Arrosoirs & sécateurs

Comment je fais mon compost

Il y a la théorie... il y a la pratique.
On vous dit dans les livres, les magazines ou internet, ce qu’il faut faire et ce qu’il ne faut pas faire pour obtenir un bon compost dans les règles de l’art.
Certain(e)s sont peut-être rebuté(e)s devant tant de contraintes. Et si ça ne fonctionnait pas ? Et si ça sentait mauvais ? Et si... et si ?
Depuis plus de 30 ans je fais du compost sans me prendre la tête, sans me poser trop de questions, loin des règles de l’art (en fait pas si sûr) mais je peux vous assurer d’une chose : ça marche !!!

Je vais vous dire comment je fais mais je vais aussi vous donner quelques conseils pour améliorer la technique ou vous éviter certaines de mes erreurs. Par contre, je ne peux pas vous assurer que ça marchera mieux !

Le composteur

Dès que j’ai commencé le jardin, la toute première chose que j’ai faite avant de planter quoi que ce soit, a été de faire un "truc" pour mettre le compost.

Mais quoi faire ? Ma hantise était que l’on puisse le voir, donc... j’ai creusé un grand trou d’un mètre de profondeur et de dimensions 2 m sur 1, 20 m. J’ai ensuite monté avec des parpaings de 10 une séparation de façon à obtenir 2 trous (l’un étant un peu plus grand que l’autre, on verra pourquoi).

Car la première chose à comprendre, c’est qu’IL FAUT DEUX COMPOSTEURS et surtout pas un seul.


Les puristes diront que c’est une erreur d’avoir fait un trou car le compost n’est pas aéré. Peut-être... mais c’est plutôt gênant pour la manipulation du compost. Le sortir d’un trou pour le mettre dans l’autre trou ou dans la brouette n’est pas bon pour le dos ! Quand le niveau baisse, il faut alors descendre dans le trou... mais la brouette est alors un peu haute !!!


En tout cas, les composteurs dont un modèle est en photo ci-contre, ne me satisfont pas du tout. J’en ai eu un et je m’en suis servi une fois... pas deux !
Inciter des jardiniers à acheter ce genre de modèle, ou bien le donner comme le font certaines municipalités, c’est dégoûter à vie de faire du compost. Pour au moins trois raisons :
- quand le composteur est plein (il vaut mieux avoir un jardin de poche !), le fond est supposé en partie décomposé, mais la partie supérieure est toute fraîche ! Normalement, on se sert en ouvrant la trappe du bas. Et si l’on arrive après de nombreuses contorsions à sortir un peu de compost, la partie supérieure ne veut pas descendre !
- Il faut retourner le compost quand le tas est terminé pour que la partie supérieure qui est fraîche se retrouve en dessous. Et avec cet engin on fait comment si on n’en a qu’un ?
- La trappe est ridiculement petite et pour sortir du compost il faut être contorsionniste et peu pressé !

On peut facilement en bricoler un avec des palettes mais il faut impérativement qu’une des faces s’ouvre entièrement (facilement de surcroît) et je le rappelle : il en faut deux.

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Un composteur fait-maison.
Les planches s’enlèvent facilement une par une. On peut se contenter de deux compartiments.


Les déchets

Pour faire simple :
- TOUS les déchets de cuisine
- Les déchets du jardin : mauvaises herbes, tailles (broyées) d’arbustes, tonte (séchée) de gazon mais aussi goémon, fumier de poule...
Par contre je ne mets pas les feuilles de rosiers, les plantes malades et bien sûr tout ce qui ne peut pas se décomposer (verre, plastique, etc.)



- On lit parfois qu’il ne faut pas mettre les peaux d’agrumes, la viande ou les produits laitiers. J’ai du mal à comprendre ! Par exemple, quelques peaux d’orange très traitées infesteraient donc un tas de compost ? A mon avis les oranges doivent poser plus de problème pour celui qui les a mangées !

- On lit aussi qu’il ne faut pas mettre les mauvaises herbes qui montent à graines... Personnellement, lorsque je désherbe, je n’ai pas le temps de faire le tri. De toute façon, le pire qu’il puisse arriver, c’est que lorsque j’étale le compost sur la terre, il y ait une levée de mauvaises herbes. Oui, ça arrive. Et alors ? Il suffit de "chahuter" le compost avec une binette et les petites plantules meurent. Bien sûr, si vous attendez !...

- L’azote est apporté par les plantes jeunes (tonte de pelouse...), déchets domestiques... le carbone par les plantes âgées (branches, paille, feuilles...) Pour réussir un bon compost il faut un bon équilibre carbone/azote. Celui-ci doit être voisin de 30, c’est-à-dire qu’il faut 30 fois plus de carbone que d’azote. Bonjour la prise de tête !!! Sachant que je mélange des plantes riches en azote et d’autres en carbone (d’où l’intérêt de mettre des broyats de tailles), comme elles viennent, au gré de mes activités au jardin, je pense que mon rapport carbone/azote ne doit pas être mauvais. En fait, ce qu’il ne faut surtout pas faire, c’est ne mettre que des déchets de cuisine et tontes de gazon.

Et les déchets deviennent du compost

Quelques règles à respecter
- Mélanger des déchets : je le fais naturellement en apportant tous les jours déchets de jardin, déchets de cuisine, broyats, etc.
- Fragmenter les déchets : je broie les branchages ou les tiges sèches des graminées.
- Aérer le tas : j’avais mis un moment une cheminée d’aération mais je n’ai vu aucun changement. Par contre, je ne tasse pas exagérément les déchets. Au cours du compostage cela se fait tout seul au fur et à mesure de la décomposition.
- Humidifier le tas. Pour bien réussir un compost il faut...
CHALEUR + HUMIDITÉ.

En été le compostage est beaucoup plus rapide, à condition d’arroser de temps en temps le tas de compost. Il doit toujours être humide (pas détrempé !)

C’est la raison pour laquelle je ne le recouvre pas d’une bâche.

L’hiver la pluie suffit à le garder humide (parfois trop) mais la chaleur manque. Le compostage est beaucoup plus long à se faire.

Et maintenant, concrètement, comment faire ?

Je ne mets aucun activateur de compost. Éventuellement j’arrose de purin d’ortie.

Utilisation du compost

- Il est toujours répandu en surface sur les plates-bandes, entre les vivaces, au pied des arbustes, etc.
- Quand l’utiliser ? quand les deux trous débordent et que je ne peux plus stocker des déchets !
Il est vidé en fin d’hiver, en début d’été et en automne. A chaque fois, je répands une douzaine de brouettes. J’évalue donc à une petite quarantaine de brouettes chaque année (depuis 30 ans !).
- Il est donc plus ou moins mûr. Je ne l’enfouis donc jamais. Répandu sur le sol, il finit très vite de se décomposer.
Quelques jours après l’avoir répandu, je passe un coup de griffe et je remets dans le compost les parties les moins décomposées (brindilles, feuilles coriaces...)



Alain, le 21 août 2010.


Février 2011 :

Je viens d’acheter un Brass’compost. C’est quoi ?

Si vous voulez en savoir un peu plus sur la « bête » : http://esat-apf-quimper.org/brasserlecompost.html


et une petite vidéo qui vous dira tout.

Comment je fais mon compost

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