Arrosoirs & sécateurs

Un jardin breton en avril 2011

Vendredi 1er

Il y a quelques jours je m’inquiétais pour la pelouse qui jaunissait (engrais + chaleur). Après ces quelques jours gris où l’on a eu un peu d’eau, le jardin est beaucoup plus exubérant et la pelouse est d’un vert comme j’aime le vert. Bref, il faut tondre (3ème tonte).
Broyage de quelques tailles.
Plantation de
- 12 plants de salades « Pain de sucre » (de quoi engraisser quelques limaces et escargots !).
- 2 ancolies ‘Blue Star’ et ‘Yellow Queen’
- un œillet rose qui sent… l’œillet ! Et vous savez déjà que l’odeur de cette fleur me fait tomber en pâmoison !
- un Helichrysum italicum (pour son feuillage gris et son odeur de curry). Le curry dans l’assiette, je n’en raffole pas, mais son odeur dans le jardin… Excusez-moi, mais depuis quelques temps je suis poursuivi par les parfums… à force d’en avoir parlé. J’ai réalisé dans la jardinerie en voyant le plant qu’il n’y en avait plus dans le jardin. Il a été taillé de moitié de façon à faire deux pots de boutures.
Un bon moment est consacré à l’installation de l’ombrière sur un côté, celui exposé directement au soleil. Je me pose une question ce soir : faut-il dès maintenant faire la même chose de l’autre côté ? Cela dit, je ne suis pas mécontent du résultat et j’aurais presque envie de me faire des compliments.

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A gauche, du plastique à bulles contre le froid.
à droite, l’ombrière

Il est possible que j’attende juin pour mettre l’ombrière des 2 côtés. A voir.

Samedi 2

Ce matin, atelier de jardinage. Après la taille des rosiers, aujourd’hui le thème était : « semis de fleurs ». Comme pour le précédent atelier, le nombre de participants était très limité. On était 9 élèves. L’animation était assurée comme d’habitude par Henri Dagorn. Chaque participant devait apporter au moins 2 sachets de graines de son choix et bien entendu avec échanges de graines entre nous. Tout le monde a joué le jeu dans la joie et la bonne humeur mais aussi avec beaucoup d’application. On a tous écouté et mis en pratique les conseils de Maître Henri.
J’avais apporté des graines de Cosmos blancs, de Catananche, de lin bleu achetées ces jours-ci mais aussi celles récoltées l’an dernier (Verbena bonariensis, Ipomée) et celles envoyées par un membre du forum (Chrysanthemum partenium « ’Flore-Pleno’).
J’ai les ai donc semées ainsi que des graines d’Aquilegia (double et blanche), des pois de senteur bleus et des blancs et des Leucanthème maximum (grandes marguerites).
Oui, c’est du sérieux !

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Quelques conseils généraux sur les semis.
Henri cause... on écoute...

On peut lire ces conseils sur le site :
les clés de la réussite
techniques de semis
Epoques et modes de culture

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Comment semer en utilisant une feuille de papier pliée



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On sépare les différents semis par des petites baguettes



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Application et sérieux.
20/20 Chantal !



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Et ça bosse !



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Besoin d’un petit coup de main du maître ?



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Un petit coup de pulvérisateur.
surtout pas d’arrosoir !



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Et voila le travail !

Bon, c’est bien parti... on verra la suite. Chacun a promis de donner des nouvelles : ses réussites, mais aussi ses échecs !

Une matinée vraiment agréable. Merci Henri pour tous tes conseils. Un atelier à refaire l’an prochain.
Dans quelques jours, un 3ème atelier de jardinage mais cette fois ce sera à moi d’animer les opérations !

Dimanche 3

Ouf, j’ai de l’aide aujourd’hui : un apprenti-jardinier de 7 ans. Atelier de jardinage : plantation…
Plantation de vivaces :
- Oxalis triangularis (feuillage pourpre. Du fait de sa rusticité très moyenne, ON a décidé, d’un commun accord, de la planter dans un pot)
- Rudbeckia fulgida var. speciosa (cela peut paraître étonnant, mais je crois bien que c’est la 1ère fois que je plante un Rudbeckia. En septembre, je regrette de ne pas en avoir mais je ne pense pas ensuite à en acheter)
- Campanula latifolia ‘Macrantha’
- Veronica gentianoides (encore du bleu mais ici on aime !)
Taille d’un poirier en cordon (bon, je lui disais où couper mais quelle application et quel sérieux !)
Taille d’un Buis (avec le sécateur, mais il a vite compris quoi couper !)
Apparemment il a hâte de revenir terminer le travail (au bout d’une demi-heure j’aurais bien arrêté, mais il fallait toujours continuer !!!). Il va falloir que je réfléchisse à ce que je vais lui donner à faire la prochaine fois.

