Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en août 2018

Retour au mois précédent : juillet 2018


Jeudi 2

On arrive… On est sur la route du retour mais arrêt 2 jours en Franche-Comté du côté de Besançon.
Comme tous les ans en été, "Arrosoirs et sécateurs" se délocalise. L’antenne Franche-Comté - Bourgogne visite des jardins de la région.
Aujourd’hui avec les amies jardinières de l’Est (amies d’Arrosoirs et sécateurs cela va de soi), on était ce matin dans un jardin tout près de Besançon : « le bouquet d’aquarelles ». La joyeuse petite bande est accueillie chaleureusement et nous passons 2 heures dans le jardin. Inutile de dire que le jardin est sec (on s’y attendait) mais cela ne nous empêche pas d’apprécier les arbustes et quelques roses.


L’après-midi, nous sommes au festival des jardins à la saline d’Arc et Senans (comme tous les ans depuis 2010). Très intéressant comme d’habitude et j’en reparlerai sur la page consacrée à cette manifestation.


Seule ombre au tableau de cette superbe journée : le soleil !!! Avant de se quitter, un petit rafraîchissement (non alcoolisé !) est le bienvenu car il a fait une chaleur épouvantable. Je ne supporte plus !
On arrivera samedi en début d’après-midi (c’est en tout cas ce qui est prévu).

Samedi 4

Arrivée vers 17 h avec deux heures de retard : ça bouchonnait (pas très malin d’avoir choisi ce samedi pour rentrer)…
Alors ? Et alors ? Il est comment le jardin ? Jaune paillasson version Bourgogne ou Franche-Comté ? Il y a de la casse ?
J’entretiens le suspens…
Plus on approchait moins on voyait de pelouses jaunes et d’arbustes grillés. On avait même l’impression que le vert existait encore.
Et quand on est arrivés on a découvert un jardin à peu près dans le même état que les autres années, peut-être même moins abîmé. La pelouse est restée à peu près verte. Il n’y a qu’un seul endroit au fond du jardin (à l’ombre !) où elle est devenue un paillasson. Quant aux arbustes et vivaces, il faut voir de plus près mais apparemment il semblerait qu’il n’y ait pas de dégâts. Merci Annick !!!
C’est un rituel depuis de nombreuses années : à peine arrivé, le premier travail est de tondre la pelouse (17ème tonte). Et ce soir, le jardin semble moins négligé…
Quelques photos du jardin… uniquement pour faire baver certaines amies qui se reconnaîtront ! Vertes de jalousie...


Pour être très franc, à un endroit la pelouse est franchement jaune. Demain il faudrait que je la balaye (elle est recouverte de fleurs fanées d’Albizzia), voire que je passe le râteau scarificateur avant d’arroser.

Dimanche 5

La tonte du gazon devant la maison et du petit espace vert près du mur de clôture est faite. Je ne comprends pas bien car le seul endroit où la pelouse est un paillasson, c’est à l’ombre ! J’ai balayé et plus que bien arrosé. A voir…
Quelques rosiers sont taillés. Je veux dire que les roses fanées sont supprimées et les tiges sont rabattues. Je vous rappelle une nouvelle fois qu’il faut profiter d’enlever les roses fanées pour faire une taille (le rosier peut parfois être rabattu de moitié. S’il est remontant, la taille plus un petit coup d’engrais peuvent l’aider à refleurir). Je continuerai à enlever les roses fanées dans les jours à venir mais tout faire le même jour, non merci.
A propos de rosier, la décision est prise : je vais supprimer ‘Toby Tristam’ (il a fait des pousses de plus d’un mètre depuis notre départ). Tant pis mais je vais réaménager le coin. 15 jours maximum de fleurs mais trop de problèmes avec ce rosier-liane.
Pendant notre absence, il y a eu un fort coup de vent. Bilan : le bonhomme en pot est tombé de l’Albizia. Je n’ai pas pris le temps de regarder les dégâts. Je vais essayer de le le remettre en état. A voir.
Je n’ai pas tout vu mais très peu de plantes n’ont pas supporté notre absence. Quelques unes ont soif, mais rien de dramatique. Par contre le Cornus hongkongensis et le Pseudowintera ‘Colorata’ semblent bien morts. Je ne suis pas étonné car ils étaient déjà mal en point avant notre départ. Avec la canicule qui sévit et a grillé les jardins (notamment de l’Est), on avait de sérieuses inquiétudes. En fait, le jardin semble moins abîmé que les autres années et on a même noté que certains arbustes se sont développés pendant ce mois de juillet de façon spectaculaire. A n’y rien comprendre !
Bien entendu j’ai arrosé assez abondamment les plantes qui semblent avoir soif, les plantes en pots et certains endroits de pelouse. Il faudra continuer dans les jours à venir.
Il a fait très chaud mais j’ai surtout jardiné à l’ombre en particulier pour désherber. J’ai commencé par le désherbage de la serre (1/2 h pas très agréable… devinez pourquoi !) et devant la serre. Les circuits d’eau fonctionnent à nouveau.

