Arrosoirs & sécateurs

Un jardin breton en mars 2013

Vendredi 1er

Il fait décidément trop froid et pour être très franc je manque un peu de courage pour aller jardiner. Le jardin est en assez bon état, rien ne presse et les floraisons ne manquent pas (perce-neige, hellébore, crocus, narcisse…). Demain sera un autre jour et je me contente de refaire des bougies. Par le temps qu’il fait j’allume, en fin de journée, des bougies dans la serre : des grosses mais aussi une quinzaine de bougies chauffe-plat.
J’ai pendant 20 ans pesté après ces satanés lauriers-sauce de la voisine derrière la clôture. Quand on a acheté la serre, je leur ai trouvé un certain intérêt : ils faisaient de l’ombre. Changement de voisine… une bonne partie de ces arbres a été coupée m’obligeant à couvrir la serre d’ombrières. Aujourd’hui, tout à été rasé. La serre n’est plus protégée du soleil. Les ombrières ont intérêt à être efficaces car l’été le soleil va cogner. Où sont mes chers lauriers-sauce d’antan ?

Dimanche 3

J’hiberne… un petit coup de vitamine C relancerait la machine un peu grippée ces temps-ci. Le temps est froid, gris, triste… juste de quoi fiche la déprime à une bande de joyeux fêtards.
Et puis dans l’après-midi un rayon de soleil est arrivé. J’ai donc mis le nez à la porte du bureau, juste le bout du nez et j’ai comme eu l’impression que c’était moins pire que ce que je croyais. Nouvelle tentative pour être sûr que je ne rêvais pas et c’est comme ça que je me suis retrouvé dans le jardin dans un coin bien ensoleillé (faut pas pousser non plus) à tailler les dernières graminées, puis à gratouiller la terre et enfin à refaire un bout de bordure de pelouse. Le soleil parti… j’ai fait de même !

Lundi 4

Enfin le beau temps est revenu mais j’ai d’autres occupations (la nouvelle association) qui m’empêchent de jardiner. Il ne pouvait pas faire un temps pourri pour que je n’aie aucun regret !
Juste le temps de faire la 1ère tonte de gazon de l’année. A propos de gazon, il est un peu comme moi à la sortie de l’hiver, il a besoin d’un dopant…

Mardi 5


Broyage et nettoyage de la plate-bande qui longe la rue.
Depuis un an, il y a une mauvaise herbe rampante dans le jardin qui n’existait pas. Elle prolifère à une vitesse… Elle a une « tronche » de véronique. Heureusement, elle est facile à arracher.

_ Plantation de 12 batavias et de quelques « oignons verts ». J’ai bien essayé de donner à ma jeune apprentie qui aura 4 ans après-demain, la notion de la ligne droite, mais si les oignons lèvent, on se demandera si le jour où je les mis en terre, je n’avais pas un petit coup dans le nez !

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Au bout de 5 ou 6 ans, le canard était toujours vivant...
mais ça sent quand même le pronostic vital mal engagé !

mercredi 6

-  « J’ai la rate qui s’dilate, J’ai le foie qu’est pas droit, J’ai le ventre qui se rentre… je n’suis pas bien portant !  »
-  Tu crois pas que tu pousses un peu ?
-  Sans doute, mais mes lecteurs et lectrices vont se faire du souci pour moi… et j’adore !
-  N’importe quoi !
-  Tu as peut-être raison.

Jeudi 7

Après la pluie puis le froid, un petit rayon de soleil et il flotte comme un air de printemps qui donne envie de se bouger. Rien de bien extraordinaire… la routine : un peu de désherbage pour terminer la plate-bande le long de la rue et c’est ainsi que je me retrouve bêtement sur le trottoir. La corvée des corvées ! Je pense ne pas être un accro du pulvérisateur mais il y a des jours où j’aurais bien envie de céder à la tentation. Les jardiniers qui ont un jardin bordé d’un trottoir bitumé ne connaissent pas leur bonheur. Sans compter que me voir assis, à 4 pattes ou sur les genoux avec ma petite binette pour nettoyer 20 ou 30 m sur 1 m de large vaut son pesant de cacahuètes et mériterait une photo. Le ridicule ne tue pas mais après tout ce n’est pas beaucoup plus ridicule que d’être à plat-ventre pour photographier une fleur. C’est vrai qu’avec l’âge la terre est de plus en plus basse.

