Arrosoirs & sécateurs

Le jardinier et la météo

Question météo, connaissez-vous un jardinier heureux ?

Au coeur de l’hiver, la terre est gelée et le jardinier déprime car il craint le désastre sur ses plantes peu rustiques. Au printemps, s’il ne fait pas trop chaud, il fait trop froid (la végétation démarre trop vite ou ne démarre pas). En plein été, les vacanciers sont heureux de griller en plein soleil sur la plage mais notre jardinier râle car c’est sa pelouse qui grille. S’il pleut, c’est trop peu (l’eau n’atteint pas les racines donc aucun intérêt) ou c’est trop (les racines sont inondées). Bref dans le pluviomètre, il y a toujours des millimètres en plus quand ce n’est pas en moins. Et ne parlons pas du vent qui rend particulièrement irritable et nerveux les jardiniers du bord de mer. Il faut dire qu’en prime, les embruns salés sont un petit cadeau dont il se passerait bien.
J’exagère ? Oui, un peu... mais vraiment très peu. Je le sais : je fais partie de ces jardiniers !

La neige

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la neige dans un jardin n’est pas catastrophique. Bien entendu les plantes gélives, les feuillages persistants et les fleurs n’apprécient pas mais elle a des effets bénéfiques  :
- protection contre le froid : une bonne couche de neige protège le sol et les racines des variations importantes de températures
La fonte de la neige apporte aux plantes :
- de l’eau alors que le sol est souvent déshydraté par les gelées
- de l’azote atmosphérique capté par les flocons
« Bonne chute de neige, pour la terre vaut fumier » dit le dicton
A faire
- Secouer les rameaux recouverts d’une couche épaisse qui risquent de ployer ou casser sous le poids de la neige. C’est principalement vrai pour les conifères, les arbustes persistants dont les Camellia et les arbres taillés en nuages)
A ne pas faire
- Piétiner la neige et particulièrement sur la pelouse (sous une épaisse couche de neige, on ne distingue plus les allées des massifs donc… on reste au chaud !)
- utiliser du sel pour faire fondre la neige !
- déterrer les vivaces ou enlever la neige sur les vivaces (elles sont protégées)

Le gel

Les dégâts du gel sur les plantes, dépendent :
- de la plante : Les plantes semi-rustiques sont à protéger en priorité.
- de l’état général et de la vigueur de la plante
- de la nature du sol : gare à l’humidité stagnante dans les sols lourds. Le sol doit être parfaitement drainé
- de l’exposition : attention à l’exposition Est et aux vents desséchant.
- de la topographie du terrain : se méfier des creux et des fonds de vallées.
- des conditions du gel : Dans le cas d’un gel prolongé, la sécheresse tue plus que le gel. Le gel de début et de fin d’hiver sont les plus destructeurs.
- des conditions du dégel : un dégel progressif est préférable à un dégel brutal
- de la couverture du sol et des plantes : Protéger d’un paillis aéré pour éviter la pourriture (fougère, aiguille de pin…). Les voiles d’hivernage limitent la condensation et sont préférables aux films plastiques.
Pour en savoir plus
Après le dégel : Attendre le dégel total pour faire le bilan. Ne pas se presser à arracher et remplacer.
Pour en savoir plus
A faire
Couper l’arrivée de l’eau dans les canalisations extérieures, purger les robinets et les emmailloter avec un linge.

La glace sur un bassin limite les échanges gazeux et les poissons manquent d’oxygène.
A faire
Mettre à la surface un ballon, une bouteille plastique d’eau minérale, un fagot… pour empêcher la glace de se former sur toute la surface.

