Arrosoirs & sécateurs

Des poules dans un jardin ? A quoi faut-il s’attendre ?

Un article de Cyril Nevot, éleveur de poules dans le Morbihan

A priori, une poule dans un jardin serait synonyme de déboires !
Mais la réalité peut être toute autre. Avoir des poules ne manque pas d’intérêts.


Tout comme les races de chiens, les races de poules ont chacune un comportement propre.
Il y a des races très actives, nerveuses. A l’inverse, il existe des races calmes : elles ne s’éloignent pas trop du poulailler et certaines ne volent pas (sans rentrer dans les détails, c’est aussi une question de souche car on observe dans la même race des comportements très différents selon la souche...). C’est un choix personnel mais nos deux races principales (la Nègre soie et la Brahma) sont calmes et ne déploieront une grande énergie que si l’occasion se présente, mais elles seront fatiguées pour le reste de la journée. Ne volant pas plus de 1,20 m voire 1,50 m, elles s’acclimateront facilement dans un jardin d’agrément.
À signaler que si ces volailles sont très calmes et familières, leur comportement à moyen terme dépend surtout du comportement de leur propriétaire à leur égard et de leurs conditions de vie.




Très important : le nombre de poules doit être adapté à la taille du jardin ! S’il n’y a pas vraiment de règle pour la taille d’une volière ou d’un parc à poules, il faut tout de même compter 20 m² d’herbe par poule pour toujours avoir de l’herbe. Pour des races plus calmes, on peut diminuer cet espace et, pour un jardin très soigné, compter 100 m² par poule. Ainsi les dégâts seront négligeables, voire nuls.

Les poules qui s’approprient un coin bien à elles en dehors du poulailler, sans vous demandez votre accord, risquent de vous poser, à court terme, un problème. Les laisser divaguer dans le potager au printemps risque de provoquer beaucoup de dégâts dans les semis et plantations.

Les poules aiment se rouler dans le sable, la poussière pour se débarrasser des parasites externes ... Je conseille de prévoir un endroit pour cela et y inviter vos protégées : prévoyez cet endroit proche du poulailler et placez-y de la cendre ou du sable, voire les deux. Le fait de se rouler est instinctif (les poussins élevés en batterie en sont la preuve car ils le font alors que personne ne leur a montré l’exemple).

Et les fleurs ?

Si vous avez choisi une race calme et que le nombre de poules convient à votre jardin, ces dernières toucheront très peu à la végétation. En effet, ce qui les intéresse se situe davantage sur les plantes que la plante en elle-même : mollusques (limaces…), insectes (sauterelles, moustiques…)

Leur présence permet une fertilisation naturelle de vos jardins, toutefois à toute petite échelle ! Car une crotte de poule ne reste pas longtemps sur place : elle se décompose très rapidement (pluie, rosée, soleil…)

Les poules, tout comme les plantes, apportent un “plus” à un jardin : leurs couleurs ne manquent pas d’intérêt, mais elles donnent en plus du mouvement et elles chantent… si les poules restent discrètes, le coq apporte une touche originale pour qui sait l’apprécier.

Tout comme le jardin peut apporter ses fruits, les poules vous donnent des œufs consommables quelle que soit la race et si l’envie vous gagne, laissez-vous tenter par quelques poussins qui donneront aux enfants comme aux plus grands un attrait nouveau à votre jardin.

Si le jardin sait récompenser celui qui lui donne son temps et son cœur, la poule peut se révéler être un atout et surtout un joyeux compagnon avec peu de contraintes pour peu qu’on lui donne une chance de s’intégrer.

Cyril, un passionné de poules

Cyril est sélectionneur ornemental spécialisé dans la poule de race. Il a un élevage dans le Morbihan et vous propose : Nègre soie, Brahma, Bantam de Pékin, Phénix nain et Combattant anglais.

Découvrez-les sur son site http://www.ornement.fr/

_ Elsanor
Kerlann
56450 Surzur (France)
courriel : contact@elsanor.com
tél/fax : 02 97 67 61 54 ; portable : 06 82 14 01 63


ornement.fr cyril nevot au jt de france2 par arphenn

La Basse cour toujours

Un nouveau site dédié aux poules de jardin mis en place par un éleveur du pays de Brest. Vous pouvez le retrouver à la ferme (Locquiloc entre Saint Renan et Plourin) du mardi au vendredi de 14h à 18h., ou sur des marchés près de Brest.



