Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en juin 2018

Retour le mois précédent, en mai 2018


Vendredi 1er

Je pensais passer cette journée à enlever les fleurs fanées. C’est raté.
J’ai passé un temps fou à couper le satané bambou en limite de propriété. Il pousse entre deux claustras, la nôtre et celle de la voisine. Il fallait faire du ménage et couper le plus possible mais j’en ai bavé. Consolation : il fallait le faire… c’est fait… mais pour combien de temps ?
11ème tonte du gazon. Il faisait à nouveau chaud, là aussi j’en ai bavé !
Pour terminer la journée, j’ai arraché un coin de myosotis. A moitié allongé sur la pelouse à l’ombre : j’étais bien.

Samedi 2

Nouvelle journée de visites avec le groupe. Cette fois entre Douarnenez et Quimper. Tout au bout du bout du Finistère… Nous étions plus de 40. C’est beaucoup mais tout s’est bien passé. Belle ambiance (toujours la même en fait) dans trois jardins très intéressants mais très différents les uns des autres.
Jardin d’Emma. C’est le jardin de Jo. C’est un jardin tout en longueur divisé en plusieurs parties avec différentes ambiances. Quelques décorations de jardins réalisées par Jo. Chapeau l’artiste.

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Une sculpture de Jo


Jardin d’Anne-Marie. Je connaissais ce jardin pour l’avoir visité l’an dernier. J’avais tellement aimé que je ne pouvais pas ne pas faire partager mon plaisir aux amis d’A&S. Nous avons tous aimé donc Anne-Marie peut maintenant se détendre. Recevoir un groupe, surtout quand c’est la première fois, n’est pas évident mais nous ne sommes pas des sauvages, tout s’est bien passé : désolé pour le stress dans les jours précédents la visite !


Jardin d’Alice. Changement d’ambiance. Nous sommes au Japon. Alice est une passionnée de l’Asie, elle a réalisé un petit jardin japonais et de plantes alpines vraiment étonnant. Elle a su nous faire partager sa passion.


Merci à Jo, Anne-Marie et Alice pour leur accueil. Un régal.

Dimanche 3

Chut, laissez-moi écouter la pluie. Toute la journée, alternance de soleil et d’averses mais en fin d’après-midi la pluie est arrivée pour de bon et en ce moment elle tombe toujours. Une journée jubilatoire pour le jardin et moi, j’ai beaucoup jubilé. Jardiner sous la pluie : l’écouter tomber sur les feuilles des plantes et sentir la fraîcheur tomber. Que du plaisir.
Toute la journée, j’ai passé mon temps à couper les fleurs fanées (ancolies et roses principalement). Quant au myosotis, j’ai arraché un bon nombre de plants mais c’est loin d’être terminé. C’est assez pénible à faire car il faut entrer dans les plates-bandes et faire attention à ne pas enlever les plantes voisines.
Un Viburnum a été arraché. C’est peut-être V. ‘Eskimo’. En tout cas, il n’a jamais voulu pousser et n’a jamais fait une seule fleur. Sans doute est-il mort à cause du gel. Je ne sais pas mais une chose est certaine : je n’ai vraiment pas de chance avec les Viburnum.

Lundi 4

De la pluie le matin, du soleil l’après-midi. Bref, un temps idéal.
Le matin sous la pluie (une petite pluie gentille mais qui mouille bien, vu l’état de mes vêtements au bout de 2 h de travail), j’ai nettoyé un coin discret du jardin et que je néglige un peu. A cet endroit, il y avait il y a quelques années un tapis de muguet. Heureusement, il reste quelques plants et je compte bien retrouver bientôt l’abondance du temps passé (je suis né sous le signe du muguet : c’est une plante qui m’est chère).
L’après-midi, suppression des roses fanées. Une corvée. Quand on croit avoir fini, y’en a encore. Décidément les roses n’aiment pas la pluie : certaines comme ‘Pierre de Ronsard’ se gorgent d’eau et pourrissent. Il doit rester 3 ou 4 rosiers à nettoyer. Mais il faudra recommencer dans quelques jours !
J’ai fait deux découvertes intéressantes. Le Wattakaka n’est pas mort, il redémarre de la souche comme l’an dernier. Mais fleurira-t-il cette année ? Pas sûr. Le Dierama blanc qui a été déplacé semble apprécier son nouvel emplacement car il pousse bien et surtout il va fleurir, ce qu’il ne faisait plus depuis 3 ou 4 ans.

