Arrosoirs & sécateurs

Un jardin breton en novembre 2009

Mardi 3


Cà devait bien finir par arriver... et c’est arrivé ! Je veux parler de la tempête. Vous savez, la bonne petite tempête bretonne qui décoiffe... et qui retourne les parapluies !!!
Nous sommes rentrés aujourd’hui d’un long week-end après une semaine de jardinage en pointillé. Un peu en état de manque, je comptais bien mettre le paquet. Zéro ! De la pluie (il est tombé 20 mm pendant notre absence) et surtout un vent du diable nous a servi d’accueil. Rapide coup d’oeil au jardin et ce que je craignais s’est produit : des arbres "déplumés" (normal !)... quelques plantes chahutées (normal !)... mais surtout les 3 parapluies retournés. Et c’est de ma faute car avant de partir, j’ai oublié de les refermer. Je suis donc un peu furieux après moi...
Vu le temps pourri, je me contente de
- faire des boutures de Gaura au chaud dans la serre.
- bricoler une structure avec du grillage à poules pour entourer une potée. Elle est finie mais elle demande à être améliorée. Je ne suis qu’à moitié satisfait. A revoir...

Mercredi 4

Soleil... averses... vent... soleil... averses...
Jardiner par un temps pareil ne pose pas de problème : il suffit de guetter les éclaircies mais surtout de ne pas oublier de surveiller le ciel ! Car lorsque l’averse arrive un peu trop vite, il ne reste plus qu’une chose à faire : tout laisser sur place et piquer un sprint pour rentrer vite fait. C’est ma façon à moi de faire du sport et entretenir ma forme !

J’ai redonné un petit coup à mon oeuvre d’hier (j’allais dire chef d’oeuvre... restons modeste !). Cà me plait déjà mieux.

Pour le jardinage proprement-dit, je me suis contenté, entre 2 sprints, de continuer le nettoyage du potager.

Jeudi 5

Aujourd’hui, direction le Finistère vers une pépinière près de Benodet bien connue.
Et là, rencontre avec une amie de Douarnenez.
Elle était venue chercher un Heptacodium miconoides qu’elle avait commandé. Cà tombe bien, on en cherchait un aussi pour être l’arbre de notre deuxième petite fille. Elle n’a que 6 mois mais c’est la grande soeur, jardinière chevronnée de 3 ans 1/2, qui le plantera ! Encore faut-il, avant, enlever le lilas qu’il va remplacer. Vous voyez ce qui m’attend les jours prochains ?
On revient aussi avec 2 petits érables qui seront plantés demain.
Peut-être aviez-vous compris, si vous lisez entre les lignes, que j’aménage le jardin d’une de nos filles (La maman de... bref, vous saurez tout). C’est la vraie raison pour laquelle on était cet après-midi dans cette pépinière. Au retour, le coffre était plein... et l’intérieur de la voiture aussi. Et ce n’est pas fini ! Bref, du boulot en perspective !

Vendredi 6

Un peu de soleil le matin, mais un après-midi pourri sous la pluie
Le matin, plantation des 2 Acers devant et à côté de la serre. En fait, elle est cernée par 4 érables japonais. Il faut dire que c’est l’endroit idéal : à l’abri du vent et mi-ombre.

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Acer palmatum ’Inaba shidare’...
dans un pot à l’entrée de la serre. On aperçoit ’Katsura’ dans le fond.
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Acer palmatum ’Katsura’
entre un Camellia sasanqua et la serre.

L’après-midi, je termine en transplantant des bulbes de cyclamen de Naples qui sont plantés au pied de A. ’Katsura’. Il y aura donc au pied de cet Acer des hellébores pour la fin d’hiver et des cyclamens pour le début de l’automne.
Bien entendu, cela ne se fait pas en 2 minutes : je rentre un peu... humide !