Lundi 4

Repiquage en godets des petits plants de chou-rave. C’est curieux, mais les verts ont beaucoup mieux levé que les violets.
Nettoyage de deux plates-bandes et taille légère (surtout en largeur, pour dégager un passage) d’un Viburnum carlesii qui a fini de fleurir. Ah, son parfum !!!
Plantation de boutures enracinées : un Polygonum scoparius au pied d’un Acer griseum et 3 Rubus rampants à feuillage jaune (nom inconnu ; cela fait presque 4 ans que je cherche son nom. Demain j’envoie des rameaux à une personne qui pourrait l’identifier. On verra).

Mardi 5

Lasure… reprise… bof. Le pinceau c’est pas mon truc. Je me découvre une admiration sans bornes pour les peintres !


Et le nettoyage continue tout en répertoriant les clématites. Il en manque quelques-unes mais la centaine est dépassée. A propos de clématites, je n’en croyais pas mes yeux… J’ai d’abord cru à une hallucination : le retour d’une clématite disparue depuis 3 ou 4 ans. Elle avait été achetée en septembre 2006 et je crois ne pas l’avoir revue une fleur depuis son achat. C’est une clématite florida (type) : blanche avec un petit cœur bleu. D’une pureté étonnante. Ce n’est pas la première fois qu’une clématite fait ce coup là.

Petite anecdote : à l’automne dernier une personne achète une clématite. Au printemps, elle me téléphone pour me dire que la plante est morte et ne comprend pas. Je lui réponds que si elle est sûre qu’il n’y a plus rien à espérer, elle peut toujours tenter le coup de téléphoner à la pépinière pour les mettre au courant. Sans problème, la pépinière lui renvoie un nouveau plant. Bilan : le premier plant étant en parfaite santé, elle se retrouve avec 2 plantes !

Tout ça pour vous dire qu’il ne faut jamais paniquer avec les clématites. Elles réservent des surprises. La plante-farceuse par excellence !
4ème tonte du gazon.

Mercredi 6


Nettoyage de la plate-bande qui longe la rue. A l’entrée, près du petit portillon, il y a des Olearia virgata (un excellent brise-vent du bord de mer – peut-être le meilleur). Surtout, il n’est pas question qu’ils montent trop donc je les rabats à 2 m environ. Il y en a 5 et cela m’occupe un bon moment (demain corvée broyage !). J’en profite pour supprimer tout le bois mort du rosier liane ‘Toby Tristam’ qui monte sur une colonne (un monument difficile à dompter !).

Mauvaise surprise (ça équilibre avec la bonne d’hier !) : un Seringat pleureur ‘Belle Etoile’ semble ne pas avoir repris. C’est un petit plant mis à l’automne dernier. Je pense que c’est fichu.

Jeudi 7


La journée commence mal. Une mauvaise surprise : la fontaine est complètement vide ! Manquait plus que ça !!! Pas de fuite... rien compris !
Après la corvée de taille, c’est la corvée de broyage. Interminable !
Mais il faut croire que je suis « maso » car ce soir il y a un nouveau tas presque aussi important : j’ai taillé, avec les conseils avisés de Maurice, le Viburnum x burkwoodii. J’avais un peu les pétoches pour le rabattre mais il avait pris un volume trop important. J’y suis donc allé doucement d’abord, et comme d’habitude, pris dans l’euphorie que me procure le maniement du sécateur, le pauvre vieux s’est retrouvé à poil… L’euphorie ayant été poussée tellement à son comble, que j’ai failli me couper le petit doigt (oui, j’ai un petit doigt qui se confond facilement avec une branche de Viburnum !). Ne rigolez pas, mon sang a taché la pelouse mais j’ai même pas pleuré ! Puisque je vous le dis.
Bon demain, je vais essayer de ne pas passer ma main dans le broyeur… du BRF rouge, c’est pas top !

