Arrosoirs & sécateurs

Culture des ancolies (Aquilegia)

Nom botanique : Aquilegia
Noms communs : Gant de Bergère, Cornette, Aiglantine, Gant de Notre-Dame, Colombine, Tourette…

FICHE D’IDENTITE


Origine : Il existe près d’une centaine d’espèces vivaces situées dans les bois clairs et prairies de l’hémisphère nord (Amérique du Nord, Europe : Alpes, Pyrénées…)

Famille : Renonculacées

Caractéristiques : Plante vivace formant des touffes au feuillage bleu-vert lobé. Les espèces alpines mesurent de 10 à 30 cm. Les variétés pour massifs peuvent atteindre 1 m. Ce sont des plantes relativement éphémères mais qui se ressèment abondamment.
La racine est pivotante ce qui explique qu’il est assez difficile de transplanter une ancolie. Mieux vaut le faire quand le plant est très jeune.

Floraison : On connaît tous la fleur d’ancolie avec ses éperons plus ou moins longs à l’arrière des pétales formant le calice souvent cylindrique.
Mais il en existe sans éperons en forme de pompons (‘Nora Barlow’) ou formée d’une simple corolle étalée de pétales (A. clematiflora).
Les fleurs sont souvent bicolores.

Cueillie à demie épanouie, c’est une excellente fleur à couper.
La floraison a lieu principalement en mai-juin. Pour certaines espèces, elle peut se prolonger en juillet. Elle est assez longue.

JPEG - 11.9 ko
Une fleur d’ancolie avec éperons.
Ils sont plus ou moins longs.
JPEG - 9.8 ko
Une fleur sans éperon
et la forme en boule est très différente

EXIGENCES DE CULTURE

Sol : ordinaire mais riche en humus, frais mais bien drainé. Cependant, se ressemant un peu partout, elle peut pousser un peu n’importe où, par exemple entre 2 pierres d’un pas japonais.

Exposition : plein soleil (mais pas de soleil brûlant) ou mi-ombre.

Rusticité : excellente (-20°C). L’ANCOLIE AIME LE FROID.

ENNEMIS

Principalement 2 ennemis :

- Des larves de mineuses s’infiltrent, après la floraison, sous l’épiderme des feuilles creusant des galeries à l’intérieur peu esthétiques. Bien que sans gravité pour la plante, on peut préférer traiter avec un insecticide systémique.

JPEG - 22 ko
Feuillage atteint par l’oïdium

- Oïdium : difficile d’y échapper à partir de juin… et difficile de s’en débarrasser ! Il faut éviter les arrosages sur le feuillage l’été. On peut, bien sûr traiter avec un produit anti-oïdium (propiconazole…), encore faut-il traiter tôt au printemps, mais le meilleur moyen est encore de couper le feuillage atteint.

ENTRETIEN AU FIL DES SAISONS

Couper les fleurs fanées aussitôt la floraison terminée pour éviter une profusion de semis spontanés. On pourra difficilement les éviter car toutes les fleurs ne fanent pas en même temps.

Rabattre le feuillage après la floraison. Je rase régulièrement durant toute la saison le feuillage atteint par l’oïdium. Je peux ainsi le faire 3 à 4 fois, l’ancolie le supporte très bien. Il repousse alors un joli feuillage sain (un certain temps !).

MULTIPLICATION

L’ancolie se multiplie très facilement par semis.

- Semis spontanés : Elle se ressème abondamment si on laisse les graines se former après la floraison. Malheureusement, les semis spontanés ne sont pas toujours identiques à la plante-mère. Comme pour les hellébores, il s’agit d’un problème d’hybridation. Aussi faut-il éloigner suffisamment les variétés et espèces différentes dans un jardin pour éviter cette hybridation.