Dimanche 8

Le temps est un peu humide... c’est sûr, çà sent l’automne !
Fin du nettoyage du "potager". Ne pas oublier les guillemets car le rendement des légumes au mètre-carré est désespérément bas ! Il faut dire que les buis et les petits fruits occupent 80 % du potager.
A propos de fruits, j’ai nettoyé la plate-bande de framboisiers. Très simple : les branches sèches sont rasées et les tiges vertes raccourcies d’un tiers. Un peu de corne broyée et c’est bon.
Je vous ai souvent parlé de la Stipa arundinacea qui est une graminée intéressante : pousse très rapide, semis spontanés nombreux. Mais elle semble avoir un défaut (en tout cas c’est ce que j’ai noté ici) : elle vieillit mal et il faut la renouveler tous les 2 ou 3 ans. J’ai donc enlevé un pied ayant plus de feuilles sèches que vertes (en fait plutôt bronze) et il est remplacé par un semis d’un ou 2 mois. Récupération d’un pied superbe mais (évidemment) mal placé car il gêne le passage dans le potager. Il est transplanté pour boucher un coin le long de la maison.

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La même graminée adulte.
On est adulte en un an chez les Stipa arundinacea !




Repiquage de petits plants de giroflée ravenelle (semis dans la serre qu’il faut enlever, ne serait-ce que pour faire de la place !)

Lundi 9

Il fait beau (on nous avait prévu de la pluie... on a eu un beau soleil !).
Avec tous ces changements de temps et vu mon âge bien avancé, je crois bien qu’un bon rhume s’est déclaré. Pour jardiner, c’est pas le top...
Je n’ai pas pu jardiner autant que je le souhaitais mais je me suis contenté de
- faire du nettoyage dans la serre et aussi du vide pour pouvoir rentrer certaines plantes un peu fragiles. J’en ai déjà rentré mais pour certaines, j’attends encore (Salvia discolor, Cosmos chocolat...).
- transplanter les plants de giroflée ravenelle. L’an prochain je les sèmerai à l’extérieur de la serre car en fait, les plants s’étiolent et ne sont pas très beaux (c’était un essai).
- nettoyer des petits coins pour planter les giroflées. Mais pas de nettoyage rationnel.
- rabattre au ras du sol les touffes d’Aster défleuries.


- déplacer mon bon "génie". Il est maintenant plus en évidence à l’entrée du potager. Si seulement il pouvait m’inspirer dans la culture des légumes !
- remettre 3 nouveaux parapluies ! C’est un peu comme pour les poules : combien faudra-t-il en acheter ? Maintenant, au moindre souffle de vent, je les ferme... J’ai passé un certain temps à consolider les supports qui ont tendance à pencher toujours du même côté : ici les vents viennent de l’Ouest... de la mer...

Mardi 10

Un rhume... Un crachin toute la journée... Je reste au chaud. On verra demain.

Mercredi 11

Un temps pourri, surtout l’après-midi. Heureusement, le matin, j’ai eu la bonne intuition d’aller faire un tour de jardin. Un peu de désherbage d’un bout de plate-bande mais surtout fin du nettoyage de la serre (beaucoup de nettoyage par le vide, ce qui libère de la place pour rentrer bientôt des plantes en pots). En tout cas, la serre est "nickel". Pour un peu, on y rentrerait en chaussons et on a presque envie de mettre une nappe sur la table à bouturer !

Jeudi 12

Pas mécontent de moi ce soir : nettoyage d’une plate-bande (j’en ai profité pour raser la clématite ’My Angel" qui avait colonisé un Physocarpus.
Attention : nettoyer veut dire désherber, couper les tiges défleuries des vivaces etc, mais en laissant sur le sol, les feuilles mortes. Et je rajoute même celles qui sont sur la pelouse. Elles ne sont pas mises au compost (ou très peu) car elles vont se décomposer sur place et surtout protéger des gelées éventuelles. On ne répétera jamais assez que le sol ne doit JAMAIS être à nu.
Ce que j’aime bien dans le désherbage à cette époque c’est que l’on ne se dit pas qu’il faudra recommencer dans un mois. Normalement, c’est bon pour 3 ou 4 mois...

