Arrosoirs & sécateurs

Chronique d’un jardin de Bretagne-Sud en juin 2021

Retour le mois précédent, en mai 2021


Mardi 1er

Broyage des tailles de la clématite armandii. Une belle brouette de broyat.
9ème tonte du gazon (avec la chaleur qu’il fait, j’ai du mal à suivre la tondeuse !).
Les Ophiopogon sont tous plantés… et arrosés copieusement. Tout un côté du jardin noir est recouvert par cette plante que j’aime beaucoup.
Plantation d’une Hosta ’Clifford’s Stingray’ et 3 plants de Libertia peregrinans au feuillage orangé. Ces plantes m’ont été données samedi par des amies d’A&S.
Je m’assois rarement sur un banc ou une chaise d’un des salons de jardins. Mais quand il m’arrive de le faire, au bout de quelques secondes j’ai repéré quelque chose qui ne va pas. Aujourd’hui c’est un Acer en pot qui a des feuilles toutes fripées. Est-ce un manque d’eau ? Bizarre. En tout cas il a eu droit à une bonne douche. J’ai repéré aussi une attaque de pucerons lanigères sur le pommier ‘Granny Smith’. Traitement dans les minutes suivantes. Attention la ‘Granny Smith’ est ma pomme préférée, donc je ne rigole pas (j’ai donc sorti l’artillerie lourde !)
Je ne suis pas fan de la couleur rouge (en tout cas je déteste certains rouges criards) mais j’adore les coquelicots. Il y a très très longtemps une de nos filles réclamait des coquelicots dans le jardin. J’en ai donc semé mais comme j’ai le don pour rater mes semis, j’ai mis le paquet dans moins d’un mètre carré. Résultat : il y a eu un carré rouge pétant pendant un bon moment ce qui n’était vraiment pas du meilleur goût. Je n’en ai jamais ressemé car j’oublie de le faire. Mais à chaque fois que j’en vois cela me donne l’envie d’en remettre par çi par là. Derrière la clôture tout au fond du jardin, il y avait un champ. Depuis quelques mois il y a des travaux car la commune envisage de faire un lotissement (les maisons ne seront pas directement « chez nous » donc on ne sera pas gênés. Ils ont créé pour l’instant juste derrière un chemin empierré et j’ai découvert… des coquelicots (arrivés de je ne sais où). Ce soir, je suis allé voir de plus près et j’ai découvert des dizaines de plants. J’en ai rapporté quelques-uns que je vais mettre en pot. Je doute fort de la reprise, aussi je vais surveiller la floraison et rapporter des graines. A suivre...

Mercredi 2

Gaspard me donne un coup de main pour changer l’eau des tonneaux. Ce qui veut dire aussi enlever au maximum les algues filamenteuses. A l’épuisette car le jeune homme ne veut pas y toucher : « c’est dégueu ! »

Jeudi 3

Récupération de petits plants de Perovskia atriplicifolia ‘Blue Spire’ qui s’invitent régulièrement devant la porte d’entrée. Quelques-uns sont replantés dans un pot mis dans la serre. J’aime beaucoup.
Au milieu des plants de Perovskia, découverte d’un petit plant d’Euphorbe myrsinite. C’est un semis spontané car il y a quelques années cette Euphorbe avait été plantée dans le coin. Mais le plant n’a pas tenu.
Je n’ai pas pu m’empêcher d’aller récupérer une vingtaine de petits plants de coquelicot. Ils poussent dans de la caillasse car il n’y a pas de terre. A mon avis ils ont été rapportés par le remblai qui a été mis il y a plusieurs semaines juste derrière la clôture du jardin. Certains plants sont mis dans un pot et d’autres directement en pleine terre dans un coin du jardin. Peu de chance de reprise mais sait-on jamais ? J’ai pris quelques photos cela va de soi. Sur un plant, les fleurs sont plus rouge foncé. Je vais essayer de récolter des graines.

Retour du côté du bambou (Fargesia rufa) pour couper à nouveau les jeunes cannes qui poussent à nouveau. Il faut vraiment le surveiller !
Taille d’un des 2 Viburnum x burkwoodii. Et belle séance de broyage.

Samedi 5

Nouvelle balade pour les amis d’Arrosoirs et sécateurs. Cette fois on est dans les Côtes d’Armor à Plouha au sud de Paimpol.

