Arrosoirs & sécateurs

Culture des hellébores

CULTURE

EXPOSITION :
S’accommodent de la plupart des expositions, mais préfèrent nettement la MI-OMBRE sous le couvert d’arbres et arbustes caducs (à l’ombre elles sont moins florifère). Certaines aiment le soleil non brûlant (Corsicus, Foetidus…)

PLANTATION :
- Automne ou printemps (en tout cas en dehors des périodes de gel ou de chaleur)
- Travailler profondément le sol avant plantation. Incorporer du terreau de feuilles, du compost ou du fumier décomposé dans le trou de plantation.
- Très rustiques jusqu’à –30°. Mais certaines sont gélives : H . LIVIDUS à –10°.
- Terre neutre, meuble, assez riche, fraîche en été, et bien drainée. Mais les Orientales aiment un sol légèrement acide, d’autres préfèrent un sol calcaire (Niger…)
- Très longue longévité : Plusieurs dizaines d’années (H. Niger : 100 ans !)

Quand on pense hellébores, on pense généralement à la « rose de Noël » (H. NIGER qui fleurit bien après les fêtes…). Or, si elle est incontestablement la plus connue et la plus vendue , elle est aussi la plus exigeante pour les conditions de culture (sol riche, plutôt calcaire, profond et frais… paillé de terreaux de feuilles ou de fumier).
Capricieuse, elle est aussi très lente à s’établir (il faut parfois attendre 4 ans pour obtenir une belle touffe).

Beaucoup de jardiniers, déçus de la culture de H. Niger, ont renoncé, à tort, à cultiver d’autres hellébores. Quelle erreur !!!
En règle générale les héllébores sont lentes à s’installer (2-3 ans pour les H. Orientalis).
H. Foetidus et H. Corsicus sont plus rapides.

ENTRETIEN

- Apport en surface de compost, feuilles mortes, fumier bien décomposé tous les ans à l’automne.
- Pailler au printemps après la floraison pour garder la fraîcheur.
- Si la terre est acide, ajouter de la chaux magnésienne. De toute façon, épandre de la cendre de bois pour les espèces aimant le calcaire (Niger).
- Attention aux LIMACES qui dévorent les jeunes pousses.
- En janvier, lorsqu’elles commencent à allonger leurs tiges pour fleurir, COUPER LE VIEUX FEUILLAGE DE L’ANNEE (il se couche) pour éviter les maladies (de plus, les fleurs seront davantage mises en évidence et le côté esthétique y gagnera !).
- en NOVEMBRE et JANVIER, BOUILLIE BORDELAISE
C’est indispensable !
Si malgré ce traitement, le feuillage présente des taches noires en vieillissant, utiliser un fongicide classique.
- Eviter les engrais (surtout azoté !). Le compost est bien préférable.
- Transplantation : Elle est très facile à réussir si l’on enlève la touffe avec une grosse motte de terre. A faire plutôt à l’automne ou après la floraison.

MULTIPLICATION

DIVISION :
- C’est une opération délicate à réaliser en septembre (c’est la classique) mais on peut aussi la réussir au début du printemps.
- C’est le seul moyen d’être certain d’obtenir de jeunes plants identiques au plant mère. Argutifolius et Foetidus ne se prêtent pas à la division.

SEMIS :
Récolter des graines mûres en avril-mai. Semer aussitôt en terrine sous châssis ou petite serre. Elles germeront au printemps suivant. Repiquer les plants les plus vigoureux et mettre en place l’année suivante.

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Un semis spontané

Mais il y a plus simple : laisser les fleurs monter à graines. Celle-ci tombent naturellement et les semis spontanés lèveront dès février.
C’est ainsi que j’ai pu obtenir et donner des dizaines de plants d’une orientalis ou d’une sternii


MALADIES ET RAVAGEURS

Le pire qui puisse arriver comme le montrent les photos : une attaque de virus !

Comment l’éviter ?
- en achetant des plants sains, car si la plante subit une attaque de virus c’est qu’elle était atteinte avant l’achat. Conclusion : n’achetez pas de plantes dont la provenance est douteuse. Il y a des producteurs qui sont de vrais pro. MEFIANCE !
- en surveillant les attaques de pucerons. Il faut être vigilant.

Quels remèdes ?
AUCUN ! Il ne reste qu’à brûler les plantes !
Si une plante est contaminée, il suffit de quelques pucerons pour contaminer les voisines. Charmantes bestioles !

UTILISATION

- EN MASSIF, POUR ANIMER LES SCENES D’HIVER
Les hellébores aiment, et sont particulièrement mis en valeur, en sous-bois d’arbres caducs, en bordure de massif ou près des allées.
On choisira, si possible, des endroits proches de l’habitation dans la perspective des fenêtres de la maison (la floraison débute à une saison ou l’on préfère parfois regarder le jardin derrière les carreaux ! ! !)

On les associera avec :
- Les BULBES de PRINTEMPS (perce-neige, ipheion, anémone blanda, crocus, narcisse…)
- Les VIVACES PRINTANIERES (bruyères d’hiver, primula vulgaris, anémone némorosa, viola cornuta, lamiums, hépatica triloba…)
- Les ARBUSTES CADUCS (hamamélis, viburnum, lonicera fragrantissima, hydrangea…) ou persistants (camellia, daphné Odora…)
- Sous le couvert d’ARBRES CADUCS à écorces originales (bouleau, acer, magnolia, cornus « florida », « kousa » ou « controversa variegata »…)

Bien sûr, on tiendra compte des coloris des hellébores pour les associations… chacun ses goûts ! ! ! mais on évitera de les associer à des plantes aux coloris agressifs. Enfin, les plantes basses et couvre sol les mettront bien en valeur.

- FLEURS A COUPER
Les meilleures : H. FOETIDUS, H. CORSICUS (3 semaines en vase), H. NIGER, H.ORIENTALIS (1 semaine).
- Cueillir des fleurs bien épanouies. (Les boutons ne s’ouvrent pas).
- Tremper la base des tiges dans l’eau bouillante. Inciser la tige sur quelques centimètres.
- La nuit les mettre dans une pièce fraîche.

ASTUCE : couper les queues à 1 ou 2 cm et laisser flotter comme des nymphéas dans une coupe. Original et superbe.

POUR AVOIR QUELQUES CHANCES D’AVOIR DES ROSES DE NOEL (H. Niger) POUR LES FETES DE FIN D’ANNEE, COIFFEZ LA TOUFFE D’UNE CLOCHE DE VERRE DES NOVEMBRE.

Alain

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