La gelée blanche

Un ciel nocturne dégagé, pas de vent, une forte humidité et une baisse importante de la température… La gelée blanche est un dépôt de cristaux de glace qui se forme par transformation directe de la vapeur d’eau à l’état solide. C’est un phénomène de condensation solide. Elle se présente sous forme d’écailles, d’aiguilles… et le décor est souvent superbe.
La plupart des plantes résistent très bien à une gelée blanche si elles ne dure pas longtemps (dès les premiers rayons du soleil, généralement elle disparaît).
Toutefois, les plantes semi-rustiques (Pelargonium…), les dernières annuelles, les Dahlias, les plantes d’intérieur sorties en été… n’apprécient pas du tout. Les gelées blanches arrivent souvent sans crier gare, il vaut donc mieux mettre à l’abri les plantes fragiles avant qu’il ne soit trop tard.
Il faut éviter de marcher sur la pelouse par temps de gel.

La pluie


La pluie est une bénédiction du ciel ! Pourquoi faut-il que les présentateurs des bulletins météorologiques fassent grise mine quand il faut annoncer un temps pluvieux ? A la belle saison, un peu de pluie redonne vie aux plantes et au jardin. Désherber après une pluie est beaucoup plus agréable.
Naturellement l’excès peut être fâcheux (je ne parle pas des inondations évidemment) :
- Sur les sols argileux, un paillis, mis après avoir griffé le sol, est indispensable pour éviter l’effet de battance (formation d’une croûte qui empêche l’eau et l’air de circuler et les graines de germer)
- Sur les terrains très pentus, attention aux problèmes de ruissellement. Dans le cas de cultures en lignes, celles-ci doivent être perpendiculaires à la pente.

Le vent

Un gros problème dans certains jardins et une vraie calamité dans les jardins du bord de mer. Il est impératif de repérer d’où viennent les vents dominants (il suffit de regarder la forme des arbres. C’est le phénomène d’anémomorphisme.)

A faire :
Commencer par créer des brise-vents efficaces
Un bon brise-vent doit :
- filtrer le vent à 50 % (un obstacle plein crée des turbulences)
- être résistant au vent, au sel, au sable et bien souvent à la sécheresse s’il est naturel,
- être bien ancré solidement au sol,
- avoir une durée de vie importante.
Tuteurer les arbres à la plantation. Il ne faut surtout pas enlever trop vite le tuteur. On ne doit le faire qu’au bout de quelques années, quand on est certain que l’arbre ne penchera pas après plusieurs tempêtes.

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Tuteur unique


Un autre problème dû au vent dans les jardins du bord de mer : les embruns salés. Les dégâts apparaissent beaucoup plus tard mais ils ils peuvent être importants (cas de la tempête de 1987 sur la côte Atlantique). Une astuce : laver les plantes au jet d’eau (si on peut le faire !).
Pour en savoir plus

Le soleil

A priori, le soleil est l’ami des plantes et du jardinier. En réalité, il a des effets parfois pervers. Je ne parlerai pas de l’excès de soleil qui grille les plantes, de l’excès de chaleur, voire de la canicule. Dans ce cas il faut impérativement en été arroser au pied de la plante, plutôt le soir, abondamment et peu souvent (pour que l’eau atteigne les racines) et non très souvent en petite quantité.
Il faut se méfier du soleil :
- sur les plantes d’ombre (certaines vivaces ne supportent pas les terrains secs et certains arbustes tels que Camellia, Hydrangea… exigent une exposition mi-ombragée). Attention toutefois : le Camellia sasanqua demande une exposition ensoleillée. De plus, certaines plantes de mi-ombre supportent très bien le soleil si le sol reste frais, d’où la nécessité d’un paillis. C’est le cas du Fuchsia, de l’Hellébore…
- il abrège les floraisons  : parfois une très légère mi-ombre est souhaitable. C’est le cas de certaines roses.
- il tue les couleurs : à la mi-ombre certains coloris délicats sont beaucoup plus mis en valeur.
- il faut éviter d’arroser certains feuillages en plein soleil : effet de loupe.
- il n’est pas bon de tailler les buis en plein soleil, mais attendre un temps couvert : le feuillage grille.

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