Le matin : visite du jardin des 1001 plantes. C’est un jardin bien agréable que j’avais visité en repérage à l’automne dernier. C’est la première année qu’il ouvre à des visiteurs. Nous sommes d’ailleurs le premier groupe à venir visiter le jardin. A noter l’accueil chaleureux d’Aurélien et Elisabeth. Une bonne adresse…
Pique-nique dans le jardin avec Aurélien, Elisabeth et leurs enfants, après un « apéro maison » offert par nos hôtes.. Et ça rigole…

L’après-midi : visite du jardin de Méridoul… et de sa pépinière. Le jardin est petit et formé de carrés plantés principalement de rosiers et de vivaces. Quant à la pépinière, elle présente surtout des vivaces.

Quelques achats s’imposaient bien évidemment. On revient donc avec un Amsonia, 2 Iris (reticulata et sibirica) et un superbe geranium au nom pour l’instant inconnu.

Dimanche 6

Retour au bercail…
Les 2 Iris et le géranium sont mis dans un pot plus gros et passeront un certain temps en pépinière. Ils seront mis en pleine terre quand les touffes seront plus importantes. A propos du géranium, je crois savoir son nom : G. versicolor.
Il y a peu de temps, j’avais mis en pleine terre un Erysinum linifolium. Erreur de jeune (?) jardinier : le plant est trop petit et je n’étais pas convaincu de lui avoir trouvé le bon endroit. Il est donc remis dans un conteneur et sera bichonné en pépinière.
Près d’un des portillons d’entrée du jardin, sur le mur de clôture, je mettais un beau plant de Crassula ovata. Malheureusement le pot avait une assise assez limitée si bien qu’à chaque coup de vent, si on n’avait pas pris la précaution de poser le pot par terre, on le retrouvait un mètre plus bas. Ce qui devait arriver est arrivé : il est tombé sur un pavé et s’est cassé. On a profité de notre sortie de cette fin de semaine pour acheter un nouveau pot et le Crassula est remis en place.

Lundi 7

Une amie d’A&S m’a apporté samedi des plants de primevères sauvages (mais comment a-elle bien pu savoir que j’aimais particulièrement cette plante ?). Les plants sont mis en place dans la plate-bande devant la maison. A cet endroit mi-ombragé, ils ne pourront pas passer inaperçus.
Plantation de l’Amsonia. Je ne connais pas le nom de l’espèce, ce qui est dommage.
Il faut maintenant reprendre le taille-haie qui n’est pas particulièrement ce que je préfère utiliser. Mais les Pittosporum tenuifolium demandent une petite taille avant qu’ils reprennent des proportions incontrôlables. Il y a aussi la petite haie d’Olearia virgata. J’y vais un peu à reculons, ce qui n’est pas très conseillé quand on utilise un taille-haie, mais il faut le faire. Aujourd’hui un Pittosporum tenuifolium a été taillé.

Mardi 8

Mais quel crétin ! Ne vous affolez pas, le crétin c’est moi.
Hier je trouvais que le taille-haie était lourd, pas facile à manier, que les tailles n’étaient pas nettes. Bref, tout en travaillant je trouvais qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas. Mais quoi ? J’ai même rêvé du taille-haie cette nuit (je vous jure que c’est vrai). Pour être clair, j’étais perturbé. Et puis ce matin au réveil j’ai eu un flash : en fait de taille-haie, j’avais utilisé la tronçonneuse ! Non, ce n’est pas drôle et on est prié de ne pas rigoler. Qu’est-ce que je viens de dire ?
Ce matin j’ai donc pris, cette fois, le vrai taille-haie. J’ai commencé par rectifier les tailles d’hier puis taillé un deuxième Pittosporum tenuifolium. Ce qui prend du temps car ensuite il faut récupérer toutes les tailles pour les broyer.
Avec Gaspard on a enlevé un maximum d’algues filamenteuses dans les tonneaux avant de donner à manger aux poissons. On avait 3 poissons dans chacun des 2 plus gros tonneaux. Or, on s’est aperçu qu’un poisson était passé par le tuyau pour aller dans le plus petit tonneau. D’après Gaspard, il doit s’ennuyer donc il faut le remettre avec ses copains. Il a donc fallu vider le tonneau et récupérer le poisson. On s’occupe comme on peut !

Jeudi 10

A l’une des entrées du jardin, une haie d’Olearia virgata fait l’angle du mur de clôture. J’ai commencé à la tailler mais il faudra terminer demain (si j’ai le temps !) et broyer toutes les tailles.
Pour me détendre, je termine par un peu de nettoyage en coupant des fleurs fanées notamment d’ancolies et de géranuim phaeum.
Et il fait toujours une chaleur intenable… Mais comment font les gens du midi ?