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Avant



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Après

Vendredi 8


A l’automne, le sureau avait été taillé par transparence. Au lieu d’une masse, il y a maintenant des troncs entre lesquels on peut voir les arbustes derrière (il en est de même pour un Viburnum et un Prunus padus ‘Colorata’). C’est maintenant qu’il y a du feuillage que j’apprécie. Vraiment pas mécontent du résultat. Toutefois, j’ai passé largement plus d’une heure à peaufiner le sureau en lui enlevant les branches mortes ou inutiles. Pas mal du tout ! Le coin qui l’entoure est nettoyé.
Il fait une chaleur, on se croirait en été. Je ne sais pas si je vous l’ai dit mais je jardine toujours avec la radio et j’entendais, alors que je suais sang et eau, qu’il n’avait pas fait aussi chaud un 8 avril depuis… 1946 ! Ca ne m’étonne pas car je me souviens que cette année-là j’ai transpiré « grave »… dans mes langes ! (on n’avait pas encore inventé les couches jetables… mais je vous parle d’un temps que les moins de… 50 ans ne peuvent pas connaître !).
Bref, temps superbe qui fait des heureux… qu’ils disaient. Tu parles, à côté du poste, la pauvre Acanthe, qui fait un mètre de large, était complètement avachie et avait vraiment triste mine (une fausse allure de cocker qui vient de finir un marathon en plein désert !).

Samedi 9

Bourse d’échanges de végétaux. Cette fois, je vais avec peu de plantes mais je reviens, comme d’habitude, avec pratiquement rien.
Ce matin j’ai reçu par la poste, grâce au forum, des graines d’une quinzaine d’espèces de sauges. Je souhaitais quelques graines de Salvia patens ! Les S. patens sont donc semées en caissettes, en suivant les conseils de « Maître Henri ».
En fait, j’ai reçu 4 variétés de S. patens : la classique, ‘Guanajuato’ (1,10 m de haut !!! j’ai hâte de voir), ‘Alba’ (blanche) et ‘Chilcombe’ (bleu-mauve). Je n’ai semé que la moitié de chaque paquet… des fois que… En tout cas, si c’est raté, ce ne sera pas par manque de bonne volonté !

Lundi 11

Aujourd’hui peu de jardinage car je suis allé aux obsèques d’Hervé qui a créé, en novembre 92, la section ‘plantes vivaces’. C’était vraiment un autre temps : on était un peu plus d’une dizaine, on se passait les bouquins pour voir les photos des plantes. Il m’a donné sa place début 96 et c’est ainsi qu’avec le temps on est arrivé à la section ‘Jardin d’ornement’ et aux projections d’images numériques dans l’amphithéâtre. La roue tourne… le temps décidément passe trop vite…
Quelques plantations au retour :
-  2 giroflées vivaces (Erysinums) et une Scabieuse (probablement S. columbaria ‘Butterfly Blue’)
- des boutures faites à l’automne d’une giroflée au feuillage panaché et qui fleurit presque tout l’été (Erysinum linifolium ‘Variegata’). Elles sont plantées entre les plants de Salvia patens qui grandissent de jour en jour (il s’agit des plants de l’an dernier !)
- un géranium vivace dont je ne connais pas le nom qui m’a été donné il y a un an. Son feuillage semble être bronze.

Ci-dessous : Erysinum et Scabieuse





Mardi 12

5ème tonte du gazon
Scarification de la petite pelouse devant la maison. J’y vais prudemment car il vaut mieux scarifier avant une période de pluie, ce qui n’est pas le cas en ce moment. L’avantage d’avoir à sa disposition un scarificateur, c’est que l’on peut opérer par petits bouts. La scarification demande du temps car il faut tondre, scarifier, ratisser pour enlever le plus gros des déchets et tondre à nouveau.
Taille des pommiers en espalier. Plus exactement, je commence. Le fait de tailler pratiquement en même temps que la floraison est que ça m’évite de supprimer les bourgeons susceptibles de donner des fruits… quand il y en a !

Comment voulez-vous que j’y arrive ?

Je lâche Rosalie qui a 1200 m² pour se dégourdir les papattes. Et où va-t-elle faire un trou pour se nettoyer ? Directement dans le demi mètre-carré du potager où il y a des salades ! Juste à côté il y a un carré de persil qui vient de lever. On a frisé la catastrophe !

Elle a bien senti, grâce à ses quelques neurones de gallinacée que j’étais au bord de la bavure et elle de la poule au pot ! 2 secondes après elle était dans le poulailler quartier QHS.