La jolie poule pondeuse : Élevage et vente de poules d’ornement.
"Passionnée par les Poules d’ornement depuis ma plus tendre enfance, j’ai récemment quitté le monde de la banque pour vivre ma passion.
Installée dans les marais, j’élève en plein air différentes espèces de poules. Venez découvrir mes poules d’ornement. Elles sont vaccinées, vermifugées, baguées et mes poules sont vendues à partir de 16 semaines."
Livraison possible à votre domicile avec France Express.
Contact : 06 61 37 52 38 / contact@lajoliepoulepondeuse.fr
Katia Cerclé
La chapelle des Marais (Loire-Atlantique)

Histoire de poules...



J’ai toujours eu envie d’avoir des poules (souvenir d’enfance des volailles de mon grand-père ?) et il y a cinq ou six ans, j’ai donc décidé de construire un poulailler. Pas de problème pour trouver l’endroit, d’autant plus qu’entre la haie de bambous et la clôture du voisin il y avait un couloir perdu (5 m sur 1) où on ne pouvait rien faire sinon entreposer des sacs ou des outils à la rigueur. Cet endroit servira donc d’enclos pour que les poules puissent se dégourdir les pattes !

Printemps 2001

Construction du poulailler avec des planches de palettes (lasuré extérieurement et capitonné intérieurement... le luxe quoi !), mangeoire en contreplaqué d’extérieur, perchoirs, abreuvoir... L’enclos est grillagé. Tout est prêt !

Achat de trois jeunes poulettes au marché. De races inconnues mais appelées à devenir de bonnes grosses poules rustiques et campagnardes... Mais le premier soir, on les cherche à la pile électrique : plus de poules... ni dans l’enclos, ni dans le poulailler. Et le lendemain matin, surprise : elles étaient à nouveau là. Mystère ! Le lendemain, même scénario... mais cette fois, on les aperçoit... perchées dans l’arbre du voisin !

Première conclusion à retenir : une poule, ça vole !!! J’avais oublié. Je n’avais pas recouvert l’enclos : ce sera fait dans la journée.

Très important : il faut confiner les poulettes au moins une semaine dans le poulailler avant de les lâcher pour que, dans leur petite tête de poule, elles comprennent que le soir le “roupillon” c’est dans le poulailler et non pas dans un coin du jardin. Et effectivement, elles sauront toutes rentrer toutes seules (sauf une qui, un soir, prendra le sous-sol pour le poulailler et une étagère pour perchoir !)

La mangeoire en contreplaqué (même système que pour les oiseaux) ; remplie, je suis tranquille quinze jours à trois semaines.

Tout se passe très bien... elles viennent autour de moi pour m’aider à désherber. En fait, elles ne me quittent pas !
Et puis, un mois après, un matin : carnage dans le poulailler, des plumes partout et... trois cadavres ! Une bestiole est passée sous le grillage et les a tuées. Mais quelle bestiole ?

Nouvel achat de trois poulettes (on change les noms bien sûr...) et un mois plus tard : même carnage mais cette fois-ci la bestiole est identifiée : un chien...
Je me décide donc à entourer l’enclos et le poulailler de parpaings... Ouf !

Nouvel achat... nouveau carnage un mois plus tard. Une bestiole est passée sous les parpaings, le trou est important : c’est évident qu’il s’agit d’un renard... Je bétonne le poulailler... re-ouf !

Nouvel achat... même résultat mais cette fois, c’est par un passage entre deux grillages... une petite bestiole : fouine ? belette ?


Printemps 2003

Nouvel achat mais on varie un peu : d’abord deux “rustiques”, une noire (Rosalie) et une grise (Noémie) et une semaine plus tard deux poules naines. Une des naines sera retrouvée morte le lendemain.
Deuxième conclusion : ne jamais mélanger naines et grosses poules surtout si celles-ci ont déjà leur territoire.
D’ailleurs la deuxième naine ne sera jamais vraiment acceptée... elle sera tout juste tolérée et n’aura le droit de manger que lorsque les deux autres se seront servies.

Mais quelques mois plus tard, c’est cette fois par le sol que le danger arrive. Nous découvrons des galeries qui passent sous le poulailler et ressortent dans l’enclos. Je bétonne l’enclos ! Mais sur les trois, la grise est décapitée et la naine a disparu. Après enquête, il semblerait que ce soit un rat.

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Elle n’était pas "cocotte" la petite naine ?

Il reste donc Rosalie qui est là, toute seule, depuis au moins trois ans.

Que faut-il donc retenir pour éviter d’avoir les mêmes déboires ?

