Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en février 2017

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Jeudi 2

Hier, dans un magasin de loisirs créatifs, j’ai trouvé des boules en plastique transparent. Ne me demandez pas à quoi elles servent. Mais dans ma petite tête ça a fait tilt tout de suite : les bourrer de margarine. C’est le même principe que les boules de noix de coco. On verra si les oiseaux aiment. Au prix où je les ai payées !


Les fleurs d’hellébore s’ouvrent mais ce qui dommage c’est que l’environnement autour des plants laisse à désirer, ça gâche tout. Je vais donc nettoyer en priorité ces endroits.
Les poules fichent un bazar pas possible dans certains endroits, et en particulier dans les coins des hellébores. On a pris une décision : elles seront privées de sortie pendant plusieurs jours. Non mais, qui commande ici ?
En taillant du lierre, on peut faire des découvertes : des baies bien mûres mais bien jolies.

Vendredi 3

On nous avait annoncé une belle tempête… on a eu droit à un petit coup de vent ridicule. La Bretagne n’est plus ce qu’elle était ! Je ferai peut-être mieux de me taire car demain, on remet ça, paraît-il. Et comme je déteste les tempêtes…

Suite du nettoyage autour des hellébores. Je suis donc passé tout au fond du jardin. Il y a peu de temps, je me plaignais de ne pas avoir autant d’hellébores. Sans doute m’ont-elles entendu car elles sortent de partout dans toutes les plates-bandes et les plants en fleurs sont de plus en plus nombreux de jour en jour. C’est sûr : une fois le nettoyage fait, les plants sont autrement mis en valeur. Il faut que j’accélère (pas encore trop conseillé !) pour que l’on puisse vraiment en profiter.

Samedi 4

Rien de bien nouveau aujourd’hui : le nettoyage continue. Pas trop autour des hellébores car c’est le carré de graminées qui m’a beaucoup occupé. Les caduques ont été rasées et les persistantes nettoyées. Les tiges de houblon doré dans un Prunus padus ‘Colorata’ sont supprimées. A propos des graminées, je trouve que le carré est beaucoup moins beau qu’il y a quelques années. Je me demande si à cet endroit du terrain, le sol ne serait pas trop humide. Cc n’est qu’une hypothèse…

Dimanche 5

Peu de temps pour jardiner… je me contente de broyer les coupes des graminées.
Il y a un gros problème : les tas de compost débordent. Il faut absolument que je récupère le compost mûr. Mais pour l’instant, j’ai trouvé une solution provisoire car je veux au plus vite terminer le nettoyage autour des hellébores. Bien entendu il faut mettre au compost les mauvaises herbes, mais actuellement je griffe les plates-bandes souvent recouvertes de feuilles mortes. La majorité de ces feuilles reste sur les plates-bandes mais celles qui sont enlevées, au lieu d’aller au compost, sont mises entre les arbustes en fond de haie où elles finiront de se décomposer en toute discrétion.

Lundi 6

J’ai lâchement capitulé ! Il est possible que la pluie fasse du bien à mon abondante chevelure. Je suis même prêt à croire qu’elle fait grandir (normal pour un jardinier). Mais non, à mon âge bien avancé, passer la journée sous un beau crachin, c’est se préparer à passer les jours suivants sous la couette !
J’ai donc fait quelques nouvelles bougies dans le garage et jardiné… virtuellement devant un écran…

Mardi 7

Pratiquement tout le fond du jardin est nettoyé. Je vais à mon rythme mais j’avance.
Décidément, les rosiers ici ne sont pas à la fête. La terre est trop légère et trop acide. Ils ne sont pas exubérants et vieillissent mal. Je pense en supprimer 3 ou 4. Aujourd’hui, c’est Fantin Latour. J’aurais dû le faire depuis plusieurs années car avec le temps, les arbres ayant poussé, il s’est retrouvé à mi-ombre et il n’a pas du tout aimé : pas une fleur depuis 3 ou 4 ans.
Par contre, j’avais craqué lors d’une visite d’un jardin pour un rosier ‘Hot Chocolate’. J’ai réussi à me procurer auprès d’une amie jardinière une bouture. Il avait été planté mais dans un endroit trop sombre. Il a été replanté en plein soleil dans un coin de l’ex-pseudo potager près des boules de buis.
Ca sent la fin d’hiver et l’arrivée prochaine du printemps. En tout cas, en plus des hellébores qui sont pratiquement tous en fleurs (pas tous), les bulbes pointent leur nez : crocus botaniques, perce-neige… et quelques boutons de narcisse apparaissent. Bon, le printemps n’est pas encore là mais on tient le bon bout. La nature renaît… et moi aussi !