Samedi 14

1ère tempête... çà souffle. Mais un peu de surcharge pondérale (j’adore l’expression !) m’aide à tenir au sol ! Ce matin il ne pleut pas et j’en profite pour aller travailler un peu dehors.
Du désherbage mais aussi taille sévère de deux clématites (’Huldine’ et ’Mme Baron-Vieillard’) qui avaient complètement recouvert des pommiers en espalier. Certains plantent des pommiers pour avoir des pommes (c’est d’un commun !), moi c’est pour avoir des tuteurs pour clématites !
Cet été, en nettoyant le jardin, j’avais récupéré des bulbes de Sternbergia lutea. Je les avais mis (sans terre) dans une boîte dans l’intention de les replanter mais je les avais complètement oubliés. Je les ai retrouvés il y a quelques jours : ils avaient des feuilles et certains semblaient avoir voulu fleurir. J’ai sorti la boîte dehors pour que le feuillage reprenne des couleurs. Et comme il a plu, en 3 jours les bulbes ont fait des racines. Si bien qu’aujourd’hui, ils ont été replantés dans le jardin.

Dimanche 15




Calme plat après la tempête…
Désherbage et transplantation d’une graminée superbe qui mesure près d’un mètre de diamètre mais qui gêne l’entrée du potager (çà m’énerve : ou çà ne pousse pas… ou çà pousse trop !). Je crois que c’est un Carex testacea (feuillage un peu bronze). On la voit sur une des photos de lundi dernier. Je l’ai en plusieurs exemplaires car je j’aime beaucoup. Elle est replantée dans le gros pot noir vidé il y a quelques jours. Pas mécontent du résultat car elle recouvre tout le pot qui est placé en bordure de pelouse près d’un passage.


Jardiner, c’est regarder la terre, mais regarder en l’air permet aussi de faire des découvertes. Après la tempête l’Amélanchier est complètement déplumé et Ô divine surprise, l’arbuste est recouvert d’un gros toupet de feuilles avec une fleur.
Mais qu’est ce donc ?
Tout simplement une clématite cirrhosa ‘Winter Parasol’ (clématite à floraison d’hiver). En y regardant de plus près, perché sur un escabeau ( !), on peut voir un nombre impressionnant de boutons. Que s’est-il passé ? La belle a fait une bonne dizaine de branches qui ont colonisé l’arbuste (je n’ai rien vu !) et a donc atteint le sommet.


Ce sont de petites fleurs. A 4 ou 5 m de hauteur, peu de chances d’en profiter ! Une seule solution : couper une partie des branches de l’Amélanchier pour que celles de la clématite retombent à une hauteur raisonnable.
C’est la 2ème clématite qui fait ce coup là. L’autre, c’est la C. cirrhosa balearica qui pousse au sommet d’un noisetier. Au printemps, une partie des branches du noisetier avait été taillée pour faire redescendre la clématite. Elle est bourrée de boutons. Je passe donc plus d’une heure à terminer de rabattre le noisetier de moitié. On espère cette fois vraiment profiter de sa floraison qui semble être assez précoce cette année.
Bref, j’ai passé une partie de l’après-midi en équilibre sur un escabeau !