Mardi 5

12ème tonte du gazon
Pour les roses, je pense avoir terminé. Le rosier ‘Sénégal’ a même été taillé.
Et maintenant, il faut continuer à supprimer les fleurs fanées : les plants de géranium pyrenaicum et des plants de myosotis sont arrachés mais les semis spontanés ne tarderont pas à réapparaître. Malheureusement je suis loin d’avoir terminé et dans les jours à venir je ne pourrai pas continuer.
Deux petits souvenirs du Berry :

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Un champignon dans un Plectranthus
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Un oiseau dans les buis...
la consigne lui a été donnée : surveiller l’arrivée de la pyrale du buis

Mercredi 6

Comme d’habitude le mercredi est la journée pause pour le jardinage. Toutefois quelques minutes ont suffi pour planter une Ipomée vivace (sans doute I. learii) donnée au début mai par une amie jardinière. Merci Geneviève… A propos des autres ipomées semées, depuis leur plantation en pleine terre, elles végètent mais semblent décidées à se réveiller. Dur, dur…
Lors de la plantation de l’Ipomée, j’ai découvert que les sceaux de Salomon commençent à se faire grignoter par les tenthrèdes comme tous les ans. Les dégâts, si on ne fait rien (ou si, comme moi on traite avec le mauvais produit !), peuvent être spectaculaires : il ne reste que les nervures ! J’ai donc traité avec un produit à base de pyrèthres et non avec du Bacillus thuriengensis comme je le faisais ces deux dernières années. J’ai honte.
Deux heureuses découvertes :

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Passiflore violacea
actuellement dans la serre.
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Tropaeolum ciliatum
Elle grimpe dans la "cabane"... et aux alentours !

Jeudi 7

Cet après-midi, la Maison d’accueil spécialisé (MAS) « l’archipel », à Paimpol, a fêté ses 10 ans (les résidents sont porteurs soit de troubles du spectre de l’autisme soit de polyhandicap). À cette occasion, le jardin sensoriel, dessiné par Clare Oberon, architecte paysagiste, a été inauguré.
On a retrouvé Clare du jardin « La maison », Mireille (directrice-adjointe de l’établissement… et membre de A&S), des jardiniers et Fabrice toujours sous son arbre perché.

Vendredi 8

Les « Arrosoirs et sécateurs » baignent dans l’exotisme…
Nouvelle journée de visites
Le matin, au jardin exotique de Roscoff dans le Finistère Nord. C’est une plongée dans la riche flore australe d’Afrique du Sud, de Nouvelle Zélande, d’Australie, du Chili, du Mexique… Ici, normalement il ne gèle pas, mais cet hiver, certaines plantes sont mortes ou ont bien souffert (Aeonium…). Visite guidée passionnante avec Sandrine renommée par votre serviteur « Madame moins 5 degrés » (les ¾ des plantes du jardin n’acceptent pas des températures inférieures à – 5°C)

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Une Protée


Traversée en bateau d’1/4 h de Roscoff à l’île de Batz (même pas le temps de donner à manger aux poissons !)

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Arrivée sur l’île de Batz


L’après-midi, le jardin Georges Delaselle à l’île de Batz. Si ce matin, le jardin était une collection de plantes exotiques, ici, elles sont mises en scène dans un jardin. A nouveau, la visite guidée est passionnante.

