Arrosoirs & sécateurs

Culture des géraniums vivaces


Geranium magnificum.
Si vous voulez en savoir un peu plus sur ce géranium, rendez-vous à la page qui lui est consacrée.

EXIGENCES DE CULTURE

Les géraniums sont très tolérants aux conditions de culture
En règle générale, ce sont des plantes faciles.

- Rusticité :
A part quelques espèces des Canaries, Madère (G. Maderense), d’Afrique du Sud, du Nord (G. Malviflorum…), ou de Nouvelle Zélande (G. Traversii), ils sont parfaitement rustiques jusqu’à –20°.

- Sol :
Ce sont des plantes très tolérantes, indifférentes au P.H (mais le G. Pratense aime le calcaire), ayant, toutefois, une préférence pour les terres un peu lourdes.

A éviter L’excès d’humidité l’hiver (sauf G. Palustre, G. Richarsonii…)
La sécheresse l’été (sauf G. Sanguineum…)

- Exposition :
Il existe des géraniums pour toutes les expositions.
En règle générale, pas de soleil brûlant, mais en Bretagne, G. Sanguineum (par exemple), supporte parfaitement l’exposition plein sud.
Certains n’aiment pas le soleil (G. Phaeum, G. Nodosum, G. Orientalitibeticum…). On leur réservera une exposition nord ou l’ombre d’un sous-bois.

- Plantation :
En automne ou en mars-avril (surtout si l’hiver est très humide et la terre très lourde)
Ne pas oublier, par temps sec, de tremper la motte dans un seau d’eau.
Fumure organique inutile sauf si le sol est vraiment très pauvre.

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Geranium cantabrigiense ’Karmina’
est un excellent couvre-sol.

- Entretien :
- Tuteurer les plus grands s’ils sont exposés aux vents dominants (G. Sylvaticum, mais c’est aussi le cas du superbe G.Pratense « Mrs Kendall Clarke » qui s’écroule avec la pluie ou les vents trop forts. Il est préférable de le tuteurer très tôt en avril en le laissant pousser, par exemple, au travers d’un grillage à grosses mailles).
On peut les coincer, si possible, entre d’autres plantes (rosiers, petits arbustes).
- Pailler, au printemps, avec du terreau enrichi ou du compost . Certains comme le G. Psilostemon sont voraces.
- Raser le feuillage à l’entrée de l’hiver, sauf pour les persistants (G. Macrorrhizum, G. Cinereum, G.Phaeum…).

Rabattre le feuillage après la 1ère floraison (mi-juillet)


- Bien arroser dans les jours qui suivent.
C’est une opération essentielle qui permet :
> d’éviter d’épuiser la plante qui monte à graines
> de renouveler le feuillage (G. Clarkei …)
> de produire une nouvelle floraison quelques semaines plus tard pour les géraniums à longue floraison estivale. (G. Endressi, G. Psilostemon, G. « Johnson’s Blue », G. « Ann Folkard »…)
Il ne faut hésiter à raser la plante car le résultat est spectaculaire. Ce traitement de choc provoque une nouvelle pousse saine et vigoureuse ; on retrouve en août-septembre une plante ragaillardie prête à refleurir abondamment pour certaines variétés.
Cette opération est malheureusement trop souvent négligée (pas seulement pour les géraniums ! ! !)
Géraniums à rabattre sévèrement :
« Johnson’s blue », tous les G. Endressi, tous les oxonianum, les psilostémon…
Géraniums à tailler légèrement (enlever ce qui est vilain, taché, fané) :
les G. Renardii, les G. Macrorrhizum, G. Cantabrigiense »Biokovo », G. Cinereum « Ballerina »…

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Geranium dalmaticum
à mettre au premier plan des massifs

MULTIPLICATION

- Semis
Le semis se pratique en mars – avril en terrine. Mais tous les géraniums ne sont pas fidèles de semis. On peut récolter les graines après la floraison, mais il est bien plus simple de prélever les plants obtenus par semis spontanés pour les espèces et variétés qui en donnent (J’ai ainsi obtenu un grand nombre de petits plants du G. pratense ’Mrs Kendall Clarke’ identiques au pied-mère).

- Bouturage
Coupez une tige feuillue sous un nœud que l’on enterrera à demi. On peut essayer le bouturage des racines.

- Division des touffes
C’est le moyen le plus simple
Elle est pratiquée au printemps dès que le feuillage est apparu, lorsque les touffes deviennent trop importantes. On peut aussi essayer à l’automne.
Divisez ainsi le G. psilostemon, G. endressi, G. oxonianum, G. pratense …(ils épuisent le sol). Mais G. phaeum, G. sylvaticum, G. sanguineum peuvent rester en place plus longtemps.

MALADIES ET RAVAGEURS

Peu de maladies mais on surveillera les attaques d’oïdium sur le G. Pratense par exemple (plantés au pied des rosiers, il est facile de traiter en même temps que ceux-ci avec le même produit)
Attention aux attaques de limaces et escargots (j’ai remarqué que ces bestioles aimaient beaucoup mes ’Johnson’s blue’ tout particulièrement !).

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Geranium pratense ’Mrs Kendall Clarke’


Il se ressème avec une étonnante facilité. Il n’aime ni la pluie, ni les vents forts : il s’écroule. Dommage.

Alain, 17 juin 2000

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