Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en mars 2017

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Jeudi 2

Hier, de la pluie toute la journée… aujourd’hui, beau soleil surtout le matin. Autant en profiter. Le nettoyage continue (je suis arrivé dans le jardin noir donc tout au fond du jardin). De temps en temps, je vais vider le compost : ont été répandues 5 ou 6 brouettées de compost dans une grande plate-bande. Quelle corvée ! J’espère terminer demain car je ne sais plus où mettre les déchets : 4 grands sacs sont déjà complètement pleins (ces grands sacs cylindriques verts que l’on vend partout dans les jardineries).

Vendredi 3

Jardin noir nettoyé… compost vidé… Je vais enfin en voir le bout ! Il reste à remettre en état, ce que je m’obstine à appeler le potager.

Samedi 4

Rien de bien neuf : nettoyage des petites allées de pavés dans le coin « potager ».

Dimanche 5

Après une matinée de vent et de pluie, l’après-midi est plus clément et je peux continuer mon boulot dans le « potager ». Il reste à peu près 2 heures de travail pour tout terminer. J’ai tout de même commencé en décembre !!!

Lundi 6

On vient d’essuyer une jolie tempête bien bretonne, surtout en fin de nuit (idéal pour ne pas se rendormir !). Je ne supporte pas, ça me rend dingue. Ouf, pas de casse sinon beaucoup de « branchouillettes » sur la pelouse. Du bois mort donc c’est très bien ainsi. Cette tempête m’a rappelé qu’il serait bon que je consolide le claustra installé plein-vent par deux jambes de force avant qu’il n’arrive des dégâts (dans le coin, quelques claustras pleines se sont retrouvées par terre). Heureusement la nôtre est formée de losanges donc ajourée et la prise au vent est beaucoup moins importante. Dans l’après-midi la tempête se calme un peu et je peux aller travailler dans l’un des seuls coins où l’on est à l’abri du vent : derrière la serre. Au premier abord ça ne se voit pas, mais en fait je suis un petit malin : depuis décembre j’avais prévu de terminer le nettoyage du jardin par le coin de la serre car je sentais venir la tempête pour le 6 mars !
Ce soir, il reste environ 2 m² à nettoyer près de la serre et la petite fontaine.
J’ai découvert aujourd’hui que l’état du poulailler fabriqué il y a 15 ans environ devient inquiétant. Il faut absolument que j’agisse avant qu’un renard ne trouve le moyen de rentrer et festoyer. Certaines planches sont très fatiguées et sont bonnes à changer très vite. Je sais ce qui m’attend dans les jours à venir.

Mardi 7

Sur une plate-bande devant l’entrée de la serre, se trouvent les pots des plantes bouturées et bien enracinées ainsi que les plantes nouvellement achetées. Elles attendent toutes d’être mises en pleine terre dans le jardin. La plate-bande a été nettoyée. Plus exactement, chaque plante (une trentaine environ) a été inspectée pour voir son état et le pot nettoyé. Quelques unes sont intéressantes (clématite ‘Golden Tiara, Itea virginica ‘Henry’s Garnet’, Lonicera gracilipes, deux hydrangeas achetés à l’automne etc.).
Les abords de la serre et de la petite fontaine sont nettoyés. Bref, tout le jardin a été remis en état (en 3 mois !). Le printemps peut arriver, je l’attends de pied ferme !

Jeudi 9

Le poulailler est nettoyé. Il était temps car encore une fois les poules pataugeaient dans une bouillie immonde qui vaut de l’or et que j’ai répandue dans un coin de plate-bande au pied de rosiers. Je n’ai d’ailleurs pas pu m’empêcher de prendre une photo !

L’opération poulailler continue : il est temps de le consolider car certaines planches donnent des signes de fatigue. Il faut dire qu’il y a 15 ans, le poulailler a été fait à partir de planches de palettes. Autant dire que le prix de revient équivaut au prix des clous et quelques vis ! Je suis donc retourné chercher des planches au même endroit (on peut se servir tous les jours gratuitement… c’est à 5 kilomètres) et le travail a commencé. En fait, je vais mettre des nouvelles planches par-dessus celles qui existent.

Vendredi 10

La pose de planches sur le poulailler est commencée. Je ne suis pas prêt d’avoir fini !
Une vieille porte d’église bleue se trouve au bout d’une allée. Elle a été un peu négligée. Comme pour le poulailler, il était temps d’intervenir. Je l’ai donc poncée et badigeonnée de bouillie bordelaise. En séchant elle devient bien bleue. Mais il faut le faire de temps en temps !

Dimanche 12

Je me suis poignardé… Bon d’accord, j’exagère un peu mais tout de même : en fabriquant de nouvelles bougies, j’ai trouvé le moyen de me donner un coup de couteau dans le creux de la main. Drôle d’effet ! Mais je suis un dur à cuire (?) et à jour question vaccination.
Le temps est pourri (pluie le matin et temps gris peu engageant l’après-midi) : je prépare de nouvelles planches à poser sur une nouvelle face du poulailler.