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une touffe de crocus botanique dans la pelouse

Jeudi 9


Il faut maintenant changer d’endroit. Je passe donc au centre du jardin, un nouveau coin où il y a beaucoup d’hellébores (en fait, il y en a un peu partout !).

Vendredi 10

Le bambou Pleioblastus auricoma est rasé. Quand je dis rasé, ça veut dire au niveau du sol. Il faut le faire absolument pour obtenir un beau feuillage jaune toute la belle saison. C’est un bambou vraiment original que j’aime beaucoup. Je vous le conseille

Samedi 11

Le nettoyage continue… Quelle originalité ! Je suis dans la plate-bande de la glycine en arbre qui a été chahutée par la tempête de novembre. Petit coup d’œil pour voir de plus près si je vais avoir du mal à l’enlever car il reste un morceau de tronc à 30°C. Franchement ridicule. En fait, elle était complètement déracinée. Il a suffi de tirer dessus… Versons une petite larme tous ensemble car elle était superbe en fleurs et c’était un cadeau pour mes 50 ans ! Elle avait donc… faites le calcul !

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Du temps de sa splendeur...
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Et maintenant !


Le temps est humide et froid : je capitule en milieu d’après-midi.
Quant aux oiseaux, par un temps pareil, ça ne pense qu’à manger ! On n’en avait jamais vu autant dans le jardin. Il faut dire qu’ici ils ont droit à entrée, plat et dessert... c’est-à-dire margarine, graines de tournesol et boules de graisse ! Au guide Michelin des mésanges, verdiers, moineaux... c’est du 5 étoiles !!!

Et pour finir :
Vacances scolaires = baby-sitting pendant quelques jours = pas de jardinage = pas de jardin au fil des jours…

Samedi 18

Retour après une semaine de baby-sitting.
On s’y attendait : le jardin a changé car les bulbes explosent. Crocus… les premiers narcisses sont là… plusieurs mètres-carrés de perce-neige ouverts… c’est l’apothéose côté hellébores… il y a même quelques Ipheion uniflorum en fleurs sur le trottoir ! Le Sarcococca et les Daphné embaument… Les petites feuilles sur certains arbustes apparaissent … et en plus il fait bon et il fait beau.
A peine descendu de voiture en début d’après-midi, changement de tenue, et salut le jardin, j’arrive.
Plantation d’un pot de bulbes d’Iris reticulata (bleus) qui rejoignent ces mêmes Iris reticulata plantés il y a un an et actuellement en fleurs.
Plantation de Viola cornuta (plus d’une vingtaine) achetées cette semaine (le baby-sitting n’empêche pas de traîner un peu en jardinerie !).
Avant de continuer le nettoyage, il faut commencer à vider le compost qui ne va bientôt plus pouvoir recevoir de déchets. C’est une corvée mais faite sur plusieurs jours. 2 brouettes de compost en partie mûr rejoignent les plates-bandes du jardin.
Et retour au nettoyage ! Un gros phormium a des feuilles sèches. D’autres pendouillent. Bref, elles sont coupées mais iront directement à la déchèterie car je ne connais pas de plante plus allergique au broyeur. A moins que ce soit le broyeur qui soit allergique aux feuilles du phormium. Disons qu’il y a incompatibilité d’humeur ! Les feuilles s’enroulent sur le rotor mais impossible de les couper.
Pas mécontent de mon après-midi de reprise au jardin !



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