Vendredi 11

10ème tonte du gazon. Il est beau mais à 2 ou 3 endroits il prend une couleur vert-jaune que je n’aime pas beaucoup. Rien d’étonnant avec la chaleur qu’il fait en ce moment.
La taille de la haie d’Oléaria virgata est terminée. J’en ai bavé. Et maintenant une belle séance de broyage m’attend !!! ((avantage : je serai au frais dans le garage !)

Samedi 12

Nouvelle journée de visites de jardins avec le groupe des »Amis d’Arrosoirs et sécateurs ». Cette fois nous sommes une vingtaine à Belle-île en mer. Pratiquement une heure de traversée à partir de Quiberon sur une mer d’huile et sous un soleil de plomb.
Le matin : « L’Eden du voyageur », le jardin de Michel Damblant paysagiste retraité, jardinier et auteur de livres. A cette époque, son jardin est particulièrement fleuri. C’est une débauche de plantes de type méditerranéen ou d’origine de Californie, Afrique du Sud... toutes en fleurs : Osteospermum, Arctotis, Erigeron karvinskianus, Cotula, Alstroemère etc. C’est la 4ème fois que je viens visiter le jardin de Michel : on ne s’en lasse pas.


Cerise sur le gâteau… Le dernier livre de Michel s’intitule « Voyage botanique & sentimental du côté de chez Proust ». Après le pique-nique dans le jardin, Michel nous parle de son livre mais plus généralement de Proust. Un régal pour tout le monde. Une qualité de plus à mettre à l’actif de Michel : conteur. J’en ai appris sur Proust en une heure plus que pendant toute ma scolarité… et même de toute ma vie. Et je ne suis pas le seul parmi les 23 personnes qui l’écoutaient.



L’après-midi : visite du jardin de Mme Véronique de la Boulaye. Après la tête, ce fut aux jambes de se mettre en action car ce jardin est un grand vallon aménagé de 6 hectares. C’est une longue promenade dans des sentiers bordés d’ajoncs taillés. De beaux arbres, des vues superbes. Ca monte et ça descend. A conseiller à des jardiniers sportifs comme moi (?).
Et c’est le retour, complètement explosé sur un fauteuil du bateau du retour vers Quiberon. Ai-je les hanches qui grincent ? Les genoux qui coincent ? Les mollets qui rendent l’âme ? Un peu de tout en fait. Et pour couronner le tout, si le haut du crâne était protégé du soleil par un chapeau, j’ai bien sûr ramassé un coup de soleil sur la figure : on pourrait presque m’identifier à un des coquelicots du jardin de Michel.
Bref, une bien belle journée.

Dimanche 13

J’ai passé une bonne partie de la journée à l’abri du soleil, au frais dans le garage porte close pour éviter que la chaleur entre. Vous avez compris : c’était pour une séance de broyage. Le tas de branches d’Oleraria virgata était impressionnant et 3 brouettes de broyat ont rejoint le compost.
La chaleur et l’excès de soleil provoquent une prolifération d’algues filamenteuses et sont peut-être à l’origine de la mort de 2 poissons rouges. Je suis retourné chercher des lentilles d’eau pour protéger l’eau des rayons du soleil et garder un peu de fraîcheur.
Avec une tige métallique et un reste de support de photophore, mon gendre a bricolé un objet de déco qui ressemble étrangement à ce qui nous avait été offert il y a 3 mois. Dans le terreau a été planté une Ipomée batatas à feuillage vert. A l’automne, on verra plus sérieusement quoi y planter.
Dans celui qui nous a été offert avait été planté un Saxifraga arendsii. A ma grande surprise, après 3 mois il est toujours en fleurs. Je vais l’enlever pour le mettre en pleine terre et le remplacer par… je ne sais pas quoi. J’ai redécouvert le Saxifraga arendsii : sa floraison est exceptionnellement longue.

Lundi 14

Peu de temps pour jardiner. Ce qui n’est pas plus mal car avec cette chaleur il y a de quoi y laisser sa peau… et ma peau… j’y tiens !
Je me contente de couper ou supprimer les plantes défleuries : ancolie, géranium phaeum, géranium pyreneaicum, roses (je hais les rosiers avec des roses fanées), Iris, myosotis etc. Sacré boulot car quand il n’y en a plus… y’en a encore.
Ce soir, je suis allé dans le jardin entre 19 h et 20 h. La chaleur commençait à tomber et je me demande s’il ne faudrait pas que je travaille l’après-midi à l’intérieur et le soir dans le jardin. A voir.