Lundi 6

Je crains fort de ne pas pouvoir beaucoup jardiner cette semaine : les deux petits mecs sont là. Au programme : balade avec la poussette pour l’un, foot pour l’autre. Aujourd’hui j’ai pu me libérer 1 h 1/2, ce qui m’a permis de continuer à nettoyer du côté de l’ex potager.

Mardi 7

Comme prévu, une seule petite heure pour prendre le large. Suite du nettoyage près du carré de buis. A ce propos, il va falloir à nouveau traiter. Les Nigelles de Damas sont bien défleuries. Je cueille les capsules pour récolter les graines mais je pense qu’elles sont déjà tombées sur le sol depuis un moment. A voir… Il y aura en tout cas des semis spontanés. J’adore cette annuelle.

Mercredi 8

J’ai enfin terminé le nettoyage du coin de la serre, du carré de buis, là où se trouvait le potager. Je ne suis pas mécontent car c’est un endroit pas évident à nettoyer (à genoux sur les allées de pierres ce n’est pas agréable… mais j’ai mon petit carré de mousse !). Ce coin est à réaménager en partie. A voir à l’automne. A propos d’automne, les premiers cyclamens sont en fleurs.

Jeudi 9

Entendre la pluie tomber à 4 h 20 du matin : le pied. Mais quelques heures plus tard au moment du lever, la pluie est oubliée. Bilan : 7 mm… mais des petits millimètres… Ri-di-cule… Moi dans mes rêves, je voyais des trombes d’eau, un déluge mais je dois me contenter d’une toute petite pluie. Bof, c’est mieux que rien. En tout cas les températures dégringolent et je commence à revivre, à respirer et retrouver un minimum d’énergie.
Une entrée du jardin n’est pas très accueillante à cause de mauvaises herbes qui me dérangent. J’ai donc travaillé une petite heure dans ce coin. Pour un peu ce soir on aurait presque envie de rentrer dans le jardin.
Pendant le week-end je vais pouvoir jardiner plus sérieusement. Tant mieux car j’aimerais bien avancer un peu, ce qui ne sera pas un mal quand je vois tout ce qu’il y a à faire.

Vendredi 10

J’ai retrouvé le plaisir de jardiner. Je veux dire jardiner sans suer à grosses gouttes et en se cachant du soleil. Je n’ai rien fait d’extraordinaire sinon nettoyer comme hier les abords de l’entrée du jardin.
_ Au centre du jardin, il y a une arche en fer à béton qui sert de support à des rosiers grimpants et autres plantes grimpantes. Sous cette arche, le passage est une bande de pelouse. Elle a été vraiment abîmée. Je dirai même qu’elle n’existe pratiquement plus. Pourquoi ? Je ne sais pas. En tous les cas, à cet endroit, elle se dégrade rapidement. Il faut la remettre en état au plus vite. Mais aujourd’hui j’ai commencé par nettoyer les deux petites plates-bandes qui bordent ce passage. Elles ont été plantées d’heuchères l’an dernier. Je continue à vider le compost et celui-ci est étalé sur ces plates-bandes. La suite sera pour demain…

Samedi 11

Semis de gazon sous l’arche suivi d’un arrosage copieux.