Lundi 13

Avez-vous déjà passé une journée à 4 pattes dans un poulailler ? Moi, c’est fait ! J’avais beau faire cot, cot, cot de temps en temps pour trouver la journée moins longue mais en fin de compte je ne suis pas mécontent : la remise en état du poulailler avance bien.

Mardi 14

La réparation continue mais cette fois à l’extérieur. Après avoir posé des planches (de palettes) par-dessus celles qui existaient et qui étaient fatiguées (voire pour certaines très fatiguées), il a fallu remettre 2 couches de lasure. Ce n’est plus un poulailler, c’est un hôtel 5 étoiles. Franchement, si j’étais une poule, c’est là que je voudrais vivre !
En tout cas c’est reparti pour 15 ans… je parle du poulailler !

Mercredi 15

Le mercredi, c’est la journée du petit (de moins en moins petit). Comme l’an dernier, il plante des salades (il commence à bien se débrouiller tout seul !) et j’espère que, comme l’an dernier, il sera meilleur que son Papy pour les faire pousser.

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Arroser au jet, c’est plus sympa qu’à l’arrosoir...
et arroser Papy à l’occasion, c’est encore plus marrant !

Jeudi 16

Il y a comme un petit air de printemps dans l’air… En tout cas, il faisait vraiment bon aujourd’hui au point de laisser la petite laine et jardiner en chemise.
1ère tonte du gazon de l’année. Mais avant de tondre, je me suis amusé (?) à supprimer les plants de bouton d’or en fleurs dans la pelouse. Je n’en veux pas.
Plantation d’oignons blancs (avec autant d’application que Gaspard hier avec les batavias).
J’ai commencé à faire le tour du jardin pour noter sur un plan tous les endroits où il faut planter soit un arbuste, soit des vivaces. Je terminerai demain.

Vendredi 17

2 rosiers de plus… en moins : ‘Felicia’ et ‘Cuisse de Nymphe’. Il ne restait qu’une ou deux branches grises en sale état. C’est l’hécatombe mais je ne pleure pas trop car, je l’ai déjà écrit, si j’aime bien les roses (pas toutes), je déteste les rosiers. En tout cas, ici ils ne sont pas, pour la plupart, très beaux. C’est sans doute dû au terrain trop léger et trop acide qui ne leur plaît pas.
Un peu de nettoyage pour changer. De nombreux endroits sont envahis par une petite véronique sauvage depuis 2 ou 3 ans. C’est une calamité mais heureusement elle s’arrache facilement.

Samedi 18

Il paraîtrait que les pyrales du buis seraient de retour. Pas le temps de vérifier si elles sont arrivées ici. Je ne prends pas de risques et je traite avec le Bacillus thuringiensis les 17 grosses boules. En fait je me suis aperçu qu’il y en a 18 ! C’est malin !
Tout l’après-midi : atelier taille des rosiers dans le cadre des activités d’A&S. Même si le temps était un peu frisquet, il y avait une chaude ambiance avec 7 « élèves » attentionnés et appliqués. Et l’on n’oublie pas qu’il ne faut pas confondre rosier remontant et rosier grimpant !!! « Interro » écrite à la prochaine rencontre…

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Jeanine toujours très appliquée...

Lundi 20

Je comptais terminer la taille des rosiers. C’est raté. Il faut dire que les rosiers grimpants demandent du temps : il faut dépalisser, tailler, re-palisser. J’utilise le système de l’arcure (le branches charpentières sont mises à l’horizontale). Je terminerai mercredi (le petit bonhomme ne sera malheureusement pas là).

Mardi 21

Je ne pensais pas pouvoir jardiner aujourd’hui. Erreur…
On revient de la grande ville avec de l’engrais rosier, de l’engrais hortensias, de l’engrais gazon à libération lente, un sac de 25 kg de corne broyée (37,38 € les 25 kg… c’est autre chose qu’en petit conditionnement), 2 sacs de 70 l de terreau bouturage et semis (en prévision de futurs ateliers avec des membres du groupe A&S en avril). J’ai une bonne adresse dans le coin.
Au retour, direction les rosiers du jardin : fin de la taille ! Cette année, je les ai assez peu taillés. Pourquoi ? Parce que…
Pour la première fois, pour tailler les rosiers, j’ai mis des gants. Que voulez-vous, en prenant de l’âge, je deviens raisonnable. En fait, je me bonifie comme le bon vin et mes mains sont indemnes de griffures et d’échardes… Le pied quoi !