Vendredi 8

Il a bien plu cette nuit et le jardin est tout revigoré. Dommage que la pluie ne me fasse pas le même effet !
Un après-midi sur le trottoir (et il n’est pas terminé). Quelle vie passionnante !!! Et dire qu’il y a des gens qui attendent la retraite avec impatience…

Samedi 9

Lever très tôt (pour moi !) pour cause de conférence à assurer. Petit regard sur le jardin histoire de se réveiller...

Lundi 11

Mais ça ne va pas non ! En fait, j’ai compris : vous voulez vous débarrasser de moi car votre lecture quotidienne est devenue une drogue et je vous sens inquiet(e)s. Et bien non, je suis sorti une petite – très petite – heure. Juste le temps de finir de planter les petits oignons (ma jeune apprentie-jardinière a repris l’école, on ne peut plus compter sur le petit personnel !) et un peu de broyage au sous-sol. C’est tout car entre la bruine, le froid de canard et le vent glacial, pas envie de congeler sur place  ! J’ai même allumé des bougies dans la serre.
J’ai entendu aux infos « l’hiver est revenu ». Panique : aurait-on changé le cours des saisons sans me prévenir ? Mars serait-il maintenant un mois d’été ? J’ai vérifié sur mon calendrier. Mais non : l’hiver est revenu alors qu’il n’était pas encore parti. Ouf !

Mardi 12

Mais ça ne va pas non ! Vous me prenez pour une petite nature ? Oui, je sais je suis déroutant… J’ai mis mon petit bonnet, ma doudoune bien « crade » mais bien chaude (j’ai évité tout miroir pour ne pas m’effrayer moi-même devant le spectacle) et mes petits gants puis j’ai commencé à tailler les rosiers. Quand je dis les rosiers, il vaudrait mieux dire deux rosiers :
- ‘Angela’ est un rosier arbuste moderne qui se couvre de fleurs au moins 2 fois à la belle saison. Il a été taillé assez sérieusement car si on le laisse faire ce qu’il veut, on ne peut plus passer dans l’allée à la sortie du bureau.
- ‘Mme Isaac Pereire’, grimpant au parfum exceptionnel.
D’accord, 2 rosiers taillés ce n’est pas beaucoup mais il y avait du travail.
Dois-je le dire ? Au bout de 5 minutes j’avais enlevé les gants ! Oui, ce n’est pas sérieux mais j’aime jardiner à main nue et le contact direct avec les épines… Hum !

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’Angela’ avant la taille


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et après !
Il avait tendance à se dégarnir du pied et prendre un volume trop important.

Mercredi 13

Le cognassier (je parle de l’arbre fruitier), atteint les fils du téléphone qui passent au-dessus du mur de clôture à l’avant de la maison. Il était temps de lui couper les branches les plus hautes, ce qui n’est pas une mince affaire. J’ai d’abord utilisé l’ébrancheur - pas très pratique (surtout quand la corde casse au bout de 2 minutes à force de tirer dessus comme un malade). Je me suis donc rabattu sur une petite scie mais il faut grimper dans l’arbre. Au bout d’une bonne heure, il est préférable d’arrêter et remettre ça à demain pour terminer l’élagage. Vous ne serez pas surpris si je vous dis que les branches passent dans le broyeur (les plus grosses passeront dans la cheminée).
La taille des rosiers continue mais est loin d’être finie.

Vous connaissiez cet outil ? Moi, je n’avais jamais vu. Il est fait pour brosser entre les dalles et enlever les mauvaises herbes. C’est une brosse métallique. Je vais l’utiliser pour certaines parties des trottoirs.

