Arrosoirs & sécateurs

Les végétaux qui attirent les pollinisateurs

Les différents dispositifs mis en place par les plantes

Les différentes stratégies adoptées par les plantes pour attirer les insectes s’appuient sur 2 sens : l’olfaction et la vue. De loin ils sont attirés par les parfums des fleurs qu’ils perçoivent grâce à leurs antennes. De près en revanche, c’est la vue qui prime. On pense qu’une abeille ouvrière est capable de mémoriser les sensations optiques et chimiques qu’elle rencontre lorsqu’elle butine afin de retrouver les fleurs d’une même espèce parmi d’autres.

Les plantes développent des systèmes floraux parfois très complexes pour attirer les pollinisateurs par…
- La production de nectar

Pas philanthropes, les butineurs ne viennent pas visiter les fleurs pour les polliniser mais essentiellement pour se nourrir. En effet le pollen contient de 20 à 30 % de protéines, des lipides, des sels minéraux variés et des sucres lents constituant un aliment de choix pour les larves d’insectes. La plante en produit une quantité bien supérieure au besoin de sa reproduction et ne souffre donc pas de ce prélèvement.

Le nectar quant à lui, sécrété par des glandes spécialisées situées profondément dans la fleur, est composé d’eau très riche en sucres rapides, source d’énergie très appréciée des grands insectes volants comme les papillons, certains effectuant de longues migrations grâce à ce carburant. D’autres insectes viennent manger les pièces florales ou encore viennent pondre dans la fleur et à cette occasion ils prélèvent le pollen dans leur bouche ou sur leur ventre.

- Les odeurs

Les papillons sont les champions de l’olfaction, particulièrement les espèces nocturnes. Ce qui leur permet de féconder des végétaux à pollinisation nocturne comme le chèvrefeuille ou le tabac dont l’intensité des parfums est maximum la nuit. La diffusion s’arrête dès que la fleur est fécondée.

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un papillon
Araschia levana


(photo envoyée par Laurence)
• Certaines plantes développent une stratégie particulièrement sophistiquée pour attirer les pollinisateurs : comme cette orchidée malgache qui émet une odeur attirant les pucerons, nourriture préférée d’araignées prédatrices dont le souïmanga raffole.
• D’autres comme les Cycas attirent par leur odeur un coléoptère qui vient pondre dans le cœur de la fleur et se couvre de pollen
• Les arums dégagent une odeur de décomposition qui attire des mouches saprophages.

- Les couleurs
Les oiseaux, qui ont une excellente vision, sont très attirés par les fleurs rouges, roses ou oranges : cela concerne exclusivement des plantes tropicales.
Ex : colibri ou souimanga

Les insectes, tels que les abeilles, ont une vision particulière due à leurs yeux à facettes. Ainsi ils ne perçoivent que 3 couleurs primaires, le bleu, le vert et l’ultra-violet, 3 teintes intermédiaires et le blanc et le noir. Par contre ils ne distinguent pas le rouge (le coquelicot leur apparait ainsi "ultra-violet"), ni les couleurs claires des foncées. Les fleurs prennent donc un affichage tout particulier pour les butineurs : certains pétales que nous voyons unis sont balisés par des lignes et des taches qui convergent vers le cœur de la fleur leur indiquant le chemin des étamines et des zones riches en nectar : ex de l’onagre. D’autres encore changent de couleur après la fécondation prévenant ainsi les insectes que leur visite n’est plus nécessaire : ex du marronnier

(photo envoyée par Laurent)
• Certains papillons ou chauve-souris nocturnes sont capables de polliniser des fleurs la nuit : on pense qu’ils sont attirés par une lumière U.V émise par la plante.

- Les formes
• Des corolles : large, étroite …
• Des fleurs imitant la forme femelle de l’insecte (leurre sexuel) : ex des ophrys qui attirent les abeilles males se livrant à une pseudo-copulation qui les couvre de pollen
Certaines fleurs se regroupent pour former de vastes inflorescences bien visibles : ex des ombellifères (Carotte…)

Un choix de végétaux attirant les pollinisateurs

D’une manière générale, pour constituer des haies ou des massifs floraux, on orientera ses choix vers les espèces mellifères riches en pollen et nectar. On évitera bien sûr les espèces à fleurs stériles ou doubles de plus en plus nombreuses dans le catalogue horticole moderne.
Il est aussi intéressant d’utiliser la flore sauvage locale souvent peu représentée dans nos jardins et que l’on trouve facilement aujourd’hui sous forme de "jachères ou prairies fleuries".

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une prairie fleurie



N’oublions pas qu’il est important également de favoriser l’habitat ou la nidification des pollinisateurs sauvages : petit coin de terre nue, vieux tronc ou souche d’arbre ou encore hôtel à insectes de votre fabrication…

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Hôtel à insectes
au Jardin Secret du Grand Boulay


Hôtel à insectes

Sophie Beauplat, conférence du 17 septembre 2011

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