- Semis provoqués : On peut semer en octobre-novembre en caissette ou en pleine terre sous châssis froid, plein nord (elle aime le froid). Si la levée a eu lieu au printemps (ce qui n’est pas évident car les ancolies alpines demandent parfois 2 ans pour lever), repiquer et planter définitivement en place à l’automne.
Le semis d’automne est préférable (la stratification des graines produit une meilleure germination), mais on peut aussi semer au printemps (la levée ne se fera parfois qu’un an après).

- La division des touffes est possible mais peu conseillée car les ancolies n’aiment pas être dérangées. De plus, à cause de ses racines pivotantes, elle n’est pas aisée à réaliser.

ASSOCIATIONS ET UTILISATIONS

Les ancolies sont des plantes qui ne prennent pas de place. Le feuillage évasé s’étale bien, mais il est léger et il est intéressant pour cacher des trous entre les plantes ou dissimuler des feuillages de bulbes jaunissant (narcisse, ipheion…).

Les ancolies acceptant aussi bien le plein soleil que la mi-ombre, elles trouveront leur place un peu partout dans le jardin. On veillera à isoler, si possible, les variétés et espèces que l’on souhaite préserver de l’hybridation ’sauvage’.

On plantera les ancolies de massifs près d’arbustes à feuillage caduc, près d’arbustes à terre de bruyère et bien sûr au milieu d’autres vivaces.
J’ai relevé des noms de plantes fleurissant dans mon jardin la 1ère quinzaine de mai en même temps que les ancolies et qui sont susceptibles de se marier harmonieusement avec elles :
- Arbres et arbustes : Choisya ternata, glycine, Azara dentata, Prunus padus, Spirée Van Houttei, Syringa (tous les lilas), Viburnum watanabe, mariesii… certains camélias etc.
- Vivaces et annuelles supportant bien la mi-ombre intéressantes avec les ancolies : avec les ancolies de rocaille : campanules, limnanthes arenaria montana, montia sibirica, dicentra formosa, eximia ou spectabile, viola cornuta, saxifraga hypnoides, heuchera, primula…
Ancolies de massifs : alchemilla mollis, digitalis, hemerocalle, divers géraniums vivaces, doronique, euphorbe robbiae, characias…

Vous pouvez planter des ancolies là où vous voulez mais il est intéressant de les laisser se ressemer ensuite là où elles veulent. Car elles se ressèment n’importe où et en particulier dans des endroits inattendus et insolites : allées gravillonnées, entre 2 pierres d’un dallage, murets fleuris, anfractuosités d’une pierre et pourquoi pas entre des légumes au potager ?
Rappelez-vous les jardins de nos grands-mères ou les jardins de curé.
L’ancolie n’est pas une plante qui aime être disciplinée…

EN RESUME

ELLES AIMENT ELLES DETESTENT
La mi-ombre Les sols pauvres et secs
Les sols frais et bien drainés L’humidité stagnante l’hiver
Le froid L’arrosage du feuillage l’été (oïdium)
Se ressemer n’importe où La transplantation
La compagnie des vivaces, des rosiers et des arbustes

NOTES PERSONNELLES

L’ancolie est l’une de mes vivaces préférées. Je la laisse se ressemer là où elle veut, ce qui crée parfois des surprises (au milieu d’une allée, entre les légumes du potager…). Toutefois je contrôle sa propagation car c’est une plante un peu sans gêne !

Quelques ancolies de mon jardin...


JPEG - 21.5 ko
’Nora Barlow’


Si vous voulez contempler un spectacle offert par des ancolies, visitez courant mai le "Jardin Plume" 76116 Auzouville / Ry. Elles se ressèment parmi les euphorbes, les géraniums vivaces… Fabuleux...
LE PLUS : la fleur, la facilité de culture.
LE MOINS : l’oïdium

Alain, 18 novembre 2006

Culture des ancolies (Aquilegia)

Recherche sur le site

Plan du site

Plan du site

Restons en contact

Inscrivez-vous à la newsletter pour être informé des dernières nouveautés du site

Contacter le webmestre

Clic, clic