Mon pays (le Cotentin) est sous la neige. Une autre façon de revoir (à la TV) ma Normandie… car « c’est le pays qui m’a donné le jour ».

Jeudi 14

Le magasin de bricolage tout près d’ici a changé de lieu mais surtout il s’est agrandi et, cerise sur le gâteau, il y a une jardinerie. L’ouverture a eu lieu hier et aujourd’hui on est allés faire un tour. La jardinerie est intéressante car je vais enfin pouvoir trouver un minimum sans avoir à cavaler trop loin (ici, c’est un kilomètre… pour un peu si j’étais sportif, je pourrais le faire à pied, et si j’étais balèze avec un sac de terreau sur le dos !).
Il fallait bien faire quelques achats, ne serait-ce que pour mettre un billet dans l’urne pour gagner la Twingo !
- un pluviomètre. Il y en a déjà un dans le jardin mais c’est le truc basique en plastique. Celui-çi est en plus esthétique (socle en fonte, réservoir en verre).
- des gants rosiers. Oui, je sais, ça vous en bouche un coin tellement en vieillissant je deviens raisonnable. En plus, je les ai choisis mauve. Certes, c’est un peu féminin mais n’ai-je pas parfois de vrais doigts de fées ?
- une barquette de Violas cornuta bleues
- un petit œillet blanc (je vais me répéter mais si l’œillet n’est pas une fleur exceptionnelle, son odeur est envoutante et je me pâme quand j’ai le nez dedans…chacun ses plaisirs)
- 5 graminées (Stipa tenuissima ‘Pony Tails’).
Les Violas et l’œillet sont plantées.
Pourquoi 5 Stipas ? Tout simplement parce que je voudrais cacher la rangée de parpaings au pied du poulailler. C’est en fond de plate-bande, mais je ne vois que ça ! Au départ ces parpaings n’existaient pas mais j’ai dû transformer le poulailler et l’enclos en bunker pour éviter de nourrir toute la faune locale (renards, belettes…).

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En hiver, on ne voit que ces parpaings !

Vendredi 15

Le pied du Koelreuteria qui se trouve au centre d’une pelouse est entouré par plusieurs plants d’une graminée (certainement un Carex) au port retombant. Problème : quand je tonds, j’abîme la graminée qui s’étale sur la pelouse et depuis plusieurs années ça m’énerve ! Il aurait fallu mettre une graminée au port érigé.
Et c’est là, bêtement cet après-midi, sans le vouloir, que j’ai eu un coup de génie (ne vous moquez pas car cela m’arrive encore quand mes neurones se réveillent) : la graminée est plantée au pied du poulailler et les Stipas au pied du Koelreuteria. Franchement, vous appelez ça comment ? Par moment, je suis admiratif de… moi-même ! (et en cette période où les narcisses sont en pleine floraison, il n’y a rien d’étonnant). Petit problème : il manque un plant de Stipa. Retour à la jardinerie… il n’y en a plus car ils ont été dévalisés. Si maintenant les jardiniers bavent devant des graminées, où va-t-on ? Bref, le chef du rayon jardinerie va en recommander. Il a intérêt… C’est un nouveau mais on a déjà fait connaissance par l’intermédiaire du patron !

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C’est déjà mieux...


Pour terminer l’après-midi j’étrenne mes petits gants mauves. Je suis croquignolet… mais la taille des rosiers en vert ou en mauve, c’est toujours aussi ch…

Samedi 16


Un bon coup de vent et de la pluie… pour un peu on se croirait en Bretagne. En tout cas, le pluviomètre est étrenné !