lundi 16

Broyage des tailles des jours précédents et notamment des branches de noisetier. Plus de 2 belles brouettes de broyat : du mulch pour les plates-bandes.
Remise en état de la plate-bande piétinée hier. Il est impératif de griffer la terre après un passage. La pelouse est balayée à certains endroits, en particulier au pied du Liquidambar qui se « déplume » (la tempête y est pour quelque chose. En ce moment il est superbe. D’ailleurs d’autres arbustes ont de belles couleurs d’automne (Acer griseum, Parrotia ; Euonymus alatus, glycine en arbre, Ginkgo biloba…). Décidément j’aime cette saison… de plus en plus.
21ème tonte du gazon. La pelouse n’est pas aussi nette que d’habitude car l’herbe était humide et encore recouverte de feuilles à certains endroits. Bof, ce sera mieux la prochaine fois.
Il y a quelques semaines, j’ai déplanté plusieurs clématites qui, sans doute mal placées, ne voulaient pas démarrer. Elles sont en pot dans la serre et semblent apprécier. J’en ajoute une autre qui végète : ‘Ramona’ au bleu ciel superbe. Elle ne semble pas du tout apprécier la concurrence d’une Spirée x vanhouttei.

Mardi 17

Samedi prochain, je dois faire une conférence sur les plantes de bord de mer. Il me manque des photos. Je vais donc en faire, et comme il me faudra aller du côté des plages, je pars avec 2 sacs pour ramener du... goemon, qui sera mis sur le tas de compost. Pas bête le gars !

Je dois planter l’Heptacodium miconoides qui sera l’arbre de notre 2ème petite-fille. Il remplacera un lilas qui n’a plus aucune allure, qui fleurit moyennement et en plus dont les fleurs sont d’un bleu pâle (un bleu bof...). Et pour couronner le tout, je déteste le feuillage du Syringa vulgare (que je trouve très vulgare d’ailleurs !). Sa seule utilité est de servir de support à clématite (comme les pommiers !). Donc c’est décidé, ses heures sont comptées. Et comme je sens bien que la petiote qui a tout de même déjà 8 mois, manque un peu d’enthousiasme pour m’aider à lui faire sa fête, j’attaque, dans la plus grande solitude, ma tâche destructrice !
Pour aujourd’hui, je le raccourcis ce qui donne du petit bois pour le broyeur et des troncs pour la cheminée.


Le mois dernier, j’avais commencé à réaménager une plate-bande et j’avais terminé en recouvrant le sol de fougère broyée. Petit problème : une levée intempestive de mauvaises herbes. La plate-bande commençait à prendre une couleur verte inquiétante. Une seule solution biner au plus vite avant que ces indésirables ne s’enracinent.

Mercredi 18




A nouveau séance photos... à nouveau 2 sacs de goemon ! Si c’est pas de l’organisation çà !!!
Opération lilas suite. Cette fois il s’agit d’enlever la souche. Je pensais le faire en plusieurs fois, mais ce soir c’est terminé.
Bilan 2 morts : le lilas... et la bêche ! Trop balèze que voulez-vous... Je ne contrôle pas ma force !

Jeudi 19




Hier, j’avais récupéré une dizaine de bulbes de Cyclamen hederifolium (Cyclamen de Naples) qui se trouvaient au pied du lilas (ce qui m’a bien fait perdre du temps car ce n’est pas évident à faire : les bulbes étaient coincés entre les racines et il fallait prendre des précautions, pour ne pas tout casser). Bref, ils sont replantés dans les nouveaux coins de cyclamens.
Et l’Heptacodium est planté ! (J’aurais préféré ne pas le faire seul, mais Mademoiselle ne voulait pas manquer la crèche !!!). Une partie du compost est répandue sur la terre tout autour de l’arbuste. Il reste à planter quelques vivaces autour. Des hellébores ?
Je compte sur les compliments de la Miss !!!
A côté du lilas, il y avait un rosier grimpant non remontant à petites fleurs roses (’La fraîcheur’). J’en profite pour l’enlever et le replanter près d’un Parrotia pour qu’il grimpe dedans. En fait, il a été obtenu il y a plus de 10 ans par bouturage. Comme il y en a 2 dans le jardin, ce ne sera pas une catastrophe s’il ne redémarre pas. Je l’ai planté dans un endroit où il est susceptible d’être bien mais sans grand enthousiasme.