Et le nettoyage continue inlassablement. Un trou du compost se vide lentement… l’autre trou se remplit rapidement !
Il y a deux ans (peut-être trois), une amie-jardinière m’avait donné une de ses merveilles : une Setaria viridis ‘Caramel’. C’est une superbe petite graminée ayant un épi vert avec des « poils » rougeâtres. J’adore. Elle n’a qu’un défaut : elle est annuelle. Cela dit, je lui pardonne car elle se ressème abondamment… pas toujours là où on voudrait mais il est facile de la transplanter. C’est ce que j’ai fait aujourd’hui car la bougresse n’a pas trouvé mieux que de se ressemer au beau milieu d’une allée. Une vingtaine de plants ont donc été enlevés et replantés tous ensemble dans un petit carré pour obtenir un effet de masse dans le coin de la serre. Il risque d’être envahi dans un an mais il suffira de faire du vide.

Dimanche 12

6 mm d’eau dans le pluviomètre. Il a plu une bonne partie de la journée. Les vacanciers adeptes de la bronzette à moins de 2 km d’ici ont dû râler mais moi je jubilais. Inespéré…
Je n’ai donc pas pu jardiner beaucoup plus d’une heure et demie. C’est toujours mieux que rien et j’ai donc un peu avancé dans mon nettoyage. Pendant que la pluie tombait j’ai fait une petite virée dans la serre pour faire un peu de rangement (supprimer les pots où les boutures sont ratées, sortir les pots contenant des boutures bien enracinées etc) tout en écoutant la pluie tomber sur les carreaux. Je ne m’en lasse pas.
Actuellement deux arbustes me préoccupent sérieusement :
- D’abord un Daphné odora ’Aureomarginata’. J’en ai perdu plusieurs ces dernières années car c’est un arbuste qui ne vit pas très longtemps. Après la floraison vers mars-avril il dépérit complètement en très peu de temps.
Quand on est partis début juillet, il était superbe (il fait 1 m² environ). Au retour, il était tout jaune. Ce qui m’interpelle c’est que ce n’est qu’une partie de l’arbuste qui est atteinte. Il reste des branches où les feuilles sont bien vertes. Depuis une semaine je n’ai rien fait sinon un peu l’arroser mais il n’y a aucune évolution. Je me demande quoi faire. Enlever les branches où le feuillage est jaune ? Ne rien faire et attendre ? Faire un traitement avec un fongicide approprié ? Encore faut-il savoir lequel utiliser !
Serait-ce une conséquence de la canicule des semaines dernières. Il y en a un deuxième qui est un peu plus à l’ombre et qui est toujours très beau.

- Juste avant notre départ mi-juillet, j’avais remarqué que des branches de l’Heptacodium miconoides avait des feuilles complètement grillées (je vous en avais parlé). C’est assez bizarre car deux grosses branches (on peut presque parler de troncs) sont atteintes entièrement. Par contre le reste de l’arbre est impeccable. Cela s’est fait en un temps très court car deux jours avant tout était normal. Dois-je mettre ça sur le compte de canicule et de la sécheresse ? Je n’y crois pas trop car il n’y a aucune raison qu’une partie soit atteinte et l’autre pas du tout. D’une maladie ? Je suis perplexe pour la même raison. Je n’ai rien fait et depuis un mois il n’y a aucune évolution.