Mardi 15

Je me décide maintenant à vraiment nettoyer. Mais à l’ombre cela va de soit car au soleil c’est intenable. Je suis donc dans le fond du jardin dans l’endroit le plus frais. Désherber veut dire avoir le nez au ras des pâquerettes. Et à ce niveau là, on voit plein de choses, notamment les plantes en souffrance à cause de la chaleur. Et il y en a, que ce soit des vivaces ou des petits arbustes plantés récemment.
Il y a quelques années, j’avais installé des points d’eau un peu partout dans le jardin. Je n’aime pas arroser avec l’arrosoir (trop fatigant) et avec les tuyaux extensibles je peux arroser tout le jardin sans problème. J’arrose donc au pied des plantes assoiffées en mettant la poire un certain temps.
Le gazon prend en ce moment une couleur que je n’aime pas du tout. Il y a même 2 endroits où il est plus marronnasse que vert.
Dans l’élément de déco, le Saxifrage a été remplacé par une succulente (Jovibarba allionii). Le Saxifrage est mis en pleine terre.

Jeudi 17

Un peu de pluie hier mais ce matin à 6 h c’était le déluge. Je me suis rendormi heureux !
11ème tonte du gazon. Va-t-il reverdir aux endroits où il est fatigué ?
Sur le trottoir fleurissent des valérianes (Centranthus ruber) mais il y a une bonne moitié de fleurs fanées. J’ai donc passé environ 3/4 h pour les couper.
Et comme tous les ans à la même époque, je vais piquer un coup de gueule après les roses fanées. Je ne supporte pas. Après la chaleur et la pluie de cette nuit, certains rosiers sont particulièrement lamentables. J’ai commencé ce soir le nettoyage, une bonne heure, mais c’est loin d’être terminé.

Vendredi 18

Quelques roses fanées sont coupées. Il faudra encore une petite heure pour terminer.
Départ pour le Finistère pour visiter demain 3 jardins du côté de Quimper avec une trentaine d’amis d’arrosoirs et sécateurs. La dernière journée de visites du printemps. Ouf... le programme prévu a pu être fait.

Samedi 19

Une trentaine d’amis d’A&S étaient cette fois au bout du bout… je veux dire dans le Finistère autour de Quimper pour visiter 3 jardins.
Le matin : un jardin plus connu pour ses hellébores. Ce doit bien être la 5 ou 6ème fois que je visite ce jardin mais toujours en fin d’hiver. Cette fois on a eu droit aux floraisons de pavots, Kalmia, clématites etc. Un régal.

Début d’après-midi : le jardin d’Odile dans le coin de Douarnenez. On avait visité le jardin du fiston et tout le monde avait adoré. Celui de sa maman est aussi un jardin haut de gamme. Je ne crois pas me tromper en disant que nous avons tous été enthousiasmés par ce jardin qui est une merveille. Et Odile est d’une gentillesse et d’une modestie qui font plaisir à voir. Petite question : savez-vous si l’art du jardinage peut se transmettre de mère en fils ? Dommage qu’en fin de visite une belle averse s’est invitée : le petit pot de l’amitié et les petits gâteaux ont été dégustés sous un grand parasol (je devrais dire parapluie !)

Fin d’après-midi : visite du jardin d’Annick. Aujourd’hui Annick est seule pour entretenir son jardin de 3000 m². C’est un jardin très coloré avec un nombre impressionnant de rosiers. Merci à Annick pour son accueil chaleureux et son intéressante visite guidée.

Les visites de jardins pour ce printemps sont terminées. Reste à préparer le programme pour l’automne. Le GO, au boulot !

Dimanche 20

Peu de temps pour jardiner. Juste le temps de faire des boutures de 2 plantes données hier par deux jardinières : un oeillet à grosses fleurs blanches très parfumées (j’adore l’odeur de l’oeillet) et un Leucosceptrum japonicum ‘Golden Angel’. Je ne connaissais pas du tout mais ce fut un vrai coup de foudre pour cette vivace au feuillage jaune (floraison à l’automne) et qui a la bonne idée d’aimer l’ombre.