Dimanche 22

Vendredi dernier, nous sommes allés chercher une centaine de rosiers à la pépinière de la Laïta près de Quimperlé dans le Finistère. Non, ils ne sont pas pour nous mais j’avais organisé une commande groupée de roses anciennes pour des amis. Pour nous, il était prévu ‘Jacqueline Du Pré’. Mais cela me titillait de prendre aussi ‘Rhapsodie in blue’, un rosier découvert il y a 2 ans et revu chez Helen Dillon en Irlande. Et dans la voiture sur radio classique ils ont passé… ‘Rhapsodie in blue’ ! Il n’y avait plus à hésiter…
Je pensais planter les rosiers hier, mais vu le temps pourri (pluie et vent... la totale), je suis resté bien au chaud pour mettre en ligne 4 pages sur les jardins de bord de mer.
Aujourd’hui, au menu : vent et vent plus du vent… Mais entre les quelques averses, il y avait moyen de jardiner un peu.
Donc :
- plantation des 2 rosiers.
- A la fin de l’hiver dernier (il me semble), j’ai supprimé le rosier ‘Yves Piaget’. Un rosier que l’on aime beaucoup (le parfum !!!) mais qui n’a pas du tout apprécié une transplantation il y a plusieurs années. Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir cet été une fleur au bout d’une tige un peu maigrelette ! Et ces jours-ci un bouton. Il n’est donc pas mort mais son état est pitoyable. Je l’ai donc récupéré et planté cette fois en pot et mis dans la serre. Deux ont déjà été sauvés en les transplantant. Je lui donne peu de chance de survie, mais çà m’amuse d’essayer. C’est mon côté Zorro qui ressort !
- La Salvia discolor (fleurs noires) est mise sous la serre pour 2 raisons : elle n’est pas très rustique et le vent risque de la casser. Le Cosmos « chocolat » ne va pas tarder à la rejoindre.
- Transplantation de 2 beaux pieds d’hellébores mal placés. C’est une plante qui supporte particulièrement bien la transplantation et pratiquement n’importe quand. Comme pour les Cyclamen de Naples, j’essaie de regrouper les hellébores.
- Et bien sûr du nettoyage ! Aujourd’hui, c’est une bande de 2 m de long et 50 cm de large sous des pommiers en espalier. Elle était envahie d’hémérocalles. J’ai laissé une petite touffe mais le reste a été donné ou mis au compost. Il reste maintenant à l’aménager.

Mardi 24

On pourrait presque dire que le temps a été superbe aujourd’hui, tellement il a été pourri les jours derniers. Alors, il faut en profiter pour rattraper le temps perdu.
Le seau de cendre de la cheminée est plein. La cendre est passée dans un tamis (fabrication maison) pour mettre de côté le charbon de bois et la cendre est répandue sur la pelouse. En général je la mets sur la pelouse ou au pied des fruitiers car ici la terre est acide et l’excès d’acidité n’est pas bon pour tout (c’est, par exemple, une raison de formation de mousse sur le gazon).
Les hémérocalles, c’est comme le lamium, je ne peux plus. Trop, c’est trop ! Donc suppression d’une invasion d’hémérocalles dans 3 m² de plate-bande. J’ai un plaisir sadique à me débarrasser de plantes invasives... Dommage, il n’y avait personne à qui les donner. La semaine dernière, j’aurais pu les donner aux copains et copines (au moins une cinquantaine de touffes !). Et maintenant, il y a 3 m² à réaménager... J’adore !
J’ai nettoyé en plus plusieurs petits coins de plates-bandes. Tout çà pour pouvoir vider le tas de compost et le répandre. Ouf, terminé, un peu au pas de course avec la tombée de la nuit.