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Des Echiums

Samedi 9

Depuis près de 20 ans que j’organise des visites de jardins pour des groupes, j’essaie de garder des contacts avec les jardinier(e)s.
Il y a 3 ans, j’avais visité le jardin de Pontborn à Carantec au Nord de Morlaix. J’avais promis à May Deramond de revenir. Nous étions 3 dans son jardin pour une visite privée ce matin. Beaucoup de changements. J’ai vraiment beaucoup aimé ce retour dans le jardin et revoir May, tellement gentille et chaleureuse, fut un réel plaisir… Pas impossible que le groupe y revienne.

Retour au bercail en milieu d’après-midi. Un petit tour sur l’ordinateur pour découvrir les photos de ces deux jours et direction le jardin. C’est simple : j’ai continué à supprimer myosotis et Montia sibirica. Un incident regrettable : en arrachant des myosotis entre des arbustes, j’ai aussi arraché une clématite ‘Mme Le Coultre’ couchée dans la touffe (gros juron s’en est suivi mais je ne le reproduirai pas ici, ma bonne éducation me l’interdit). Ai-je détruit la clématite ? Pas forcément car elle peut repartir de la souche. En tout cas, des boutures ont été faites à partir des tiges supprimées. On verra bien.

Dimanche 10

De la pluie toute la matinée. Pour aller au jardin l’après-midi, j’ai dû m’équiper pour éviter de revenir avec un pantalon trempé et maculé de terre au niveau des genoux. J’ai peut-être trouvé la solution : j’ai mis un pantalon ciré jaune utilisé pour la pêche. Question élégance on repassera mais c’est efficace.

Nettoyage du côté de la cabane au fond du jardin. C’est un endroit envahi de Montia sibirica, à tel point qu’il faut marcher dessus pour entrer dans la cabane. Comme pour le myosotis, c’est bien joli en floraison mais après…



Les tiges défleuries des 3 euphorbes characias situées sur le trottoir sont coupées à ras et broyées. Plus de 2 mois de floraison, c’est pas mal non !

Un petit Acer japonais est sorti de l’hiver mal en point : sur les deux tiges principales, l’une est complètement morte. J’ai d’abord cru aux conséquences du gel de début mars car la partie protégée par un autre Acer est intacte. Je crains que ce ne soit pas ça mais plutôt cette fichue verticilliose. En tout cas, la partie morte est supprimée.


Lundi 11

13ème tonte du gazon. J’ai voulu tondre un peu plus court que d’habitude alors que le gazon était un peu plus haut que la normale. L’idée n’était pas excellente car deux fois plus de temps pour tondre. J’ai beaucoup râlé après la tondeuse !

L’autre plate-bande qui part de la cabane et longe la rue est nettoyée.



Au moment où j’écris la pluie tombe et j’entends l’eau qui déborde de la gouttière. Je sais ce qu’il me reste à faire demain.


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Le rosier ’American Pillar’ qui court sue le mur de clôture est en fleurs

Mardi 12

Depuis un mois je tonds en deux fois : la grande pelouse à l’arrière puis le petit espace vert (qui appartient à la commune !) et la toute petite pelouse devant la maison. Ce matin, j’ai donc tondu l’espace vert et la pelouse de devant (en tout ¼ h).
La gouttière est débouchée mais il n’y avait pas grand-chose et je n’ai pas bien compris que l’eau débordait hier soir.
Aujourd’hui il a fait chaud et moi dans ces cas là, je ramollis. J’ai donc nettoyé un peu à l’ombre sans grand courage. A mon âge, ces changements de temps perturbent mon organisme !
La passiflore violacea qui était dans un conteneur plastique (elle méritait mieux) est mise dans un pot en terre cuite et posée sur le mur de clôture. Ce serait bien qu’elle dégouline sur le lierre ou qu’elle monte dans un Pittosporum tenuifolium.