L’Olearia virgata est certainement l’un des meilleurs arbustes brise-vent de bord de mer. Quand on regarde de près son feuillage gris qui rappelle un peu celui du romarin, on comprend vite pourquoi. Si on veut l’égayer il suffit d’y faire pousser une ou plusieurs clématites. Il faut toutefois ne pas hésiter à le rabattre régulièrement pour l’empêcher de faire des troncs et se dégarnir du pied. C’est ce que j’ai fait ce matin (pour être honnête, disons en fin de matinée !). Il sert d’appui au rosier ‘Pierre de Ronsard’, qui, lui aussi, a bien senti le coup de sécateur passer.


Il n’y a pas que lui : la taille des rosiers avance… doucement car j’ai, tous les ans, l’impression de ne jamais en voir le bout. Et cette année je n’ai pas eu l’aide de petites mains car il n’y a pas eu d’atelier de taille des rosiers dans le jardin.

Dimanche 17

La Société d’Horticulture de Quimper fête ses 100 ans et on avait reçu une invitation. On a passé une journée vraiment sympathique et retrouvé des têtes connues. Le monde de l’horticulture est bien petit. Je suis allé sous la présidence de Pierre (Péher pour les habitués du forum) faire plusieurs conférences. A propos de Pierre, c’était le grand absent de la manifestation, lui qui aurait tant aimé y être. Salut Pierre, on ne t’oublie pas.
Pour en savoir plus…
On a trouvé le moyen de revenir avec une clématite macropetala ‘Sorbet’ et une vivace au feuillage pourpre pour le jardin « noir » : un Anthriscus sylvestris ’Ravenswing’

Lundi 18

Jardiner entre les averses, c’est vraiment pas top. En regardant tomber la grêle, repli dans le garage pour broyer les tiges de l’Olearia taillé en fin de semaine.
J’étais parti pour planter l’ Anthriscus sylvestris ’Ravenswing’. Nettoyage du jardin « noir » mais pour la plantation, on verra mercredi.

Mercredi 20

Peu de temps à consacrer au jardin… c’est désolant mais par moment je rêve d’une vie où je serais allongé dans le canapé attendant que les journées défilent en regardant un téléfilm sans intérêt en attendant que le temps passe. Bon, j’ai dit… par moment. Je n’ai pas dit la longueur des moments !
Je n’ai pu faire qu’une chose : terminer la taille des rosiers. Et dire que dans un an il faudra recommencer ! Je crois que c’est la première année depuis longtemps que je termine de tailler ces fichus rosiers sans avoir les mains griffées et piquées de partout. En vous écrivant, je contemple mes jolies petites mains... Il est vrai que cette année, j’ai beaucoup utilisé mes élégants petits gants mauves qui me vont à merveille !

Jeudi 21

Le printemps ! Tu parles… on a eu une journée de m… à ne pas mettre un Papy dehors (du baby-sitting bien au chaud !).
De la pluie toute la journée, un vrai temps d’automne. J’ai réussi à m’échapper une grosse demi-heure pour :
- planter des oignons blancs et de la batavia (de toute façon maintenant on trouve en jardinerie laitue et batavia, parfois… batavia et laitue. C’est pénible !)
- mettre de l’engrais gazon (avec la pluie, il se dissoudra plus vite). J’ai choisi un engrais à libération lente.
Inutile de dire que, lorsque je suis rentré, j’étais complètement trempé…

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Au départ, c’est toujours très bien...
c’est après que ça se gâte !

Cela dit, vivement l’automne ! (on aura peut-être alors un temps de printemps ! Mais oui ma brave dame, y’a plus de saisons.)

