Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en décembre 2020

Retour en novembre 2020


Mardi 1er

Quelques finitions et la circulation de l’eau est remise en marche. Dans quelques jours, je saurai si mon travail a été efficace. Je croise les doigts…
Pour varier les plaisirs, le trou du compost est complètement vidé et commence à le remplir avec les déchets qui débordent dans l’autre trou. Nettoyage des deux petites plates-bandes qui bordent l’allée faite récemment avec les pavés d’ardoise sous la grande arche. C’est là que le compost est répandu.
Cet endroit est l’aire de jeux des deux poulettes qui prennent un malin plaisir à gratter et balancer la terre sur les ardoises. J’ai beau les virer, elles y reviennent toujours ce qui a le don de m’énerver. Demain le compost risque d’être un peu chahuté ! Des poulettes avec un QI d’huître...

Mercredi 2

Pour l’instant il ne semble pas y avoir de pertes d’eau mais je crierai... peut-être... victoire seulement dans quelques jours. Je suis allé chercher des lentilles d’eau dans une mare toute proche d’ici. Pour deux raisons : esthétiquement, je trouve ça sympa mais aussi parce qu’elles font de l’ombre, ce qui devrait freiner la prolifération des algues filamenteuses. On verra…

Je continue à vider le 2ème trou du compost... doucement mais sûrement car vider le compost n’est pas mon occupation favorite.
Je n’ai jamais été satisfait de l’aménagement d’une petite plate-bande et c’est d’autant plus gênant qu’elle se trouve dans un endroit bien en vue dans le jardin.. Il y a deux ans un Aster ageratoides ‘Ezo murasaki’ avait été planté. Superbe et très longue floraison mais quel cavaleur ! Il occupait toute la plate-bande. Un arbuste planté assez récemment (je ne sais plus ce que c’est !) était complètement envahi et demandait de l’air ! La plate-bande a donc été remise en partie en état mais c’est loin d’être terminé. La quantité de plants d’Aster supprimée et broyée est impressionnante. A voir demain pour la suite...

Jeudi 3

La suite pour demain c’est raté ! Le temps a été pourri du matin au soir : de la pluie. En fait, je devrais dire un crachin continuel si bien que mon emploi du temps a été pour le moins bouleversé : j’ai fabriqué avec du bois de palette un nouveau nichoir. Je pensais y passer une heure. En réalité, il m’a fallu une bonne partie de l’après-midi. Je comptais en faire deux… c’est raté. Je l’ai lasuré extérieurement. Quand il sera mis en place, je vous montrerai. Il y a une chose que je ne comprends pas : j’ai fabriqué le dernier avec l’aide de Gaspard et on a passé 2 fois moins de temps. Gaspard, dépêche-toi de revenir !!!

Vendredi 4

La température dégringole dangereusement. J’ai l’impression qu’il serait temps de songer à rentrer dans la serre les plantes frileuses avant qu’il ne soit trop tard. A voir ces jours-ci car on annonce du froid.
En tout cas cet après-midi pour terminer le nettoyage de la petite plate-bande je n’avais pas trop chaud. Et pour me réchauffer, j’ai continué à vider le 2ème trou du compost. Le compost a été répandu sur la plate-bande. Coup de chance, elle se trouve à moins de 5 m du trou du compost.
Le camellia ’Cinnamon Cindy’ est tout en fleurs avec presque un mois d’avance. Je ne suis pas du tout fan des camellias et surtout pas des blancs car pour beaucoup les fleurs rouillent. Quel est le 1er camellia acheté ? Cinnamon Cindy ! Ses fleurs tombent en cas de gelée et donc ne rouillent pas.