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Leucosceptrum japonicum ‘Golden Angel’


Dans la serre, je mets un plant de Salvia namaensis donnée hier par des amis d’A&S. Encore une plante que je ne connaissais pas ! Je vais la bichonner un peu en pépinière ou dans la serre et la mettre plus tard en pleine terre.
Ce soir il pleut… c’est le pied !

Lundi 21

Il y a plus d’une dizaine d’années il y avait un petit carré d’Oenothèra speciosa ‘Alba’. J’aimais beaucoup cette plante à la longue floraison mais qui est un peu envahissante. A force de l’arracher pour limiter son territoire, un jour j’ai réalisé qu’il n’y en avait plus ! Et depuis plus de 10 ans j’essaie de la retrouver, mais en vain car on trouve la rose alors que je veux exclusivement la blanche. Aujourd’hui, une amie d’A&S m’a apporté des plants d’Oenothera speciosa ‘Siskiyou’. Elle est blanche avec un peu de rose pâle mais le blanc domine. Bien entendu, en faisant un petit tour de jardin avec ma généreuse donatrice, j’ai pu constater que je ne manquais pas de travail de nettoyage. En fait tout le jardin est à remettre en état.
En fin de journée, début du nettoyage du côté des grosses boules de buis. J’enlève en particulier le reste des Limnanthes (en fait il n’y a plus rien mais au printemps prochain les graines vont germer) et c’est là que je compte planter l’Onothère.

Mardi 22

L’oenothère est plantée. L’an prochain il devrait y avoir une floraison de Limnanthes suivie par celle de l’Oenothère.
Le nettoyage dans le coin des buis et de la serre continue. L’Euphorbe corallioides est rabattue en partie. Elle forme une quantité impressionnante de graines noires ce qui semble confirmer qu’elle se ressème abondamment. Les Cerinthes sont supprimées car elles sont en fleurs depuis environ 2 mois et le feuillage ne devient pas beau. Bien entendu, les graines sont nombreuses et donc je peux espérer de nouveaux plants l’an prochain. L’ennui est qu’ils apparaissent toujours dans des endroits impossibles !
Au moins 3 brouettes de déchets ont été mises au compost. Petit problème : d’ici peu le tas de compost va déborder. Il faut donc que je répande le compost mûr de l’autre trou dans les plates-bandes sinon je risque de ne plus pouvoir continuer à entasser les déchets. Quand je vois tout ce que j’ai à nettoyer, j’ai intérêt à agir très vite.
Il paraît que nous serions en été d’après ce qu’on dit à la TV. « Carabistouille » ! Ici c’est l’automne...

Mercredi 23

Chronique de 3 morts annoncées…
3 pommiers en cordons ont été plantés il y a plus de 20 ans. Le nombre de fruits obtenus pendant cette période se compte sur les doigts d’une main. Pourquoi ? Je ne cherche même pas à savoir. Depuis un bon moment je me disais qu’il fallait les supprimer d’autant qu’ils étaient plus gênants qu’utiles. Encore fallait-il se décider à agir.
Ce matin, j’avais du personnel sous la main, j’en ai donc profité. Achile (jeune apprenti qui vient tout de même d’avoir ses 4 ans) m’a bien aidé pendant largement plus d’une 1/2 heure à couper avec beaucoup d’application les branches avec mon sécateur. Ensuite pour se détendre, on s’est fait un petit match de foot. Pour être dans l’air du temps il criait de temps en temps "Allez les bleus !". En plus de jardinier sa voie est toute tracée : clown !
Dans l’après-midi, les troncs ont été tronçonnés avec… le taille-haie (je blague !).

Jeudi 24

Belle journée dans le jardin.
Nettoyage de l’endroit où se trouvaient les 3 pommiers. Mine de rien, un beau petit carré est à réaménager.
En début d’après-midi, alors que ça chauffe dehors, je me réfugie dans le garage pour broyer les tailles des pommiers. Le broyat est répandu là où j’ai nettoyé le matin. Il faudra que je commence à vider le compost pour l’épandre toujours à cet endroit.
La fin de la journée se termine par du nettoyage dans le coin de la serre.
La taille des rosiers continue mais cette fois j’ai de l’aide car j’ai du mal à m’en sortir. Et pour terminer, « Mme Alain » coupe des touffes d’ancolie. A propos d’ancolie, j’ai noté l’apparition d’oïdium... comme d’habitude ! Mon remède : raser les touffes.