Dimanche 24

Quand c’est fini, ça recommence. Les rosiers… pendant notre absence ils se sont multipliés ! Si, si… j’ai encore trouvé des rosiers non taillés : le cauchemar. Pour me venger, j’ai passé un bon bout de temps à les peindre en bleu, je veux dire à les pulvériser de bouillie bordelaise. Pchitt… pchitt…
Encore une autre calamité : les fraisiers ! Quand j’étais encore jeune et un peu benêt, j’ai planté sans rien connaître au jardinage une belle quantité de fraisiers venant du jardin de ma belle-mère. Aux innocents les mains pleines car les récoltes étaient abondantes et les pots de confitures de fraises nombreux. Mais j’ai décidé de remplacer ces fraisiers sans nom mais prolifiques par des fraisiers du commerce avec une belle étiquette et un joli nom : Ostara, Rabunda, Gariguette, Mara des bois… et la galère commença. Plus je devenais savant et incollable sur la culture du fraisier et plus les récoltes devenaient maigrichonnes. Bref, aujourd’hui plantation de 20 fraisiers et pour mettre toutes mes chances de mon côté, j’ai d’abord étalé sur la plate-bande une bonne couche de compost. Dans quelques jours j’ajouterai du Litobiosol pour les doper. On en reparlera.
Faut-il vraiment que je me ridiculise en vous parlant de la plate-bande d’à côté ? Oui ? Bon… tant pis pour mon prestige qui va encore en prendre un sacré coup. C’est une plate-bande de framboisiers. Du temps où donc j’étais benêt et encore un peu plus jeune, j’avais rapporté des framboisiers du jardin de ma belle-mère et les avais plantés dans notre tout premier jardin où l’on était en location. Je me souviens de notre première fille à quatre pattes sur la pelouse (elle ne marchait pas encore) dégustant les framboises. Et puis ils sont arrivés ici. Et on nous en a donné d’autres, je veux dire des framboisiers car les framboises n’ont plus jamais été très abondantes.
Aujourd’hui ils ont été rasés et j’ai recouvert la plate-bande de compost. Une bonne dose de Litobiosol les aidera à redémarrer.
Avec l’âge, certains progressent, mais ce n’est pas le cas de tout le monde ! La nature humaine est très complexe et moi je peux vous dire que pour la complexité, je me pose là ! Par moment, je me trouve désespérant et irrécupérable…
Tant qu’à faire, autant continuer dans le même registre.
Cela fait 3 ou 4 ans que j’essaie de cultiver une merveille : la passiflore caerulea ‘Constant Eliott’. Je connais ses exigences par cœur. J’ai eu la classique en bleu que tout le monde connaît que j’arrachais par poignées tellement elle était envahissante. Mais un jour j’ai découvert cette passiflore blanche et si vous me lisez depuis quelques années, vous devriez savoir que chaque tentative s’est soldée par un échec. Bien entendu notre fille (la plus jeune), sur mes conseils, l’a achetée (à moins que je lui aie donné un plant). Inutile de dire que le plant actuellement colonise un rosier grimpant et a fleuri abondamment l’an dernier ! En taillant le rosier hier dans son jardin, je lui ai « volé » quelques rameaux de passiflore pour faire aujourd’hui des boutures. Oui, je suis taureau ascendant tête de mule… Un jour je l’aurai cette passiflore… un jour… mais dans combien de temps ?
Eh bien voilà : au cas où vous ne le sauriez pas, vous lisez la chronique d’un looser hors catégorie. Et dire que certain(e)s en redemandent. Je commence à penser qu’en fait mes échecs vous valorisent et vous aimez ça.
Fin du billet du jour d’un jardinier désespéré…

Lundi 25

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Qui a dit que l’on n’aime pas les narcisses ?
Il y en a partout.

Par moments j’aime bien jouer à Tarzan histoire de croire encore qu’il me reste un peu de jeunesse. J’ai donc crapahuté dans le cognassier pour couper à nouveau des branches trop près des fils du téléphone. Ce qui bien sûr, s’est terminé par une séance de broyage.

Plantation de romaines. Mais oui, j’ai fini par en trouver ! Elles sont plantées entre les fraisiers. Vue la grandeur des plates-bandes du potager, il n’y a pas intérêt à perdre trop de place. Qui a dit « les limaces se chargeront de faire du vide » ? C’est petit comme réflexion…
Plantation d’un Saxifrage arendsii (j’aime bien, mais j’ai du mal à les garder) et d’un petit œillet rose (pour l’odeur).
Et un peu de nettoyage par-ci par-là.

