Arrosoirs & sécateurs

Mes vivaces inratables à longue floraison et beau feuillage persistant

Je ne vous parlerai que de celles, présentes dans mon jardin, qui se cultivent sans aucune difficulté.

Bruyères (Erica)

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Erica darleyensis


Je ne parlerai ici que de quelques Bruyères couvre-sols.
Les Bruyères sont indispensables dans un jardin, feuillages et fleurs donnent des couleurs toute l’année au jardin :
- leur feuillage peut être vert clair à vert foncé, bronze, argenté, doré,
- leurs fleurs en clochettes blanches, rose clair ou vif, rouge cramoisi,
- elles forment des couvre-sols efficaces qui empêchent les mauvaises herbes de pousser.
Elles aiment un sol acide ordinaire et drainé, les expositions ensoleillées (pas un soleil de plomb !!!) et la mi-ombre mais elles n’aiment pas l’ombre. Elles supportent la sécheresse.

Entretien
- à l’automne, planter profond en enterrant la base des tiges ; enlever les racines qui forment un feutrage à l’extérieur de la motte,
- tailler après la floraison en réduisant la touffe de moitié pour garder un port compact. Ne pas attendre la disparition complète des fleurs car les nouvelles pousses apparaissent très vite. Surtout, éviter la taille du vieux bois, les feuilles ne repoussent pas.

Multiplication :
- au printemps, planter et diviser les touffes,
- de juin à septembre, bouturer ou marcotter.

Utilisation :
- en massif, elles se suffisent à elles-mêmes, à condition de mélanger des plants ayant des feuilles de couleurs différentes,
- en bordure ou au pied de Camélias ou Rhododendrons s’il y a du soleil,
- association : bulbes de printemps, Fougères, graminées, petits conifères.

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Erica darleyensis

Quelques cultivars solides :

Floraison d’hiver :
- Erica darleyensis ‘Darley Dale’ : une des plus vigoureuse, h = 50cm, feuillage vert moyen, fleurs rose lilas de novembre à mars-avril.
- Erica darleyensis ‘Silberschmze’ : h = 40 cm, feuillage vert foncé, fleurs d’un blanc lumineux.
- Erica darleyensis ‘Kramer’s Rote’ : h = 20 à 30cm, feuillage foncé, fleurs rouge cramoisi.

Floraison d’été :
- Erica vagans ‘Valéry Proudley’ : h = 20 à 30cm, feuillage doré, fleurs rose lilas.

Essayer aussi les Bruyères d’été comme les Calluna et les Daboecia.

Euphorbes

Euphorbia amygdaloïdes var robbiae

Voir également l’article

Se plaît là où rien ne pousse.
Increvable, belle toute l’année, cette vivace (h = 30 à 50 cm) rhizomateuse forme des buissons lâches en terre pauvre, denses en terre riche. Les feuilles persistantes, ovales, vert foncé, brillantes sont disposées en rosettes de 6-7 cm sur des tiges vertes.
De mars à mai, les fleurs réparties en cyme de 15 à 20 cm sur des tiges rougeâtres forment un nuage vert jaune "fluo". Les fleurs fanées laissent place aux sépales vert clair jusqu’en juin… si vous aimez.
Elle supporte tout sol, toute exposition ; elle pousse partout même sur un vieux talus sec sous les arbres.
Toutes les parties de cette plante sont toxiques si on les ingère ; le latex blanc des tiges et racines peuvent irriter la peau et les yeux.

Entretien :
- tailler les fleurs quand elles sont sèches,
- arracher les plants quand elle devient envahissante.

Multiplication :
- diviser et planter au printemps et début automne,
- semis spontanés.

Utilisation :
- talus, rocaille, muret, bordure de haie,
- dans les massifs, avec des Tulipes, Narcisses, Jonquilles, Primevères. Au pied des Rosiers.
- à l’ombre des arbres avec des Lamiers, Pervenches, Fougères,
- excellente fleur à couper qui tient bien en vase ; tremper les tiges dans de l’eau chaude pour ralentir l’écoulement du latex.

Une petite sœur intéressante, E. amygdaloïdes ‘Purpurea’ : tiges et feuilles vertes fortement colorées de rouge pourpre si exposées au soleil, inflorescence jaune.

Euphorbia characias

Voir également l’article

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Inflorescence de l’Euphorbe characias



Cette vivace persistante très vigoureuse (h = 1 à 1,20 m, e = 1,20 à 1,50 m) a toute l’année un port en boule compacte. Les tiges (diamètre = 1 cm) marron, ligneuses et dressées sont couvertes de feuilles allongées (4 à 5 cm), vert bleuté. Ces tiges sont bisannuelles : la première année, elles portent des feuilles et la deuxième, elles fleurissent.

De début mars à fin mai, se développent au-dessus de la touffe de grosses inflorescences (20 à 40 cm) spectaculaires, vert jaune, avec, au centre de chaque fleur, des glandes à nectar de couleur verte ou brune suivant le cultivar, remplacées par des graines quand la fleur fane.

Elle se plaît au soleil ou à mi-ombre, dans un sol ordinaire ou caillouteux, sec, bien drainé.

Toutes les parties de cette plante sont toxiques si on les ingère ; le latex blanc des tiges et racines peut irriter la peau et les yeux.
Durée de vie : 5 à 6 ans ou moins si eau stagnante.