Mercredi 13

Scarification d’un autre bout de pelouse. Il a fallu que je commence par aiguiser la lame de la tondeuse !
Broyage des tailles du Viburnum x burkwoodii et du Sureau de la semaine dernière.
Taille des pommiers en espalier (fin)
Bref, trois corvées… Y’a des jours comme ça ! (heureusement que j’ai commencé la journée en m’éclatant à lasurer des volets !!!).

Jeudi 14

Lasure (suite) : c’t’un peu longuet c’t’affaire !
Les mangeoires pour les oiseaux étaient vides depuis bien longtemps. Elles sont rentrées, nettoyées et prêtes pour l’hiver prochain. « La glu » ne va pas particulièrement apprécier car depuis un moment l’une d’entre elles servait de tremplin pour sauter sur le rebord de la fenêtre de la cuisine. Un moyen original pour rentrer dans la maison !
Taille des pommiers et poiriers en cordons. Surprise : un pommier fait des « trucs » blancs sur les branches. C’est très joli. Il paraît que ça s’appelle des fleurs. Vous saviez que les pommiers pouvaient fleurir ? Moi pas ! J’exagère un peu car les deux ’Granny Smith’ (demi-tige) sont couverts de fleurs… mais jusqu’ici ce sont les seuls !
Un des trous du compost (le trou qui contient le compost le plus vieux) est complètement vidé. En le faisant en plusieurs fois c’est moins pénible car au bout de la 3 ou 4ème brouette j’en ai ras le bol.
J’ai mis des cheveux autour des hostas (autant éviter les violets et les roux !). On verra bien si c’est efficace. Elles sont superbes en ce moment mais une a déjà reçu des visites ! Elles sont pratiquement toutes en pots, ce qui limite un peu les dégâts. Mais pas complètement car l’escargot n’a aucun problème pour faire de l’alpinisme !
Une clématite viticella ‘Julia Correvon’ pose des problèmes tous les ans. C’est une viticella donc elle est vigoureuse et forme un gros buisson. Une partie grimpe dans le Prunus ‘Accolade’ mais certaines branches rampent et se répandent dans l’allée. Je me suis décidé à lui installer un tuteur pour qu’elle puisse grimper.

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Pas très joli, mais dans quelques jours on ne verra plus le tuteur.
derrière le tuteur elle monte et va coloniser le Prunus. Sacré Julia, une sacré cavaleuse !


Traitement (préventif contre les maladies) des rosiers. J’ai bien dit préventif car une fois la maladie arrivée, il est trop tard. Cela peut paraître idiot mais il faut traiter (si on traite, chacun fait ce qu’il veut) quand les rosiers sont apparemment indemnes de maladies. J’aurais dû traiter bien plus tôt mais c’est casse-pieds. Je les ai comptés : il y en a 85 tout de même… couvre-sol, buissons, arbustes, grimpants. En écrivant ces lignes, je m’aperçois que j’en ai oublié un ! C’est le traitement d’avril qui est le plus important. Il faudrait que je pense à le refaire fin mai.
En les traitant j’ai pu observer plusieurs choses :
- 2 ou 3 rosiers ont des pucerons... en quantité non négligeable. C’est souvent la période. Il va falloir s’en débarrasser.
- Ils n’ont jamais été aussi beaux. Je veux dire par là aussi opulents et vigoureux. Car en Bretagne, et en tout cas ici, la terre n’est pas du tout une terre à rosiers. Elle est trop légère et trop acide. Et cette année, c’est étonnant. La raison ? Je ne sais pas trop. Le beau temps chaud ? Bof. La corne broyée ? Peut-être, mais je n’en ai pas mis à tous. J’ai une autre idée : la taille tardive. Je les ai beaucoup moins taillés, juste ce qu’il faut, sans plus. Lors de l’atelier de taille des rosiers, certains (j’ai les noms !!!) ont taillé sévèrement ‘Héritage’. J’ai laissé faire car il faut bien laisser les « jeunes apprentis » s’exprimer librement. C’est le rosier qui a le plus de mal à démarrer et qui dénote parmi les autres. Je ne dis pas qu’ils ont eu tort de tailler sévèrement mais je constate et c’est très instructif. Je pense qu’en taillant tard et long en fin d’hiver, cela nécessitera une taille plus sévère après la floraison.
- Ils n’ont jamais eu autant d’avance : on est mi-avril et certains sont pratiquement prêts à fleurir ! ’Stanwell perpetual’ a déjà des fleurs. C’est impressionnant. Je n’avais pas remarqué. "Y’a plus d’saison ma brave dame !".