Samedi 5

Du soleil mais il ne fait pas bien chaud…
Broyage dans le garage (il y fait plus chaud !). A ce propos, depuis un moment, je passe sous la tondeuse le broyat obtenu avec le broyeur. Le résultat me plaît bien car le broyat est plus fin et le temps que ça prend est ridicule.
Dans la plate-bande nettoyée ces deux derniers jours, deux plantes sont mal placées : un petit arbuste qui pourrait être un Deutzia (on verra au printemps) et une graminée (Panicum virgatum ‘Squaw’). Elles sont déplacées de moins d’un mètre. Ce n’est pas grand-chose mais cela change tout. Notamment ‘Squaw’ est rapprochée du rosier ‘Jardin de Granville’. Le « mélange » des deux devrait être fort sympathique.
Le compost est vidé donc on repart à zéro.
Et les tonneaux ? Je pense pouvoir affirmer que le problème est normalement résolu. Il suffisait de changer les deux tuyaux et mettre du mastic epoxy au lieu du silicone. En fait je suis un bon et pour un peu je m’admirerais ! (mais ma modestie m’en empêche).
Le nid est placé au fond du jardin dans un Malus ‘Evereste’. Ce doit être le 6ème. Dans le dernier jardin que l’on a visité près d’Amiens (jardin des lianes), il y en a une quarantaine ! C’est vrai que le jardin est presque 5 fois plus grand. Mais je compte bien en faire d’autres. Cela me fait penser que je ne vais pas tarder à remettre les mangeoires.

Lundi 7

Un temps pourri qui pourrait couper toute envie de mettre le nez dehors. Du crachin et en plus il ne fait pas chaud.
Le programme qui était prévu a été complètement bouleversé car j’ai découvert que certaines plantes gélives n’ont pas du tout apprécié le fond de l’air humide et frisquet. Je voulais les rentrer hier dans la serre mais je n’étais pas disponible (la St Nicolas pour les deux petits mecs passait avant). Ce sont les Plectranthus argentatus et ciliatus qui ont le plus souffert. Ils sont donc rentrés dans la serre ainsi que les Aeoniums qui sont intacts et une lavande gélive. En tout une dizaine de pots quand même. Il faudra demain refaire un tour de jardin pour voir si je n’ai rien oublié.
Je profite de ce temps peu propice au jardinage pour faire quelques réparations à la serre. Une ombrière sur un des carreaux du toit a été refaite. Un carreau sur le côté a glissé dans sa rainure et doit être soutenu avec des tasseaux. Je terminerai demain.

Mardi 8

Je ne pensais pas passer autant de temps dans la serre pour les petites réparations à faire. J’ai passé de la lasure sur plusieurs panneaux extérieurs, ce qui me donne envie de la lasurer entièrement (chêne foncé). A voir…
J’avais oublié un Plectranthus ciliatus à feuillage vert et jaune : il est rentré vite fait dans la serre car le matin il y a de bonnes petites gelées.

Mercredi 9

Une bonne gelée ce matin…
Quelques finitions sur la serre. Il reste à lasurer le bois pour le protéger. Et esthétiquement cela devrait être sympa. Mais je déteste peindre !
Remise en état hier soir de 2 mangeoires (lasurées extérieurement) et mise en place aujourd’hui.
Le rosier ‘Palissade rose’ qui recouvre la grande arche a pris un volume trop important (plusieurs m² et pratiquement 1 m d’épaisseur). Beaucoup de bois mort, d’ailleurs il fleurit moins. Il a besoin d’être rajeuni et chez moi, le rajeunissement signifie qu’il va être rabattu très court… je dirais même plus que court. C’est un travail d’au moins trois jours et vous connaissez mon aversion pour les épines de rosiers… J’ai commencé aujourd’hui. Et j’ai mis des gants !!! Si, si… avec l’âge, je deviens raisonnable.

Jeudi 10

C’est simple : taille du rosier ‘Palissade Rose’ avec 2 allers et retours à la déchetterie (les sacs de déchets se remplissent vite). Une partie car c’est bien loin d’être terminé. J’en profite pour tailler plus que court le Lonicera japonica ‘Aureoreticulata’. Je me demande même si, à cet endroit, je ne vais pas le supprimer. A suivre.

Vendredi 11

Re-suite de la taille de ‘Palissade Rose’. Et après on s’étonne que je déteste les rosiers (pas les roses… nuance !). J’espère en venir à bout dimanche.
Plantation d’un plant d’hellébore niger. C’est un petit plant pas cher mais assez beau. Il me tendait les bras… j’ai craqué !
Plantation de 2 plants de fougère (Asplenium scolopendrium ou fougère scolopendre) qui poussaient dans la serre depuis plusieurs années. Comment était-elle arrivée là ? Mystère !
Il a plu 20 mm d’eau cette nuit et dans l’après-midi le crachin est revenu. Donc, changement de programme : fabrication d’un nouveau nichoir toujours avec des planches de palettes (le prix : celui de la lasure donc quelques centimes).