Mercredi 13

Avec Gaspard, entre deux parties de foot (il s’entraîne pour la coupe du monde !), on a fait un petit peu de désherbage (1 m²) et on a planté 3 vivaces : Parahebe catarractae ‘Blue Form’, Penstemon digitalis ‘Husker Red’ et un pavot orientale ‘Patty’s Plum’ (j’ai des doutes sur la reprise du dernier).
Plantation d’un Setaria palmifolia dans le carré de graminées.
Le Dierama est en fleurs. Petite déception : il n’est pas blanc mais rose. Dommage.

Jeudi 14

Opération purin d’ortie. Il est mûr, il sent fort, il est même habité par des petits vers qui nagent. Bref, c’est dégueu... Excusez-moi pour ce mot peu élégant mais j’ai eu beau chercher, je n’en ai pas trouvé d’autres. Bref, j’ai mis des gants et distribué du purin à l’arrosoir sur des plantes qui ont besoin d’un petit coup de dopage : rhubarbe, rosiers, jeunes arbustes… Au bout d’une quinzaine d’arrosoirs j’ai arrêté. On remettra ça samedi. Pour le respect du dosage (10%), j’ai oublié de revoir mes cours de maths : c’est peut-être du 10% bien corsé ! (le bidon se vide plus vite !).

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A boire et à manger... Je vous en sers un petit coup ?
Et ce parfum... A tomber...


Direction le Finistère en fin d’après-midi pour la dernière journée de visites du printemps demain avec le groupe « Arrosoirs et sécateurs ». Il va falloir ensuite penser aux visites d’automne !

Vendredi 15

Belle journée avec les amis d’Arrosoirs et sécateurs. Finistère encore une fois, à Plougasnou au nord de Morlaix. Un coin superbe de Bretagne.
On a visité le jardin de la pépinière des vieilles forges (visite guidée par Christophe Le Gall bien sûr) : un jardin d’arbustes rares et une excellente pépinière que je connais bien car je rencontre régulièrement Christophe dans les fêtes des plantes.

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jardin de la pépinière des vieilles forges


Et le matin on était chez Yvette, une cliente de Christophe (une passionnée bien sûr !).

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Le jardin d’Yvette


Pour terminer cette sympathique journée, on devait arroser la fin des visites de jardins (pour le printemps) du groupe A&S dans un bar breton à Plougasnou (les bars en Bretagne ne manquent pas !). En fait, on a un bu un coup de cidre chez un couple qui habite le coin de Plougasnou. Ce sont des nouveaux dans le groupe et c’était leur première journée avec nous. Le cidre en Bretagne, c’est excellent pour créer des liens !!! Cerise sur le gâteau : leur jardin est superbe. Je sens qu’en 2019 on reviendra, d’autant plus que je pense avoir déniché un autre jardin intéressant dans le coin !

Samedi 16

Bien sûr, vous vous dites : « ils sont allés dans une pépinière de renom et il ne parle pas d’achats. Bizarre… aurait-il eu un coup mou ? Serait-il devenu raisonnable ? ». Mais non, rassurez-vous, on a craqué pour un Aeonium noir (certainement ’Schwartzkopf’) acheté chez Yvette, une superbe graminée aux épis pourpres (Melica altissima ‘Atropurpurea’) et un Oxydendrum arboreum (un bel arbuste qui devient écarlate à l’automne)
Aujourdhui, une partie de la journée est consacrée aux plantations :
- l’Aeonium va dans un grand pot placé plein Sud près de la porte d’entrée. Il est laissé dans son pot de façon à le rentrer l’hiver dans la serre. Il est entouré d’Erigeron karvinskianus.
- La Melica va évidemment compléter le carré de graminées. J’en profite pour ajouter un Spodiopogon sibiricum qui m’avait été donné il y a un bon moment mais que j’avais gardé en serre pour que le plant s’étoffe.
- L’Oxydendrum est planté dans un coin à l’ombre à un endroit où je cherchais depuis un bon moment ce que je pouvais bien y mettre.
Il y a quelques jours, on m’a donné une Astrance. C’est une plante que je ne réussis pas. Pourquoi ? Aucune idée car je connais ses exigences. Je vais donc faire une nouvelle tentative. On verra bien.
Deux camellias qui sont côte à côte (un sasanqua et un japonica) sont plantés en bordure d’une allée. Ils prennent trop de place en largeur et gênent pour le passage. Je me décide enfin à les tailler au taille-haie. J’aurais dû le faire vers début mai, mais tant pis. Bien entendu, les tailles sont broyées et 4 belles brouettes de broyat viennent recouvrir le coin de plate-bande où l’Oxydendrum a été planté.