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’Heritage’ taillé court
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’Jardins de Bagatelle’ taillé long

Ils ont été taillés le même jour.
Scarification d’un nouveau (petit) morceau de pelouse. J’ai pratiquement scarifié la moitié.

Revenons en arrière... au 24 mars 2009.


Ce jour-là, le Paulownia a été recépé c’est à dire que son tronc a été coupé à 30 cm du sol.


Depuis, il a fait 3 tiges (pas très verticales !), une grosse et deux plus fines. J’avais quelques inquiétudes et aujourd’hui, tout à fait par hasard, j’ai découvert ça...

Je vais attendre un peu et couper les deux branches en trop.

Vendredi 15

Scarification d’un 4ème morceau de pelouse.
6ème tonte du gazon.
La pelouse m’occupe une bonne partie de la journée car si je nettoie le fond du jardin, j’en profite pour refaire en même temps la bordure. Et ça c’est un sacré boulot.

Samedi 16

Atelier de jardinage (bouturage de vivaces et arbustes) cet après-midi.
Comme pour l’atelier de semis, le nombre était limité à 10 participants, ce qui est largement suffisant pour faire un travail sérieux. Cette fois, l’atelier s’est fait ici dans le jardin (de 15 h à 18 h 30). Théorie… repérage des plantes du jardin intéressantes à bouturer… pratique… et « pot » pour se reposer.
Avec les visites de jardins, ces ateliers sont de grands moments de convivialité. On bosse ou on se balade… et on rigole… Super !

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2 tables installées dans un coin stratégique.


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Jacqueline choisit ses plantes...


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Quel sérieux !






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petits gâteaux... un coup à boire...
Pas belle la vie ?

Dimanche 17


Il tomberait un peu d’eau que je ne me plaindrais pas. Ce sacré foutu soleil qui est là du matin au soir et me cogne sur le haut du crâne quand j’oublie mon élégant couvre-chef, commence à me fatiguer. Cette façon qu’il a de s’imposer (j’y suis… j’y reste) m’irrite au plus haut point. On ne pourrait pas lui suggérer de se payer un agenda ? On est en avril que diable ! Et où sera-t-il en mai-juin quand notre bande se baladera dans les jardins ?
Les premiers signes de manque d’eau vont bientôt se faire sentir. Pour l’instant, rien d’inquiétant car dans les plates-bandes la terre est partout recouverte de mulch (compost, BRF, cosse de sarrazin, reste de paille du fumier de cheval d’il y a un an…). La pelouse qui a été scarifiée presque entièrement aimerait bien quelques petites douches.
Pour aujourd’hui, je me suis contenté d’un peu de nettoyage et de continuer les bordures de pelouse.
Dans un pot métallique, plantation d’une mini-hosta qui était en pleine terre l’an dernier. En pot, elles sont moins attaquées. De plus, si j’ai la chance d’avoir des limaces et escargots atteints de myopie, peut-être ne repèreront-ils pas les petites feuilles !

Lundi 18

Quel crétin ! Il mérite vraiment des paires de baffes. Si on invente un jour une machine à distribuer les baffes, il faudra vraiment qu’il serve de cobaye. Indécrottable… il n’en rate pas une… Après 30 ans de jardinage !
Ah oui, j’ai oublié de dire de qui je parle. De moi bien sûr !!!
En mai l’année dernière, j’avais flashé sur une capucine grimpante vue dans un jardin. C’est la Tropaeolum ciliatum. Je reviens à la maison avec des petites tiges et miracle, une des tiges s’enracine. Elle pousse dans la serre et je sais même où je vais la planter. A l’automne j’admire son feuillage dans un jardin. Super… Durant l’hiver, je lis qu’elle est très rustique. Re-super… Et là je fais l’ânerie que tout jardinier normalement équipé en neurones ne penserait même pas à faire : je la sors de la serre et la plante en pleine terre ! Et depuis je pleure toutes les larmes de mon corps sous-équipé au niveau du cerveau. Des baffes…

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4 pots de Tropaeolum ciliatum
à bichonner jour et nuit !