Je me demande ce qu’il faut faire. Il y a deux solutions :
- ne rien faire et attendre le printemps pour voir si des feuilles apparaitront sur les troncs grillés.
- couper dès aujourd’hui les tronc grillés.
J’ai écrit sur le forum au sujet de ces deux arbustes mal en point. Si vous avez une idée de ce qu’il faut faire, je suis preneur.

Lundi 13

Il y a des jours sans. Des jours où on se traîne sans raison. Le coup de mou. Aujourd’hui c’était le cas : aucune énergie pour jardiner. Ce n’est qu’en fin d’après-midi que j’ai pu continuer un peu le nettoyage. Ca avance très très doucement… Je devrais avoir terminé pour Noël… ou Pâques !
Au fait, depuis notre retour, vous devez vous poser la question : Depuis 40 ans il rapporte toujours des plantes d’Alsace et cette année il ne parle de rien. Que se passe-t-il ? Serait-il devenu raisonnable ? Non, rassurez-vous, dans le coffre il y avait bien des plantes achetées ou données. Elles sont actuellement du côté de la serre car je ne compte pas les planter tant que le jardin ne sera pas remis en état. Il y a donc un Ceratostigma plumbaginoides, une Viola sororia ‘Priceana’, un Thalictrum delavayi, une Centaurea montana ‘Jordy’ et 3 Orostachys. On a eu un véritable coup de foudre pour cette plante : une succulente proche des sedums. Son feuillage gris est superbe. Elles ont été plantées aujourd’hui dans des pots dont l’un est un nouveau pot gris et bleu alsacien déniché en Alsace.

Mardi 14

Impossible de jardiner aujourd’hui (manège et entraînement pour une prochaine coupe du monde de foot… si voyez ce que je veux dire !). J’ai toutefois pris un peu de temps pour tailler le Daphné. J’en avais marre de voir ses feuilles jaunes. Je n’ai donc gardé que les tiges aux feuilles encore vertes. Pulvérisation d’un fongicide (un reste de Benlate, produit retiré de la vente depuis plus de 10 ans). A surveiller...

Mercredi 15

La colonne en fer à béton de 4 à 5 m qui servait de support au rosier-liane ‘Toby Tristam’ est enlevée et déposée dans un coin dicret du jardin où on ne la voit pas. Je pense la couper en deux et m’en servir pour entourer des rosiers-arbustes ou des Miscanthus. On verra plus tard. Le rosier est rasé au niveau du sol. Il ne reste plus qu’à enlever la souche et planter un arbre assez petit (pas plus de 4 ou 5 m) Cet après-midi je pensais à un Sambucus nigra ‘Black Lace’. A voir…
Pour l’instant, je nettoie les plates-bandes à l’arrière de la maison. En nettoyant un carré d’hellébores, l’idée m’est venue d’y planter la Viola sororia ‘Priceana’. C’est à l’ombre (en réalité la mi-ombre) mais à cet endroit la terre est sèche si bien que les plantes sont un peu poussives. Se plaira-t-elle ?
Le compost se vide doucement. Une brouette de temps en temps… mais il faut que je me dépêche car dans l’autre trou ça déborde !
Dans deux endroits du jardin, les hémérocalles s’en donnent à coeur-joie et se multiplie à qui mieux-mieux. Je me suis attaqué à l’un de ces endroits. J’ai tout enlevé car ce sont des hémérocalles très basiques et sans trop d’intérêt. Mais j’en ai bavé car arracher les plants n’est pas évident du tout. L’endroit a été recouvert d’une belle couche de compost (10 cm environ). A propos du compost, il est superbe. On dirait du terreau. Au risque d’être un peu lourd, je vais à nouveau répéter que c’est un compost commencé au printemps. Et quitte à être vraiment lourdingue, je vous redis une fois de plus que lorsque j’entends qu’il faut un an (voire deux !!!) pour obtenir un beau compost, je suis mort de rire. En un an j’obtiens entre 20 et 30 brouettes…
Belle journée de jardinage avec un temps idéal : pas trop chaud (de toute façon j’étais à l’ombre).



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