement car certains gestes me sont déconseillés.
Du lierre recouvre le mur de clôture sur plusieurs mètres mais il faut le surveiller car il a tendance à être un peu envahissant : il recouvre même des pots et les plantes qui sont dedans manquent d’air. Il est taillé et les branches coupées passent au broyeur.


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