Dimanche 13

Le nouveau nichoir a été mis en place.

Et la taille de ‘Palissade rose’ continue. Depuis un moment je me demande si ce n’est pas un rosier liane car il en a toutes les caractéristiques. Il est recouvert par la clématite cirrhosa ‘Winter Parasol’ et un Lonicera japonica ‘Aureoreticulata’. Tout ça est emmêlé. Autant vous dire que tailler le rosier n’est pas une mince affaire. En tout cas, je découvre la clématite qui est un bouquet de fleurs. Jusqu’à aujourd’hui, je ne voyais que quelques fleurs et j’étais loin de me douter que le dessus de l’arche était recouvert de fleurs. Seuls les petits zoziaux en profitaient !
Dans tout jardin, pour le jardinier(e), beaucoup de plantes ont une histoire. Je ne crois pas vous avoir raconté l’histoire de mon ‘Palissade rose’.
C’était il y a une bonne vingtaine d’années. Mes parents habitaient alors St Malo. Près de chez eux, il y avait une propriété entourée d’un mur en pierre d’environ 3 m de haut et tous les ans fin juin, en passant près de ce mur, je voyais un rosier en fleurs qui dégoulinant sur environ 1 m pour 3 ou 4 m de large. Des centaines de fleurs roses… Et tous les ans je bavais devant cette merveille. N’y tenant plus, une année j’ai coupé en catimini 2 ou 3 petits rameaux pour faire des boutures. Et les boutures ont réussi, si bien qu’un an après j’ai planté 2 plants de ce rosier sur la grand arche. De ce rosier oui, mais quel rosier ? Je ne connaissais pas le nom et, vous me connaissez, je voulais le nom de cette merveille. Un jour que je suis allé à St Malo, je suis retourné et près de porte j’ai regardé le nom des propriétaires. J’ai ensuite téléphoné : « Allo... etc... j’ai vu que vous avez un beau rosier car mes parents tout près de chez vous. Il est vraiment superbe et j’aimerais bien l’acheter (tu parles !!!) mais je ne connais pas son nom ». La dame, super gentille, au bout du fil me répond « Oh, je suis désolée mais je ne le connais pas car j’ai perdu l’étiquette » et elle ajoute « Mais je vous en prie, coupez quelques rameaux pour faire des boutures. Ne vous gênez pas, cela me ferait plaisir ». Et moi, faux cul, au lieu de lui dire que ça fait un an que c’est fait et qu’il est déjà dans le jardin, je lui réponds « Oh non, ça me gêne etc » (car j’en rajoute des tonnes). « Mais si, servez-vous »… et au bout d’un moment, je lui dis quand même que je vais peut-être prendre des boutures même si je trouve ça gênant. Oui, quel faux cul, car je me souviens lui avoir dit que ce serait mieux si elle me les coupait, j’en passe et des meilleures… En fait, il suffisait de tendre le bras pour se servir ! Conclusion, je n’en savais pas plus sur son nom. Quand le rosier a été en fleurs 1 ou 2 ans après, j’ai envoyé des photos et un descriptif à l’ Ami des jardins. Moyennant finance (50 F je crois). Et j’ai eu une réponse d’une personne dont le nom était bien connu dans la revue. Quand j’ai lu la réponse, j’ai failli tomber sur sur une partie charnue de mon anatomie. A croire qu’il n’avait rien lu. Du grand n’importe quoi. Je me suis alors décidé à poser la question sur le forum du site internet dont je m’occupais à ce moment-là (j’aurais dû dire : dont j’étais le webmaster… ça fait plus classe !). Et au moins une bonne année après quelqu’un m’a répondu l’avoir vu dans une roseraie en Belgique sous le nom de ‘Palissade rose ». Bon, mon image en a pris un bon coup mais pour me faire pardonner, j’ajouterais que lors de mon larcin j’étais très jeune et maintenant il doit y avoir prescription. Ah, j’oubliais : je n’ai jamais retéléphoné à la personne pour lui donner le nom de son rosier. Oui, j’ai honte, mais vous ne pouvez pas savoir ce que ça m’a fait du bien de me confesser ! Je me sens soulagé.
Vers les 16 h 30, avec le temps pourri qu’il faisait, j’avais l’impression que la nuit tombait. Je suis donc rentré pour fabriquer un nouveau nichoir d’une forme un peu plus fantaisiste. Il est presque terminé.

