Arrosoirs & sécateurs

Le froid et les plantes

Les zones de rusticité sont des régions géographiques définies par des fourchettes de températures minimales enregistrées l’hiver (sans protection). Voir l’article. Elles permettent d’aider le jardinier à mieux choisir ses plantes en fonction de la résistance au froid.
Mais attention : l’indication de la zone de rusticité a ses limites.


Quand survient le froid, la végétation s’arrête pour les caducs et n’est que ralentie pour les persistants.
Une plante persistante est donc plus exposée aux intempéries qu’une caduque.
Cette dernière, entrée en dormance, repartira de la souche.

En cas de gel, il y a cristallisation de l’eau dans les tissus. La sève, en gelant, augmente de volume, d’où éclatement des cellules. Mais les plantes ne réagissent pas toutes de la même façon.

La rusticité d’une plante dépend donc :

- de la perméabilité des cellules (si les cellules sont imperméables, elles éclatent et meurent. Si elles sont perméables, l’eau peut s’échapper en gelant à l’extérieur),

- de la teneur en eau des tissus : une plante peut très bien résister à un froid sec et important pendant la période de sommeil en janvier et beaucoup moins aux gelées blanches au début du printemps car les tissus sont gorgés d’eau et tendres. Une plante succulente est plus sensible qu’une plante à bois dur et sec,

- de la teneur en sels minéraux dans les tissus : plus la quantité est importante, plus la plante est résistante ; c’est le cas après un été chaud et sec.

Les dégâts provoqués par le gel sont fonction :

- du genre, de l’espèce et de la variété

L’Hellébore est bien plus rustique qu’une Anthémis, mais parmi les Hellébores la corsicus est plus rustique que la lividus. Et dans une même espèce, les variétés au feuillage panaché sont souvent plus fragiles et moins vigoureuses.

Avant d’acheter une plante, il est bon de connaître sa rusticité. Mais on peut acheter certaines Lavandes non rustiques pour la beauté de leur feuillage et la durée exceptionnellement longue de leur floraison, tout en sachant que l’on risque fort de ne pas la voir passer l’hiver. Elle sera considérée comme une annuelle.

- de l’état général et de la vigueur de la plante

Les plantes sensibles sont les plantes chétives, jeunes ou fraîchement installées.

- de la nature du sol

Il faut se méfier des sols lourds (argileux) qui retiennent l’eau. Ils sont plus froids et gèlent en bloc provoquant le déchaussement des plantes.
L’un des plus grands ennemis des plantes peu rustiques est l’humidité stagnante du sol. Le terrain doit être bien drainé.

- de l’exposition

Il faut éviter aux plantes gélives l’exposition à l’est (différence brutale et importante des températures entre la nuit et le matin).
Le sud et l’ouest sont les meilleures situations.
Mais on peut protéger certaines plantes au nord si elles sont à l’abri des vents froids (les variations de température se font lentement).
Il faut éviter de planter les plantes précoces dans des endroits trop abrités car elles démarrent trop tôt et risquent de subir les effets des gelées tardives.

Attention aux vents desséchants qui augmentent les effets du froid.

- de la topographie du terrain

Évitez de planter les plantes les plus fragiles dans les creux et les fonds des vallées, là où l’air froid (plus lourd) s’accumule.

Les terrains en bordure de grandes masses d’eau sont généralement moins gélifs.

- des conditions du gel
- Sa qualité : une gelée profonde, en terrain sec et sans neige est plus destructrice que des températures très basses avec neige.
La neige est bonne protectrice (par exemple pour les vivaces en dormance) car, sous le manteau, le sol est à 0°C/+2°C, alors que la température extérieure est plus basse.
Les seuls problèmes que peut poser la neige sont de casser des branches d’arbustes persistants (Camélias…) à cause de son poids ou de provoquer des brûlures.
- Sa durée : la durée est aussi importante que l’intensité. Dans le cas d’un gel prolongé, la sécheresse tue plus que le gel. Le refroidissement s’installe en profondeur et atteint les racines : la plante meurt de soif.
- Sa période : les gelées de début d’hiver (sur des plantes qui ne sont pas encore au repos ou même en végétation –Dahlia–) et de fin d’hiver (sur des plantes tendres et en pleine croissance) sont les plus destructrices.
Un ciel bien dégagé après une journée ensoleillée… un air stable et sec… une baisse de température… gare aux gelées !
Gare aux gelées tardives parfois à craindre jusqu’en mai (les “saints de glace” !)
Les gelées blanches (petites particules de glace résultant de la congélation directe de la vapeur d’eau qui recouvre le sol et les plantes) sont particulièrement dévastatrices à une période où les plantes sont vulnérables.
Beaucoup de plantes peuvent tolérer des gelées assez fortes mais être complètement démunies au printemps face à des gelées blanches (les floraisons de certains arbustes peuvent être détruites en une nuit).

- des conditions du dégel
Il est préférable que celui-ci se fasse progressivement plutôt que trop rapidement.

- de la couverture du sol et des plantes
Nous en parlerons plus loin, mais il faut savoir qu’un sol qui vient d’être travaillé est plus sensible au gel.

Alain, 21 février 2004

Le froid et les plantes

Recherche sur le site

Plan du site

Plan du site

Restons en contact

Inscrivez-vous à la newsletter pour être informé des dernières nouveautés du site

Contacter le webmestre

Clic, clic