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Un semis spontané d’hellébore
Sympa non ?

Mardi 26

Il y a plusieurs années j’avais craqué dans un jardin pour le rosier ‘Marie Curie’. Ce n’est qu’il y a un an ½ que je me suis décidé à faire une bouture. Depuis l’automne je souhaitais le planter en pleine terre mais je n’avais aucune idée de l’endroit où le mettre. Voyant les jours passer, j’ai pris la décision ce matin de l’enlever de son pot et de le mettre à racines nues. Bien obligé ensuite de lui trouver une place. Je suis donc parti dans le jardin avec la Marie sous le bras et il m’a fallu 2 minutes pour lui trouver un emplacement. Ne reste plus qu’une chose à faire : la bichonner.

Il y a longtemps que je n’avais pas autant travaillé dans le jardin (je deviens fainéant) : deux plates-bandes ont été nettoyées. Je comptais beaucoup sur mon jeune apprenti (qui marche depuis moins d’une semaine !) pour m’aider, mais vous savez ce que sont les jeunes actuellement : on ne peut vraiment pas compter sur eux !
Quand on taille un arbre, on peut passer les « branchouillettes » dans le broyeur et les plus grosses branches dans la cheminée. Mais pourquoi ne pas s’amuser un peu ? C’est ainsi qu’un petit bonhomme en branches de cognassier surveille les salades du potager et qu’un autre en branches de Prunus padus surveille le jardin (et celui de la voisine !) en haut de la claustra de clôture.

Mercredi 27

Il fait un froid de canard. Moi qui déteste la chaleur, j’ai vraiment besoin de soleil car je m’étiole. Mon gros problème, c’est que je ne suis bien qu’entre 12 et 23°C (A 11°C je rentre au chaud et à 24°C je me mets au frais). La marge est étroite, je sais, mais la nature m’a ainsi fait. Donc je souffre beaucoup avec cet hiver interminable et je me force à aller dans le jardin.
Bon, j’arrête là car je vais faire pleurer dans les chaumières pour une partie d’entre vous et l’autre partie s’en fiche complètement…
Quand je me sens frigorifié, j’ai toujours une activité en réserve : je broie… du noir mais aussi des branches dans le broyeur installé dans le garage au chaud. Et ça tombait bien, aujourd’hui y’avait matière à broyer.
Petit à petit, mon corps potelé s’est réchauffé et je me suis retrouvé au fond du jardin sur un escabeau avec en main la tronçonneuse. Attention, poussez-vous ça va déménager…
Près de la cabane se trouve un Morus kagayamae. C’est un arbre superbe avec des feuilles magnifiques qui doit être taillé en fin d’hiver… tous les hivers. Or, connaître la théorie ne suffit pas, il faut aussi la mettre en pratique ! Bref, je ne le taille jamais… par pure fainéantise (je ne coupe que les branches qui, en juillet, débordent sur le trottoir). Depuis quelques temps, je trouve qu’il vieillit mal et il est temps d’agir d’autant plus qu’il a des branches mortes et je trouve ça un peu inquiétant. De plus il a trop de prise au vent. Il faut agir et j’ai commencé à agir. On verra ce qu’on verra. Ce soir, je me retrouve avec un tas impressionnant de branches de quoi alimenter la cheminée l’hiver prochain (faudrait déjà que celui-ci se termine !!!).

jeudi 28

Pas le temps de jardiner… dommage car il fait beau.
J’ai juste le temps d’aller planter la clématite macropetala ‘Sorbet’ achetée à Quimper il y a quelques jours. Pourquoi ces clématites de printemps (alpina et macropetala) ne sont-elles pas plus connues ? Ce sont des merveilles.

Vendredi 29

Sans commentaire !

Dimanche 31

Première véritable escapade de Gaspard dans le jardin (il marche depuis une semaine)

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"Vite Papy, y’a des oeufs dans le jardin !"
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"C’est quoi ce truc ?"
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"Bof, en fin de compte je préfère mon biberon !"


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