Dimanche 17

Entre le mur de clôture et la maison, il y a un passage d’environ 1,5 m de large sur 3 m, sur lequel on circule assez régulièrement. J’avais d’abord semé du gazon puis planté de l’helxine. Mais celle-ci étant piétinée n’est pas belle et souvent envahie par de l’herbe. Désherber à la main prend du temps et n’est guère efficace. Mais actuellement l’herbe a pris le dessus. Une seule chose à faire : tondre. Avec la tondeuse thermique c’est presque impossible. J’ai donc ressorti la petite tondeuse Flymo sur coussin d’air qui n’a pas servi depuis au moins 20 ans. Impeccable, elle va reprendre du service.

Nettoyage de toute la plate-bande au fond du jardin. En remettant en état cette plate-bande, deux miracles se sont produits. Si, si… je dois être béni des Dieux (ne rigolez pas, mécréants). Depuis trois mois je cherchais une fougère (Coniogramme emeiensis) plantée à l’automne. J’avais une vague idée de l’endroit où elle avait été plantée mais depuis sa plantation, je ne l’ai pas revue. Et aujourd’hui… On a acheté un Hydrangea macrophylla (soit ‘Daruma’ soit ’Akabana Yama’). Peu importe puisque depuis sa plantation, je ne l’ai pas revu. Et aujourd’hui… Il doit mesurer au plus 10 cm, n’a plus qu’une tige, des feuilles bouffées en partie par des limaces… mais il est là ! Alors, vous n’y croyez pas aux miracles ?
En nettoyant, j’en profite pour pincer des tiges d’Aster ericoides : j’adore ces asters à petites fleurs mais ils ont le défaut de se coucher car ils sont trop hauts au moment de la floraison. En les pinçant ils devraient rester plus compacts.
Mon aide-jardinière coupe les roses fanées (elle a pitié de moi !). Cette année, les rosiers n’ont pas du tout apprécié la pluie. Mais on nous annonce du beau temps pour bientôt. Beau temps = chaleur = sécheresse… Donc préparez-vous à m’entendre râler et réclamer de la pluie.

Lundi 18

Pas beaucoup de temps pour jardiner mais j’arrive toutefois à nettoyer le jardin noir.

Jeudi 21

14ème tonte du gazon
Plantation d’un haloragis erecta ‘Wellington Bronze’ dans le jardin noir. Un de plus… Il était dans la serre.
Plantation d’un geranium ‘Dark Reiter’ dans le jardin noir. Encore un petit cadeau bien sympathique. Ce géranium a un feuillage pourpre et une très belle floraison bleue.
Au sujet du jardin noir, en ce moment il me plait assez bien mais franchement ce n’est vraiment pas évident à réussir.
Nettoyage du coin qui était autrefois le potager. C’est le coin de la serre et des buis en plein réaménagement.

