Arrosoirs & sécateurs

...en Août 2010


Mardi 10


1019 km... 12 heures d’autoroutes et voies express... et "me v’la de r’tour" !
Presque 4 semaines d’absence, c’est long... en tout cas pour le jardin. Car si on quitte une Alsace verdoyante (faut dire que cette année, on a eu de l’eau !), on retrouve un jardin breton sec. Il y a bien longtemps que l’on n’avait pas trouvé, au retour, le jardin dans cet état. Il était même grand temps de rentrer car certains arbustes sont en piteux état. C’est désolant !
A peine arrivé, j’ai remis de l’eau dans un des tonneaux presque complètement vide.
Le comble : nous sommes arrivés sous la pluie... pour être très franc, je devrais dire sous un petit crachin bien breton (histoire de se remettre dans le bain !), c’est-à-dire un « truc » qui tombe mais qui ne sert pas à grand chose.
Seuls points positifs : les salades plantées peu avant le départ sont très belles (un miracle !) et les prunes qui ne sont pas encore mûres donc on va pouvoir en profiter.
Demain je vais faire d’autres découvertes... bonnes et mauvaises ! J’ai quelques inquiétudes car ce soir, j’ai regardé vite fait... pour ne pas être trop déprimé !

Mercredi 11


Et c’est reparti…
Et comme tous les ans depuis que je jardine, il faut réparer les dégâts produits à cause de notre absence. Et le faire rationnellement si on veut être efficace. A ce propos, c’est l’occasion de relire la fin de l’article Préparer son jardin avant de partir en vacances.
Et comme tous les ans (le jardinage est un éternel recommencement !) la première tâche est de tondre le gazon (13ème tonte de l’année). Mais avant, il a fallu ratisser sous l’Albizia (les fleurs !) et autour du Liquidambar (les feuilles !).
Pour la pelouse, c’est curieux : à certains endroits elle est jaune, à d’autres elle est verte tendance jaune et à quelques endroits elle est bien verte. Mais ce qui est étonnant, c’est que ce ne n’est pas forcément aux endroits auxquels j’aurais pensé.

Et ensuite, c’est le démarrage du nettoyage : couper les fleurs fanées, rabattre les touffes de vivaces un peu fatiguées (Erigeron karvinskianus…) etc. Bref une remise en état qui va durer toute la fin août ! Je commence comme d’habitude par la partie à l’avant de la maison.
Petit problème : il va falloir vider très vite l’un des trous du compost car je vais être très vite débordé ! Quand je vous dis que le jardinage est un éternel recommencement !

Jeudi 12

Une découverte totalement inattendue : le Paulownia a fait du feuillage et les feuilles sont superbes. Retour en arrière : en mars 2009, il avait été recépé c’est-à-dire tronçonné à 30 cm du sol alors qu’il mesurait 5 ou 6 m. 2 tiges sont apparues quelques mois plus tard et, miracle, il est en train de refaire un tronc. J’avais lu que l’arbre avait ensuite de plus belles feuilles. Je confirme.
Certaines plantes sont en convalescence et depuis notre retour je sens bien que plusieurs ne demandent qu’à me dire « Merci ! ». Ma technique pour arroser les arbustes en souffrance (elle n’a rien de révolutionnaire !) : il suffit de brancher le tuyau d’eau et de laisser couler un filet d’eau pendant un temps suffisamment long pour bien détremper les racines. C’est efficace car on mouille en profondeur et on évite le gaspillage d’eau. Et c’est moins fatiguant que de porter les arrosoirs !
Ce soir, le jardin devant la maison est nettoyé.

Vendredi 13






"Qui c’est qui" va déguster de bonnes confitures de prunes ? Vous connaissez mes compétences pour la culture des légumes et des fruitiers. Je ne pouvais donc pas rater l’occasion de vous montrer le prunier couvert de fruits, comme tous les ans. A la différence près que les fruits mûrissent pendant notre absence ! Cette année on avait, une fois de plus, demandé à une personne de venir se servir mais, surprise, les fruits commencent seulement à mûrir. Je pense que dans les jours à venir, je vais de temps en temps faire un tour du côté du potager où il est planté. Quant aux petites filles, la semaine prochaine elles vont pouvoir se régaler.


Un papillon et une libellule ont eu la bonne idée de rentrer avec nous d’Alsace pour se poser sur la plate-bande de graminées.



Et le nettoyage se poursuit… mais il a fallu broyer toutes les tailles et notamment celles d’un grenadier nain qui avait besoin d’être rabattu sévèrement.