L’enclos et le poulailler doivent être totalement isolés de l’extérieur... un véritable bunker, car le moindre petit passage ou la moindre faiblesse dans le système de protection et c’est la catastrophe.

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Rosalie sur le tas de compost


Quant à leur comportement ?
Une fois lâchées dans le jardin, elles gratouillent pour chercher des vers entre les plantes mais ne font pas de dégâts. Attention toutefois aux plantes dans les murs car, pour extraire des trous du mur les escargots, elles peuvent abîmer des campanules muralis ou autres plantes de murets. Mais ce n’est pas catastrophique. Par contre, je n’aime pas du tout quand elles font des trous pour s’enterrer. Mais c’est toujours aux mêmes endroits, parfois je laisse le trou : elles y reviennent et cela évite qu’elles en fassent de nouveaux.
Je vais essayer la technique de Cyril : le bac de cendre et de sable.

Enfin, il faut bien parler des œufs. Elles les font toujours au même endroit du poulailler. Parfois il arrive qu’elles pondent dans le jardin, mais c’est assez rare. Après avoir eu un nombre intéressant d’œufs quand il y avait trois poules, le nombre a bien sûr diminué mais, cette année, Rosalie n’a pas beaucoup pondu.

Si vous ne voulez pas ou ne pouvez pas avoir de coq (attention au voisinage !), vous pouvez en acheter un en métal. C’est plus calme et les poules sont tranquilles !

22 juin 2011 : Rosalie est retrouvée morte dans le poulailler au pied du perchoir. Elle sera restée 8 ans dans le jardin.



Septembre 2011 : arrivée de « Javotte » la nègre-soie blanche et « Anastasie » la Bantam de Pékin couleur gris porcelaine.

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Javotte (la Nègre-soie blanche) et Anastasie (La Bantam de Pékin grise)

Autres poules… autres mœurs…

Rosalie était une bonne grosse poule (parfois un peu grincheuse avec la chatte) qui ne demandait qu’à sortir du poulailler pour pouvoir me suivre à distance dans le jardin (si je jardinais dans le potager, elle était priée de rester au bercail).

Javotte et Anastasie sont plutôt du style « poules de luxe à tendance nunuches » (Ne cherchez pas de comparaisons avec le monde des « People »… quoique…). Quelques jours après leur arrivée, ouverture du poulailler : refus de sortir. Il faudra attendre 15 jours pour qu’elles daignent s’aventurer hors de l’enclos avec retour au moindre bruit ou au moindre mouvement intempestif. Mais un mois après elles piaillent pour sortir dès que quelqu’un passe près du poulailler ! Et maintenant elles couvent ( !) et ne sortent que pour s’aventurer à quelques mètres mais ne pensent qu’à rentrer. Et si l’on s’approche un peu trop, panique et direction poulailler. Nunuches, je vous dis !

Novembre 2014 : Javotte est retrouvée morte dans le poulailler. Ne reste que la Bantam de Pekin "Anastasie".
Juillet 2015 : Anastasie meurt de la maladie de Marek. Elle ne tenait plus sur ses pattes.
Septembre 2015 : Achat de 2 poules de la race Wyandotte à une fête des plantes à Nantes. "Math" et "Matique"  !

Alain.

ET LES VÔTRES ?


"Mes deux poules de race Sussex.
Ponte première année : 300 œufs chacune avec une alimentation 100% naturelle bien évidemment ! Elles sont calmes et bonnes pondeuses."
Leo


Si vous allez à la pépinière de Thierry Delabroye, ne soyez pas étonnés de rencontrer quelques poules naines entre les pots d’hellébores... Ce sont des “Barbues de Watermaël”


La Nègre soie est une poule très prolifique. C’est une excellente couveuse et les chasseurs le savent bien, leur confiant œufs de faisans et de canards.
"Notre coq s’appelle Sarko et notre poule Ségo, ce sont les enfants très sensibilisés par la campagne présidentielle qui les avaient baptisés à l’époque et ils ont déjà eu quinze petits de toutes les couleurs cette année (six au mois de mai et neuf au mois de juillet)."
Laurence

"Ce sont des Orpingtons, des boules de plumes qui mettent de la vie dans le jardin.
Elles sont jeunes.
Orpington noire, Orpington bleue... et Orpington blanc cassé, mais je n’ai que des fauves, une noire et un couple doré à liseré noir.
Ce sont des alliées au jardin mais pas au moment des semis".
Annie

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Guy fait sa sieste...

"Hier Guy a fait une petite sieste avec Blanchette notre très vieille poule qui n’a qu’une patte."
Claudine

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