Dimanche 24

Victor Hugo termine un de ses nombreux poèmes en écrivant :
« … Je regarde une rose
et je suis apaisé. »
Sacré « Totor » (c’est une vieille connaissance, d’où cette familiarité), à mon avis le nettoyage des rosiers il ne connait pas. Personnellement j’aurais écrit :
« … je regarde un rosier
et je suis stressé »
Tout ça pour vous dire que même à deux, enlever les roses fanées n’a jamais de fin. Seul point positif : en taillant ‘Pénélope’, j’ai découvert la clématite ‘Henryetta’ que je croyais avoir perdue. Une superbe branche bien fleurie que j’ai voulu mettre sur le rosier (elle était cachée dessous). Mais avec ma délicatesse bien connue, la branche s’est cassée ! Pas grave, mais un peu énervant tout de même. On a donc fait un petit bouquet et… des boutures évidemment.
J’ai découvert que des petits sédums sont dévorés par, je pense, des chenilles. Elles ont droit à une pulvérisation de Bacillus thuringiensis et dans la foulée, j’en profite pour pulvériser à nouveau les buis.
En limite de propriété, le long de la terrasse à l’arrière de la maison, pousse un lierre sur le claustra. Il a été taillé car il ne doit pas devenir envahissant : pas question de cacher totalement le claustra et pas question qu’il prenne trop d’épaisseur. Il est juste là pour préserver notre intimité ! En fait c’est un lierre qui s’est invité tout seul il y a une bonne quinzaine d’années.
Les premiers effets de la chaleur se font sentir. C’est insupportable. Quelques plantes donnent des signes de fatigue, les roses grillent, l’eau s’évapore des tonneaux. En ajoutant de l’eau je fais tomber une des 6 « grosses » dans un des tonneaux. Bilan : un bras cassé !
Suite du nettoyage de ce qui était le potager. Dans un des carrés, j’avais planté des Iris germanica récupérés dans le jardin. Il va falloir bientôt les replanter à nouveau dans le jardin en gardant les plus intéressants (les bleus et les blancs notamment). Il faudrait le faire avant la mi-juillet… ou alors fin août.

Lundi 25

Le boulot de jardinier mène à tout : j’ai dû me transformer en chirurgien pour opérer la « grosse ». Son bras a l’air de tenir. Elle est en convalescence jusqu’à demain et retrouvera ses copines autour des tonneaux. Plus de peur que de mal : elle a échappé à la noyade !
Chaleur insupportable. Vous n’avez pas fini de m’entendre me plaindre ! Si vous saviez comme je regrette déjà la pluie ! Bref, je ne suis sorti qu’en fin d’après-midi pour aller désherber un peu à l’ombre du côté de la serre.
Heureuse surprise : la clématite viticella ‘Purpurea plena elegans’ que je croyais avoir perdue est réapparue après 2 années d’absence. Entre parenthèses, plusieurs clématites sont réapparues cette année. Bizarre, bizarre ! Vous avez dit bizarre ? Oui, j’ai bien dit bizarre.

Mardi 26

Je confirme, c’est bizarre. En coupant les fleurs fanées d’un rosier, j’ai découvert à nouveau une clématite (la 3ème en 3 jours). Mais cette fois, c’est d’autant plus bizarre que je ne connais pas son nom car je ne me souviens pas avoir planté cette clématite à cet endroit !!! En tout cas, elle est très belle.

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Sympa non ?


15ème tonte du gazon. Depuis quelques jours il jaunit, et avec le temps qui est prévu ces jours-ci, j’ai peur que cela ne s’arrange pas. D’ailleurs l’Hydrangea ‘Ayesha’ qui mesure près de 2 m avait ce soir les feuilles qui donnaient des signes de fatigue. Il va falloir surveiller tous les Hydrangeas car ce sont les premières plantes à souffrir. En tout cas ici.
Plantation d’une Salvia atrocyanea. Elle avait été achetée à l’automne mais pour ne pas prendre de risques, elle a passé l’hiver en serre. Elle mesure une bonne vingtaine de centimètres et rejoint donc le jardin.
Certaines boutures qui sont belles attendront l’automne pour être plantées. Elles sont mises dans un plus gros pot et laissées en pépinière. Mais pour qu’elles ne végètent pas j’ajoute un bon terreau enrichi (le terreau de bouturage est pauvre).
Nettoyage autour de la serre (suite). Les touffes d’ancolies sont rasées. D’ailleurs certaines commencent à être attaquées par l’oïdium.