Samedi 14


Je passe pratiquement deux heures à nettoyer les 20 mètres de trottoir devant la maison. Vive les trottoirs goudronnés ! J’ai essayé le désherbage chimique (ce n’est peut-être pas très écolo mais les anti-produits chimiques ne sont pas toujours les plus accros de la binette !) et le désherbage thermique. Mais il y a un problème car au pied du mur il y a des Ipheion, des valérianes et des Erigeron karvinskianus. Donc, dans un cas je risque de les empoisonner, dans l’autre de les brûler ! Conclusion : retour à la binette… d’où les 2 heures de boulot !
Début du nettoyage derrière la maison.

Dimanche 15



Encore une corvée qui revient régulièrement : la taille de la glycine qui est palissée contre la maison au Nord. Il y a intérêt à faire attention, car derrière mon dos, elle aurait vite fait de faire des dégâts au niveau du toit car j’ai eu la bonne ( ?) idée de la palisser sur la façade Nord entre le toit du bureau et celui du reste de la maison. Elle est superbe en fleurs mais…
Une deuxième corvée dans le même coin : nettoyer la gouttière envahie des restes des chatons des bouleaux. Et bientôt, il y aura les feuilles, à l’automne !
Deux erreurs de jeunesse !!! Mais il est vrai qu’en vieillissant je continue à en faire... d’autres !
Et le nettoyage continue…

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Quand Rosalie rencontre "La glu"...

Lundi 16


Du nettoyage… que dire de plus ? La moitié du jardin est remise en état. En fait, remise en état est un bien grand mot car les traces de la sécheresse ne sont pas effacées. Disons que cette partie nettoyée est plus présentable !

Mardi 17


Je continue à vider le tas de compost, ce qui me permet de retrouver des outils perdus : plantoir à bulbes et binette ! Parfois c’est un sécateur ou une petite pelle. Un jour j’y retrouverai ma tête !
Pour le moment, je remplis des grands sacs, le temps que le trou n’est pas vidé. En général, je vide le compost en plusieurs jours car c’est vraiment pénible. Aïe, mon dos !!!

Mercredi 18


Pas le temps de jardiner aujourd’hui. Juste le temps de finir de vider le compost (et d’y trouver une deuxième binette !). Ouf !

Jeudi 19


Pour une semaine, le jardin est mis un peu entre parenthèses car s’il faut pousser quelque chose, c’est plutôt la poussette que la tondeuse et les pâtés de sable remplacent les pâtés de compost !
Juste le temps de nettoyer entre 2 et 3 m²...

Vendredi 20


Aujourd’hui, j’ai réussi à nettoyer une partie du potager et terminer une plate-bande. On en viendra bien à bout... J’ai envie de faire d’autres choses que du nettoyage. Les projets ne manquent pas. A suivre...

Samedi 21


Dans le potager, sous le prunier, il y a un parterre de prunes. Je commence à nettoyer et faire le tri : celles qui vont au compost, celles pour Rosalie (si elle aime !), celles destinées à terminer en confiture et celles qui finiront dans l’assiette. En tout cas, elles sont excellentes.

Dimanche 22


Toujours aussi peu de temps pour jardiner, mais j’arrive tout de même à finir de nettoyer sous le prunier et pratiquement tout le reste du potager.
Quand on est rentrés d’Alsace on a trouvé le pied d’un buste presque complètement désagrégé. Même si l’été n’a pas été très chaud, il est difficile de mettre çà sous le compte du gel ! Je lui refais un socle en ciment en le moulant dans un gros godet en plastique. Plus beau qu’à l’origine !

Mardi 24


Notre petite-fille (4 ans) ayant montré ses capacités pour réussir la culture des salades (plantation en juillet… dégustation en août), je lui fais à nouveau confiance : plantation de 12 Batavias.

Mercredi 25


La parenthèse baby-sitting s’étant terminée cet après-midi, je vais pouvoir continuer à jardiner. En fin de journée, pour me remettre dans le bain, je… nettoie !
Je vais nettoyer…
Je nettoie…
Je nettoierai…
J’ai nettoyé…
Je rêve de nettoyer…
Je ne vais pas tarder à cauchemarder en nettoyant…
Depuis quelques temps, je conjugue le verbe nettoyer à tous les temps ! Certains voient des petits éléphants roses, moi, je ne vais pas tarder à voir des petites binettes et des sécateurs danser autour de moi !