Vendredi 25

12ème tonte du gazon. Il est redevenu bien vert… mais pour combien de temps ?
Il faut dire que depuis un moment la pluie s’invite assez souvent à ma grande satisfaction (mais le répétez pas, les touristes ici n’aiment pas trop). Bref, le jardinage s’est fait toute la journée sous un crachin, à tel point que ce soir j’étais très humide du haut en bas (une bonne douche bien chaude a retapé le bonhomme !).
Aujourd’hui, jardinage à 4 mains. Pendant que Madame coupe les roses fanées et rase les ancolies, Monsieur remet en état le coin des 3 pommiers : épandage de broyat et par dessus de compost. Le coin des buis et de la serre est nettoyé complètement. Mais il y a tout le reste !

Samedi 26

Très peu de jardinage aujourd’hui. Madame continue à couper les roses fanées (Quand il n’y en a plus, y’en a encore ! Mais comment font ceux qui ont une roseraie ?) et Monsieur continue à vider le compost (quand on croit avoir tout vidé, y’en a encore !).
Dans un jardin visité dernièrement avec le groupe des amis d’A&S, on avait flashé sur un Liriope muscari ‘Okina’ au feuillage argenté. Une personne du groupe m’avait proposé d’aller l’acheter à la pépinière de la Roche St Louis près de Nantes et de nous l’apporter quand elle viendrait dans le coin. Aujourd’hui, livraison à domicile ! Merci Isabelle.
Ensuite, on est allés chez une autre amie d’A&S (pour boire un coup car le jardinage, ça donne soif !) et on revient avec un superbe plant de Géranium nodosum ‘Le Clos du Coudray’. Je ne le connaissais pas du tout mais il a 3 qualités à part la beauté de ses fleurs, il a un port dressé, il se ressème facilement et surtout c’est un géranium d’ombre. Merci Carole.

Dimanche 27

Plantation de 2 beaux plants de Campanule rotundifolia. Ils avaient été récupérés en Alsace dans une prairie. C’est la deuxième année que j’en rapporte mais je compte bien recommencer cette année car cette petite campanule, si elle n’est pas spectaculaire est toutefois très intéressante en rocaille.

Plantation du Geranium nodosum ‘Le Clos du Coudray’. Il est placé à mi-ombre dans la plate-bande au fond du jardin tout près de la clématite ‘Justa’.

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Le géranium ’Le clos du Coudray’ et la clématite ’Justa’


Plantation du Liriope muscari ‘Okina’ à l’ombre près d’une allée. Impossible de rater son feuillage argenté.
Une grande plate-bande est en partie nettoyée.

Lundi 28

J’adore les groseilles à maquereaux (cueillies sur l’arbuste). Mais je ne suis pas le seul car tous les ans les oiseaux passent avant moi. Cette année j’ai installé un parapluie au-dessus et un filet. Bon d’accord, il faudra demain redresser le parapluie et faire en sorte que les zoziaux ne puissent pas passer sous le filet.

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Je vous jure que j’étais à jeun quand j’ai fixé le parapluie !


Dans le jardin il y a beaucoup de Centaurée montana à floraison bleue. A chaque fois que je plante ‘Jordy’ qui a une floraison violet foncé, je la rate. Je voulais la blanche (entièrement blanche). Après plusieurs échecs, je viens enfin de réussir. Sa floraison est terminée. Elle a donc été taillée et avec les tiges coupées, j’ai fait 3 pots de boutures. On verra.
Le 1er trou du compost est pratiquement vide et bien sûr le nettoyage continue.
Aujourd’hui, alternance de soleil et de pluie. En fin d’après-midi j’abandonne lamentablement mais rentrer trempé, ça va une fois, pas deux.

Mardi 29

De la pluie ce matin. Une belle pluie de quoi faire déborder la gouttière remplie des cochonneries du bouleau. A mon âge, on ne change pas les bonnes (?) habitudes donc c’est sous la pluie que j’ai nettoyé cette gouttière. Je devais le faire depuis longtemps mais bien entendu j’attends le dernier moment, c’est à dire quand il pleut !
Le noisetier tortueux a été taillé en transparence (je vous conseille d’en faire autant) mais des petites pousses sont réapparues sur les troncs. Elles ont été coupées et broyées.
Et bien entendu, pour varier les plaisirs, suite du nettoyage. Une brouette de broyat est répandu sur le sol dans un endroit propre et le trou du compost est vidé complètement. Il reste à le remplir avec les déchets de l’autre trou et vider complètement le 2ème trou. Vous me suivez ?



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