Arrosoirs & sécateurs

Des causes de dépérissement des végétaux dans les jardins

Quand une plante meurt dans un jardin, le jardinier a, trop souvent, la fâcheuse tendance à mettre en cause la plante (elle ne vaut rien... trop délicate...) ou le pépiniériste (ses plantes sont de mauvaise qualité !).

Et si le problème venait d’ailleurs ? Encore faudrait-il se poser les bonnes questions !

Pierre-Yves Hostiou, pépiniériste de la pépinière de Kerzarc’h près de Lorient dans le Morbihan, s’est amusé à recenser les raisons pour lesquelles certains de ses clients avaient vu des plantes mourir dans leur jardin.

Les animaux domestiques - Les animaux du jardin

- Urine de chiens ou de chats, ces derniers prenant la terre meuble d’une nouvelle plantation pour une litière. De plus, en sol sec, les toxines sont concentrées et donc plus nuisibles. Sachant qu’il arrive que les chiennes lèvent aussi la patte pour uriner sur une plante...

- Griffures de chats qui font leurs griffes au bas des troncs d’arbres sur tige.
- Dégâts occasionnés par les cervidés, et les lapins.
- Galeries de taupes et de campagnols.

On pourrait ajouter (particulièrement pour les vivaces) les attaques d’escargots et limaces

Histoire d’eau


- Manque d’eau en période estivale ou hivernale dans une culture en bacs ou en jardinières ou arrosage uniquement quand la plante donne des signes de faiblesse. Les persistants sont plus lents que les caducs à montrer leur déshydratation, et lorsque le jardinier réagit, il est parfois trop tard.
- Arrosage avec de l’eau provenant d’un récupérateur d’eau de pluie venant de la toiture mais contaminée par du produit anti-mousse, extrêmement nuisible aux plantes.
- Arrosage à la plantation, avec un arrosoir utilisé précédemment pour du désherbage total des allées, et non rincé après cette opération. Donc intoxication immédiate de la plante.
- Arrosage réalisé avec de l’eau trop riche en fer, issue d’un récupérateur d’eau de pluie rouillé, ce qui modifie la composition chimique de l’eau, la rendant toxique.
- Bassinage du feuillage en plein soleil en période de forte chaleur.
- Inondation par de l’eau salée.
- Arrosage à répétition avec de l’eau très froide, provenant d’un puits ou forage, bloquant la végétation des plantes. Il faut laisser remonter la température de l’eau avant de l’utiliser

Et encore de l’eau...

- Ruissellement des eaux de lavage d’une façade avant son ravalement, chargée d’eau de Javel
- Arrosage avec de l’eau de la vaisselle
- Arrosage avec de l’eau de lavage du sol
- Ruissellement des eaux de lavage de voiture sur parking bitumé.
- Eclaboussures provenant de produit lustrant de voiture.
- Eclaboussures provenant de l’eau de la piscine.

La météo


- Froid et surtout le vent d’hiver. La température ressentie par nous-mêmes, les animaux et les plantes, s’abaisse d’un degré par tranche de 10 km/heure de vent, à additionner bien sûr à la température théorique sous abris, donnée par la Météo Nationale.


Le jardinier


Jardinier mais pas chimiste

- Traitements phytosanitaires non adaptés, et généralement sur-dosés, avec bien souvent de la bouillie bordelaise (cuivre) sur des plantes en pleine végétation.
- Désherbant spécial gazon pulvérisé par jour venté.Il peut provenir de chez le voisin, mais ce peut être aussi le désherbant maïs du champ d’à côté, apporté par un léger vent, et provoquant ainsi une décoloration jaune paille régulière du feuillage de certains arbustes très sensibles comme les Ceanothus...
- Utilisation d’un désherbant foliaire à base de Glyphosate (ROUNDUP), dans un massif sans un cache herbicide permettant d’éviter la diffusion d’un brouillard allant sur les feuilles de la base des végétaux.
- Excès d’engrais à libération trop rapide, parfois en sol trop sec.

- Plantation dans une terre rapportée, issue de champs de culture de maïs ou autres, ayant été désherbés chimiquement pendant de nombreuses années avec des produits à base de Simazine et Atrazine, nuisibles aux plantes des jardins.
- Terreaux et composts issus d’une déchetterie, ayant été mélangés avec différents matériaux, déchets de gazons et de tailles, terres contaminées avec des huiles de vidanges.
- Produits pétroliers tels que gas-oil utilisés pour détruire ou faire fuir taupes et campagnols.

Techniques de jardinage à revoir

- Rajout d’une certaine hauteur de terre autour du pied d’un arbre planté en isolé.
- Tuteur sur un arbre tige. Tuteur inefficace... aucun tuteur... enlèvement trop tôt d’un tuteur.
- Système racinaire endommagé lors de la plantation.
- Taille des arbustes persistants réalisée en automne ou en cours d’hiver, provoquant un redémarrage de la végétation lors du repos hivernal, donc un affaiblissement de la plante pour affronter un passage climatique futur défavorable.
- Asphyxie racinaire en terrain trop compacté, en raison du piétinement.
- Mise en attente dans un appartement d’une plante destinée à la plantation en jardin, sans arrosage conséquent évitant la déshydratation en atmosphère sèche.
- Absence ou insuffisance de taille de la ramure très importante, avant plantation, ou au départ de la végétation de la première année de plantation. D’où déséquilibre entre le système racinaire et la ramure à la reprise.
- Apport inapproprié de crottin de cheval frais à la plantation, ayant brûlé le système racinaire. Utiliser de préférence du fumier bien décomposé et non frais.
- Utilisation d’une débroussailleuse à fil nylon, au ras des troncs d’arbres en isolé sur la pelouse, abîmant ainsi l’écorce et provoquant des pourritures au ras du sol.
- Plantations sur une bâche plastique, ne permettant pas un bon travail du sol,
ou empêchant la plante de profiter de la pluie en période sèche.

L’environnement

- Epandage de lisier dans un champ voisin, brûlant le feuillage.
- Kérosène des avions, largué à trop faible altitude avant leur atterrissage.

Et encore...

- Présence d’une fosse septique à proximité de plantations, intoxiquant le système racinaire qui s’en approche, ou eaux de ruissellement provenant de ces fosses.
- Gravats laissés dans le sol après une construction : ciment, plâtre, produits divers... en général à pH calcaire, nuisibles aux plantes calcifuges (n’aimant pas le calcaire).
Pierre-Yves Hostiou

Pépinière de Kerzarc’h
Route de Nostang
56700 Merlevenez
tel 02 97 65 75 09 / fax 02 97 65 72 09

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