Jeudi 26


J’étais sur les startings-blocks près à tondre la pelouse et… nettoyer. La tondeuse piaffait d’impatience, le sécateur avait affuté ses petites lames et la binette était prête à faire un sort à la plus petite mauvaise herbe… Sauf que… la pluie est arrivée. La vraie pluie, pas le petit crachin breton qui ne sert à rien, celle qui mouille bien, qui détrempe, qui lave. Bref, la pluie que j’aime voir et entendre tomber. Les gouttières débordaient, l’eau ruisselait… 20 mm dans le pluviomètre en milieu d’après-midi.
Je profite d’une éclaircie pour aller… nettoyer ( !). Pendant ½ heure car la pluie remet çà ! Et le bricolage remplace le jardinage en fin de journée…

Vendredi 27


Remise en état d’une grande plate-bande.
Les semis spontanés, c’est sympa mais moi j’ai un problème : ça se ressème toujours dans des endroits impossibles. La bourrache qui fait un bon mètre de large, se ressème à 10 cm du bord de la pelouse. La Verbena bonariensis n’a pas trouvé mieux que d’envahir les allées en bordure du potager et les petits plants poussent entre les pierres. Aujourd’hui, je me suis donc amusé à transplanter une trentaine de plants dans des plates-bandes où ils pourront batifoler à souhait.
J’étais parti pour une grande journée de jardinage… et puis v’lan, un grand coup de mou m’est tombé dessus. Pas bien quoi… Avec tous ces changements de temps, à nos âges, forcément ça tire sur le bonhomme ! Entre 2 longues pauses, allongé lamentablement sur le canapé, j’arrive à faire la 14ème tonte de la pelouse (avec pause en plein milieu pour reprendre des forces). Mais derrière la tondeuse il y avait un zombie dans un état de décomposition avancée…
Oui, plaignez-moi… j’adore ça ! (comme beaucoup de mecs !!!).
Seul point positif par ces temps de grisaille (il a encore bien plu ce matin) : la pelouse a bien reverdi. D’ici peu, il faudra la scarifier pour la remettre en forme et oublier la période de sécheresse de juillet.

Samedi 28


Ca avance sérieusement… une nouveau coin est remis en état. Je touche au but.
Avec le temps gris de ces derniers jours et la pluie toute récente (il en est tombé !!!), c’est incroyable ce que le jardin a changé et la pelouse est… verte ! Même aux endroits où, il y a quelques jours, elle paraissait en piteux état, maintenant c’est un tapis vert. Bref, le jardin est un peu plus présentable mais en ce moment, ce qui m’ennuie, c’est le manque de floraisons.
Ce qui est bien ( ?) en Bretagne, c’est qu’avec la pluie, on a aussi le vent. Copains comme cochons ces deux-là ! Et ce que je n’avais pas prévu, c’est que la tige du Paulownia se coucherait avec le vent. Heureusement, elle n’est pas cassée car très souple. Le problème, c’est que la tige qui mesure 2 m est d’abord verticale puis… horizontale !!! Je l’ai donc tuteurée avec mille précautions. Conclusion : elle risque d’avoir une forme un peu biscornue. En y regardant de plus près, j’ai découvert que maintenant il y a 5 tiges ! C’est beaucoup trop. J’aviserai dans l’hiver.

Dimanche 28


Grosse journée de nettoyage : il me reste quelques m² à faire. Je n’ai pas réussi à terminer aujourd’hui mais demain ce sera bon et je vais enfin pouvoir faire d’autres choses car j’ai quelques idées en tête.
A suivre...

Lundi 30


Youppiiiii ! Nettoyage terminé… Il m’aura quand même fallu 15 jours pour tout remettre en état. J’ai l’occasion de visiter entre 20 et 30 jardins par an et je suis stupéfait par l’état de beaucoup d’entre eux, qui peuvent faire plusieurs milliers de mètres carrés, quand j’apprends qu’ils ne sont entretenus que par deux, trois (rarement plus) parfois même une seule personne ! Je soupçonne certain(e)s jardinier(e)s d’avoir plus de deux bras !
Je fais le tour du jardin pour supprimer toutes les roses fanées et refaire une petite taille. En fait c’est plutôt une petite coupe pour l’esthétique. De quoi préparer une éventuelle remontée de floraison. Les tailles des rosiers sont les seuls déchets que je mets à la déchetterie (sinon, c’est cheminée ou broyeur).

mardi 31


Taille en épaisseur d’un grand sureau. Il prend trop de largeur, donc je supprime des branches situées à la périphérie de la touffe. Il fait bien 4 ou 5 m de haut. Il n’a rien d’exceptionnel mais il est en fond de jardin. Bof, si c’était à refaire, je mettrai autre chose, c’est sûr.
Broyage des branches du sureau. Le broyat, une belle brouette, va sur le tas de compost.
Nettoyage du poulailler. Il était temps : Rosalie commençait sérieusement à bouder. Ce soir, elle a un appartement tout neuf… J’ai récolté une belle brouette de fumier de Rosalie (je veux dire de fumier de poule). Il sera répandu demain sur un coin de plate-bande entre les végétaux.

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