Arrosoirs & sécateurs

Jardin de la Moisonnais à Campbon (44)

27 avril 2019


Nous étions une cinquantaine dans le jardin d’Yvette. C’est beaucoup mais ici l’espace ne manque pas : une vaste pelouse bordée d’arbres et cernée par l’eau d’un ruisseau forme le centre du jardin.

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Le groupe... très discipliné !!!


Pour parler du jardin, je laisse Jean-Paul le faire car il est d’un secours précieux pour l’entretien du jardin.

"Achat en 1976 d’une maison en ruines avec l’intention d’en faire une maison secondaire (Yvette et son mari avaient alors un logement de fonction).
Cette rénovation s’est poursuivie au fil des années jusqu’au début des années 1980.
Yvette se chargeant de débroussailler le terrain qui était une vaste ronce (et de faire des feux à la suite de ses débroussaillages).

L’aménagement du jardin n’a vraiment commencé qu’au début des années 80. A l’époque n’existaient que trois chênes centenaires (les deux sur le coté de l’allée -le puits entre les deux- et le chêne du fond ) plus les deux noisetiers au bord de l’allée. Le liquidambar n’a été planté qu’en 1981 avec le creusement de la mare contigüe à celle de la pâture voisine de même que le drainage du terrain obligatoire à cause de l’humidité constante. L’aménagement et l’implantation ont été réalisées sans concours extérieurs et le plus souvent sans beaucoup d’achats de végétaux : les deux grands sapins proviennent d’une graine prise dans la propriété de Mr Rustin (l’inventeur de la rustine) à Château-Renault, les plants d’iris des marais ont été récupérés en Brière....

Au gré des changements de postes, l’aménagement du jardin s’est poursuivi. Yvette et son mari revenaient tous les week-ends pour s’occuper du jardin.
En 1990, Yvette est venue habiter de façon permanente à la Moisonnais.
Je suis venu pour la première fois en 1993 et j’ai été sidéré de voir ce qu’une femme seule pouvait faire avec un jardin !
L’entretien était remarquable et la connaissance des plantes (dont beaucoup m’étaient inconnues) m’impressionnait.
Yvette m’a avoué que lorsqu’elle était jeune elle souhaitait connaître le nom des "mauvaises herbes" et je peux dire qu’elle en connait un très grand nombre...
Comme le dit Yvette : "Ma vie c’est le jardin et le jardin c’est ma vie " et d’ajouter : "le jardin ça vide la tête !"
C’est elle et elle seule qui s’occupe du jardin (tond, plante, bêche, sème, ramasse les feuilles...)
En ce qui me concerne n’ayant jamais demeuré à la Moisonnais, j’y viens le week-end, les jours fériés ainsi qu’au moment des "ponts" et je n’interviens que pour les très gros travaux (maçonnerie, dallages, murets,abattages des arbres) .
Depuis que je suis à la retraite, j’ai vendu à Nantes où je suis né et où j’avais quasiment toujours vécu pour me rapprocher de la Moisonnais. Demeurant maintenant à 4.5 km de la Moisonnais, je peux y venir très facilement.
En théorie j’y viens un après midi par semaine en plus du weekend. Sauf bien entendu en période de préparation des "Rendez-vous au jardin", de ramassage de feuilles ou de chantiers importants.

EVOLUTION du JARDIN
Ayant participé en 2009 au Prix BONPLAND de la SNHF, et ayant reçu le dernier prix du millésime 2010, ce fut pour nous le déclic.
Pour Yvette qui faisait le jardin pour son plaisir et parce qu’elle aime ça, elle a compris que son jardin représentait un intérêt et elle a donc commencé à le faire visiter parce qu’on le lui avait demandé.
Pour ma part en 2009, j’ai réussi à la convaincre d’aménager la partie du fond du jardin : il ne servait qu’aux tas de compost, aux tas de bois et à des plantations sans entretien comme elle le disait.
Cet aménagement a consisté en la construction d’un muret le long du ruisseau, ce qui a permis de créer de nouveaux massifs et surtout de réguler le cours et le niveau de l’eau par la création de deux "barrages" qui maintiennent le niveau de l’eau à hauteur constante ce qui n’était pas le cas auparavant. L’achat de végétaux aux noms inconnus auparavant : Mahonias, Heuchères, Pittosporums, Pieris, Lamiums, Skimmias, Brunnera, Cornus, Parrotia... a alors fait évoluer le jardin.

COMPOSITION du JARDIN
D’une superficie de 2 500 m², le jardin est bordé à son extrémité sud par le ruisseau de CRINCOET qui se jette dans les marais de Coaslin où la rivière le BRIVET prend sa source. En plus du ruisseau et de la mare, le jardin est un pré humide dû à la présence de plusieurs sources à fleur de terrain.

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Le Crincoet
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Le Crincoet... un petit tour et puis s’en va.
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Ici se trouvait l’ancien lavoir du village.
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L’eau est partout...
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La mare et ses nénuphars


La terre acide (beaucoup de prêle) et argileuse rend le jardin difficilement praticable pendant les mois d’hiver mais permet de maintenir une pelouse toujours verte en été.
De par sa situation géographique c’est un lieu très froid en hiver avec un écart de température de 2 à 3° inférieur par rapport à l’environnement, ce qui limite la.possibilité d’avoir certains végétaux."

Yvette RONCIERE & Jean-Paul DIBON

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Superbe tapis de Lithodora
Jardin de la Moisonnais
Yvette Roncière
La Moisonnais
44750 Campbon
02.40.56.59.86

Jardin de la Moisonnais à Campbon (44)

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