Mercredi 22

Je n’ai pas eu l’impression de chômer mais je n’ai réussi qu’à faire une seule chose : donner de l’engrais aux rosiers. C’est vrai qu’il faut nettoyer éventuellement autour du pied, mettre l’engrais, biner la terre et arroser.
A propos d’arrosage, j’utilise de plus en plus mon nouveau tuyau (celui qui passe de 5 à 15 m). Je le trouve excellent et vraiment pratique. Comme il y a des points d’eau dans tous les coins du jardin, je peux l’utiliser pour arroser n’importe où.

Jeudi 23

De la bouillie bordelaise (non colorée en bleu !) pour tous les rosiers. J’en ai profité pour traiter également les pommiers et un Rhamnus alaterne ’Variegata’. Tous les ans cet arbre avait en fin d’hiver des feuilles tachées (particulièrement laides) qui tombaient. J’ai traité avec un fongicide et avec de la bouillie bordelaise à l’automne. Résultat : les feuilles sont superbes. Conclusion : il aura le droit de continuer à vivre !
Opération Hydrangeas : Taille et engrais. Je terminerai demain. C’est curieux : pendant très longtemps il n’y a eu que 2 ou 3 hydrangeas dans le jardin. Je n’aime pas les hortensias à grosses fleurs rondes comme on voyait un peu partout en Bretagne. Mais les nouvelles espèces et variétés, notamment à fleurs plates, m’intéressent particulièrement si bien qu’en l’espace de 2 ou 3 ans, une dizaine ont dû être plantés. Et ce n’est pas fini.
Un bambou (Phyllostachys aurea) a des cannes trop nombreuses et trop serrées. De plus, il y a beaucoup de cannes mortes. J’ai donc commencé à supprimer ces dernières et les broyer. Commencer n’est pas le bon mot car depuis deux ans environ j’aère la touffe mais on commence et on ne va pas jusqu’au bout, c’est bien connu. Il y a une autre touffe qui mériterait le même nettoyage. Je repousse le moment de le faire mais il va bien falloir.

Vendredi 24

Et c’est reparti pour un nouveau tour ! Je redémarre comme toujours par l’avant de la maison. C’est un coin qui doit faire environ 100 m² mais il y a du boulot. J’ai donc commencé aujourd’hui…

Samedi 25

Je ne peux jardiner que l’après-midi car ce matin je parlais à nouveau des vivaces à longue floraison dans une association de la région. J’aime ça et on rencontre des jardiniers vraiment passionnés. En fait, c’est un peu le prolongement de mon ancien métier mais au lieu de m’adresser à des ados boutonneux, ce sont des personnes d’un âge peu plus avancés (notez ma délicatesse !).
Retour devant la maison. Je vous ai dit que les deux Griselinia littoralis sont morts. Ils étaient superbes et mesuraient environ 1,50 m. Ils cachaient une vue que l’on ne souhaite pas voir. Et cet été les feuilles vert pomme (‘Granny Smith’) ont viré au marron sans explication. Et maintenant ce qu’il y a derrière, on ne peut pas le rater ! Les pieds viennent d’être supprimés. Pas besoin de bêche ! Il va falloir trouver au plus vite deux arbustes persistants qui atteignent 1,50 m rapidement (pas besoin de plus). Juste à côté, se trouve un Prunus lusitanica qui doit mesurer au moins 8 m de haut et de large. Il a été taillé en transparence. Mais il m’inquiète car j’ai découvert hier des troncs morts. Aujourd’hui, j’ai donc sorti la tronçonneuse et coupé ces troncs. Bien entendu, le champion des âneries a trouvé le moyen de couper un tronc encore en bon état ! Je n’en rate pas une !!! Je crains fort que son pronostic vital soit engagé à plus ou moins long terme. Demain il va être bombardé de bouillie bordelaise. Bref, s’il meurt, c’est la catastrophe car on va se retrouver avec un vide dans la haie. Quand je suis assis à l’ordinateur, c’est la vue que j’aurai à l’avant de la maison.
Mon adjointe commence le nettoyage du trottoir de l’autre côté du mur de clôture.
J’ai commencé à broyer les tailles d’aujourd’hui mais la suite aura lieu les jours prochains car le tas de branchages est impressionnant.

Dimanche 26

Grosse journée de jardinage. Il faut dire que le temps s’y prêtait bien.
Les troncs du Prunus lusitanica sont pulvérisés de bouillie bordelaise. Si cela ne fait pas de bien, cela ne peut pas faire de mal. L’avenir le dira.
Le nettoyage continue près du claustra à l’avant de la maison. Dans un coin, j’ai dû enlever un millier de petits plants de Montia sibirica. Une invasion !
Dans la serre, je me suis aperçu que la bouture bien enracinée de Jovellana violacea souffrait. Il était grand temps de la transplanter dans un pot plus gros rempli de bon terreau. J’ai déjà perdu le pied-mère et comme c’est une plante que j’aime beaucoup il va maintenant falloir bichonner la bouture.
Le nettoyage du trottoir continue : quelle corvée !



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