Lundi 14

Tout avait bien commencé sous un beau soleil. J’ai donc terminé de tailler le rosier mais il faut dégager l’autre côté de l’arche envahi par la clématite ‘Winter Parasol’. Elle recouvre complètement l’arche mais elle s’enchevêtre dans le Lonicera grimpant et quelques arbustes. Il faut impérativement faire du ménage mais en douceur pour l’instant car la clématite est toute en fleurs. Pas évident ! Mais quand la clématite aura fini de fleurir, je vais arriver avec mes gros sabots et surtout mon sécateur pour la rabattre à moins d’un mètre comme je l’ai fait cet été avec la C. cirrhosa ‘Balearica’ qui devrait bientôt fleurir.
Et puis, la pluie est arrivée. Une vraie pluie, au point que j’ai dû abandonner et terminer le nouveau nichoir qui sera posé demain.

Mardi 15

Le nouveau nid est placé dans le Koelreuteria. Ce doit être le 8ème ou 9ème. Depuis plusieurs jours il y a des graines de tournesol dans les deux mangeoires. C’est toujours ce que l’on met mais on trouve que cette année les zoziaux ne se précipitent pas sur la nourriture. Où sont-ils confinés ? En tout cas c’est le désert. Bizarre… Aurait-on mis les mangeoires trop tôt ?

Maintenant que le rosier est taillé il faut remettre en état la plate-bande que j’ai piétinée plusieurs jours. J’ai passé un bon bout de temps car il fallait notamment récupérer les petits bouts de branches du rosier et du Lonicera qui était tombées. Je n’apprécie pas trop trouver des branches épineuses quand je nettoie.

Mercredi 16

Je continue à dégager le passage sous l’arche en coupant la clématite mais j’arrête car il faudrait quand même profiter encore un peu de sa floraison. La taille n’est vraiment pas évidente car toutes les tiges sont emmêlées et donc je coupe un peu au hasard. Sur le dessus de l’arche c’est un paquet de tiges sur 3 m de long. Certaines clématites sont parfois souffreteuses et font peine à voir mais pour certaines, notamment les C. viticella, c’est l’invasion.
Le temps aujourd’hui est à nouveau pourri donc je rentre assez tôt pour… fabriquer un nouveau nichoir !

Jeudi 17

Le soleil est revenu…
Un peu de nettoyage et notamment je coupe à 50 cm une clématite viticella qui, comme tous les ans, recouvre entièrement un grand Viburnum x burkwoodii. J’aurais dû le faire en fin d’été. J’aime bien cette clématite vigoureuse (c’est le moins que l’on puisse dire !) avec ses petites clochettes bleues. Elle n’a pas de nom de variété car c’est la type. Autre caractéristique : elle se ressème. J’ai même trouvé un semis sur le trottoir ! Il faudrait les récupèrer pour faire des petits cadeaux mais je n’y pense pas.
Le nichoir est pratiquement terminé. Il reste à le lasurer extérieurement.

Vendredi 18

Le nouveau nid n’est pas encore terminé (la lasure met du temps à sécher). J’ai bien envie d’en faire encore un autre !
Nettoyage d’un bout d’une grande plate-bande. Elle se trouve sous le grand Ginkgo biloba et donc recouverte de toutes les feuilles jaunes tombées à l’automne. Au début c’était joli mais maintenant c’est plutôt jaune sale. Le travail est loin d’être terminé d’autant plus que le matin je ne suis pas très opérationnel (et même pas opérationnel du tout car moi, le matin, je ne me lève pas de très bonne heure !) et le soir la nuit tombe vite.
On a reçu deux mangeoires amusantes pour oiseaux vues sur internet. https://le-moineau.com/. Elles sont en plastique rigide transparent et se fixent avec des ventouses sur les carreaux. L’une est mise à l’arrière du bureau et l’autre à l’avant. De l’ordinateur j’espère pouvoir profiter du ballet des zoziaux affamés.

Les premières fleurs d’hellébores pointent leur nez et on a découvert aujourd’hui la première fleur ouverte. Elle n’a rien d’exceptionnelle mais comme elle ouvre avec un peu d’avance, j’ai l’impression d’être en 2021 et avoir quitté cette année de m...

