Arrosoirs & sécateurs

L’art de composer avec un jardin sec : le sol

Bien connaître la structure du sol

Cet élément est indispensable à tout jardinier. Il est capital de bien connaître la structure du sol pour bien l’entretenir voire même l’améliorer.

Vous pouvez donc faire une analyse complète de votre terre pour vous donner des indications précises sur :
- proportion d’argile, de limon, de sable,
- taux d’azote, phosphore, potasse,
- taux de calcaire,
- le pH.

- Terre très argileuse :
difficile à travailler, compacte, imperméable, se fissure l’été, collante l’hiver : donc apport de 10 à 20% de matières organiques et de sable de rivière.

- Terre argileuse et caillouteuse :
difficile à travailler, à dépierrer, manque de terre végétale : idem.

- Terre très sableuse :
facile à travailler, ne retient pas l’eau, apport souhaitable de matières organiques.
au jardin du Rivau.

- Terre acide pH 4 à 5 :
peut être siliceuse/sableuse ou de terre de bruyère légère, convient naturellement pour plantes de terre de bruyère.

- Terre normale :
- soit silico-argileuse : terre peu collante à dominante sablonneuse filtrante, retient l’humidité,
- soit terre argilo-siliceuse : plus lourde, collante à dominante argileuse, très bonne rétention d’eau.

Aider son sol à retenir l’eau

L’amendement avec de la matière organique améliore la capacité de rétention d’eau du sol ; une amélioration s’obtient en étalant sur la surface de la terre une couche de 5 à 10 cm l’automne ou en l’enfouissant à 40-50 cm dans le sol (une brouette pour 5 m²).

Il peut s’agir de :
- fumier animal bien décomposé = humus + beaucoup d’éléments nutritifs, 28 à 30% de M.O. après six mois de compostage ; il se présente également en bouchons déshydratés ou séchés (marque HUON en coopérative agricole).
- Compost = humus + éléments nutritifs.
Le compost fait maison est un allié indispensable pour tout jardinier.
- Tourbe = produit brut et naturel qui retient l’eau.

On peut aussi utiliser des produits du commerce :
- ALGO-FORESTIER : il s’agit là d’un compost issu de la fermentation longue (12 à 15 mois) de bois forestier, de fumier de volaille biologique, et d’algues.
L’ALGOFORESTIER est riche en humus et en vie microbienne, il stimule la fertilité naturelle du sol et assure une fertilisation sur le long terme(2 à 3 kg au m²).

- OR BRUN = 80% de fumier de ferme et 20% d’algues marines (composté 1 an) ; les M.O. vont retenir l’humidité et restituer cette humidité quand l’eau se raréfie.
L’idéal est une incorporation en hiver pour que la décomposition ait lieu au printemps.

Voici à suivre un exemple concret de ce type de technique : LE “MULCH” nourricier de LA PRINCESSE STURDZA = chaque automne les plates-bandes sont recouvertes d’une couche de 15 cm de feuilles sur laquelle on épand du fumier rassis et du terreau fabriqué à partir du compost du jardin ; ce mulch assure une excellente protection contre le froid et, de plus, attire les vers de terre qui, allant et venant dans cette “couverture”, bêchent à la place du jardinier !

Pailler son sol pour éviter au maximum l’évaporation

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3 sortes de compost à la pépinière Plantagenêt
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une plate-bande recouverte de copeaux de bois
au jardin du Rivau.
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Cosse de sarrazin

- Les paillis naturels possibles sont nombreux : tonte de gazon, coques de cacao, cosses de sarrazin, écorces de pin, broyats de tailles de jardin.
Les paillis sont étalés au printemps lorsque le sol est encore humide par couche d’environ 5 à 10 cm.
Ils peuvent être également étalés durant l’été sur un sol préalablement arrosé.

- Le FIBRALGO est un paillis du commerce très intéressant : il contient des écorces de feuillus défibrées et du compost.
C’est un vrai stimulateur de la vie des sols (50 litres par m²) ; il draine l’activité des bactéries et des vers de terre vers la surface du sol, aérant et bêchant ainsi le sol naturellement grâce aux galeries creusées par les vers de terre.

Cet apport régulier d’humus frais stimule la fertilité naturelle du sol et améliore la rétention de l’eau (moins d’arrosage et plus grande résistance à la sécheresse).

- Le gravier est également une solution intéressante : pour les endroits très ensoleillés, on peut aussi avoir recours aux paillis artificiels (bâches plastiques ou des fibres géotextiles), que l’on peut ensuite camoufler avec des graviers, l’inconvénient majeur de cette technique se situe au niveau de la fertilisation du sol qui ne peut plus avoir lieu.

Bien sûr les endroits très exposés au vent et au soleil vont demander plus de soins car l’évaporation y est plus importante.

Biner : un binage vaut deux arrosages

Si le paillage est essentiel, le binage est tout aussi important.
Il consiste à émietter la terre en surface à l’aide d’une binette.
La terre doit être constamment meuble c’est-à-dire, en fait, jamais tassée.

Intérêts  :
- aère le sol et évite l’asphyxie des racines,
- limiter les remontées capillaires de l’eau : donc limitation de l’évaporation (moins d’arrosage),
- élimination des mauvaises herbes.

A faire après une pluie ou un arrosage au printemps et en été.
Il sera évidemment poursuivi le reste de l’année.

Évelyne Stéphan - Juin 2007

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