Mercredi 27

Insupportable… je bouge le petit doigt et je dégouline… et dire que certains aiment ça : ils vont à 1 km d’ici pour jouer les merguez grillées…
Bref, c’est à 20 h que je suis allé faire un tour dehors (j’ai bien dit 20 h, de toute façon si j’avais écrit 8 h vous ne m’auriez pas cru !). J’ai planté :
- Un fuchsia genii : c’est un fuchsia assez rustique que j’ai déjà eu, mais il y a très longtemps. Je l’aimais bien et on vient de m’en donner un. Que demander de plus ?
- un Aster bleu (du style ericoides, c’est à dire très haut et à petites fleurs) : c’est une bouture faite à l’automne dernier.
- une Salvia ‘Indigo Spires’ : une sauge arbustive bleue superbe. Petit problème : elle est très moyennement rustique. Ce n’est pas la 1ère fois que j’en plante une mais jusqu’ici l’hiver en est toujours venu à bout. Ai-je ce soir trouvé le bon endroit ?
Il faut quand même que je l’avoue : je cherche depuis deux mois un croc. Pas un petit croc style petite binette mais un croc avec un manche de 1,50 m environ. C’était l’outil que j’utilisais le plus. Disparu. Il doit être quelque part dans le jardin, dans un coin bien caché. Je me dis qu’un jour je vais « tomber » dessus en nettoyant le jardin mais depuis 2 mois… rien ! J’ai l’habitude de retrouver des outils dans le compost, mais là c’est impossible. Grrr …

Vendredi 29

« Arrosoirs et sécateurs » était invité au festival des jardins à Chaumont sur Loire. L’invitation venait de l’association « Plantes et cultures » et plus particulièrement de Sébastien Abbé de la pépinière du Penthièvre à Lamballe.
« Plantes et cultures » est un collectif de 25 pépiniéristes de toute la France partageant une passion et une ambition commune : cultiver et promouvoir la diversité végétale.
Arrivés pour 10 h, on est repartis vers 19 h 45 !!! Rendez-vous était donné à la parcelle N° 22 où « Plantes et cultures » a créé un jardin « Libres » pour le festival dont le thème est cette année « Les jardins de la pensée ».

J’ai retrouvé Arnaud Travers (« Monsieur Clématite » et on a parlé notamment… de clématites !), Didier Fogaras de la pépinière Crea’ Paysage du Morbihan (spécialiste des graminées et bambous), Sébastien Abbé (que je remercie tout particulièrement) mais j’ai fait connaissance de Franck Poly spécialiste de succulentes à Vienne, Monique Chevry du jardin d’Adoué, d’Isabelle Morand-Hirsch de Hortus-Focus etc. J’ai aussi retrouvé quelques connaissances bretonnes (Clare Oberon, Marie-Mad de l’ex-jardin d’eau » etc).

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Arnaud Travers, Amélie Tura de la pépinière "l’atelier du végétal" dans le Périgord et Didier Fogaras de Créa’ Paysage
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Quelques membres de "Plantes et cultures" en compagnie de Mme Chantal Colleu-Dumont directrice du festival.


On a donc passé un bon moment dans ce jardin « Libres » mais on a eu le temps de découvrir bien entendu tous les autres jardins du festival. Habituellement il nous faut environ 5 h pour voir les jardins du festival. Cette année on y aura passé la journée !!! Pas de véritables coups de foudre mais l’ensemble est toujours aussi intéressant. C’est la 27ème édition. Je pense que l’on a dû en rater 2 (peut-être 3 éditions ?). Pour simplifier, on peut dire que l’on est « accros » à Chaumont !
Bref, beaucoup de route mais on ne regrette pas car la journée a été superbe. Etat pitoyable du bonhomme en fin de journée : la chaleur et les kilomètres parcourus dans le festival y sont pour quelque chose !

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Petit cocktail de fin de journée


Retour (les travaux des années précédentes sont aussi instructifs que ceux de cette année.)
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