Samedi 19

Je continue un peu le nettoyage d’hier… j’ai bien dit un peu car en ce moment, pour jardiner, il faut bien viser entre les averses ! Quelques rosiers de la plate-bande ont été taillés modérément. C’est le bon moment pour enlever le bois mort, les branches abîmées, mal placées ou sans intérêt. On peut même en profiter pour les rabattre sans excès. Ce sera toujours du travail en moins pour la fin de l’hiver.
Le nouveau nichoir est posé. Je ne sais plus à combien j’en suis. Il faudrait recompter mais on doit bien approcher de 10.

Et le suivant est en préparation…
Sur le haut d’un claustra en limite de propriété, un chat en métal avait été posé et j’avais ajouté un oiseau également en métal. Mais l’oiseau a mal vieilli. Il a donc été remplacé.

Dimanche 20

Le nettoyage continue…
Un nichoir acheté (je ne sais plus où) avait été placé sur le claustra en bordure de la terrasse. Il fait aussi mangeoire. C’est bien, sauf que les oiseaux en venant manger les graines de tournesol laissent sur la terrasse un petit souvenir de leur passage. Et il n’y a pas de chasse d’eau ! Il a donc été déplacé : il est maintenant dans un grand Prunus lusitanica.

A propos de ce nichoir, cela me fait penser à cette phrase de Geluck :
"Et Dieu créa les oiseaux qui volent dans le ciel et il leur donna des noms d’oiseaux : hirondelle, vautour, héron, mésange, pigeon, toucan, perdrix, albatros, mouette... Et tout ça va nous chier dessus !"
Extrait de "La Bible selon le Chat" de Philippe Geluck
Excusez-moi, mais ça me fait rire !
Je termine la journée en continuant le nichoir commencé hier. Celui-là est plus compliqué à faire. Il faut que je prenne mon temps...

Lundi 21

On dira qu’il ne fait pas froid mais quel temps pourri. Mes origines Normando-bretonnes (ça se dit ?) me permettent de supporter l’humidité ambiante mais tout de même.
Le nettoyage d’un coin du jardin, commencé il y a 3 ou 4 jours, est terminé. Je continue à couper les feuilles d’hellébores : je découvre un nombre important de fleurs que l’on ne pouvait pas voir car cachées sous les feuilles. Il est temps de passer à autre chose.
Le nouveau nichoir est terminé (j’en ai bavé avec celui-là). Il reste à le lasurer extérieurement.

Mardi 22

L’été tu pleures parce qu’il ne pleut pas et en ce moment tu pleures parce qu’il pleut tous les jours ! Le jardin est gorgé d’eau et pour jardiner un peu, il faut bien viser entre les averses. Et au moment où j’écris… il pleut !
Je me suis donc contenté de récupérer 5 petits plants de clématite viticella (le type à petites clochettes bleues… une vigoureuse !). Ce sont des petits plants obtenus par semis spontané (j’en ai repéré un sur le trottoir !). Ils ont été mis dans des pots et feront le bonheur de 5 jardinier(e)s au printemps.

Le dernier nichoir est lasuré et prêt à être posé.

Mercredi 23

Il ne manquait plus que celui-là. Je le hais… je le vomis… il me rend nerveux et de sale poil… Qui ? Le vent et depuis hier soir on est gâté. Pour faire court, c’est la tempête et je ne supporte pas. Je fais toutefois un effort pour prendre l’air ce matin car il ne pleuvait pas (miracle !) mais on a même eu droit à un peu de soleil.
Le nichoir est posé.

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Cette fois, j’ai fait l’ouverture pour le nettoyage sur le côté (on voit la charnière)


Un Carex testacea ‘Prairie Fire’, acheté et planté à l’automne est déplacé et se retrouve près du Panicum virgatum ‘Squaw’.
J’adore la Geum rivale ‘Marmelade’, une petite benoîte à la floraison orange. Le plant s’est bien multiplié mais n’est pas tellement mis en valeur. Je récupère une bonne dizaine de plants qui sont mis à deux endroits différents, notamment devant le Carex testacea ‘Prairie Fire’.
Le plant de Physocarpus opulifolius ‘Little Devil’ obtenu par bouturage est mis en pleine terre dans le « jardin noir ».
J’avais pleuré au printemps parce que je m’étais aperçu qu’il n’y avait plus beaucoup de muguet. Une bonne âme a eu pitié de moi et m’a apporté il y a déjà un bon moment une jardinière avec des plants. Ils ont été mis en pleine terre. Il reste à les bichonner. Merci Geneviève.
En milieu d’après-midi, je n’insiste pas et je rentre à l’abri pour faire du rangement et commencer un nouveau nichoir (certainement le dernier).