Mais aujourd’hui Thérèse a eu pitié de moi : je reviens avec de nouveaux petits plants mais beaucoup plus beaux que ceux de l’an dernier. C’est une plante bulbeuse (découverte faite cet après-midi) et j’ai plusieurs petits plants entiers c’est-à-dire avec les bulbes. Donc reprise pratiquement assurée. Bref, une année de perdue.
Bon, le temps de récupérer les petits plants, de papoter, de boire un coup puis de replanter dans des pots, l’après-midi passe et il reste peu de temps pour faire autre chose. J’ai tout de même taillé deux clématites en fin de floraison :
- C. alpina ‘Pamela Jackman’ partie à l’assaut d’un Cotinus. C’était un « mur » de fleurs bleues il y a 15 jours. Elle avait atteint le sommet donc dépassait largement les 2,50 m. Couic… elle a perdu un bon mètre.
- C. cirrhosa ‘Winter Parasol’ (plus de 2,50 m) arrivée au sommet d’un Amelanchier qu’elle étouffait. Elle a fleuri de janvier à mars. Si elle n’a été taillée qu’aujourd’hui (environ de moitié) c’est parce que je voulais que les apprenti(e)s du bouturage de samedi dernier puissent essayer de la multiplier (les C. cirrhosa se bouturent facilement).

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L’amélanchier étouffe...
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Ouf, de l’air...





Beaucoup moins drôle : la clématite ’Luther Burbank’ qui s’apprêtait à fleurir – elle mesure deux bons mètres - est complètement fanée. La sécheresse ? Pas du tout ! C’est la maladie des clématites. Ce n’est pas catastrophique mais il faut la couper au niveau du sol (pour en savoir plus sur ce problème). Je m’en occuperai demain.

Mardi 19

La clématite ‘Luther Burbank’ a été coupée quelques centimètres au-dessous du niveau du sol.
Une giroflée vivace (Erysinum), plantée la semaine dernière, a été transplantée pour une question d’harmonie de couleurs.
A l’automne des tulipes blanches ou probablement plutôt jaunes ont été plantées dans une plate-bande : elles sont orange ! Et sur les 5, il y en a 2 qui sont particulièrement laides. Direction compost pour ces deux-là. Les 3 autres sont replantées près d’une Euphorbe griffithii (orange) près d’un banc bleu.
Depuis plusieurs années il y a un problème de chancre sur un pommier double U. Après toute une série d’amputations du côté gauche (et droit si on le regarde par l’autre côté… si, si), il se retrouve avec un seul U. J’ai recouvert la plaie avec du goudron pour cicatriser. A quand la prochaine amputation ?

Mercredi 20

Juste le temps de faire avec des bambous et des liens plastique une armature pour mettre un filet au dessus du mini-mini-potager. Histoire de faire comprendre à Rosalie que les nids de poule… c’est ailleurs.



Depuis plus d’une dizaine d’années, dormait au sous-sol tout un lot de liens plastique de formes diverses pour assembler des bambous, fers à béton afin de réaliser des structures différentes. Ils n’avaient même pas été déballés des sachets !!! Maintenant c’est fait et c’est super.

Jeudi 21

Taille des 16 buis du potager… Oui je sais, les buis, ici, c’est dans le potager, ça fait moins de légumes à rater !
Et c’est bon pour la journée !

Vendredi 22

C’est curieux… quand on connaît bien son jardin et qu’on l’observe attentivement, il suffit de peu de choses pour voir la moindre modification, le plus petit détail qui change tout. En ce moment, les verts virent au vert-jaune et le jardin change d’aspect. Ce sont les effets de la chaleur et de l’excès de soleil. Je n’aime pas…
Il y a une quinzaine de jours, on m’a posé la question « Est-ce que je peux scarifier maintenant ? ». Ma réponse, pleine de bon sens (comme toujours évidemment !) a été : « Attends encore un peu, il vaudrait mieux le faire avant une période de pluie ». Et qu’est-ce que je fais 3 ou 4 jours plus tard ? Devinez ! Conclusion : une partie de la pelouse souffre. Par ici la machine à distribuer les baffes !!!
Une clématite eriostemon pousse un peu n’importe comment. Derrière elle il y a le mur de clôture mais à cet endroit, à l’intérieur du jardin il fait une trentaine de centimètres. De l’autre côté il y a les arbustes de l’espaces verts. L’idée m’a pris de faire une structure avec des cannes de bambous coupées il y a un mois. Le résultat n’est pas inintéressant. On verra.