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E. characias ssp. wulfenii

Entretien :
- rabattre les hampes florales quand elles se dessèchent, en général fin juin, ou plus tôt pour éviter les semis spontanés,
- bien drainer pour éviter le botytris,
- SURTOUT PAS D’ENGRAIS.

Multiplication :
- semis spontanés ; planter au printemps,
- division des souches difficiles.

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E. characias en fin de floraison

Utilisation :
- en massif, soit au pied des Clématites à grosses fleurs ou du Fenouil bronze, soit avec des Iris, Allium, Cerastostigma, des plantes à feuillage gris comme Stachys, Artemisia ‘Powiis Castle’, Senecio, Lavande,
- en pot, dans ce cas le prévoir large et profond, y mettre une bonne couche de drainage et un substrat léger,
- excellente fleur à couper qui tient bien en vase ; tremper les tiges dans de l’eau chaude pour ralentir l’écoulement du latex.
E. characias ssp characias : glandes à nectar brunes.
E. characias ssp wulfenii : glandes à nectar vert jaune.
E. characias ‘Silver Swan’ : h = 80 cm à 1 m. Feuillage gris vert clair marginé de crème. Fleur panachée blanc et vert clair. Très lumineuse dans les massifs en particulier en hiver.

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Elle pousse partout, même sur le trottoir


Hellébores

Voir également l’article

Les Hellébores présentées ont un feuillage persistant, aiment une bonne terre de jardin fraîche et bien drainée, à mi-ombre ; elles supportent une sécheresse modérée.
Les tiges contiennent un latex blanc irritant certaines peaux.
Elles poussent lentement (il faut attendre 3 à 4 ans pour voir les premières fleurs) et n’aiment pas les transplantations.
Leurs fleurs sèchent et restent belles au moins un mois. Toutes les parties de cette plante sont toxiques par ingestion.

Entretien :
- en avril-mai, tailler les fleurs quand elles deviennent inesthétiques ou avant pour éviter les semis,
- en automne, apporter un peu d’engrais organique à H. corsicus et H.orientalis qui sont des plantes gourmandes ; apport inutile pour H. foetidus.

Multiplication :
- semis spontanés, repiquer dans un sol enrichi de compost ou d’engrais organique (inutile pour H. foetidus) au début du printemps ou en automne,
- division des souches à l’automne en conservant des bourgeons sur chaque fragment. Replanter sans tarder (malgré tout la plante a du mal à s’en remettre).
H. corsicus et foetidus ne supportent pas la division de leur souche.

Utilisation :
- en bordure de haie, au pied d’Azalées, Cornouiller à bois colorés, Camélias, etc.
- en bordure de massif avec des bulbes de printemps, Véronique,
- en bouquet. Tremper les tiges dans l’eau bien chaude pour arrêter l’écoulement du latex.

Helleborus corsicus = H. argutifolus

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Hellébore corsicus



Cette Hellébore, qui supporte le soleil et la sécheresse, forme une touffe de 40 à 60 cm en tous sens.
Ses feuilles (10 à 12 cm) vert foncé à nervures claires, brillantes et coriaces sont découpées en 3 folioles (en patte d’oie), dentées presque piquantes.
En février et mars, des inflorescences d’une dizaine de fleurs (3 à 5 cm) vert pistache dominent les touffes à 80 cm ; chaque fleur est formée de 5 sépales pétaloïdes entourant de nombreuses étamines vertes. Les sépales sèchent et entourent des fruits verts, allongés contenant de nombreuses graines ; à partir de mai, elles deviennent inesthétiques.
Durée de vie : 5 à 6 ans.

Helleborus foetidus

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Hellebore foetidus

Cette Hellébore qui supporte un sol caillouteux, la sécheresse et le soleil, forme une touffe de 50 à 60 cm en tous sens.
Les feuilles vert moyen à foncé en hiver, profondément divisées en segments étroits semblables aux feuilles de Palmier, dentées, sentent mauvais quand on les froisse.

De février à avril, des inflorescences de plusieurs fleurs en clochettes (2 cm), penchées, vert clair bordées de rouge, composées de 5 sépales pétaloïdes entourant de nombreuses étamines dominent la touffe entre 80 cm et 1 m. Les sépales séchés avec leurs fruits renflés restent beaux environ un mois.
Les plants de H. foetidus fleurissent seulement deux fois, la première au bout de 3 à 4 ans et la deuxième l’année suivante, puis le plant meurt. L’abondance des semis spontanés assure la relève sans problème.

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H. foetidus au-dessus d’un mur

Helleborus orientalis

Les feuilles palmées (10 à 12 cm) de larges lobes, vert foncé, brillantes, forment une touffe dense (h = 20 à 30 cm ; e = 40 à 50 cm). En décembre ou janvier, il faut couper les feuilles anciennes au ras du sol pour laisser se développer les nouvelles feuilles ; attention aux limaces.

En février et mars, les fleurs (4 à 5 cm) en coupe, inclinées, formées de 5 sépales de couleurs variées (blanc verdâtre, rose clair à foncé, pourpre) souvent piquetée de pourpre, simples ou doubles suivant les cultivars avec des étamines dorées sortent au-dessus de la touffe.
Ces Hellébores viennent bien à mi-ombre dans une bonne terre de jardin avec apport de compost à l’automne ; elles n’apprécient ni le vent ni l’eau stagnante. Dans de bonnes conditions, elles ont une longue durée de vie.

Merie-France Even, le 20 novembre 2010

Mes vivaces inratables à longue floraison et beau feuillage persistant

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