Jeudi 24

Le vent a disparu aussi vite qu’il est arrivé. Et moi, c’est mon énergie qui en a pris un coup (il faudrait qu’il m’en reste un peu pour ce soir !) donc pas de jardinage : il ne fait pas bien chaud et j’ai plutôt envie de jouer « la feignasse ». Je me contente de terminer le dernier nichoir.

Samedi 26

Le dernier nichoir est mis en place. Il est installé dans un Virburnum x brukwoodii à l’entrée de la « cabane ».

Hier, tout à fait par hasard, j’ai remarqué que la bande de rive en zinc en bordure de la toiture là où pousse la glycine semble s’arracher. Il va falloir faire appel à un couvreur sous peu. En tout cas cela m’incite à tailler dès maintenant cette fichue glycine. Mais quand je me décide à aller chercher l’échelle, il se met à pleuvoir !!! Monter sur l’échelle puis sur le toit du bureau transformé en patinoire ou piste de ski… non merci. De toute façon les sports d’hiver sont interdits. On verra demain… éventuellement.

Dimanche 27

Nouvelle tempête cette nuit. Seul dégât : deux boules de Centaurea cineraria sont cassées, (elles ont une telle prise au vent !) mais ce n’est pas grave car elles devaient être remplacées. Ce sera pour la fin d’hiver. Il y a heureusement des boutures enracinées dans la serre.
La glycine est taillée. C’est une vraie corvée à faire car il faut monter sur le toit du bureau en passant par la fenêtre d’une des chambres ! Tout un sport car je ne suis plus un perdreau de l’année. Tailler tout en se tenant à la glycine et en évitant de casser des ardoises c’est plus trop de mon âge !

Lundi 28

Les deux petits mecs sont à la maison cette semaine donc le jardinage risque fort d’être pour moi une activité secondaire.
Gaspard plante dans son jardin une belle Viola cornuta apportée par le Père Noël. Il apprend vite le gamin : plus besoin de lui expliquer les techniques de plantation.
Les tailles de la glycine tombées sur la terrasse sont ramassées et broyées.
Et c’est tout pour aujourd’hui...

Mardi 29

20ème tonte du gazon. Ce sera la dernière de l’année. Le gazon est assez beau mais à certains endroits il est un peu clairsemé. Tous les ans vers mars-avril je mets de l’engrais à libération lente. Pour la première fois je n’ai rien mis et c’est une erreur. Même pour la pelouse l’année 2020 a été un peu nulle (j’allais écrire autre chose !).

Mercredi 30

Une « branchouiette » de la glycine (façade Est) a trouvé le moyen de s’acoquiner avec des petites branches du bouleau qui se trouve à une dizaine de mètres façade Nord. Et bien entendu que j’t’enlace… J’ai donc pris ma cisaille avec un manche de 4 ou 5 m et coupé le plus loin possible la branche de glycine. Mais il reste la partie qui se trouve dans le bouleau et pour l’atteindre… Comme on doit faire venir le couvreur pour remettre correctement la bande de rive et remplacer quelques ardoises (marcher sur le toit du bureau pour couper la glycine n’est pas une réussite malgré ma taille de guêpe), peut-être pourra-t-il couper la branche.
J’en profite pour nettoyer la gouttière (pour une fois que je ne le fais pas sous la pluie). En ce moment ce sont des toutes petites branchouiettes du bouleau qui tombent dedans. Après ce seront les chatons, puis les feuilles etc...

Jeudi 31

Histoire de passer le temps, je passe de la lasure sur le bois de la façade d’entrée de la serre et ensuite fabrication de 5 bougies (elles me servent à éclairer la serre mais aussi à la chauffer un peu).
Et maintenant il reste à à attendre 2021. Quant à 2020, casse-toi et fais toi oublier le plus vite possible. A souhaiter que lors de cette prochaine année on se débarrassera très vite de cette saleté de Covid. Il faut y croire… en tout cas on peut faire mine d’y croire !
A l’année prochaine !!!


Les travaux des années précédentes sont aussi instructifs que ceux de cette année :
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