Quelques nouvelles plantations :
- Un Iris pallida ‘Variegata argentea’. Cela fait 10 ans qu’il est dans le jardin. Je n’ai jamais été fichu de lui trouver la bonne place. Il n’a donc fleuri qu’une fois et j’ai failli le perdre plusieurs fois. C’est dommage car son feuillage strié vert et blanc est très beau et sa floraison est bleu lavande. Après un hiver en pot dans la serre, il s’est refait une santé et il est planté cette fois dans un endroit où il devrait se plaire.
- une Euphorbe ‘Diamond Frost’ dans un pot bleu acheté hier.
- une deuxième scabieuse columbaria (sans doute ‘Butterfly Blue’… cochonneries d’étiquettes incomplètes !). Elle vient accompagner la première plantée il y a quelques jours.
- des Iris japonica ‘Ledger’s variety’. Hier on est allés revoir le jardin de Françoise (entre parenthèses, elle a un rosier chinensis ‘Mutabilis’ couvert de fleurs qui grimpe à 4 ou 5 m sur la façade de la maison ! C’est normalement un rosier arbustif de 2 m. Et puis, petit rappel : on est en avril !!! Françoise, tu sais causer aux plantes toi…). Elle m’avait proposé des plants d’Iris que je ne connaissais pas. Ils fleurissent (et se propagent allègrement !) dans un endroit à mi-ombre et sauvage. J’ai donc fait des touffes plutôt à mi-ombre dans 4 endroits différents. On verra dans un an. En attendant la floraison, je vous mets une photo prise dans son jardin.

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Et encore un grand merci Françoise…
promis, je vais les bichonner.

Samedi 23

7ème tonte du gazon
Balade , avec un guide, l’après-midi dans les dunes proches d’ici : découverte de la flore des dunes et en particulier des orchidées sauvages. Etonnant…
En fin de journée, un bel orage. L’eau tombée, même si ce n’était pas le déluge, ne pourra qu’avoir fait du bien.

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Rose pimprenelle

Des orchidées sauvages

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Orchis parviflora
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Anacampsis morio


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Ophrys passionis


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Dianthus gallicus
un petit oeillet des dunes

Dimanche 24

Il y a eu les hellébores, les narcisses et maintenant les ancolies. Il y en a partout et de toutes sortes. Mais combien de temps dureront-elles ? Car la chaleur est revenue. La pluie tombée hier soir a fait du bien, mais pour combien de temps ?




Pas question de jardiner en milieu d’après-midi, je tiens à ma peau !
Après 4 tours de jardin, deux graminées trouvent enfin leur place :
- une Festuca amethystina sauvée in-extrémis à l’automne dernier (elle a été en convalescence cet hiver dans la serre)
- un Uncinia rubra. Au 4ème tour de jardin, elle s’est retrouvée dans un pot.
Plantation de :
- 12 salades (des romaines)
- 3 petits plants de chou-rave (vous vous souvenez ? mes semis du mois dernier). Bon, normalement il va arriver quelque chose qui va faire que tout va rater… Une procession d’escargots ou de limaces ? (normal en période de Pâques !). Il reste des plants dans la serre.
Nettoyage dans les allées du potager. S’il n’est pas productif, au moins qu’il soit propre !

Lundi 25

Remise en état d’une allée d’helxine. Elle doit couvrir moins de 8 m² mais je me suis amusé ( ?) à la désherber et lui rajouter des pièces rapportées de différents coins du jardin.
La 2ème allée d’helxine mériterait aussi un peu d’attention.
Le Syringa x persica ‘Laciniata’ a fini de fleurir. Il a subi une coupe de printemps qui décoiffe : de 2,50 m il passe à moins de 50 cm. Il faut dire qu’il poussait n’importe comment. C’est ce qui arrive quand on taille sans trop vouloir tailler !

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Le Syringa persica ’Laciniata’
en pleine floraison



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Avant la taille



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Et après...
Pas de demi-mesure !

Mardi 26

Broyage des tailles du Syringa.

Mercredi 27

Nettoyage de la 2ème allée d’Helxine. Enlever des petites touffes d’herbe dans le tapis d’Helxine est un peu pénible mais avec la chaleur qu’il fait, se vautrer à l’ombre pour désherber n’est pas trop désagréable.
Des ancolies, il y en a partout. Mais quelques unes ont tendance à se coucher et, bien sûr, celles qui sont en bordure de pelouse. Un petit tuteur discret pour chacune remet un peu d’ordre.
A quand la pluie ? Malgré le paillage des plates-bandes, les premiers signes de fatigue se font sentir et il faut arroser certaines plantes assoiffées. La vigilance est de rigueur. Les rosiers commencent à fleurir les uns après les autres, je n’ai jamais vu ça en 30 ans de jardinage.
Soleil et chaleur... Ras le bol !

