Arrosoirs & sécateurs

Description et exigences de culture des asters

Famille :
Astéracées (anciennement composés)
Le genre Aster remonte à 4000 ans et réunit plus de 600 espèces réparties en Europe, Asie, Afrique du Sud et en Amérique.
Les asters ont subi de nombreuses hybridations qui ont donné des variétés spectaculaires aux fleurs simples, doubles ou semi-doubles de couleurs vives et variées.

Aster fleurissant en septembre-octobre (mesure 30 cm)

DESCRIPTION


Les asters peuvent apporter de la légèreté dans les massifs.

Aster est un mot grec et latin ; dans ces deux langues, il signifie : étoile, astre à cause de la forme étoilée des fleurs. Dans certaines régions, les asters sont appelés vendangettes ou vendangeuses car beaucoup d’asters fleurissent en septembre-octobre quand mûrissent les raisins.

Selon l’espèce :

- le port est raide, dense ou vaporeux.
- la hauteur varie entre 10 cm et 1,5 m.
- les feuilles caduques ou persistantes sont lancéolées ou cordiformes, larges ou étroites, brillantes ou velues, dentées ou non, alternées ou opposées, claires ou foncées.
- les fleurs simples, doubles ou semi-doubles, de diamètre compris entre 1 et 4 cm sont groupées en corymbe, panicule ou grappe. Peu de plantes possèdent une palette de couleurs aussi riches : blanc, toute sorte de bleus, mauves, violets, roses, rouges, pourpres.

CULTURE



aster

Rustiques, de culture facile, peu exigeants, les asters font partie des plantes inratables au jardin. On les plantera au printemps ou mieux en août-septembre dans un sol enrichi de compost. Plantes rhizomateuses sans être envahissantes, les asters forment rapidement de belles touffes.

- SOL : ordinaire de pH plutôt neutre gardant une légère humidité en été. Certains asters, comme les A. frikartii et A. ericoides, supportent bien les sols secs ou argileux bien drainés.
Les asters craignent l’humidité stagnante l’hiver.

- EXPOSITION : soleil ou mi-ombre. Un emplacement bien dégagé au sud-est augmentera la résistance aux maladies.

JPEG - 25.7 ko
Aster novae-angliae ’Andeken an Alma Pötschke’



- MULTIPLICATION :
1) semis : semer à mi-ombre d’avril à juin en pleine terre, alléger le sol avec du sable s’il est lourd ; repiquer à l’automne ou au printemps suivant. La floraison a lieu l’année suivant le semis.

2) division : indispensable pour avoir des plantes vigoureuses et résistantes aux maladies.
Diviser dès que le centre du plant est dur.
- fréquence : au printemps, tous les 2 à 3 ans pour les A.novi-belgii et les A. dumosus et tous les 4 à 5 ans pour les autres.
- choisir des éclats munis de 2 à 3 petites feuilles et de quelques racines à la périphérie des touffes.
- les planter à 5 cm de profondeur et à 10-15 cm les uns des autres dans une terre enrichie de compost.

JPEG - 19.2 ko
Les asters attirent les abeilles
Ici, sur un Aster novae-angliae ’Andeken an Alma Pötschke’



- ENTRETIEN :

1) Rabattre au ras du sol après la floraison ou en fin d’hiver, les tiges sont alors cassantes et cela facilite la tâche.
2) De mai à juin, rabattre de moitié (certains disent à 10 ou 15 cm) les grands asters pour les rendre plus compacts, diminuer le tuteurage et favoriser la floraison.
3) Apporter du compost au printemps.
4) Tuteurer les asters hauts et souples, comme les A. novi-belgii et cordifolius, fin juin en plaçant des branches ramifiées à l’intérieur de la touffe.
5) Arroser par temps sec, de préférence au goutte à goutte et pailler pour conserver le sol humide, les asters aiment l’eau. Eviter les tourniquets qui favorisent le développement de l’oïdium.

JPEG - 27.6 ko
Aster ageratoides ’Ashvi’
et scabiosa ochroleuca derrière une sauge officinale

- MALADIE la plus courante : OIDIUM (les feuilles se recouvrent de blanc)

Les A. novi-belgii et les A. dumosus ( quand ils vieillisent)sont les plus sensibles à l’oïdium ; les A. novae-angliae, A. ericoides, lateriflorus, cordifolius n’y sont pas sensibles.
Un emplacement bien dégagé, des divisions fréquentes, une fertilisation organique printanière (les fumures riches en azote favorise l’oïdium), un arrosage estival et un paillis ralentissent l’apparition de l’oïdium.
Traitement : utiliser un fongicide à base de myclobutanyl au printemps quand les premières feuilles apparaissent à titre préventif et 2 à 3 fois entre juin et septembre à titre curatif. On peut aussi pulvériser du permanganate de potassium (1 cuillère à soupe pour 5 litres d’eau) ou du soufre.

JPEG - 24.7 ko
Aster dumosus ’Victor’

UTILISATION ET ASSOCIATION

Suivant leur hauteur, les asters peuvent être utilisés en bordure, rocaille ou fond de massif.
Les asters se développent vite, ils peuvent garnir les espaces vides d’une jeune haie.
En massif, on peut créer des moutonnements en associant des asters de différentes hauteurs.

JPEG - 29.7 ko
Aster ericoides ’Snow Flurry’
Un aster rampant.
JPEG - 33.9 ko
excellent pour recouvrir un talus.



- 
En fond de massif :

  • des asters hauts et souples avec des Miscanthus, cornouillers panachés, wegelias panachés, des Abelias, des Cotinus (arbres à perruque) etc…
  • des asters hauts, Anémone du Japon, Rudbekia, Cosmos, Hélianthème, Eupatoire….
  • des asters bleu et des grands dahlias orange.

- En bordure :

  • A. ageratoïdes ‘Ashvi’et Salvia officinalis.
  • A. pyreneaus ‘Lutetia’ et Sedum spectabile.
  • A. cordifolius ‘Litlle Carlow’ (bleu, port souple) et Fuchsia riccartoni.

- En massif :

  • A. ericoides et Perovskia ou Caryopteris bleu.
  • A. novae-angliae ou A. ericoides, Sedum spectabile ‘Automn Joy, Stipa tenuifolia, Stipa arundinacea


Marie-France Even le 18 octobre 2008

Description et exigences de culture des asters

Recherche sur le site

Plan du site

Plan du site

Restons en contact

Inscrivez-vous à la newsletter pour être informé des dernières nouveautés du site

Contacter le webmestre

Clic, clic