Et pourtant j’avais de l’aide !!! Depuis plusieurs jours, un petit chat a élu domicile dans le jardin et rentre même au sous-sol si la porte est ouverte. Pas question de l’adopter mais il ne demande que çà. Il a trouvé son coin la nuit : au pied d’un jasmin nudiflorum, à l’entrée du bureau. Il me surveille ! Et cet après-midi, il ne m’a pas quitté d’une semelle. A tel point que j’ai failli me casser la figure au moins une dizaine de fois. Et quand je désherbais, j’ai dû faire attention à ne pas le blesser avec un coup de binette. Je suis son copain, çà c’est sûr mais moi, je garde mes distances. On ne m’apprivoise pas comme çà !!! Non mais ! En tout cas, j’ai trouvé son nom : "La Glu" ! Mignon mais envahissant... Je ne sais pas ce qu’il va se passer si je lâche Rosalie !!! _

Mercredi 25

"La Glu" m’attendait !
Une grosse partie du lilas est passée déjà dans la cheminée et se retrouve à l’état de cendre sur la pelouse. Il restait à broyer les petites branches. "Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme" a dit Laënnec. Je mets en application.
Un peu de nettoyage, comme d’habitude...
Plantation dans la serre (à même le sol sous les tablettes) de 4 ou 5 petits plants d’hellébores récupérés ces jours-ci. Il doit bien y en avoir une trentaine. Cà m’étonnerait bien que parmi ces plants, il n’y ait pas quelques petites merveilles. Avec les hybridations il faut s’attendre à tout.
Il y avait dans le jardin du Solidago (verge d’or) à la floraison jaune en été. Je m’en suis vite fatigué (pourquoi ? je ne sais pas) si bien que depuis plusieurs années, j’arrachais les plants. Mais j’en ai encore retrouvé 3 hier. Conclusion : ils ont été replantés à un autre endroit, en fond de plate-bande entre des hélianthus... jaunes.

Jeudi 26

Monsieur ou Mademoiselle ’La Glu’ est toujours là...
Plantation de crocus botaniques et de crocus bleus dans un gros pot où se trouve un petit Acer récemment planté (entrée de la serre).
Une potée de crocus est mise à forcer dans un coin obscur du sous-sol. Les jacinthes pointent leur nez.
Et du nettoyage pour changer un peu. Cette fois, je repars rationnellement par le devant de la maison et je fais le tour sachant qu’à certains endroits il n’y a plus rien à faire.
Quand je parle de nettoyage (le mot est ambigu), il s’agit d’enlever les tiges fanées et inesthétiques des vivaces, de recouvrir de feuilles mortes, de BRF ou de compost les plates-bandes, de désherber etc, bref, de préparer le jardin pour l’hiver. Il va par exemple falloir couper les feuilles des hellébores. Qu’on ne se trompe pas, nettoyage, ne signifie pas tout raser, mettre la terre à nu (une abérration).
Et je continue à transplanter les plantes mal situées (j’ai fait un inventaire en septembre). Bref, je réaménage... entre les averses !

Vendredi 27

Miaou... miaou... Ceux et celles qui s’amusent à me prendre en photo quand je suis à 4 pattes ou allongé en train de photographier des fleurs dans des jardins, vous avez raté une photo super. J’étais, cet après-midi, à 4 pattes en train de nettoyer les hellébores et "La Glu", qui ne me quitte pas "d’une semelle", en a profité pour monter sur mon dos. Il est bien resté 5 minutes, pépère, à ronronner. Il a bien fallu que je me relève, sinon il y serait encore ! Comme on s’absente une semaine, peut-être va-t-il en profiter pour se faire un autre copain ?
Sinon, entre deux averses, j’ai commencé à nettoyer les massifs d’hellébores. En fait je rase tout... Il n’y a pas plus simple. Je suis loin d’avoir fini car des hellébores, ici, çà ne manque pas (elles sont regroupées en plusieurs massifs). Après avoir biné la terre, j’ai ajouté de la corne broyée là où le nettoyage est terminé.

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Avant...
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Après...
Ne criez pas au massacre : dans peu de temps de nouvelles feuilles vont apparaître... avant les floraisons.


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