Jeudi 28

8ème tonte du gazon
Sous les bouleaux où se trouvaient les mangeoires, il y avait plusieurs centimètres de coques de graines de tournesol (on casse la croûte mais pour le nettoyage, y’a plus personne ! Et qui c’est qui s’ tape le boulot ?). J’en ai profité pour nettoyer les alentours et notamment la plate-bande d’hellébores. Divine surprise : le Rabdosia longituba ‘Noshoku’ est sorti de terre. C’est une petite merveille bleue fleurissant en septembre-octobre. Elle a été plantée le 5 octobre dernier (voir photo).
La descente du sous-sol est engazonnée avec 2 passages pavés. A certains endroits le gazon est plus que clairsemé. Scarification… semis… terreautage… arrosage.
Comme les copains et copines, les Iris ont de l’avance (15 jours environ). On va essayer de faire un peu de vide (supprimer ceux qui ont une fleur « bof »), et changer de place pour des raisons d’harmonie de couleurs certains autres. Encore faut-il prendre un papier et un crayon pour noter, sinon…


Ne me demandez pas leurs noms, ils doivent être notés quelque part, Mais comme il m’arrive de les déplacer...

Sans doute est-ce prétentieux, mais je ne suis pas mécontent d’avoir réussi à monter cette glycine en arbre, avec mes petites mains potelées.

Vendredi 29

Surprise : je viens de trouver la 121ème clématite. C’est ‘Miss Bateman’. Elle a mis du temps à sortir, mais elle est bien là. En plus, il y a une bonne dizaine de clématites en pots qui attendent une plantation plus ou moins prochaine. On dépasse donc les 130. Actuellement C. spooneri, ‘Alabast’ et ‘Dawn’ sont superbes.
Plantation dans une lessiveuse au potager d’un Coqueret du Pérou. Par gourmandise et le plaisir de grapiller en passant quelques « amours en cage ». Toujours mon côté « taureau ascendant lapin » !
Vous connaissez l’Aster carolinianus ? Certainement pas, ne racontez pas d’histoire. Je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à ce matin. Car en fouillant dans mon stock de boutures enracinées à planter, j’ai découvert un pot avec une étiquette où était inscrit ce nom. Direction internet (aucune trace dans mes bouquins) et je découvre qu’il s’agit d’un Aster grimpant (4 à 5 m !) fleurissant en octobre-novembre. C’est pas beau ça ? Et depuis cette découverte, je me pose la question : d’où vient-il ? Qui m’a donné une bouture de cette rareté ? Nom d’un chien, il n’est pas arrivé par l’opération du Saint-Esprit ! A force de réfléchir et triturer mes neurones, j’ai peut-être une idée : le Saint-Esprit pourrait être Noémie Vialard (journaliste à Rustica et auteur de livres de jardinage) dont on a visité le jardin l’an dernier. Bref, il est planté près d’un Eleagnus. Il pourra monter dedans.
C’est bien de réussir des boutures, mais encore faut-il ensuite les mettre en pleine terre ! Plantation de quelques Senecio vira-vira et d’une touffe d’une bonne dizaine de Verbena bonariensis.
C’est tout ? Ben oui, car il faut savoir que lorsque je plante, ne serait-ce qu’une vivace, j’en profite pour nettoyer ou remettre en état les alentours. Donc forcément, à la fin de la journée, le bilan semble bien maigre.

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clématite ’Dawn’



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Clématite spooneri

Samedi 30

A l’automne dernier, j’avais mis en pots des clématites qui ne voulaient pas démarrer parce qu’elles ne se plaisaient pas aux endroits où elles avaient été mises. Elles se toutes refait une santé et je vais attendre l’automne prochain pour les remettre dans les plates-bandes. Mais ‘Teshio’ et ‘Morning Star’ sont particulièrement en forme (‘Teshio’ va fleurir). Elles ont donc été remises dans le jardin. A surveiller.
C’est l’occasion de faire une remarque : le jardinier, lorsqu’il constate qu’une plante végète, a trop souvent tendance à mettre ça sur le compte de la plante ou du pépiniériste. Dans 90% des cas, c’est lui le fautif ! (mauvaise exposition, sol inadapté, etc.).
Plantation de plantes venant de la serre : 2 hellébores et 2 Gauras.
Et à chaque fois, un peu de nettoyage…

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